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CENTRAFRIQUE: Révélation : M. Gros Raymond Emile Nakombo ne reçoit et ne s’accommode qu’avec des hommes d’affaires douteux et insérieux

11 Nov

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Depuis quelques jours, M. Gros Raymond Emile Nakombo, bombardé président de la délégation spéciale de la commune de Bangui, conformément à la politique de remerciements et de distributions des postes à tous les candidats malheureux à la dernière présidentielle qui ont très lamentablement été désavoués par une large majorité du peuple centrafricain, mais qui fort curieusement se sont alliés au candidat de la rupture, du changement et de l’alternance générationnelle même s’ils ne lui ont donné aucune voix par la suite, fait l’objet de vives critiques tant dans les journaux de la place que sur les réseaux sociaux.

D’abord, de la part de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui se sont levés comme un seul homme pour porter leur choix sur l’homme Touadéra, candidat du changement. Ensuite, de la part de tous les combattants de la liberté et de la démocratie qui ont usé de leur plume pour dénoncer la mauvaise gestion de la chose publique ayant toujours caractérisé les hommes politiques centrafricains et qui malheureusement a servi de terreaux substantiels à la germination de la crise actuelle qui, quant à elle, a finalement tué la vie dans le pays de B. Boganda, assassiné la République et dont est aujourd’hui victime tout un peuple. Enfin, de la part des administrés de la mairie de la ville de Bangui qui refusent, après plusieurs années de pilotage à vue, de gabegie, de détournements de deniers publics, de clanisme éhonté et de liquidation avérée de leur commune, que ces mêmes pratiques continuent de servir de règle de gestion aux nouvelles autorités et que leurs contributions financières ne servent pas à l’amélioration de l’image de leur ville et de leurs conditions de vie. Somme toute, des revendications inscrites en lettres d’or dans la constitution du 30 mars 2016, donc légales, justifiées et légitimes des centrafricains et des centrafricaines qui ont longtemps été spoliés par une caste de privilégiés et de politiciens séducteurs, mais voleurs, et qui veulent désormais user de leur pouvoir souverain comme une arme redoutable de combat, pour avoir un droit de regard permanent et responsable sur la manière dont sont gérés leurs intérêts par ceux – là mêmes qu’ils ont choisis ou à qui ils ont délégué une parcelle d’autorité.

De son incapacité à élaborer et à mettre en œuvre un projet de société digne de ce nom, ambitieux et porteur d’espoirs pour la mairie à sa propension éhontée à s’en mettre rapidement plein la panse et la bouche, sans éveiller le moindre soupçon et sans courir le risque d’être sommé d’en rendre compte, à travers les frais de missions et les caisses d’avances ouvertes à cet effet, comme le fait si bien un certain Touadéra, en passant par des contacts réguliers ou de fréquentes relations avec des hommes d’affaires douteux et insérieux et par un total désintérêt de sa part aux problèmes de fonctionnement quotidiens de cette commune qui ne cessent de s’accumuler et qui ont fini par susciter la réaction des uns et des autres, rien n’a été laissé de côté. Des critiques qui évidemment ont eu le mérite de secouer le cocotier et de provoquer un droit de réponse de la part du mis en cause. En effet, dans une réponse à toutes ces attaques plus ou moins fondées, M. Gros Raymond Emile Nakombo a tenté de se justifier. Dans un premier temps, il n’est pas passé par quatre (4) chemins pour faire asseoir l’absence de mouvements du personnel à la marie de Bangui, sur l’impérieuse nécessité d’œuvrer pour la réconciliation nationale et la cohésion sociale. Comme preuve de son sacrifice pour la cause de la mairie, dans un deuxième temps, il est revenu sur son refus délibéré de recruter autant de petits personnels que ses prédécesseurs, d’émarger autant sur le budget de la commune que ceux qui ont été là avant lui, et de disposer de matériels roulants et d’en jouir autant que ces prédécesseurs.

Pour terminer ce droit de réponse, publié sur son mur dans les réseaux sociaux et repris par le journal « Le Démocrate » dans sa parution n°3768 du 10 novembre 2016 et intitulé « Gros Raymond Emile Nakombo ou un maire qui n’a que des mots en lieu et place d’actes », il s’est appesanti sur ces relations avec les partenaires, les contrats signés et les dons obtenus, et à appeler aux concours multiformes de tous ses compatriotes à la résolution des difficultés de la mairie pour sa renaissance et son développement. Mais, loin de vouloir coûte que coûte remettre en cause toutes les allégations soutenues dans ce droit de réponse, les combattants de la liberté et de la démocratie reconnaissent très volontiers, comme l’a mentionné ou titré le journal « Le Démocrate », que M. Nakombo n’a pas de réponses plausibles, pertinentes et convaincantes à donner à tous ses compatriotes. Car, il ne peut et ne pourra faire autrement que comme le font, si bien et avec une rare élégance négative, un certain Touadéra et un certain Sarandji qui ne sont pas venus aux affaires pour faire la volonté de ceux qui leur ont confié la gestion de leur destinée, mais plutôt pour user tout simplement de leurs voix afin d’assouvir leurs propres intérêts et d’étancher leur soif de biens matériels et financiers. Comme ses chefs hiérarchiques les plus immédiats et surtout le président Touadéra qui rechignent à faire de mouvements de personnels dans les différents services de l’Etat, il ne peut faire de mouvements de personnel à la mairie de Bangui, de peur de remettre fondamentalement en cause les termes du contrat qui les lient tous avec Mme Cathérine Samba – Panza. C’est ce qui explique depuis sa nomination le statu quo constaté tant partout ailleurs qu’à la mairie, qui a été vivement dénoncé et continue d’être vigoureusement dénoncé par tous ceux qui ont élu le candidat Touadéra et qui ont soif du sang neuf et de nouveaux hommes et femmes à la place de ces intrus qui ont été placés là, sur la base des critères opaques, douteux, et subjectifs, qui ont très lamentablement échoué et dont les mains sont pleines du sang des centrafricains et du massacre de la République.

Comme ses chefs hiérarchiques et surtout comme le président Touadéra, il ne peut et ne pourra faire autrement que d’effectuer le plus de voyages à l’extérieur possible afin de profiter des frais de missions et des caisses d’avances qui les accompagnent, de nouer des relations avec des hommes d’affaires de bonne ou mauvaise moralité, et de signer des juteux contrats, dans le seul but de s’en mettre très rapidement la panse et la poche et assouvir ses appétits matériels et financiers. Comme ses chefs hiérarchiques les plus immédiats et surtout le président Touadéra qui se taisent devant le génocide programmé du peuple centrafricain, qui collaborent étroitement avec les liquidateurs de la République et les criminels de la pire espèce, qui refusent de tout mettre en œuvre pour réhabiliter les Facas, et qui laissent tout pourrir ou moisir autour d’eux, il n’a que faire des problèmes du fonctionnement de la mairie, des montagnes d’ordures dans les quartiers et des risques des maladies qui peuvent en découler. Seuls doivent compter pour lui ses petits intérêts de tous les jours.

C’est ainsi que fonctionne la République de Touadéra et il ne peut faire autrement que les autres, de peur d’être éjecté du réseau et de perdre son poste. C’est ainsi qu’aux dernières nouvelles, malgré les virulentes critiques des uns et des autres, M. Nakombo reste droit dans ses bottes et aurait accordé, le jeudi 10 novembre 2016 de 11h à 13 h une audience, dans son cabinet, à des hommes d’affaires accompagné par un certain Jean Charles Bokassa. Problème : des hommes d’affaires qui auraient mobilisé des professionnels des médias pour la circonstance, pendant plus de trois (3) heures de temps pour ne plus à la fin les informer ni du contenu de leur entretien avec le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, ni de l’objet de leur mission à Bangui et les congédier sans ménagement. Décidemment, M. Gros Raymond Emile Nakombo n’ouvre ses portes, ne reçoit et ne s’accommode qu’avec des hommes d’affaires douteux et insérieux.

Par Kassa Mongonda

 

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