RSS

CENTRAFRIQUE : Révélation / Quand le consultant Koffi Kouamé sévit à la CNSS en lieu et place de M. Richard Kwangbo – Guda…..

09 Nov
caisse
Selon des informations dignes de foi en notre possession, M. Koffi Kouamé, de nationalité ivoirienne, a obtenu à l’initiative du directeur général de la CNSS, M. Richard Kwangbo – Guda, le marché de conception et d’élaboration d’un manuel de procédures. Pour dire vrai, il lui a attribué le marché de mise à disposition des différents services techniques de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale d’un document administratif et technique intitulé « Techniques de rédaction et Gestion des procédures ». A- t – il obtenu ce marché, après un avis à manifestation d’intérêt, conformément aux dispositions de la loi n°08. 117 du 6 juin 2008, portant code des marchés publics et délégations de services en République centrafricaine ?
A ce jour et au niveau actuel des investigations menées par les combattants de la liberté et de la démocratie, aucun document administratif ou acte ne peut soutenir positivement cette thèse. Toujours est – il que la durée de cette consultation qui ne devait pas dépasser un délai de trois (3) mois, traînerait en longueur depuis plus d’un (1) an, prétextant que faisant suite à la crise sécuritaire qui avait secoué le pays et qui continue son bon bout de chemin, il lui faudrait un peu de temps pour rattraper le retard et parachevé son travail. C’est pourquoi, afin de lui créer les conditions favorables à la recherche, la compilation des informations et in fine à leur agencement pour en faire un document administratif et technique de caractère scientifique incontestable et incontesté, non seulement M. Koffi Kouamé a été logé, aux frais de la princesse, à l’hôtel Oubangui, mais surtout un bureau confortable lui y a été insolemment ameubli, un service détaché à sa disposition, composé de trois (3) informaticiens, d’une secrétaire de direction et d’un employé de bureau spécialisé, communément appelé garçon de course. Une nuit, alors que toute l’équipe technique mise à son service et payée par la CNSS, une responsabilité qui devait naturellement lui revenir de droit et inscrite dans le contrat, celle de supporter ces charges sur ses frais de consultation, auxquelles devaient s’ajouter les salaires du chauffeur et les frais de location du véhicule de fonction, M. Koffi Kouamé va cogner à la porte du local servant de bureau à son bureau de consulting.
Au moment de lui ouvrir, l’un des membres dudit service se rend compte tout de suite au travers l’entrebâillement de la porte que le grand consultant national est dans une tenue de chambre, c’est – à – dire avec une serviette nouée autour des reins. Il eut alors le reflexe, par éducation, pudeur à sa collaboratrice qui assume les fonctions de secrétaire de M. Koffi Kouamé, de refermer immédiatement la porte. Malgré ses multiples coups à la porte, personne n’a daigné se lever pour répondre, puisqu’au travers de la porte, l’on pouvait toujours l’observer dans cette tenue indécente et indigne d’un expert de son rang. Quelques minutes plus tard, M. Koffi Kouamé reviendra cette fois – ci décemment habillé et avec des coups de pied dans la porte, finira par assouvir ses desseins et rentrer dans son bureau. Tellement courroucé qu’il suffisait de peu de mots à cet instant précis, pour qu’il en vînt à la main avec ses pauvres agents de la CNSS, détachés à son service pour le besoin de la cause. Sans s’arrêter de vociférer comme s’il était chez lui et qu’il s’adressait à son majordome, celui – ci va leur demander de déguerpir du bureau et de n’y mettre plus jamais pieds. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le jour suivant, M. Koffi Kouamé fait son apparition à la CNSS, rentre dans le bureau du directeur général, lui relate à sa manière les faits qu’il qualifie de faute lourde, d’acte d’discipline caractérisée et d’insubordination. C’est à peine qu’il a omis d’insérer parmi les motifs de droit sus – évoqués, celui d’outrage à l’un des meilleurs consultants du continent ou de la planète dans l’exercice de ses fonctions. Sur – le champ, il intime l’ordre à son interlocuteur de leur adresser un questionnaire et de leur infliger des sanctions. M. Richard Kwangbo – Guda acquiesce de la tête, mais demande au consultant de lui laisser le temps de passer, à son tour, aux cribles de la vérification les faits portés à sa connaissance.
Fort heureusement, il n’en faudra pas plus de temps au directeur général pour se rendre compte du caractère mensonger des faits à lui rapportés par le fameux consultant et ne daignera pas sanctionner ces agents, au vu de la pertinence des informations avec force – détails versées dans leurs réponses respectives aux questionnaires. Mais, alors que tout le monde pensait que cette affaire devait en rester là et qu’une équipe devait être composée et affectée au service de l’intéressé, mal devait être la surprise, quelques jours plus tard, des uns et des autres. En effet, agissant en lieu et place du directeur général, notre consultant va procéder au recrutement, à l’insu de la direction des ressources humaines, de nouveaux cinq (5) agents au quartier pour les imposer dans le service mis à sa disposition dans les locaux de l’hôtel Oubangui. Comble de l’inacceptable, M. Koffi Kouamé demandera plus au directeur général et au directeur des ressources leur prise en charge sur le budget de la CNSS ; ce qui va mécontenter les délégués du personnel qui en informent leur hiérarchie et seraient en train de s’organiser pour dénoncer cette intrusion intempestive et caractérisée d’un consultant dans le recrutement et la gestion des agents de la CNSS. En sus de ces actes d’usurpation manifeste du pouvoir, les mêmes sources nous ont rapporté la réquisition régulière des véhicules de la société et d’un chauffeur par le consultant national lui permettant d’aller en mission de villégiature à Pissa, tous les weekends, et ce, en l’absence totale d’un ordre de mission dûment signé et délivré. Fort de tout ce qui précède, il est inexplicable que M. Richard Kwangbo – Guda, l’une des meilleures perles de sa génération et dont les prestations et autres réalisations, depuis sa nomination à la CNSS, séduisent tant le personnel que tous les autres prestataires, ne puisse pas prendre ses responsabilités pour mettre un terme à ces folies de grandeur de la part d’un consultant dont les termes de mission sont censés avoir été définitivement définis.
Il est donc vraiment grand temps qu’il puisse se réveiller de sa longue nuit de sommeil, enlever l’épais bandeau noir qui lui voile les yeux et qui l’empêche de bien voir ce qui se passe, se rendre à l’évidence et comprendre enfin qu’il doit rappeler à l’ordre cet imposteur de consultant international qui agit en lieu et sa place ou qui sévit depuis un certain temps dans cette société dont il a la charge. Afin d’éviter que le personnel de la CNSS ne s’en émeuve un jour, comme il se murmure actuellement dans les différents services, bureaux et dans les couloirs, et que sa crédibilité, son honneur, son image et sa carrière ne puissent en souffrir.
Par Jean – Paul Naïba
 
 

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :