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CENTRAFRIQUE :LA RÉPUBLIQUE DU LOGONE : LES CENTRAFRICAINS VICTIMES DE LEUR HOSPITALITÉ ?

07 Nov

L’entrée en vigueur du fameux Arrêté n°001 /30 du30/09/2016 signé par Abdoulaye Hissene en date du 30 septembre 2016, ce lundi 07 Novembre 2016 dans les territoires sous contrôle de la seleka est un travestissement manifeste de la vérité historique.
Cette tentative de partition de la République Centrafricaine en créant la République du Logone, suscite interrogations et consternation au sein de la population.

L’acte est en lui-même juridiquement inférieur à la constitution et aux lois de la République Centrafricaine.

Un arrêté pour instituer une République relèverait de l’analphabétisme pur de son signataire.

En réalité, les Tchadiens, Soudanais et Peulhs utilisent la force par des agressions répétées et toute sorte de subterfuges pour s’attribuer la nationalité centrafricaine.

Nulle part la nationalité ne s’acquiert au bout des baïonnettes !

La politique expansionniste islamiste visait l’annexion de la Centrafrique consécutive à cette guerre d’usure qu’ils imposent aux centrafricaine en connivence avec son cheval de Troie la seleka dont la tâche est amplement facilitée par les collabos centrafricains des régions du Nord Est.

Et pourtant, la RCA a, de tout temps, avant et après l’indépendance, toujours bien accueilli les étrangers d’où qu’ils viennent et surtout nos voisins immédiats. Pour rappel, la RCA a hébergé plus d’un million Soudanais sur son territoire avant et pendant toute la période de guerre du Soudan. Il en fut de même des réfugiés tchadiens durant la guerre civile dans leur pays dans les années 1980.

Les évènements de 1994 au Rwanda , pendant et après le génocide, des centaines des milliers de rwandais hutus avaient franchi notre frontière et avaient été accueillis à bras ouverts et regroupés dans des camps de réfugiés avec l’aide logistique du HCR.

Ces quelques exemples suffisent amplement pour démontrer que les Centrafricains ne cultivent pas de sentiments hostiles ou une animosité particulière vis-à-vis des pays voisins. Mais malgré cette bonne disposition de cœur des Centrafricains, les mercenaires étrangers n’abandonnent pas leur rêve d’annexer la Centrafrique afin d’agrandir leur espace territorial.

La prise du pouvoir de 2013 et sa réédition actuelle ne sont que le développement et l’aboutissement d’un projet ancien qu’entretiennent tous les leaders politiques Tchado soudanais au pouvoir , depuis l’accession de ce pays à la souveraineté internationale.

Les agressions récurrentes commises par les différentes milices armées et entretenues par Idriss Deby Itno et Omar El Béchir avec l’aide de leurs parrains occidentaux et conjuguées avec le travail de sape, de démotivation des soldats des FACA mené par la Minusca ont pour conséquences de paralyser tous les moyens de défense et sécurité de la RCA.

Le moment venu, la balkanisation de la RCA ne sera qu’une formalité.

Les Loi n° 1964/54 du 2 décembre 1964, Ordonnance n° 1966/64 du 30 août 1966 modifiant la Loi 1961/212 du 20 avril 1961 portant Code de la Nationalité) en son article 7 dispose :« N’est pas Centrafricain l’individu né en République Centrafricaine dont les deux parents sont étrangers. Toutefois cet individu pourra pendant le temps de sa minorité acquérir la nationalité centrafricaine par déclaration selon la procédure énumérée aux articles 18 à 24 de la Loi 61/212 du 20 avril 1961.

Partout dans le monde, chaque peuple se bat pour sauvegarder jalousement son identité et l’intégrité de son territoire tout en restant ouvert aux autres peuples du monde.

Le peuple Centrafricain condamné à cohabiter avec Six voisins, ne peut qu’assurer au préalable son identité propre et sa souveraineté en vue de mieux s’exprimer dans l’espace régionale de l’Afrique centrale à laquelle il appartient. Et c’est une préoccupation légitime que chacun devrait lui reconnaître.

Enfin, concernant les véritables origines des chefs Seleka un certain nombre de zones d’ombres subsistent car même né en Centrafrique ils restent et demeurent d’origine étrangère.

Les enfants adoptifs n’ont et n’auront jamais les gênes de leurs parents biologiques.

Il est bien visible que Abdoulaye Hissene et sa bande veuillent diviser le pays.

Un drapeau qui flottera ce jour dans les 12 préfectures sous leur contrôle est une injure pour tout vrai citoyen Centrafricain.

Avec une telle attitude est il encore possible de dialoguer avec de tels bâtards ?

Ces faux centrafricains, véritable agent au service de l’occupation de la RCA, mériteraient le bâton et la carotte.

C’est purement une construction de l’esprit que de vouloir passer ces populations qui sont venues en Centrafrique soit à la recherche du refuge, soit du pâturage pour leurs bovins comme des Centrafricain à part entière.

Personne n’aurait rien trouvé à redire si ces populations du fait de la longue durée passée au pays de Boganda avaient, même à titre symbolique, demander leur nationalité centrafricainne.

De ce qui précède, nous sommes en droit d’affirmer sans crainte d’être contredit qu’il n’y a jamais eu, en RCA, une population prétendument appelée Logone.

L’exemple de la France est éloquent. Le mot francophone désigne uniquement des locuteurs des autres pays qui, outre leur propre langue, le cas échéant, parlent le français. La RCA, une partie de la Suisse, une partie de la Belgique, le Québec, beaucoup d’autres pays africains sont des francophones.

Mais le peuple de France en tant que tel est exclusivement constitué par des Français et non par des francophones.

Une fois installés en Centrafrique, terre hospitalière ou couleraient du lait et du miel, nos hôtes réclament maintenant la partition par la baïonnette.

Inviter des amis chez soi, accueillir des étrangers sur son sol, héberger un parent dans le besoin, loger des sans-abri… l’hospitalité paraît un geste élémentaire de la sociabilité.

Au-delà du savoir-vivre ou du service social élémentaire, l’hospitalité engage une attitude éthique exigeante : accorder son hospitalité, c’est toujours donner sa confiance à un étranger, à un inconnu ; c’est donc accepter le risque d’être privé de toute sécurité, de toute assurance intérieure.

C’est aussi consentir à la menace de la trahison. Le désir d’accueillir et d’aimer, celui d’être accueilli et d’être aimé – désirs vitaux qui fondent l’humanité de tout homme – engagent ce risque, cette menace.

Certains s’y brûlent. Mais l’enfermement de celui qui cesse d’aimer est bien plus terrible encore.

Les Centrafricains victimes de leur Hospitalité ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 07 Novembre 2016

Par Charlie Joseph LARABO

 

 
1 commentaire

Publié par le 07/11/2016 dans Uncategorized

 

Une réponse à “CENTRAFRIQUE :LA RÉPUBLIQUE DU LOGONE : LES CENTRAFRICAINS VICTIMES DE LEUR HOSPITALITÉ ?

  1. Rufau Umaru Ɓi Mbuldi

    07/11/2016 at 22 h 05 min

    Il faut avoir une bonne dose de culot ou être incorrigible ethno-fasciste pour appeler « invité » ou « étranger » des gens dont les ancêtres étaient établis en RCA avant l’arrivée de la colonisation. Par exemple le sultan Mohamed-es-Senoussi a fondé Ndélé en 1896 et y fait même sa capitale. Birao a TOUJOURS connu des piopulations musulmanes. Même les villes comme CARNOT ont TOUJOURS eu des populations musulmanes AUTOCHTONES.

    Ce sont les gens comme l’auteur de cet article, intellectuels made in france, qui sont les responsables de la guerre et de la partition du pays demain. TOUS les Centrafricains, musulmans ou non, doivent être acceptés en Centrafrique, avec les mêmes droits et dévoirs. Sinon il n y aura pas de PAIX.

    Rufau Umaru

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