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CENTRAFRIQUE : Chrétiens ou musulmans nous avons un ennemi commun : LA PAUVRETÉ

01 Nov
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aimery

Sur cette terre de Dieu beaucoup de choses sont différentes, opposées les unes aux autres. Sur le corps humain, la main est différente des yeux, du pied, du thorax, des oreilles etc.

Dieu(ALLAH) le créateur s’est-il trompé en nous créant ainsi ?

NON mes frères et Sœurs, au fond l’humain est beau selon la ressemblance divine.

Un proverbe africain dit que « le conflit est à la cohabitation ce qu’est la sauce à un bon plat ».

Il n’est pas possible d’éviter les conflits, il est alors nécessaire d’essayer de le résoudre de la manière la plus positive et constructif possible.

La résolution réussie d’un conflit se base sur une compréhension précise et complète du conflit lui-même.

1-« Il n’y a pas de société sans conflit »

Une société sans conflit n’existe pas… et n’existera jamais. En effet, aucune société n’est un ensemble homogène, uniforme ou définitif. A partir du moment ou deux ou plusieurs entités cohabitent, elles peuvent avoir des points de vue divergents ce qui est déjà un premier pas vers le conflit qui peut avoir plusieurs dimensions variant de simples échanges verbaux à la violence physique.

Au contraire, toute société est constituée de groupes sociaux dont les valeurs, les intérêts et les objectifs ne coïncident généralement pas les uns avec les autres.
Qu’on le veuille ou pas le chrétien, l’animiste n’aura pas la même culture, la même religion, le même comportement que le musulman et vice versa.

Vivre ensemble signifie mettre en harmonie les intérêts divergents et les besoins hétéroclites.
Le conflit a une dimension socio culturelle et économique, un fort potentiel destructif et constructif et donc pouvant générer dans sa résolution un coût socio culturel, économique et écologique.

Le conflit fait ainsi partie de la société comme l’oxygène est un constituant de l’eau : c’est un fait qu’il ne sert à rien de refuser ou de nier.

Nier ou refuser le conflit, c’est d’ailleurs généralement le meilleur moyen de le rendre, à terme, plus virulent.

Autrement dit, le conflit n’est pas une maladie de la société. Et c’est une illusion d’imaginer une société « saine » qui fonctionne à l’abri de cette « maladie » dans l’harmonie et la coopération comme une sorte de paradis terrestre.

2-« Il faut donc apprendre à reconnaître le conflit, à le vivre et à le gérer au mieux »

Tout conflit à des avantages et des inconvénients qui sont difficilement mesurables et maîtrisables. Le potentiel constructif ou destructif dépend de la célérité avec laquelle le conflit est détecté et géré. Les effets négatifs d’un conflit (quelque soit sa violence s’il est pris en charge à temps et de manière subtile) peuvent être amoindri alors que la plus petite des étincelles peut devenir un incendie s’il n’est pas gérer à temps.

3- A quoi peut servir un conflit ?

A l’analyse on se rend compte que le conflit peut jouer trois fonctions essentielles :

• La construction de relations plus justes : les conflits permettent dans certaines circonstances de faire valoir et progresser les droits de chacun, de faire comprendre au plus fort qu’il n’est fort que parce que il y a un faible de la survie de qui dépend son existence en tant qu’entité.

• La réaffirmation de la loi : en cas de transgression ou de menace de transgression de la loi, les conflits permettent de les réaffirmer et de les respecter. Très souvent nous constatons que le laxisme, le parti pris dans l’application de la loi est a la base de beaucoup de conflits et de malentendus dont la gestion nécessite un retour à l’ordre.

• La fonction de développement : les conflits permettent d’acquérir des expériences, de placer de nouveaux jalons pour une réorganisation socio culturelle et même économique, de repartir sur de nouvelles bases. A ce titre il favorise le développement des femmes et des hommes qui les vivent s’ils sont positivement gérés.

4-Il faut savoir dépasser nos egos et vivre ensemble

Cette crise que nous vivons actuellement peut finir si chacun s’attèle à faire un pas vers son prochain dans l’amour et la vérité.
Il faut apprendre à intégrer les contraires, les différences, à gérer la complexité des relations humaines car nous vivons sur un même espace.

Chrétiens ou musulmans nous avons un ennemi commun : LA PAUVRETE.

Ce pays qu’est la République Centrafricaine a besoin de toutes les énergies de ses fils et filles pour son essor économique.

VIVONS ENSEMBLE MALGRÉ NOS DIFFÉRENCES.

Bangui, le 1er Novembre 2016.

Aimery ELA       pour CARnews ou RCAinfo

 

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