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CENTRAFRIQUE: Politique / Pour Touadéra, Sarandji et Jousso, la mort des milliers de centrafricains est la seule condition de la réussite de la table ronde de Bruxelles

26 Oct

Comme les combattants de la liberté et de la démocratie n’ont jamais cessé de le dire avec la force de leurs mots, n’en déplaise au thuriféraires du régime et les défenseurs invétérés de la cause de la panse qui se croient au pouvoir mais qui peinent à l’exercer comme l’exige le peuple, l’homme du 30 décembre 2015, le candidat de la politique de la rupture, de la fin de l’impunité, de la sécurisation du pays, du redéploiement de l’administration civile et militaire, du retour des milliers de personnes déplacées dans leurs villages et quartiers, de la justice sociale, du changement, et de l’alternance générationnelle, n’a plus de solutions à proposer à la crise centrafricaine.
A l’épreuve du pouvoir, sa politique de main tendue aux bourreaux de tout un peuple, aux liquidateurs de la République, aux conquistadores, aux enfants du malheur, aux assassins de la pire espèce et aux partisans de la partition de la République a démontré son inefficacité absolue. Malgré ses multiples rencontres avec les seigneurs de guerre, tels que Sidiki, Ali Darass, Abdoulaye Hissène, Haroun Gaye et autres, et de très fortes sommes mises à leur disposition, pour les aider à l’aider à faire rétablir l’ordre dans les préfectures sous leur contrôle, les démons de la violence et les buveurs du sang du peuple centrafricain ne veulent pas l’entendre de cette oreille. Pis, considérée comme un acte de faiblesse, cette politique de main tendue sert désormais de fructueux terreaux au regain des hostilités de la part des égorgeurs de la Séléka qui s’en prennent à des populations civiles, au vu et au su des forces onusiennes de la Minusca. Et désormais leur intention est, on ne peut plus, claire et nette : marcher sur Bangui et reprendre leur pouvoir. Face à leur avancée, Touadéra n’a qu’une seule solution, à savoir la mort des milliers des centrafricains et le DDRR.
C’est pourquoi, le peuple centrafricain a décidé souverainement, comme il l’a fait en jugeant bon de confier la gestion de sa destinée à un certain Touadéra, de recourir aux dispositions constitutionnelles qui lui donnent mandat de se soulever par de moyens pacifiques pour exprimer ses cris de détresse et ses chants d’espoirs. C’est ainsi que le 24 octobre 2016, à l’appel du groupe de la société civile et des forces vives de la nation, il a décidé d’observer une ville morte à Bangui pour exiger le départ des forces onusiennes pour leur immobilisme et leur complicité avérée avec les égorgeurs de la Séléka et obtenir la réhabilitation des forces armées centrafricaines. Une véritable démonstration de force, puisque dans tous les huit (8) arrondissements, des barricades ont été érigées sur la voie pour empêcher la circulation des biens et des personnes.
Mais, au lieu d’assister le peuple dans sa revendication, le soutenir et l’assister, ces forces de maintien de la paix vont, fort curieusement, se métamorphoser en forces de défense et de sécurité et descendre promptement dans la rue pour procéder au démantèlement des barricades. Une réaction insolite de la part de ces mêmes forces qui sont toujours restées l’arme aux pieds, face aux multiples actes de tueries imputables aux éléments de la Séléka, dans les régions sous leur contrôle. D’où de très chaudes altercations entre elles et des jeunes et le recours par ces dernières à des armes lourdes ayant occasionné de nombreux morts et plusieurs blessés.
Pis, non seulement le président Touadéra est resté muet pendant toute cette période, mais surtout son premier ministre qui a appelé au boycott de l’appel à l’observation de la ville morte a été entièrement débouté. Comme pour se réveiller de sa longue nuit de sommeil, le gouvernement va recourir à la vieille méthode de certains anciens dignitaires qui, à l’ère de la démocratie, ne peuvent plus faire de recettes : voir les mains des hommes politiques derrière cette manifestation purement citoyenne et pacifique qui ne veulent pas de la réussite de la table ronde de Bruxelles.
Jugez – en vous – mêmes, selon des informations relayées par un confrère du RJDH :
« la ville morte lancée par la société civile est aussi marquée par les violences dont plus de huit (8) morts. La société civile a accusé la Minusca d’avoir tirée sur la population civile, accusation rejetée par l’institution onusienne qui parle des opérations de démentiellement des barrières et le gouvernement accuse la société civile d’être à la solde des politiques qui visent à porter un coup dure à la table ronde de Bruxelles prévues pour le 17 novembre. Joint par le RJDH, Gervais Lakosso rend responsable la Minusca des tueries « les éléments de la escorte du représentant spécial des Nations Unies ont tiré sur la population au quartier Sango qui manifestait les mains nues et pacifiquement. C’est une manifestation responsable et depuis le matin, ces armes lourdes qui sont écoutées, c’est la Minusca seule qui a tiré pour intimider la population » a-t-il indiqué.
Accusation rejetée par Vladimir Montéiro porte-parole de la Minusca qui n’a pas donné de bilan « nous ne tirons pas sur la population civile, nous sommes intervenus pour enlever les barricades érigées par des manifestants dont certains étaient d’ailleurs armés, nous sommes intervenus, il y a des tirs de sommation et nos troupes ont fait usage de gaz lacrymogène pour enlever les barricades sur certains points » a-t-il affirmé. Le gouvernement condamne l’action de la société civile et dénonce l’instrumentalisation par les politiques sans citer des noms « la société civile c’est l’arbre qui cache la forêt, nous savons que ce sont les hommes politiques qui sont derrière et qui manipulent l’opinion en demandant aux jeunes à ériger des barricades et ils sont connus des services de police et de justice » a martelé le porte-parole du gouvernement, Theodore Jousso. Selon lui, l’action des politiques vise à nuire à la table ronde de Bruxelles « les enquêtes de la police sont en cours et le moment venu, le garde des sceaux va faire une déclaration à la presse et le contenu du plan ourdi contre les institutions de la République et ce qui est visé in fine, c’est la table ronde de Bruxelles » a-t-il ajouté.
La ville morte est l’aboutissement de la pétition lancée par le groupe de travail de la société civile pour demander le retrait des forces de la Minusca et le réarmement des forces armées centrafricaines (FACA). »
Quelle bourde politique de la part des universitaires que sont le Pr Touadéra et M. Sarandji, Maître de conférences, censés comprendre que les temps ont changé et que le peuple centrafricain qui leur a confié la gestion de sa destinée, peut aujourd’hui se lever comme un seul homme pour leur demander des comptes et leur demander tout simplement de plier bagages. Vivent – ils sur une autre planète ou vivent – ils sur cette terre qu’est la République centrafricaine qui est devenue l’apanage des conquistadores et des marchands de la mort qui sévissent et continuent de tuer impunément, alors que, sous d’autres, ils devaient tout simplement être neutralisés, sans pitié, comme des vermines ?

La seule condition de la réussite de la table ronde de Bruxelles est – elle et sera – t – elle nécessairement la mort de milliers de centrafricains ? Comment peuvent – ils se rendre si ridicules en pensant que le peuple qui, de toutes les couches sociales, est sorti hier massivement dans la rue, pour crier sa soif de la paix, est manipulé par des hommes politiques ? Que pouvaient – ils faire hier si ce peuple avait décidé tout simplement de monter vers le palais de la Renaissance ? Seraient – ils encore aujourd’hui au pouvoir ? Ce n’est qu’un avertissement à prendre très au sérieux avant qu’il ne soit trop tard.

Jean – Paul Naïba

 

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