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CENTRAFRIQUE: Insécurité / M. Ban Ki – Moon, M. Onanga et la Minusca ont ouvert le feu sur des populations civiles, tuant 4 personnes dont un certain Willi au Quartier Sango !

26 Oct

Au lendemain du massacre des populations civiles à Kaga – Bandoro, au vu et au su du contingent pakistanais des forces onusiennes, déployées en Centrafrique conformément aux recommandations et autres résolutions du conseil de sécurité, sous le chapitre 7 de la charte de l’Onu, et dotées du mandat de recourir à la force en vue d’assurer la protection des populations civiles dans les zones où elles sont installées, mais qui étaient malheureusement, ce jour – là, de l’autre côté de la rive de la rivière Nana, restées l’arme au pied au moment de l’attaque du site des personnes déplacées à l’évêché par des éléments de la Séléka, sous le commandement d’un certain AL- Katim, et qui restent et resteront toujours l’arme au pied, qui n’avaient rien pu faire ou qui avaient tout simplement laissé faire et qui ne peuvent rien faire ou qui laisseront tout simplement les massacres se faire et se commettre, le groupe de la société civile et des forces vives de la nation, par la voix de M. Gervais Lakosso, n’ a pas hésité un seul instant, à appeler à une journée ville morte à Bangui, le lundi 24 octobre 2016, pour demander le départ de la Minusca. Une manifestation purement citoyenne et pacifique, n’en déplaise aux thuriféraires du régime et aux partisans du gouvernement Sarandji qui y auraient vu la main invisible des partis politiques et des ennemis de la République…..
Motifs : Pour avoir été complice des égorgeurs de tout un peuple, des liquidateurs de la République, et des criminels de la pire espèce à Kaga – Bandoro, Koui, Bocaranga, Bambari, Kouango, Ngakobo, Kouki, Nana – Bakassa, Nanga – Boguila et à Bangui. Un appel qui, traduisant de manière claire et nette la volonté du peuple centrafricain, de l’est à l’ouest, du sud au nord, d’en finir définitivement avec Al katim, Abdoulaye Hissen, Nourreldine Adam, Ali Darass, Haroun Gaye, Sidiki, tous les mercenaires et toutes les bandes armées évoluant, en de véritables conquistadores sur la terre qui a vu naître un certain B. Boganda, a été massivement suivi. Mais, une ville morte émaillée par des actes de tueries ignobles. Des actes de tueries inacceptables et commis par des forces onusiennes qui, fort curieusement, ont compris qu’il relève de leur mandat, en l’absence des forces armées centrafricaines, de se déployer sur le terrain, pour démanteler les barricades.

Des actes de tueries ignobles qui aujourd’hui ne sauraient être justifiés dans le cadre d’une manifestation pacifique et citoyenne et qui ne sauraient être compris par des populations civiles qui n’ont pas compris et ne comprendront jamais pour quelles raisons ces mêmes forces qui peuvent maintenant accepter de descendre sur le terrain pour procéder au démantèlement des barricades érigées par des hommes, des femmes, des enfants et des personnes de 3ème âge, à mains nues, ne pouvaient pas accepter de descendre aussi promptement dans la rue, comme elles l’ont fait hier, pour empêcher par tous les moyens que des hommes ne pussent circuler avec des armes dans les villes sous leur contrôle et ne s’en servent, comme il en a été le cas à Kaga – Bandoro, pour tuer, violer, piller, détruire, incendier des villages et des greniers, et faire déporter des populations entières de leurs villages et de leurs communes. Si elles peuvent se mouvoir pour démanteler des barricades et utiliser des armes lourdes contres des populations à mains nues, pourquoi alors ne devraient – elles pas se mouvoir ainsi pour empêcher Al- Katim, Ali Darass, Sidiki, Nourreldine Adam, Abdoulaye Hissen, Haroun Gaye et autres égorgeurs de sévir ?
Terrible, n’est- ce pas ?
Car, nonobstant, le communiqué de presse laconique et lapidaire de la Minusca, selon lequel « elle est intervenue dès les premières heures de ce lundi matin à Bangui pour démanteler les barricades érigées par des manifestants hostiles, dénonce avec fermeté les incidents qui ont touché certains quartiers de la capitale et déplore qu’ils aient entrainé la mort de quatre civils et blessés 14 personnes dont cinq casques bleus, appuie les efforts des autorités gouvernementales afin que des enquêtes rigoureuses soient menées sur les circonstances de ces incidents, estime que les événements de lundi constituent une nouvelle tentative des ennemis de la paix pour perturber le retour à la normalité constitutionnelle en République centrafricaine, avec des institutions élues, et précise qu’elle s’opposera à leurs plans destinés à perturber les efforts de paix et de stabilité des autorités élues, rejette par ailleurs la campagne de dénigrement contre les casques bleus et va poursuivre sa mission en République centrafricaine, conformément à son mandat, et rappelle également que toute violence contre les casques bleus est passible de poursuites pénales internationales », elle ne peut aujourd’hui avec de simples mots se désengager de la responsabilité du contingent burundais d’avoir sciemment et délibérément ouvert le feu, le lundi 24 octobre 2016, sur des populations civiles, au quartier Sango, occasionnant la mort de quatre (4) personnes dont un adolescent, nommé Willi et tenancier d’un petit kiosque.
En effet, dans la panique, s’étant rendu compte qu’il a oublié de fermer son petit kiosque, et revenant sur ses pieds pour le faire, Willi, après avoir reçu une balle, a réussi à se cacher derrière un logis. C’est là où un soldat de la Minusca, formellement reconnu et identifié comme membre du contingent burundais, va le suivre et l’abattre froidement comme un gibbon dans son lieu de cachette. Trois (3) autres centrafricains subiront le même sort que Willi avant que le capitaine du contingent égyptien interviendra pour demander au burundais de ne pas tirer sur les populations à mains nues. Cette courageuse intervention sera à l’origine de l’altercation entre les deux (2) contingents qui se solderont par plusieurs blessés.

Au vu et au su du directeur général de la police et de ses éléments dont le témoignage a été relayé par RNL. Evidemment, dans son communiqué de presse et l’intervention de son porte – parole sur les antennes de la même station, la Minusca ne pouvait pas accepter une telle bavure. Elle ne pouvait que nier une telle horreur, celle d’avoir recouru à des armes contre une population qui en a marre de son immobilisme et de sa complicité avec ses bourreaux, comme le gouvernement de Sarandji qui pose comme condition de réussite de la table ronde de Bruxelles la mort des milliers de centrafricains. Les images ci- dessous sont plus parlantes et plus expressives que de simples mots et exigent tout simplement le limogeage de M. Onanga Anyanga de ses juteuses fonctions.

Jean – Paul Naïba

 

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