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CENTRAFRIQUE : LE COORDONNATEUR NATIONAL DU PARTI UNDP S EXPRIME SUR LA SÉCURITÉ.

25 Oct

aimery

Radio-Ndéké Luka : Monsieur Aimery ELA, Bonjour

Aimery ELA : Bonjour Constantin

RDL: Depuis quelques semaines, le pays a renoué avec des actes de tueries, de violences et de pillages tant à Bangui que dans nos provinces
Qu’en dites-vous en tant que Coordonnateur National de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP)?

Aimery.ELA :- Tout en déplorant évidemment tout ce qui vient de se passer à Bangui, Koui, Bocaranga, Ngakobo, kouango et récemment à Kaga bandoro, l’UNDP au nom de son président fondateur AMINE Michel présente ses condoléances aux familles victimes de ces actes criminels inadmissibles.

Le parti UNDP est très préoccupé par ce regain de violence sur l’ensemble du territoire : Le centrafricain ne peut plus dormir, ne peut plus manger, ne peut plus aller aux champs, ne peut plus aller à l’école.
Aucun jour ne se passe sans qu’on enregistre des cas de mort, de pillages, des viols, des braquages.
Avec ce cycle de violences le peuple vit dans la peur totale. Aujourd’hui à Bangui comme dans nos provinces, les familles craignent tous les jours pour leur sécurité au point que les libertés garanties par la constitution sont constamment bafouées par des délinquants armés.
Sommes-nous allé voter pour se faire tuer ?Le peuple a soif de la paix.

RDL–La solution à cette crise passe-t-elle par la mise en œuvre du programme DDRR ou la réhabilitation des forces armées centrafricaines ?

A.E Loin de toute démagogie, le désir du centrafricain aujourd’hui est de voir les groupes armés désarmés mais aussi espérer la réhabilitation de nos forces militaires.
Dans un état démocratique, on ne peut concevoir une vie commune avec des armes partout et sans une armée.

C’est pourquoi, le DDRR et la réhabilitation des FACA pourraient être l’une des solutions à la crise si seulement ces 2 priorités étaient mises en œuvre rapidement.
Or on constate trop de folklore autour de ces questions sans impact réel sur l’aspect sécuritaire du pays qui se dégrade.

RDL :Au lendemain des derniers évènements de Kaga bandoro, la société civile a lancé une pétition exigeant le départ de la Minusca.
L’UNDP soutient-elle cette demande ?

A.E :En tant que parti politique, l UNDP comprend cette exigence de la société civile qui est partagée par la majorité de la population.

Dans tous les discours du palais, on nous a toujours fait comprendre que la Minusca n’a d’autre vocation que de venir au secours des populations civiles en République centrafricaine.
Ce qui est quand même surprenant, c’est que nous avons le sentiment que cette force partenaire ne joue pas vraiment son rôle de protection des civils ou encore joue au pompier après l’incendie.

Nous avons de la peine à comprendre que des civils sans armes soient massacrés à Kaga bandoro, à Ngakobo, à koui sans que la Minusca n’intervienne. Sur ce point, il y’a des failles indéniables.

Mais quand à me demander si l’UNDP soutient cette pétition, je veux être clair avec vous sur cette question.

L’UNDP est un parti politique, le premier parti politique du pays qui dispose de 14 députés à l’Assemblée Nationale.

Nous avons un groupe parlementaire au sein du parlement. Il y’a donc pour nous un cadre légal au travers duquel l’UNDP exprime ses positions y compris sur les questions sécuritaires. Ce n’est pas à travers une pétition.

RDL :Que proposez-vous au nom de l’UNDP pour mettre un terme à cette crise et créer les conditions favorables au retour de la paix ?

A.E Comme souvent en politique, il est plus difficile de réparer ce qui a été cassé plutôt que d’éviter que cela ne casse.

Mais pour y parvenir, il faut désarmer les groupes armés qui terrorisent les populations sans conditions.

Ensuite, nous demandons également des enquêtes pour que tous ceux, qui ont commis ces actes criminels absolument odieux, répondent de leurs actes devant la justice centrafricaine ou internationale.

je pense qu’il faut arrêter et juger les criminels. Cela signifie qu’il faut avant tout agir que de briller par des incantations stériles et la condamnation verbale au travers des communiqués de presse alors qu’il faut du concret pour ramener la paix dans ce pays.

RDL :Du concret ?Que voulez-vous dire par là ?

Depuis nous essayons de suivre au plus près l’évolution de la situation, la sécurité échappe totalement au gouvernement et à la Minusca .
Le gouvernement est le premier responsable des protections des biens et des personnes de toutes les couches de la population sans distinction aucune.
La Minusca quant à elle est investie du mandat de protection des civils.

Tant que le gouvernement refusera d’assumer cette responsabilité, tant la force onusienne refusera d’appliquer cette résolution, on est loin de la paix, loin de la cohésion sociale, loin du vivre ensemble, loin du développement.

RDL : Avez-vous un message a lancé ?

A.E :Le message de paix oui car l’UNDP est un parti de développement dont la vision est axée sur la REVOLUTION VERTE.
Pour enclencher cette philosophie dans nos préfectures, il nous faut la paix.
Je demande au gouvernement de s’assumer pleinement car il a été nommé pour le bonheur et non pour le malheur de notre peuple.

Je demande à la Minusca d’assurer pleinement son rôle de protection des civils innocents.

Enfin je lance un vibrant appel à nos partenaires traditionnels afin d’investir davantage pour que la Centrafrique notre chère patrie recouvre la paix.

RDL : Je vous remercie

A.E :C’est moi qui vous remercie.

 

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