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CENTRAFRIQUE : VILLE MORTE LARGEMENT SUIVIE : SARANDJI DOIT DÉMISSIONNER.

24 Oct

sarandji

La capitale de la RCA est annoncée VILLE MORTE ce 24 Octobre, sur l’initiative des organisations de la société civile, afin de contraindre la MINUSCA à déguerpir de la Centrafrique, ainsi que la démission de Parfait Onanga-Anyanga.

Les leaders de cette organisation accusent les Casques bleus de ne pas respecter leur mandat, comme la réduction de la présence des groupes armés et la protection des civils.

Selon l’un des leaders de la société civile, Gervais Lakosso, les Casques bleus « ont doublement failli à leur mission » car « ils sont là pour protéger les populations civiles, et pour réduire la présence des groupes armés ».

Or, selon lui, des civils « sont tués chaque jour devant eux » et « l’on assiste à une montée en puissance des groupes armés ».

Le gouvernement n’a pas caché sa colère. Dans une déclaration, il invite les Centrafricains au boycott de cet appel à travers les déclarations de Théodore Jousso, le porte-parole du gouvernement.

Cette journée a été largement observée par la population malgré les intimidations du premier ministre Mathieu Simplice Sarandji contre ce mot d’ordre de désobéissance civile.
A Bangui toutes les avenues sont barricadées par les populations, aucun véhicule ne circule dans la ville, les rues de Bangui sont désertes actuellement sauf quelques piétons passent.
Une pétition de la société civile est en circulation depuis la semaine dernière dans le pays pour exiger le retrait de la Minusca. Une pétition qui aurait déjà recueillie plus de 30 000 signatures en 72 heures.

C’est trop calme », confiait un haut fonctionnaire centrafricain qui décrit une ville sans activité ou presque.
Les banques et commerces sont fermés. Même si quelques échoppes ont ouvert dans le centre-ville, Bangui est encore à l’arrêt.

Des barricades sont toujours dressées par endroits et des tirs très sporadiques se sont fait encore entendre dans la matinée.
Certains taxis circulent, mais la plupart refusent de reprendre le travail pour raison de sécurité, en particulier dans les quartiers, de Petevo, Lakouanga, Sica 1 et 2, Miskine, Combattants, Gobongo, Ouango, Pk12 ou Boy-Rabe. « Il y a des types armés qui s’en prennent aux taxis, explique l’un d’entre eux.

A Ouango un chauffeur s’est fait braquer son taxi ce matin, il n’a pu le récupérer que grâce à l’intervention du contingent rwandais ».
Selon une source syndicale, ce sont des anti-balaka qui s’en prennent aux taxis motos. « Ils veulent que Bangui soit ville morte pour pouvoir mener à bien leurs projets », commente cette source.

Au fait le peuple a suivi Gervais Lakosso au détriment de Mathieu Simplice Sarandji devenu impopulaire.

Cette tension et la quasi-paralysie de Bangui va-t-elle poussé le premier Ministre Sarandji à tirer les conséquences de cet échec patent et démissionner ?

Le président Touadera tirera-t-il les leçons de cette journée pour démettre Sarandji ?

QUI VIVRA ENCORE VER
Bangui, le 24 Octobre 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 

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