RSS

CENTRAFRIQUE:Insécurité / Jean – Serge Bokassa accuse M. Onanga – Anyanga et la Minusca  de connivence avec les égorgeurs de la Séléka

17 Oct

Les graves derniers événements de Kaga-Bandoro ont fait sortir le Ministre de l’intérieur de ses gongs. Déclaration très tonique, et sans langue de bois contre l’inertie des Forces de la MINUSCA : « Je pense pour ma part que, si ces éléments ne sont pas livrés par les responsables de ces groupes, il est alors hors de question de continuer à dialoguer avec des criminels de cet acabit là. Parce qu’ils prouvent par les actes qu’ils posent, qu’ils ne souscrivent aucunement au dialogue, et qu’ils brillent par des exactions à tout va contre la population. Donc personnellement nous sommes indignés. La République centrafricaine a encore été une fois de plus endeuillée, et cela nous interpelle sur le rôle que jouent nos partenaires de la MINUSCA à nos côtés. Je ne peux pas comprendre qu’avec une base aussi importante à Kaga-Bandoro, qu’il y ait eu autant d’exactions qui se passent là bas. Quel rôle joue le contingent pakistanais à Kaga-Bandoro ? La connivence de ce contingent avec les groupes armés n’a que trop duré. Nous avions, il n’y a pas très longtemps, décidé d’une mission. Elle devait se faire conjointement avec la MINUSCA. Nous avions projeté des hommes sur Kaga-Bandoro, et la MINUSCA s’y est opposée. Je préfère le dire très clairement, car je pense qu’il est important que la MINUSCA puisse reconsidérer son MANDAT, surtout pour ce qui est de la protection civile »

Alors, M. Onanga – Anyanga, le temps des armes est – elle terminé ou continue – t – il ? Telle est la question que tous les combattants de la liberté et de la démocratie doivent aujourd’hui poser au représentant spécial du secrétaire général des Nations – Unies. En effet, selon un confrère de Ndjoni Sango, dès sa descente de l’avion suite au déplacement de New York pour la 71ème assemblée générale de l’Onu, le patron de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), Parfait Onaga Anyanga a confié à la presse l’engagement de son institution à lutter contre les fauteurs de trouble en Centrafricain. De son avis, le temps des armes est terminé, alors que  les criminels continuent de massacrer la population sans être inquiétés.

La sempiternelle question de l’insécurité en République Centrafricaine ne cesse de tarauder les centrafricains au moment où le pays aspire à un changement sécuritaire, afin de relancer son économie longtemps affectée par la crise. Pour le patron de la Minusca ayant confirmé à la presse dès son retour de l’assemblée générale de l’ONU, il a estimé qu’il est indicible que l’ordre public soit troublé au moment où le pays s’apprête au rendez-vous de la table ronde avec les bailleurs et donateurs en novembre prochain à Bruxelles. Mais force est de constater que la sécurité faite aux populations centrafricaines par la Minusca, demeure une inquiétude. Pour preuve, la tension ne cesse de surgir en présence même des casques bleus qui demeurent passifs. Depuis ces derniers temps, de nombreux signes laissent présager une période de grande anarchie en matière sécuritaire sur l’ensemble du territoire centrafricain. Cette anarchie intervient au moment où le mandat de la Minusca selon la résolution 2301 prévoit la protection des personnes civiles, le désarmement des groupes armés qui sèment la terreur, la panique contre les paisibles populations que la Minusca entend protéger. Même la protection et la défense des droits de l’homme, le respect du droit international humanitaire prônés par la Minusca ne se sont pas scrupuleusement observés.

Ces signes n’excluent pas d’éventuelles turbulences qui pourraient toutefois compromettre les efforts consentis par les autorités centrafricaines qui préparent la table ronde de Bruxelles. De l’avis de plusieurs fils du pays, tout se passe comme si les autorités ont fait montre d’une posture amorphe face à cette décadence au niveau sécuritaire  même si les lois constitutionnelles du pays leurs autorisent à être garant de la réconciliation nationale, de la défense du territoire face aux ennemis de la paix. Depuis le retour du pays à l’ordre constitutionnel de suite des élections groupées du décembre dernier, qui devraient nécessairement enclencher des grandes décisions pour taire les fauteurs de trouble, cette euphorie n’était que de courte durée. Force est de constater que ces décisions voulues et attendues par les Centrafricains pour enfin voir les choses s’améliorer tardent à venir.

Pour preuve, le kidnapping des six policiers centrafricains il y a quelques mois par les extrémistes du Km5, l’accrochage entre deux groupes armés non conventionnels sur le tronçon Bangui Sibut du mois dernier, l’attaque de la ville de Koui par une faction de la Séléka avec incendie de plusieurs habitations, le carnage à Kaga-Bandoro occasionnant aujourd’hui des pertes en vies humaines et des dégâts matériels disproportionnés. Face à ces périples, tout porte à croire que les forces internationales ne peuvent endiguer ces malfrats qui portent atteinte aux droits de l’homme. L’indignation des centrafricains semblent être plus grande. Devant cette situation lugubre, il importe des actions concrètes et non des déclarations stériles. Ce ras-le-bol  exprimé par les populations contre les casques bleus de la Minusca démontre à suffisance l’incapacité de la Mission onusienne en Centrafrique ».

 Au lendemain du massacre de la population de Kaga – Bandoro sur le camp des déplacés de l’évêché, sous l’œil moqueur des éléments du contingent pakistanais, et du celui de Ngakobo sur un autre site des personnes déplacées, que peut – il maintenant dire ? Ne doit – il pas tout simplment reconnaitre ses responsabilités et rendre son tablier avant qu’il ne soit trop tard ?

Kassa – Mongonda

 

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :