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Archives du 15/10/2016

CENTRAFRIQUE: Les attaques contre civils et Casques bleus ne resteront pas impunis, rappelle le Chef de la MINUSCA

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Bangui, le 14 octobre 2016 – un convoi provenant de Bambari et sécurisé par le contingent mauritanien de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été pris pour cible dans une attaque armée survenue, le jeudi 13 octobre, aux environs de 19 heures entre Grimari et Sibut. 

Selon les premiers éléments disponibles, un groupe d’éléments armés estimés à une cinquantaine a pris à partie les Casques bleus et les civils du convoi, alors que ces derniers tentaient de réparer un des véhicules du convoi tombé en panne.

Les Casques bleus ont aussitôt riposté à cette attaque qui a occasionné le décès d’un civil appartenant au convoi et fait cinq blessés dans les rangs des casques bleus. Les blessés reçoivent des soins prodigués par les médecins militaires du contingent mauritanien. On dénombre également deux personnes tuées du côté des assaillants lors des échanges de feu. Deux armes ont par ailleurs été récupérées.

La MINUSCA exprime sa vive indignation par rapport à cette nouvelle attaque dirigée contre des civils et son personnel sur le terrain pour des motifs aussi inconnus qu’injustifiés.

La MINUSCA tient à insister sur le fait que porter atteinte à la vie d’un Casque bleu peut être considéré comme un crime de guerre et est punissable conformément aux lois internationales en vigueur.

« Tous les efforts seront déployés pour retrouver les auteurs de cette attaque afin qu’ils répondent de leurs forfaits devant la justice», a indiqué le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga.

La MINUSCA est plus que jamais déterminée à poursuivre ses missions de sécurisation des populations civiles et de soutien à l’extension de l’autorité de l’Etat en toute impartialité et avec rigueur.

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Bureau de la Communication et de l’information publique pour CARnews ou RCAinfo

 
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CENTRAFRIQUE : DEUIL NATIONAL : LE FORMALISME D’UN RÉGIME IMPOPULAIRE.

touadera

Le 12 octobre 2016 les habitants de la ville de Kaga-Bandoro, située dans le centre de la République centrafricaine (RCA) ont vécu une journée éprouvante, et surtout meurtrière menées par des ex-Séléka au su et au vu des forces onusiennes censées protéger les civils .

Le Ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Jean Serge Bokassa a qualifié ce vendredi d’’inacceptables’’ les violences qui ont secoué la ville de Kaga Bandoro, au Centre du pays, et qui ont entrainé la mort de plusieurs personnes et la destruction des maisons et des paroisses de l’évêché de la localité.

Selon Jean Serge Bokassa, le gouvernement ne peut plus négocier avec les groupes armés qui ne cessent de commettre des exactions sur la population.

Les tueries et les destructions ne sont plus tolérables a-t-il déclaré.
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a suffisamment montré ses limites a dit le ministre soulignant à cet effet, qu’il ne faut plus se voiler la face.

Pour le ministre, la MINUSCA s’est opposée au déploiement des policiers et gendarmes centrafricains à Kaga Bandoro au début des violences au mois de septembre souhaitant que seules les Casques Bleus puissent protéger la localité des exactions des ex sélékas.

Malheureusement, il a été constaté que le contingent pakistanais de la MINUSCA déployé à Kaga Bandoro agit en connivence avec les ex sélékas et laisse ces derniers commettre des exactions sur la population civile malgré les gros moyens militaires dont il dispose.

Le gouvernement doit se battre pour trouver d’autres pays amis pour l’aider à ramener la sécurité dans le pays a affirmé le ministre de la Sécurité Publique.

Le bilan de ces violences de Kaga Bandoro dressé par la mission onusienne est de 37 morts, 58 blessés.

Le président Faustin-Archange Touadéra s’est également exprimé sur les ondes nationales, vendredi 14 octobre 2016, deux jours après la flambée de violences dans la ville de Kaga-Bandoro. Ce samedi est déclaré « journée de deuil National ».

GOUVERNER ET NON REGARDER
Faustin-Archange Touadéra gouverne comme l’autruche, sans grand professionnalisme, et au gré des humeurs de la communauté internationale et de ses affinités nationales.

Cette espèce d’attentisme dans la prise de décision publique se retrouve aussi dans sa façon d’appréhender son rôle face à la nation.

GARANTIR LA SECURITE DU PEUPLE
Garant de l’intégrité du territoire et père de la nation, qu’avait il fait lors de ce massacre ?

Les aveux du général Sidiki, ce chef rebelle et d’autres chefs de bande armée sur les relations directes du président avec les hommes armés démontrent que dans la pratique, il est complice des mercenaires et bandits qui empoisonnent la vie du peuple.

Du coup, la vie institutionnelle est organisée autour de l’inaction exercée par une équipe de bras cassés incapables d’entrevoir des solutions durables pour la survie d’un peuple opprimé.

Contrairement à ce qu’il avait promis avec sa petite phrase sur le changement, Touadera n’a donc pas changé les règles du jeu instituées par la transition moribonde de Catherine Samba Panza. Il en a aggravé la situation et n’a pas fait un usage de son pouvoir, pour dissuader les criminels.

Cette attitude absurde conduit aujourd’hui le peuple à détester le président qu’il a pourtant contribué à élire il y’a 6 mois.
Il est assez impressionnant de voir l’emportement extrême de la population de Bangui en apercevant le cortège du president dans les rues.

Les acclamations et ovations d’avant ont cédé la place à l’indifférence totale.

Il est encore plus impressionnant de remarquer que lorsque le Président de la République prend la parole, personne n’y prête oreille car tout le monde sait qu’il parlera toujours sans apporter des solutions tangibles aux victimes.

Cette affaire de Kaga Bandoro prend une tournure tout à fait hallucinante.

D’abord, il est incompréhensible de voir chaque jour des compatriotes tombés sous les balles ennemi comme des mouches : Des corps calcinés, des enfants aux yeux percés, des vieilles femmes décapitées, des enseignants abattus froidement.

A croire que ce président a passé plus de temps à voyager qu’à agir.

Ensuite, il est assez curieux que Touadera, au lieu de produire une analyse politique en bonne et due forme, au lieu d’agir en cohérence avec ses propos, donne le sentiment de penser le contraire de ce qu’il dit publiquement, ou de penser le contraire de son action.

En même temps, si l’on peut reprocher à Touadera de n’avoir pas compris qu’un président doit s’abstenir de recevoir des criminels, la « colère » du peuple en dit long sur sa cécité politique.

LA FOURBERIE POLITIQUE est en effet l’un des incontournables visages du régime qui endeuille le peuple.
Comment les centrafricains peuvent-ils admettre sereinement un système où le Président de la République recule face à ses bandits, alors qu’il est impitoyable pour des millions de patriotes qui subissent de plein fouet l’absurdité guerrière actuelle.

DÉSARMER et le Président fait machine arrière de façon honteuse face à quelques rebelles, quand il laisse faire de vraies mises à mort civile.
De ce point de vue, Touadera est celui qui a poussé le plus loin la décomposition du pays. Il est celui qui a le moins caché l’attention qu’il portait aux rebellions, et le mépris qu’il avait pour les partis politiques sans armes.

Touadera a pratiqué sa fourberie avec un cynisme tout à fait écœurant qui risque de lui jouer un bien vilain tour.

Il peut en effet être à peu près sûr que les centrafricains se souviendront des privilèges accordés aux puissants chefs de guerre, et de l’indifférence avec laquelle les autres Centrafricains sont massacrés.

On t-on voter pour être tuer?

Touadera est il le president des cadavres?

N’EST-CE PAS DISAIT FRANÇOIS HOLLANDE : ON NE PEUT LAISSER AU POUVOIR UN HOMME QUI NE FAIT RIEN OU QUI A LAISSE FAIRE?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 15 Octobre 2016
Par Charlie Joseph LARABO-BANDORO

 
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