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CENTRAFRIQUE: Politique / Touadéra, les nouvelles en provenance des provinces ne sont pas du tout bonnes !

04 Oct
seleka

Franchement, depuis quelques jours, les nouvelles qui nous proviennent des provinces non seulement ne sont pas bonnes, mais surtout laisseraient présager d’un lendemain très difficile et d’une reprise réelle des hostilités. En est la faute, la fameuse politique de main tendue du président Touadéra aux bourreaux de tout un peuple. En est la faute, une politique de main tendue qui serait tout simplement inefficace et contre – productive. Les éléments de la Séléka « roulés dans la farine », lassés de promesses fallacieuses, sans lendemain et désabusés, auraient purement et simplement décidé de passer à l’offensive……pour en finir avec l’homme du 30 décembre 2015. Jugez – en vous-mêmes ! Kaga – Bandoro, 16 septembre. Les éléments de la Séléka attaquent une position des Anti – Balakas, à Ndomété, sis à 10 Km.

Les forces onusiennes du contingent pakistanais restent l’arme aux pieds, refusent de réagir, et laissent le massacre se commettre ! Une tragédie qui se passe de tout commentaire. Deux (2) jours plus tard, les langues ont commencé à se délier et le bilan des combats de s’alourdir. Un véritable massacre qui s’est déroulé sous les yeux et à la barbe des forces onusiennes, déployées en Centrafrique, conformément aux recommandations et résolutions du conseil de sécurité et dotées d’un mandat robuste, celui de recourir à la force pour assurer la protection des populations civiles ! C’est ainsi que, selon des informations dignes de foi en notre possession, plus d’une vingtaine de personnes auraient perdu la vie, en trois (3) jours, lors de ces actes de violences inouïes et aveugles, plusieurs blessés et des victimes dont le pronostic vital est sérieusement entamé, des femmes violées et égorgées, l’hôpital régional de la Nana – Gribizi pillé et des malades violentés et contraints de prendre leurs jambes à leur cou, des ongs à but humanitaire saccagées, l’église catholique assiégée et pillée, des édifices publics et privés attaqués et détruits, etc. Parmi les victimes, M. Ngaté, le chef du village de Ndomété, la première autorité de l’Etat, M. Lagony, un brave cultivateur, connu de tous, et un certain Bigao. Des sources sûres, le village Ndomété gardera pour longtemps les stigmates de cette attaque : des maisons et des greniers brûlés, des commerces pillés et saccagés, des biens publics et privés emportés, des animaux domestiques froidement abattus, et des hommes, des femmes, des enfants et des personnes du 3ème âge contraints de trouver refuge en brousse, en cette période de saison pluvieuse, avec le risque d’être mordus par des serpents, de boire l’eau des étangs et de consommer des racines pour tenter de survivre comme des animaux…..A telle enseigne que le village n’est qu’un champ de cimetière et un tas de ruines en fumée. Aucune âme qui vive ! Aucun chien errant ! Aucun chant de coq ! A l’heure où nous mettons cet article sous presse, nonobstant le communiqué lapidaire de la Minusca qui n’est qu’une aubade funèbre et une vraie insulte à la mémoire des tués et de toutes les victimes de cette barbarie humaine et apocalyptique et la déclaration du ministre de la sécurité publique, ce sont toujours les conquistadores, les liquidateurs de la République, les enfants du malheur, les buveurs de sang, et les marchands de la mort de la Séléka, sous le haut commandement d’un certain Al – Katim qui contrôlent la ville et ses environs. Du coup, une tempête de peur continue de planer sur la ville. Un vent d’inquiétude qui a empêché toutes les différentes confessions religieuses installées dans la localité de célébrer la messe dominicale.

Une situation de reprise des hostilités qui sonne définitivement le glas des Accords de Paix de Libreville et de Bangui, qui lève un coin de voile sur les raisons des derniers agissements du regroupement de la Séléka dans le nord et à l’est, et qui annonce in fine des lendemains très difficiles pour les autorités légitimement et légalement établies, si elles continuent de faire confiance à la Minusca et de lui confier la gestion de leur sécurité et celle du peuple centrafricain et si elles refusent de faire preuve d’imagination pour restructurer et réhabiliter les forces armées centrafricaines…. Kouango, 18 septembre. Plusieurs personnes ont été tuées à Kouango et dans les villages environnants par des hommes armés identifiés comme des combattants de l’ex-Séléka, la semaine dernière. L’information a été confirmée par plusieurs personnes venues de Kouango. De sources bien informées, 22 corps ont été retrouvés après l’incursion des hommes armés de l’ex-Séléka dans plusieurs villages proches de Kouango. Ce massacre a été organisé après l’assassinat d’un sujet musulman par des Antibalaka signalés à la sortie nord de la ville, à croire un témoin qui est arrivé à Bangui le dimanche dernier « plusieurs personnes sont tuées mais nous n’avons retrouvé que 22 corps. Je pense que le bilan est plus lourd que les 22 morts là parce que des gens sont portés disparus et on n’arrive pas à les retrouver, peut être qu’ils sont morts dans la brousse puis que les assaillants sont aussi entrés en brousse » a-t-il confié. Selon les informations de Sangbilegue, les hommes armés informés de la mort du sujet musulman, ont débarqué dans un marché hebdomadaire qui se trouve à une dizaine kilomètres de Kouango. C’est là que le massacre est fait « l’attaque qu’ils ont organisée, a coïncidé avec le jour du marché hebdomadaire. C’est sur le marché qu’ils ont tué beaucoup de personnes. De là, ils avançaient et tuaient les gens en allant vers le village KOUI où le jeune musulman a été assassiné » explique un autre témoin. Le ministère de la sécurité dit n’avoir pas encore des précisions sur ces évènements « pour le moment, nous n’avons pas encore eu des informations nécessaires sur ce dossier pour nous permettre de réagir. Mais tout porte à croire que de tristes évènements ont secoué cette ville » a confié un commandant de la police, cadre du ministère de la sécurité publique. A Kouango, il ya trois gendarmes et des forces internationales. Ce sont les forces de la Séléka qui contrôlent la ville. De sources indépendantes, plusieurs maisons ont été brulées et la population a traversé vers la RDC pour se mettre à l’abri. Kouango-centre bien que calme, vit dans la peur à cause de ces évènements. Koui.

Depuis le début de ce mois de septembre, la population de la préfecture de l’Ouham Pende au nord de Centrafrique est retombée dans la psychose à cause des éléments du général SIDIKI, un chef rebelle camerounais, qui tuent pillent et occupent des villages dans ladite région du pays. Le 19 septembre dernier, plus d’une centaine de personnes ont été massacrées dans le village Dankouri situé à 300 km de la capitale Bangui dans la préfecture de l’Ouham-pendé au nord du pays, par les éléments du chef rebelle camerounais appelé le général SIDIKI. Le 25 septembre dernier, selon Mme Hélène GUENABAYE, sous préfète de la ville de KOUI située à environ 400 km de la capitale Bangui, ces hommes armés ont déjà occupé toute la localité et promettent de poursuivre leur conquête des autres villes stratégiques de ladite préfecture. Selon la sous-préfète, le général SIDIKI a affirmé à la population de KOUI que c’est le président Faustin Archange TOUADERA après leur entretien à Bangui le mois dernier, qui lui a ordonné de contrôler toute la préfecture en vue d’empêcher les bandits armés qui sévissent dans la localité. Et que d’ici peu de temps, il mettra le cap sur la sous préfecture de BOKARANGA ainsi de suite. Plusieurs cas de morts sont déjà signalés par la population de ces localités qui cherche refuge dans les villes environnantes. Selon une source communautaire joint par téléphone le 25 septembre dernier, la population de la sous préfecture de BOKARANGA et ses environs commence à vider la région pour se réfugier pour la plupart des cas dans la ville de BOUAR qui abrite le camp de formation militaire appelé camp LE-CLERCK où sont souvent formés les militaires centrafricains. Pour le moment, les autorités nationales ne se sont pas encore prononcées sur cette triste réalité même si le chef de l’Etat est en déplacement à New York.

La MINUSCA qui est sensée garantir la sécurité de la population civile sur toute l’étendue du territoire conformément à leur dernier mandat du 26 juillet 2016 elle aussi, ne réagit toujours pas pour arrêter ces massacres. L’enjeu de ces actes odieux perpétrés par le chef rebelle camerounais le pseudo-général SIDIKI et ces hommes va impérativement répercuter négativement sur la réussite de la table ronde de Bruxelles entre l’Etat centrafricain et ses partenaires au développement, prévue le 17 novembre prochain. De tout ce qui précède, à quoi a finalement servi cette fameuse politique de main aux bourreaux de la République ? A la roublardise et à la complication de la situation……Ce qui doit faire dire au président Touadéra qu’il doit se raviser et mettre suffisamment de l’eau dans son vin qui a déjà prouvé son inefficacité absolue et qui risque d’écourter son mandat à la tête de la République…..

Kassa Mongonda

 

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