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CENTRAFRIQUE: Politique : M. Touadéra, avez-vous reçu et ordonné à Sidiki de tuer des centrafricains et occuper l’Ouham – Pendé ?

30 Sep

Touadera

Il n’est aujourd’hui de secret pour personne que, depuis la prise de pouvoir de manière la plus démocratique par le président Touadéra, n’en déplaise à ses détracteurs qui l’accusent d’avoir volé les élections avec la complicité active de Mme Samba – Panza pour couvrir ses laideurs et bénéficier de sa protection, au premier rang desquels un certain Anicet Georges Dologuélé, le mensonge, la roublardise, la duplicité et la propension systématique aux contre – vérités aurait le vent en poupe, notamment au plus haut sommet de l’Etat. Cependant, comme le disait si fièrement feu président Ange – Félix Patassé, avec sa voix chatoyante et séduisante, le mensonge prend l’ascenseur pour parvenir plus vite au sommet, mais finit toujours par être rattrapé par la vérité qui arrive par l’escalier lentement mais sûrement. A ce propos, le chaos dans lequel s’était installée pendant un moment la République ne saurait justifier, plus de cinq (5) mois après l’accession du candidat de la politique de la rupture à la magistrature suprême de l’Etat, cette institutionnalisation de la culture du mensonge et surtout son appropriation par Touadéra et toute son équipe. Une pratique honteuse et une infirmité indigne des représentants de la nation qui ont fini par déranger tous ceux qui lui ont confié la gestion de la destinée du pays et heurter la conscience de toutes les bonnes volontés qui ont encore confiance au président de la République. Une propension au mensonge au plus sommet de l’Etat qui friserait la haute trahison, susceptible de démission. Jugez – en vous-mêmes ! Il y a quelques jours, l’affaire de la fuite organisée des criminels du Km 5, à la tête desquels Abdoulaye Hissen, Haroun Gaye et Mahamat Tidjiani, avait défrayé les chroniques.

Pendant plus d’un (1) mois, au sein des partis politiques, de la société civile et des milieux des observateurs de la politique centrafricaine, des voix se sont élevées non seulement pour dénoncer la facilité avec laquelle une bande de criminels de la pire espèce, d’égorgeurs de tout un peuple, de conquistadores, de marchands de la mort et de mercenaires a quitté la ville pour être plus ou moins stoppée à 20 Km de Sibut par les forces onusiennes, mais surtout pointer un doigt accusateur sur le président qui leur aurait serré les mains pleines du sang du peuple centrafricain, les auraient reçus au palais de la Renaissance, leur aurait remis de l’argent en liquides, et leur aurait même délivré un ordre de mission. Même si dans sa déclaration à la population de Bria, Touadéra avait tenté de revenir sur cette affaire, toutes les parties sombres ou cachées de cette affaire n’auraient pas à ce jour été élucidées, du fait de sa fameuse politique de main tendue, de réconciliation nationale et de cohésion sociale, à des liquidateurs de la République et à des enfants du malheur. Outre la bande à Abdoulaye Hissen, le président Touadéra, en application et dans le cadre de cette politique, aurait aussi rencontré d’autres seigneurs de guerre qui ont mis le pays à coupes réglées, comme Ali Darass, le roitelet de Bambari dont les éléments viennent de commettre de nouveaux crimes odieux et crapuleux sur des paisibles populations de Kouango, et un certain Sidiki, selon des sources généralement dignes de foi. Un autre seigneur de guerre qui aurait joué un rôle déterminant dans la libération des 45 otages de Baboua, détenus par les éléments d’un certain Abdoulaye Miskine, et qui lui aurait valu une certaine audience auprès du président de la République. Pour cet acte de bravoure, il aurait été chaleureusement et affectueusement reçu au palais de la Renaissance et serait reparti avec des espèces sonnantes et trébuchantes. Avec comme consigne particulière de contrôler et de sécuriser toute la préfecture de l’Ouham – Pendé. Mais, d’origine peuhle et appartenant à la Séléka, ce dernier serait sorti de cette rencontre ragaillardi et mandaté du pouvoir de tuer, d’avancer et de conquérir toute la préfecture. Ousman Dan Fodio, ne l’avait – il pas usé de cette même méthode ? Qui a conseillé à Touadéra de serrer la main de cet égorgeur, de lui tendre la main et de lui donner ces pleins pouvoirs ? C’est donc dans ce contexte que tous les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores doivent prendre très au sérieux les propos tenus par ce dernier, au lendemain de l’attaque meurtrière de la ville de Koui, et relayés en ces termes par Diaspora – Magazine : « Depuis le début de ce mois de septembre, la population de la préfecture de l’Ouham Pende au nord de Centrafrique est retombée dans la psychose à cause des éléments du général SIDIKI, un chef rebelle camerounais, qui tuent pillent et occupent des villages dans ladite région du pays. Le 19 septembre dernier, plus d’une centaine de personnes ont été massacrées dans le village Dankouri situé à 300 km de la capitale Bangui dans la préfecture de l’houam-pende au nord du pays, par les éléments du chef rebelle camerounais appelé le général SIDIKI.

Le 25 septembre dernier, selon Mme Hélène GUENABAYE, sous préfète de la ville de KOUI située à environ 400 km de la capitale Bangui, ces hommes armés ont déjà occupé toute la localité et promettent de poursuivre leur conquête des autres villes stratégiques de ladite préfecture. Selon la sous-préfète, le général SIDIKI a affirmé à la population de KOUI que c’est le président Faustin Archange TOUADERA après leur entretien à Bangui le mois dernier, qui lui a ordonné de contrôler toute la préfecture en vue d’empêcher les bandits armés qui sévissent dans la localité. Et que d’ici peu de temps, il mettra le cap sur la sous préfecture de BOKARANGA ainsi de suite. Plusieurs cas de morts sont déjà signalés par la population de ces localités qui cherche refuge dans les villes environnantes. Selon une source communautaire joint par téléphone le 25 septembre dernier, la population de la sous préfecture de BOKARANGA et ses environs commence à vider la région pour se réfugier pour la plupart des cas dans la ville de BOUAR qui abrite le camp de formation militaire appelé camp LE-CLERCK où sont souvent formés les militaires centrafricains. Pour le moment, les autorités nationales ne se sont pas encore prononcées sur cette triste réalité même si le chef de l’Etat est en déplacement à New York. La MINUSCA qui est sensée garantir la sécurité de la population civile sur toute l’étendue du territoire conformément à leur dernier mandat du 26 juillet 2016 elle aussi, ne réagit toujours pas pour arrêter ces massacres. L’enjeu de ces actes odieux perpétrés par le chef rebelle camerounais le pseudo-général SIDIKI et ces hommes va impérativement répercuter négativement sur la réussite de la table ronde de Bruxelles entre l’Etat centrafricain et ses partenaires au développement, prévue le 17 novembre prochain ».

Des propos évidemment, rapidement et formellement démentis par le ministre de la sécurité publique, Jean – Serge Bokassa, dans une annonce sur les antennes de RNL. Mais, un démenti qui n’étonne personne et qui ne convainc personne, surtout qu’il émane d’un gouvernement qui est sans armée, qui ne manifeste aucune volonté pour en avoir par tous les moyens, qui accepte sans gêne de jouer le rôle de sapeurs – pompiers, de décompteurs de cadavres, de médecins intervenant après la mort et de pigistes chargés de lire, sur les antennes de la radio Bangui, des communiqués de presse à caractère nécrologique, laconiques et lapidaires.

Fort de toutes ces mascarades au sommet de l’Etat, cette complicité active entre le président de la République, son gouvernement et les bourreaux du peuple centrafricain à travers sa fameuse politique de main tendue, qui ne rapporte rien du tout, à des ogres ou des criminels de la pire espèce qui, sous d’autres cieux, devraient être tout simplement neutralisés par tous les moyens, d’une part, le refus de la Minusca de désarmer par la force, conformément à l’article 7 de la charte de l’Onu, tous ces seigneurs de guerre et leurs bandes armées, ou sa propension à les laisser faire ou à ne rien faire pour arrêter leurs folies meurtrières contre des populations civiles, et pis, le grand complot contre le réarmement des forces armées centrafricaines, d’autre part, doivent interpeller Touadéra dès son retour de New – York. S’il veut très sincèrement éviter une vague de contestations populaires contre son pouvoir et un départ précipité. Car, sa collaboration avec les ennemis du peuple n’est plus un secret de polichinelle. A moins qu’il n’ait pas été élu par ce peuple et qu’il n’ait donc pas de compte à lui rendre !

Jean – Paul Naïba

 

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