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Archives du 30/09/2016

CENTRAFRIQUE: Insécurité / Des tirs nourris à Bouar……

bouffon

Selon des informations dignes de foi en notre possession, des tirs nourris auraient été entendus dans la soirée du 27 septembre 2016, au quartier Haoussa, fief des musulmans, pendant plus de 5 minutes.

A l’origine, un chauffeur de Fao qui, en provenance de Bocaranga, aurait été attaqué, s’en serait sorti avec une balle au ventre, à quelques kilomètres de la ville de Bouar, et serait finalement évacué la nuit même à Bangui. La responsabilité de cet acte d’agression incomberait à des bandes armées qui appartiendraient au groupe des Anti – Balakas. A l’heure actuelle, on ignore tout des raisons de cette agression. Mais, afin de dissuader toute velléité de représailles, des éléments identifiés comme étant des Anti-Balakas auraient effectué une descente musclée au quartier Haoussa et y auraient fait des tirs de sommation et d’intimidation.

Depuis lors, le calme règnerait dans la ville et la population vaquerait normalement à ses occupations. Cependant, après les derniers évènements intervenus à Kaga – Bandoro, Ndomété, Bambari, Kouango, Koui et aujourd’hui Bouar, il y a lieu de s’interroger sur les raisons profondes de ce regain d’hostilités.A Touadéra d’y répondre. A la Minusca de justifier son immobilisme ou sa complicité active ou passive dans la persistance de cette crise. A quel dessein et pour quels intérêts ?

Jean – Paul Naïba

 
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CENTRAFRIQUE: Politique : M. Touadéra, avez-vous reçu et ordonné à Sidiki de tuer des centrafricains et occuper l’Ouham – Pendé ?

Touadera

Il n’est aujourd’hui de secret pour personne que, depuis la prise de pouvoir de manière la plus démocratique par le président Touadéra, n’en déplaise à ses détracteurs qui l’accusent d’avoir volé les élections avec la complicité active de Mme Samba – Panza pour couvrir ses laideurs et bénéficier de sa protection, au premier rang desquels un certain Anicet Georges Dologuélé, le mensonge, la roublardise, la duplicité et la propension systématique aux contre – vérités aurait le vent en poupe, notamment au plus haut sommet de l’Etat. Cependant, comme le disait si fièrement feu président Ange – Félix Patassé, avec sa voix chatoyante et séduisante, le mensonge prend l’ascenseur pour parvenir plus vite au sommet, mais finit toujours par être rattrapé par la vérité qui arrive par l’escalier lentement mais sûrement. A ce propos, le chaos dans lequel s’était installée pendant un moment la République ne saurait justifier, plus de cinq (5) mois après l’accession du candidat de la politique de la rupture à la magistrature suprême de l’Etat, cette institutionnalisation de la culture du mensonge et surtout son appropriation par Touadéra et toute son équipe. Une pratique honteuse et une infirmité indigne des représentants de la nation qui ont fini par déranger tous ceux qui lui ont confié la gestion de la destinée du pays et heurter la conscience de toutes les bonnes volontés qui ont encore confiance au président de la République. Une propension au mensonge au plus sommet de l’Etat qui friserait la haute trahison, susceptible de démission. Jugez – en vous-mêmes ! Il y a quelques jours, l’affaire de la fuite organisée des criminels du Km 5, à la tête desquels Abdoulaye Hissen, Haroun Gaye et Mahamat Tidjiani, avait défrayé les chroniques.

Pendant plus d’un (1) mois, au sein des partis politiques, de la société civile et des milieux des observateurs de la politique centrafricaine, des voix se sont élevées non seulement pour dénoncer la facilité avec laquelle une bande de criminels de la pire espèce, d’égorgeurs de tout un peuple, de conquistadores, de marchands de la mort et de mercenaires a quitté la ville pour être plus ou moins stoppée à 20 Km de Sibut par les forces onusiennes, mais surtout pointer un doigt accusateur sur le président qui leur aurait serré les mains pleines du sang du peuple centrafricain, les auraient reçus au palais de la Renaissance, leur aurait remis de l’argent en liquides, et leur aurait même délivré un ordre de mission. Même si dans sa déclaration à la population de Bria, Touadéra avait tenté de revenir sur cette affaire, toutes les parties sombres ou cachées de cette affaire n’auraient pas à ce jour été élucidées, du fait de sa fameuse politique de main tendue, de réconciliation nationale et de cohésion sociale, à des liquidateurs de la République et à des enfants du malheur. Outre la bande à Abdoulaye Hissen, le président Touadéra, en application et dans le cadre de cette politique, aurait aussi rencontré d’autres seigneurs de guerre qui ont mis le pays à coupes réglées, comme Ali Darass, le roitelet de Bambari dont les éléments viennent de commettre de nouveaux crimes odieux et crapuleux sur des paisibles populations de Kouango, et un certain Sidiki, selon des sources généralement dignes de foi. Un autre seigneur de guerre qui aurait joué un rôle déterminant dans la libération des 45 otages de Baboua, détenus par les éléments d’un certain Abdoulaye Miskine, et qui lui aurait valu une certaine audience auprès du président de la République. Pour cet acte de bravoure, il aurait été chaleureusement et affectueusement reçu au palais de la Renaissance et serait reparti avec des espèces sonnantes et trébuchantes. Avec comme consigne particulière de contrôler et de sécuriser toute la préfecture de l’Ouham – Pendé. Mais, d’origine peuhle et appartenant à la Séléka, ce dernier serait sorti de cette rencontre ragaillardi et mandaté du pouvoir de tuer, d’avancer et de conquérir toute la préfecture. Ousman Dan Fodio, ne l’avait – il pas usé de cette même méthode ? Qui a conseillé à Touadéra de serrer la main de cet égorgeur, de lui tendre la main et de lui donner ces pleins pouvoirs ? C’est donc dans ce contexte que tous les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores doivent prendre très au sérieux les propos tenus par ce dernier, au lendemain de l’attaque meurtrière de la ville de Koui, et relayés en ces termes par Diaspora – Magazine : « Depuis le début de ce mois de septembre, la population de la préfecture de l’Ouham Pende au nord de Centrafrique est retombée dans la psychose à cause des éléments du général SIDIKI, un chef rebelle camerounais, qui tuent pillent et occupent des villages dans ladite région du pays. Le 19 septembre dernier, plus d’une centaine de personnes ont été massacrées dans le village Dankouri situé à 300 km de la capitale Bangui dans la préfecture de l’houam-pende au nord du pays, par les éléments du chef rebelle camerounais appelé le général SIDIKI.

Le 25 septembre dernier, selon Mme Hélène GUENABAYE, sous préfète de la ville de KOUI située à environ 400 km de la capitale Bangui, ces hommes armés ont déjà occupé toute la localité et promettent de poursuivre leur conquête des autres villes stratégiques de ladite préfecture. Selon la sous-préfète, le général SIDIKI a affirmé à la population de KOUI que c’est le président Faustin Archange TOUADERA après leur entretien à Bangui le mois dernier, qui lui a ordonné de contrôler toute la préfecture en vue d’empêcher les bandits armés qui sévissent dans la localité. Et que d’ici peu de temps, il mettra le cap sur la sous préfecture de BOKARANGA ainsi de suite. Plusieurs cas de morts sont déjà signalés par la population de ces localités qui cherche refuge dans les villes environnantes. Selon une source communautaire joint par téléphone le 25 septembre dernier, la population de la sous préfecture de BOKARANGA et ses environs commence à vider la région pour se réfugier pour la plupart des cas dans la ville de BOUAR qui abrite le camp de formation militaire appelé camp LE-CLERCK où sont souvent formés les militaires centrafricains. Pour le moment, les autorités nationales ne se sont pas encore prononcées sur cette triste réalité même si le chef de l’Etat est en déplacement à New York. La MINUSCA qui est sensée garantir la sécurité de la population civile sur toute l’étendue du territoire conformément à leur dernier mandat du 26 juillet 2016 elle aussi, ne réagit toujours pas pour arrêter ces massacres. L’enjeu de ces actes odieux perpétrés par le chef rebelle camerounais le pseudo-général SIDIKI et ces hommes va impérativement répercuter négativement sur la réussite de la table ronde de Bruxelles entre l’Etat centrafricain et ses partenaires au développement, prévue le 17 novembre prochain ».

Des propos évidemment, rapidement et formellement démentis par le ministre de la sécurité publique, Jean – Serge Bokassa, dans une annonce sur les antennes de RNL. Mais, un démenti qui n’étonne personne et qui ne convainc personne, surtout qu’il émane d’un gouvernement qui est sans armée, qui ne manifeste aucune volonté pour en avoir par tous les moyens, qui accepte sans gêne de jouer le rôle de sapeurs – pompiers, de décompteurs de cadavres, de médecins intervenant après la mort et de pigistes chargés de lire, sur les antennes de la radio Bangui, des communiqués de presse à caractère nécrologique, laconiques et lapidaires.

Fort de toutes ces mascarades au sommet de l’Etat, cette complicité active entre le président de la République, son gouvernement et les bourreaux du peuple centrafricain à travers sa fameuse politique de main tendue, qui ne rapporte rien du tout, à des ogres ou des criminels de la pire espèce qui, sous d’autres cieux, devraient être tout simplement neutralisés par tous les moyens, d’une part, le refus de la Minusca de désarmer par la force, conformément à l’article 7 de la charte de l’Onu, tous ces seigneurs de guerre et leurs bandes armées, ou sa propension à les laisser faire ou à ne rien faire pour arrêter leurs folies meurtrières contre des populations civiles, et pis, le grand complot contre le réarmement des forces armées centrafricaines, d’autre part, doivent interpeller Touadéra dès son retour de New – York. S’il veut très sincèrement éviter une vague de contestations populaires contre son pouvoir et un départ précipité. Car, sa collaboration avec les ennemis du peuple n’est plus un secret de polichinelle. A moins qu’il n’ait pas été élu par ce peuple et qu’il n’ait donc pas de compte à lui rendre !

Jean – Paul Naïba

 
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CENTRAFRIQUE : des soldats français racontent le chaos de Sangaris

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Un soldat français en patrouille dans un village au nord de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, le 3 janvier 2014.REUTERS/Andreea Campeanu

Cinq militaires comparaissent ce jeudi devant une cour militaire pour des violences commises en Centrafrique et témoignent des abus commis par les forces françaises et des carences de leur hiérarchie.

Pour l’Armée française, le cauchemar de Sangaris tarde à se dissiper. Cinq soldats et officiers comparaissent aujourd’hui devant un conseil militaire à Poitiers, pour des violences commises au cours de cette opération de sécurisation en Centrafrique, qui s’est achevée en juin dernier. 

Au delà des faits qui leur sont reprochés, leurs témoignages dévoilent la triste réalité de l’intervention française: pénurie de moyens, absence de hiérarchie, complicité passive face aux exactions commises par les troupes tchadiennes. Un an après la dénonciation par l’ONU des viols perpétrés par des casques bleus français sur des mineurs centrafricains, la « grande muette » est de nouveau éclaboussée par ces révélations embarrassantes.  

Ces témoignages sont consignés dans un rapport d’enquête, menée au printemps dernier pour appuyer les poursuites disciplinaires à l’encontre des soldats. Le Parisien a révélé ce jeudi matin quelques extraits de ce document confidentiel.  

Pénurie de matériel

Les faits remontent à début 2014: depuis le 5 décembre, les troupes françaises sont engagées en République centrafricaine pour mettre fin aux violences interreligieuses. Des affrontements sanglants opposent milices chrétiennes anti-balaka et rebelles musulmans de la Séléka. Les exactions se multiplient, la guerre civile confine au génocide. Les militaires du 2e Rima débarquent au milieu du chaos. Postés à l’entrée nord de la capitale, Bangui, il se retrouvent aux premières loges des massacres. 

« On est arrivés dans un pays en guerre civile et on est arrivés au moment le plus fort, raconte un soldat aux enquêteurs. Nous n’avions pas de couchage, pas de lits picots, pas de moustiquaires. On prenait les cartons des rations pour dormir dessus. Parallèlement à ça, on était menacés par la hiérarchie d’être punis en cas de paludisme. »  

Un seul véhicule blindé pour plusieurs dizaines d’hommes, alors que les combats de rue font rage. Les militaires improvisent et plaquent des gilets pare-balles sur leurs camions pour assurer un semblant de protection. Matériel vieillissant et inadapté, manque d’eau potable et de munitions, conditions d’hygiène déplorables, l’intendance peine à suivre ces petites unités dispersée à travers la ville. Des conditions matérielles dénoncées à plusieurs reprises par les soldats de retour chez eux. 

Obligés de subir le feu de leurs alliés

« Au quotidien, c’était des embuscades, des mouvements de foule, maintien de l’ordre, des découvertes de cadavres (…). Chaque fois que l’on trouvait des cadavres ex-Séléka, on était obligés de monter la garde pour éviter que les anti-balakas, voire la population, les découpent et les mangent », raconte l’un des soldats.  

Pour les militaires, la confrontation avec l’horreur est quotidienne. L’arrivée des soldats tchadiens ne fait qu’aggraver les choses. Le président Idriss Deby, premier allié de l’Élysée dans la région, a envoyé des troupes en renfort pour sécuriser la capitale. Mais, indisciplinées et en majorité musulmanes, elles ne tardent pas à se joindre aux exactions contre les civils. 

L’un des officiers mis en cause évoque un « massacre de la population » et « au moins trente corps ». Dans la confusion, les militaires français sont eux aussi pris à parti. Impossible de répliquer à ces ingérables frères d’armes: le commandement ne transmet aucun ordre. « J’étais obligé de poster les mecs en leur donnant l’ordre de ne jamais ouvrir le feu sur les Tchadiens. Nous n’avons jamais reçu de conduite à tenir du PC (NDLR : poste de commandement). » 

Livrés à eux-mêmes, témoins d’atrocités quotidiennes, les « marsouins » flanchent peu à peu. « Face aux horreurs que l’on a vues là-bas, on a commencé à devenir agressifs », confesse ce même officier. Ils basculent à leur tour, en mars 2014: alors que l’opération s’achève, les cinq prévenus décident de ramener des baïonnettes gravées, en souvenir, et les commandent à un marchand local… qui s’enfuit avec l’argent avancé. Il est localisé et rattrapé par les militaires quelques jours plus tard.   

Il est roué de coups, puis attaché à un arbre, les mains dans le dos, un sac en plastique sur la tête. Il ne sera libéré qu’au bout de plusieurs heures, par un officier qui le menace du bout de son fusil: « Si tu parles, ou si on te revoit dans les parages, c’est finex (sic) pour toi », rapporteLe Parisien.  

Cette agression, dénoncée en avril dernier, a conduit à la suspension des militaires impliqués. Ils pourraient être définitivement révoqués si les faits son avérés. Quelles que soient les sanctions disciplinaire, ils n’en auront pas terminé avec la justice: la section militaire du parquet de Paris a également ouvert une enquête. Elle pourrait révéler d’autres manquements dans la conduite des opérations

Source : Express

 
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CENTRAFRIQUE:LA SITUATION HUMANITAIRE SE DETERIORE A KAGA BANDORO

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Kaga Bandoro, le 30 septembre 2016Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, a exprimé sa profonde inquiétude face à la récente détérioration de la situation humanitaire à Kaga Bandoro, dans la préfecture de la Nana Gribizi. Lors d’une visite de terrain le 29 septembre, il a constaté le départ d’acteurs humanitaires importants en raison d’agressions et de braquages devenus très fréquents depuis le début du mois de septembre. «Je condamne fermement les attaques contre les acteurs humanitaires à Kaga Bandoro et partout ailleurs en Centrafrique » a-t-il dit. «J’exhorte les auteurs de ces actes à respecter sans condition le Droit international humanitaire, notamment le principe de neutralité selon lequel les travailleurs humanitaires accordent une aide sans discrimination » a-t-il martelé.

Dans la période du 9 au 26 septembre 2016, plus de 16 cas de braquage de domiciles de travailleurs humanitaires nationaux ont été enregistrés. A cela s’ajoute le vol de matériel de valeur ainsi que les tentatives de cambriolage.

Le Coordonnateur humanitaire a également mis en garde les conséquences négatives de l’insécurité sur la protection des civils, notamment l’accès humanitaire et l’appui aux populations vulnérables. En effet, l’insécurité sur certains axes a limité les mouvements des humanitaires vers les populations qui avaient besoin d’une aide. Cette situation est d’autant plus déplorable qu’une légère accalmie avait permis le retour des habitants de Ndomété qui s’étaient réfugiées dans la brousse après les incidents du 16 et 17 septembre 2016. Environ 70% des 3200 personnes déplacées, avaient pu regagner leur maison.

Ce retour a permis aux acteurs humanitaires d’apporter une aide sanitaire et un appui Eau, Hygiène et Assainissement (EHA) aux populations. Des dons de médicaments, le renforcement du centre d’écoute pour la prise en charge des cas de traumatismes, la recherche des enfants séparés et la réunification familiale sont entre autres les principales actions qui avaient déjà été engagées.

A présent, le départ d’organisations humanitaires et la cessation des activités de leurs partenaires de mise en œuvre risquent de mettre en situation d’insécurité alimentaire 120 000 personnes en sus des 35 000 déplacés qui ne recevront pas d’aide alimentaire selon le Programme alimentaire mondial. Un projet de l’UNICEF qui visait à procurer des repas à 25 000 enfants a également été mis en veille. A cet égard, Fabrizio Hochschild a rappelé qu’à l’heure où la RCA prépare un avenir plus radieux avec son programme de relèvement et de stabilisation, il est «urgent de rompre avec les cycles de violence du passé ».

 

Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 
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CENTRAFRIQUE: Le HCR soutient le gouvernement centrafricain à travers les projets de cohésion sociale pour favoriser le retour durable de réfugiés et déplacés internes centrafricains.

hcr

 

Bangui, le 29 septembre 2016 – L’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés, le HCR, à travers ses projets de cohésion sociale, apporte un appui au gouvernement centrafricain dans la création de conditions favorables au retour et à l’intégration des réfugiés et personnes déplacées internes. Au cours de sa conférence de presse mensuelle le 29 septembre à son siège à Bangui, le HCR, et son partenaire du volet cohésion sociale – Afrique Secours et Assistance (ASA) – ont souligné que les activités de cohésion sociale sont en droite ligne avec le mandat du HCR. 

          Interrogé sur le mandat du HCR en relation avec la cohésion sociale, M. Aime Wata, Administrateur en charge de la Réintégration, a indiqué que le HCR a un mandat de protection aux Réfugiés et personnes déplacées internes. « Malgré le fait que ce projet de cohésion sociale commence dans les préfectures de la Lobaye et de l’Ombella Mpoko, il a une portée nationale et va s’étendre dans les zones de retour dans l’ouest et au centre de la République Centrafricaine (RCA),» a dit M. Wata. 

Avec son partenaire ASA, le HCR finance depuis 2014, des projets de cohésion sociale dans les préfectures d’Ombella Mpoko et la Lobaye. Ces activités qui sont essentiellement basées sur la restauration de l’autorité de l’Etat par la réhabilitation de la chefferie traditionnelle, comprennent entre autres, les ateliers de formation de leaders communautaires, la mise en place d’une plateforme de journalistes pour la paix, les campagnes de sensibilisation de masse, et tout récemment la construction de six cases de chef que le Gouvernement de la RCA, représenté par les Ministre de la Sécurité Publique et par le Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationales, a remises aux chefs des collectivités ciblées pour cette phase pilote qui s’est déroulée dans la Lobaye. 

          Sur la question de savoir si les chefs traditionnels ont pris conscience de leur rôle dans la gestion de conflits liés au retour des déplacés, la Coordonnatrice Pays de ASA, Madame Evelyne Adom, a répondu par l’affirmative, « les chefs traditionnels ont pris conscience de leur rôle, et notre projet de construction de cases de chefs dans la Lobaye les a aussi outillés avec un lieu pour résoudre les conflits, et une source de revenu pour les activités communautaires dans les villages. » 

Le HCR a aussi présenté les deux activités majeures du mois qui ont marqué l’actualité internationale : l’adoption le 19 septembre, par 193 Etats membres de l’ONU de la Déclaration de New York, et la nomination de deux lauréats conjoints de la Distinction Nansen pour les réfugiés. Il s’agit de l’Équipe hellénique de secours et Efi Latsoudi du village Pikpa. Pour information, la Déclaration de New York est un ensemble d’engagements pris par des gouvernements sur la reconnaissance que, la protection des réfugiés et l’assistance aux Etats d’accueil constituent, une responsabilité internationale commune, qui ne doit pas être assumée seulement par les pays d’accueil. 

Le HCR a saisi cette occasion pour présenter la situation de scolarisation des enfants réfugiés en République Centrafricaine. Il en ressort que sur une population de 11,651 réfugiés, 2,660 sont inscrits au mois de septembre 2016 pour fréquenter dans les établissements maternels, primaires, secondaires et universitaires. Le HCR à travers ses partenaires que sont la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) et ASA, apporte un soutien en frais d’inscription, fournitures scolaires à toutes ces personnes déracinées.

Rappelons qu’au 30 août, la RCA abrite 11,651 réfugiés ; 422 demandeurs d’asile et 385,750 personnes déplacées internes,  tandis que les pays limitrophes abritent 466,293 réfugiés centrafricains.

 

Patience Ntemgwa | Public Information/Com. Officer | UNHCR Bangui, Central African Republic pour CARnews OU RCAinfo
Tel: +236 7055 2887 | Pama: 90 236 01 2113 | ntemgwa@unhcr.org | Twitter : @UNHCR_CAR
http://www.unhcr.org/fr/  http://www.unhcr.org/central-african-republic.html  
 
 
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