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CENTRAFRIQUE Kaga – Bandoro :Yaketé et Bokassa, les forces de défense et de sécurité sont- elles dans la ville, et Al – Katim et ses éléments en fuite ?

28 Sep

Selon des informations dignes de foi en notre possession et de sources constantes, concordantes et indépendantes, les forces de défense et de sécurité, composées de gendarmes et de policiers dont le déploiement dans la ville était fermement et officiellement promis au peuple par le ministre de la sécurité publique, M. Jean – Serge Bokassa, au lendemain du massacre qui y a été perpétré par les éléments de la Séléka, sous le haut commandement d’un certain Al – Katim qui prend son ordre de travail de son chef hiérarchique direct, l’égorgeur de tout un peuple, un certain Nourreldine Adam, et au vu et au su des forces onusiennes du contingent pakistanais qui sont restées l’arme au pied, seraient finalement arrivées à Kaga – Bandoro, la semaine dernière.

En effet, après avoir été un tant soit peu bloquées à Dékoa, au motifs que le calme serait revenu à Kaga – Bandoro, Ndomété et dans les villages environnants en ruines et en fumée, et que parmi les éléments des forces de défense et de sécurité en mouvement seraient disséminés des éléments des forces armées centrafricaines, et sur fermes instructions du haut commandement de la Minusca dont le mandat consiste effectivement à assurer la protection des populations civiles et soutenir les efforts des autorités légitimes et légales dans leur volonté et leur farouche détermination à sécuriser le pays, celles – ci seraient autorisées in fine à rentrer dans la ville, appuyées par les contingents burundais et congolais.

A l’annonce de leur imminente arrivée, les éléments de la Séléka qui y régnaient en de véritables conquistadores dont leur chef, Al – Katim, auraient abandonné les bâtiments administratifs et privés qu’ils occupaient illégalement, auraient pris leurs jambes à leur cou et les principaux auteurs des dernières violences, massacres, pillages, viols des femmes, destructions des biens publics et privés, incendies des habitations et greniers, se seraient tout simplement évaporés dans la nature. Ces mêmes sources ont affirmé que ceux qui ne savent plus où aller auraient trouvé refuge à la mosquée et dans la concession de leur comzone, Al – Katim, où ils survivraient grâce aux subsides, donations et à des générosités des bonnes volontés. Pour combien de temps encore ?

En attendant le DDRR, peut – être ? Telles sont les deux (2) questions que tous les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom, et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, des liquidateurs de la République, et des marchands de la mort, se posent depuis lors. En réponse claire et précise, la justice devrait sans tarder s’occuper de leur sort, ouvrir une enquête et procéder à l’arrestation des auteurs et complices de cette tragédie, comme la Minusca l’avait souligné dans son communiqué de presse, avant qu’il ne fût vraiment trop tard ; car, selon des informations dignes de foi en notre possession, les populations de Kaga – Bandoro, Ndomété et des villages environnants, victimes de ces dernières violences inouïes, se prépareraient à une vengeance noire et aveugle pour laver l’affront subi sur leur terre, celle de leurs ancêtres et de leurs aïeux et nettoyer la préfecture de tous les mercenaires, les égorgeurs et autres jihadistes qui y auraient trouvé refuge. Ne l’avaient – elles pas toujours dit « tôt ou tard, nous jouerons le match retour » , ce qui signifie en Sango « lawalawa, i ké pika dembo ti kiringoni » ?

Pour l’heure, Kaga – Bandoro, Ndomété et les villages environnants seraient sous contrôle des forces de défense et de sécurité et des barrières auraient été érigées dans la ville et aucune arme ne devrait ni y être visible ni y être détenue par un quelconque individu. Même la perception des taxes du convoyage des bœufs dont le montant s’élevait à 25.000 Francs par tête et qui était gérée par les éléments de la Séléka, serait désormais assurée par les forces de défense et de sécurité et leur montant revu à la baisse à hauteur de 2.500 Francs CFA. Rappelons qu’un véritable massacre s’est déroulé dans cette localité, il y a de cela une semaine, sous les yeux et à la barbe des forces onusiennes du contingent pakistanais, déployées en Centrafrique, conformément aux recommandations et résolutions du conseil de sécurité et dotées d’un mandat robuste, celui de recourir à la force pour assurer la protection des populations civiles ! Des forces onusiennes qui sont restées l’arme au pied, les 16, 17 et 18 septembre 2016 et qui n’ont rien pu faire ou qui ont tout simplement laissé le massacre se commettre ! Une tragédie qui se passe de tout commentaire ! C’est ainsi que, selon des informations dignes de foi en notre possession, plus d’une vingtaine de personnes auraient perdu la vie, en trois (3) jours, lors de ces actes de violences inouïes et aveugles, plusieurs blessés et des victimes dont le pronostic vital est sérieusement entamé, des femmes violées et égorgées, l’hôpital régional de la Nana – Gribizi pillé et des malades violentés et contraints de prendre leurs jambes à leur cou pour trouver refuge ailleurs ou mourir tout simplement en cours de route, des ongs à buts humanitaires saccagées, l’église catholique assiégée et pillée, des édifices publics et privés attaqués et détruits, etc. Parmi les victimes, M. Ngaté, le chef du village de Ndomété, la première autorité de l’Etat, M. Lagony, un brave cultivateur, connu de tous, et un certain Bigao.

Des sources sûres, le village Ndomété gardera pour longtemps les stigmates de cette attaque : des maisons et des greniers brûlés, des commerces pillés et saccagés, des biens publics et privés emportés, des animaux domestiques froidement abattus, et des hommes, des femmes, des enfants et des personnes du 3ème âge contraints de trouver refuge en brousse, en cette période de saison pluvieuse, avec le risque d’être mordus par des serpents, de boire l’eau des étangs et de consommer des racines pour tenter de survivre comme des animaux….. Aux dernières nouvelles, de sources proches de la gendarmerie, ce sont les contingents congolais et burundais qui contrôleraient la ville et ses environs. Quant aux forces de défense et de sécurité, elles auraient regagné leur base à Bangui, depuis la fin de la semaine dernière. Alors, M. Jean – Serge Bokassa, quelles forces sont – elles encore présentes à Kaga – Bandoro ?

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 28/09/2016 dans Uncategorized

 

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