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CENTRAFRIQUE: Politique / Dologuélé accuse Touadéra d’avoir volé les élections et dénonce son inertie depuis plus de 5 mois

21 Sep

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– Vous aviez à l’issue du second tour de la présidentielle, dénoncé des fraudes, mais sans aller jusqu’à déposer de recours. Vous avez même reconnu assez rapidement la victoire de votre rival Faustin Archange Touadéra, pourquoi ?

«Parce que la situation aurait dégénéré. En Centrafrique, les résultats sont annoncés tout au long de la semaine, bureau de vote par bureau de vote. Les jours précédant la proclamation des résultats officiels, la tension n’avait cessé de monter. Il y avait déjà des violences, la colère enflait. Comprenant qu’un allait leur voler la victoire, les jeunes menaçaient de sortir dans la rue avec des armes. Ni moi ni personne n’avions les moyens de maitriser ce qui allait se passer. Comprenez bien qu’en Centrafrique, il n’y a pas vraiment d’Armée, de Police, de Gendarmerie.….Chez nous, c’est la population qui est armée !
C’est pour cela qu’après avoir consulté mes alliés, dans un souci d’apaisement, et pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans la violence, j’ai décidé de laisser courir. (NDLR : Admettre la victoire par tricherie de Faustin Touadéra pour éviter les violences) «Même si je n’ai pas déposé de recours, il me semble très important de procéder à un audit de cette élection présidentielle, tout comme il faut dissoudre cette ANE qui ne fonctionne pas. Dans deux ans, nous aurons des scrutins locaux, et il ne faudrait pas refaire les mêmes erreurs.»

– Regrettez-vous la décision que vous avez prise à l’époque ?

«Non, je l’assume parfaitement. C’était un acte de cœur, un acte patriotique. Mais je maintiens que cette élection a été massacrée, alors qu’elle aurait dû être exceptionnelle, et que c’était une chance unique offerte aux centrafricains. J’affirme qu’il y a eu des fraudes, que des instructions ont été données aux préfets pour qu’ils changent les procès-verbaux; que les autorités de la transition ont mis tous les moyens qui étaient à leur disposition, au service de Faustin-Archange Touadéra, dont elles ont financé la campagne. Elles espéraient en échange, obtenir sa protection. Le problème c’est qu’une fois élu, Touadéra a ordonné un audit de la transition. Catherine Samba-Panza par exemple en est très mécontente et s’estime maltraitée. Du coup, les langues se délient… (NDLR : Les fuites dans la presse par CSP sur les magouilles électorales de Touadéra)»

– Début Août, Jean-Francis Bozizé, le fils de l’ancien président a pris le risque de rentrer en Centrafrique. Il a été brièvement arrêté, puis relâché…Que pensez-vous de la manière dont cette affaire a été gérée ?

«Dans le fond, peut-on vraiment dire qu’il a pris un risque en revenant à Bangui ? Je pense qu’il s’était préalablement entendu avec le président Touadéra, qu’il avait eu des assurances, en dépit du fait qu’un mandat d’arrêt international avait été émis contre lui. C’est d’ailleurs la MINUSCA qui l’a arrêté. Tout a été fait dans l’improvisation et l’amateurisme. La preuve : Il a été libéré sans même avoir été présenté à un juge d’instruction.»

– Quel bilan dresseriez-vous des premiers mois du président Touadéra ?

«Il est au pouvoir depuis 5 mois : c’est peu, mais suffisant pour organiser les équipes, nommer les responsables, procéder à la mise en place du programme de société pour lequel il a été élu.
Or dans le cas présent, il ne s’est rien passé.»

– N’êtes-vous pas alarmiste ?

«NON, après l’élection, j’ai choisi de me taire pour donner une chance au nouveau président. Quand il m’a approché pour me proposer une union sacrée autour des questions de sécurité, j’ai accepté.
Mais, depuis, plus rien. Alors peut être que me taire n’était pas la bonne stratégie.»

Source : Jeune Afrique

Insécurité / M. Onanga – Anyanga, encore une vingtaine de morts à Kouango suite à une incursion punitive des ex-Séléka dans un marché !

Plusieurs personnes ont été tuées à Kouango et dans les villages environnants par des hommes armés identifiés comme des combattants de l’ex-Séléka, la semaine dernière. L’information a été confirmée par plusieurs personnes venues de Kouango.

De sources bien informées, 22 corps ont été retrouvés après l’incursion des hommes armés de l’ex-Séléka dans plusieurs villages proches de Kouango. Ce massacre a été organisé après l’assassinat d’un sujet musulman par des Antibalakas signalés à la sortie nord de la ville, à croire un témoin qui est arrivé à Bangui le dimanche dernier « plusieurs personnes sont tuées mais nous n’avons retrouvé que 22 corps. Je pense que le bilan est plus lourd que les 22 morts là parce que des gens sont portés disparus et on n’arrive pas à les retrouver, peut être qu’ils sont morts dans la brousse puis que les assaillants sont aussi entrés en brousse » a-t-il confié.

Selon les informations de Sangbilegue, les hommes armés informés de la mort du sujet musulman, ont débarqué dans un marché hebdomadaire qui se trouve à une dizaine kilomètres de Kouango. C’est là que le massacre est fait « l’attaque qu’ils ont organisée, a coïncidé avec le jour du marché hebdomadaire. C’est sur le marché qu’ils ont tué beaucoup de personnes. De là, ils avançaient et tuaient les gens en allant vers le village KOUI où le jeune musulman a été assassiné » explique un autre témoin.

Le ministère de la sécurité dit n’avoir pas encore des précisions sur ces évènements « pour le moment, nous n’avons pas encore eu des informations nécessaires sur ce dossier pour nous permettre de réagir. Mais tout porte à croire que de tristes évènements ont secoué cette ville » a confié un commandant de la police, cadre du ministère de la sécurité publique. A Kouango, il ya trois gendarmes et des forces internationales. Ce sont les forces de la Séléka qui contrôlent la ville.

De sources indépendantes, plusieurs maisons ont été brulées et la population a traversé vers la RDC pour se mettre à l’abri. Kouango-centre bien que calme, vit dans la peur à cause de ces évènements.

Source : SANGBILEGUE

Insécurité : Gestion et Traitement des Documents Administratifs

1-  Les Passeports


Depuis un certain temps, la gestion et la confection des passeports relèvent de la responsabilité exclusive de la Société dénommée Africard Co RCA.  Conformément aux termes de la convention signée entre le gouvernement et cette Société, l’Etat ou le Trésor Public ne perçoit que 10% sur les 50.000 Francs CFA des frais de délivrance du passeport, soit 5.000 Francs CFA. Ce qui signifie que si la Société perçoit Un (1) milliard de Francs CFA, l’Etat n’a droit qu’à la modique somme de 100 millions de Francs CFA. Ce qui signifie que si la Société perçoit  10 milliards de Francs CFA, l’Etat n’a droit qu’à la modique somme d’Un (1) milliard de Francs CFA. Un acte irresponsable et inacceptable pour un pays aussi pauvre que la RCA qui a besoin de toutes ses ressources pour construire des routes, des écoles, des hôpitaux et des forages d’eau potable ! Et ces 10% sont reversés difficilement sur des comptes censés être ceux de l’Etat, depuis plusieurs années. Pour preuve, ce n’est que tout dernièrement que  les quotes – parts de l’Etat ou du Trésor du 3ème trimestre 2015 dont le montant est de 21.400.000 Francs CFA (et la société n’a pas dit combien elle a perçu) viennent à peine d’être reversées et celles du 4ème trimestre 2015 et des 1er et 2ème trimestres 2016 ne sont pas à ce jour encore reversées. Et n’en parlons pas des tracasseries et des extorsions financières rencontrées lors des démarches. Et pourtant, l’essentiel des prestations est fourni par les différents services de la police. Le Gouvernement doit prendre ses responsabilités et dessaisir  cette Société de la  gestion des passeports, car selon des informations dignes de foi, plus de 400 passeports centrafricains auraient été retrouvés à Qatar et que des sujets étrangers les utiliseraient pour se prévaloir de la nationalité centrafricaine et tuer des centrafricains. Le Gouvernement doit créer une cellule autonome devant traiter et délivrer le passeport et rendre ainsi opérationnelle la machine biométrique, acquise sur les ressources de l’Etat, depuis plus de 3 à 4 mois.

2-   Les Cartes Nationales d’Identité

Depuis le coup d’état de la Séléka, la machine servant à la confection des cartes  nationales d’identité dont la propriétaire était l’une des nombreuses maîtresses du général d’opérette, François Bozizé, a disparu et les centrafricains n’ont plus droit à cet important document administratif. En leur place, il n’est délivré que des récépissés….. Et pourtant, leur confection génèrerait non seulement d’importantes ressources, mais surtout permettrait efficacement à l’Etat de disposer d’une banque des données sur des centrafricains en âge de majorité.

3-   Les Cartes de Séjour

Il n’est aujourd’hui de secret pour personne qu’après le départ de la Séléka, plusieurs lots des cartes de séjour ont été portées disparues et sont en circulation entre les mains des sujets étrangers, des policiers et de certains groupes de pression proches du ministère de la sécurité publique. La gestion opaque et mercantiliste de ce précieux document, par le passé, est aujourd’hui l’une des causes de la crise sécuritaire qui a ébranlé l’âme de la République, en ce sens qu’elle a permis l’intrusion des sujets étrangers, des mercenaires et des liquidateurs de la République sur le territoire national. Des hommes et des femmes qui ont usé de cette nationalité pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et demander la partition du pays. Il est grand temps que s’arrête cette anarchie organisée et que seule la Régie d’Avance et des Recettes puisse avoir l’œil sur la gestion et la délivrance de ces cartes de séjour. Cela permettra à l’Etat de disposer des ressources et d’une banque de données sur les sujets étrangers circulant sur le territoire national.

4-   Les Visas

Selon des informations qui circulent, il a été signé entre le gouvernement centrafricain, représenté par le ministère des affaires étrangères, le ministère de la sécurité publique et le ministère des finances et du budget, et les partenaires internationaux, une convention octroyant des exonérations  des visas d’entrée. Cet acte de générosité a permis à des ongs internationales de faire rentrer sur le territoire national des biens et services, d’alimenter certains réseaux de commerce illégal, et  d’exercer  in fine des activités à but lucratif sur le dos de la République centrafricaine. Notre pays étant l’un des pays les plus pauvres du monde et dont le budget est fiscaliste, il est plus qu’urgent de revoir les dispositions de cette convention afin de lui permettre de disposer des ressources indispensables à des investissements dans la relance de l’agriculture et la construction des routes, des écoles, des hôpitaux, etc….

Jean – Paul Naïba

 

Politique / Quand Touadéra oublie le triste sort des centrafricains au Mali dans son discours sur les mouvements massifs des refugiés et des migrants

Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, 

Mesdames et Messieurs, 

Distinguées Personnalités,

Les grands mouvements des populations sont devenus des faits presque normaux dans le monde et plus particulièrement en Afrique au regard de l’ampleur de ce phénomène sur le continent.

Ils ont tous en commun les mêmes causes : les conflits ou catastrophes provoqués par l’homme ou tout simplement les caprices de la nature.

Les grands mouvements des réfugiés et des migrants ont toujours affectée les pays de départ et les pays d’accueil.

La République Centrafricaine mon pays a pendant longtemps été une terre d’asile pour les réfugiés et autres migrants venus aussi bien des pays voisins que du reste du monde.

La dernière crise a eu pour conséquence majeure le déplacement massif des populations aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. On a enregistré jusqu’à 900.000 déplacés au fort de la crise.

Ce sont des milliers des femmes et des enfants qui sont jetés dehors de leur lieu d’habitation habituelle avec des conséquences incalculables sur leur santé physique et mentale, des centaines de familles qui sont disloquées , des centaines d’activités économiques qui sont abandonnées, l’avenir de milliers d’enfants hypothéqués et le rêve de tout un pays brisé.

Les grands mouvements des réfugiés et des migrants ne favorisent pas le développement. Ils constituent un facteur d’insécurité, de souffrance pour les populations, de déshumanisation chez les peuples, de fragilisation des efforts économiques et de la déstabilisation de mon pays.

Aujourd’hui, après cette profonde et complexe crise, la République centrafricaine mon pays avec le retour à la légalité constitutionnelle, s’est tourné résolument vers la réconciliation nationale.

La communauté internationale devra aider tous les pays en général et les pays africains en particulier, à lutter contre les causes profondes des grands déplacements des réfugiés et des migrants comme stipulé dans le plan d’action issu du Sommet de la Valette sur la Migration en 2015, et qui prévoit entre autres de :

– Réduire la pauvreté, – Promouvoir la paix et la bonne gouvernance,

– Garantir les chances. Je saisi l’opportunité offerte par cette tribune pour remercier la communauté internationale pour les appuis multiformes apportés à mon pays pendant les moments difficiles et les exhorte à mettre en œuvre le plan d’action qui permettra aux pays africains de prévenir les conflits pour ce qui concerne les causes dues à l’homme et de réduire les risques de catastrophes naturelles.

Cet appui doit aussi consister à soutenir les efforts des Gouvernements dans la mise en œuvre des stratégies de retour des déplacés car au sortir des crises les Etats sont généralement fragilisés et le non retour ou une mauvaise stratégie de retour peut constituer un risque de nouveau conflit.

Je vous remercie.

Septembre 2016 LAMINE MEDIA

 

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