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CENTRAFRIQUE Insécurité : Gestion et Traitement des Documents Administratifs

21 Sep

passeport

 

1- Les Passeports
Depuis un certain temps, la gestion et la confection des passeports relèvent de la responsabilité exclusive de la Société dénommée Africard Co RCA. Conformément aux termes de la convention signée entre le gouvernement et cette Société, l’Etat ou le Trésor Public ne perçoit que 10% sur les 50.000 Francs CFA des frais de délivrance du passeport, soit 5.000 Francs CFA. Ce qui signifie que si la Société perçoit Un (1) milliard de Francs CFA, l’Etat n’a droit qu’à la modique somme de 100 millions de Francs CFA. Ce qui signifie que si la Société perçoit 10 milliards de Francs CFA, l’Etat n’a droit qu’à la modique somme d’Un (1) milliard de Francs CFA. Un acte irresponsable et inacceptable pour un pays aussi pauvre que la RCA qui a besoin de toutes ses ressources pour construire des routes, des écoles, des hôpitaux et des forages d’eau potable ! Et ces 10% sont reversés difficilement sur des comptes censés être ceux de l’Etat, depuis plusieurs années. Pour preuve, ce n’est que tout dernièrement que les quotes – parts de l’Etat ou du Trésor du 3ème trimestre 2015 dont le montant est de 21.400.000 Francs CFA (et la société n’a pas dit combien elle a perçu) viennent à peine d’être reversées et celles du 4ème trimestre 2015 et des 1er et 2ème trimestres 2016 ne sont pas à ce jour encore reversées. Et n’en parlons pas des tracasseries et des extorsions financières rencontrées lors des démarches. Et pourtant, l’essentiel des prestations est fourni par les différents services de la police. Le Gouvernement doit prendre ses responsabilités et dessaisir cette Société de la gestion des passeports, car selon des informations dignes de foi, plus de 400 passeports centrafricains auraient été retrouvés à Qatar et que des sujets étrangers les utiliseraient pour se prévaloir de la nationalité centrafricaine et tuer des centrafricains. Le Gouvernement doit créer une cellule autonome devant traiter et délivrer le passeport et rendre ainsi opérationnelle la machine biométrique, acquise sur les ressources de l’Etat, depuis plus de 3 à 4 mois.
2- Les Cartes Nationales d’Identité
Depuis le coup d’état de la Séléka, la machine servant à la confection des cartes nationales d’identité dont la propriétaire était l’une des nombreuses maîtresses du général d’opérette, François Bozizé, a disparu et les centrafricains n’ont plus droit à cet important document administratif. En leur place, il n’est délivré que des récépissés….. Et pourtant, leur confection génèrerait non seulement d’importantes ressources, mais surtout permettrait efficacement à l’Etat de disposer d’une banque des données sur des centrafricains en âge de majorité.
3- Les Cartes de Séjour
Il n’est aujourd’hui de secret pour personne qu’après le départ de la Séléka, plusieurs lots des cartes de séjour ont été portées disparues et sont en circulation entre les mains des sujets étrangers, des policiers et de certains groupes de pression proches du ministère de la sécurité publique. La gestion opaque et mercantiliste de ce précieux document, par le passé, est aujourd’hui l’une des causes de la crise sécuritaire qui a ébranlé l’âme de la République, en ce sens qu’elle a permis l’intrusion des sujets étrangers, des mercenaires et des liquidateurs de la République sur le territoire national. Des hommes et des femmes qui ont usé de cette nationalité pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et demander la partition du pays. Il est grand temps que s’arrête cette anarchie organisée et que seule la Régie d’Avance et des Recettes puisse avoir l’œil sur la gestion et la délivrance de ces cartes de séjour. Cela permettra à l’Etat de disposer des ressources et d’une banque de données sur les sujets étrangers circulant sur le territoire national.
4- Les Visas
Selon des informations qui circulent, il a été signé entre le gouvernement centrafricain, représenté par le ministère des affaires étrangères, le ministère de la sécurité publique et le ministère des finances et du budget, et les partenaires internationaux, une convention octroyant des exonérations des visas d’entrée. Cet acte de générosité a permis à des ongs internationales de faire rentrer sur le territoire national des biens et services, d’alimenter certains réseaux de commerce illégal, et d’exercer in fine des activités à but lucratif sur le dos de la République centrafricaine. Notre pays étant l’un des pays les plus pauvres du monde et dont le budget est fiscaliste, il est plus qu’urgent de revoir les dispositions de cette convention afin de lui permettre de disposer des ressources indispensables à des investissements dans la relance de l’agriculture et la construction des routes, des écoles, des hôpitaux, etc….

Jean – Paul Naïba

 

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