RSS

CENTRAFRIQUE: Révélation / Quand M. Moukadas Nour ne sait pas conjuguer le verbe courir à l’imparfait de l’indicatif

19 Sep

moukadas
Dans un article publié sur mon journal, dénommé « Transparency » et sur « Centralafricanrepublicnews.wordpress.com », il y a seulement quelques jours, tous les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom, et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, des liquidateurs de la République, des marchands de la mort et des vendeurs d’illusions ne sont pas passés par quatre (4) chemins pour dénoncer l’humiliation faite à l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, à ses experts, à la République et à toutes les élites ou meilleures compétences nationales, à travers la présence au sein du cabinet présidentiel, dans le gouvernement, et à la primature, de femmes et d’hommes politiques de petit calibre, ignorant superbement leurs missions, n’ayant pas visiblement la maîtrise réelle de la technique, et pis, ne sachant tout simplement ni s’exprimer en français, ni lire leurs propres déclarations, ni échanger en sango ou dans leurs dialectes, quitte à recourir à l’expertise d’interprètes chevronnés.


Aujourd’hui, sans me verser dans un triomphalisme béat, les faits qui sont têtus, viennent non seulement de me donner raison, en me réconfortant très humblement dans ma thèse, mais surtout sont de nature à faire douter l’intelligentsia centrafricaine et les experts internationaux qui sont au chevet de la République centrafricaine, depuis quelques années, de la capacité réelle de certains membres du gouvernement Sarandji, à insuffler une nouvelle dynamique à la société, en mettant leur savoir – faire, leurs profils les plus pointus, et leurs compétences les plus futées au service du développement et de la formation en vue de l’émergence d’une jeunesse qualifiée, mieux formée, bien formatée et plus compétitive. C’est malheureux, c’est honteux et c’est très dangereux pour l’avenir de la nation !
En effet, selon des informations dignes de foi en notre possession, le ministre de l’éduction nationale, M. Moukadas Nour, un « autre professeur » ou plus exactement maître – assistant en sociologie à l’ université de Bangui, ministre résident de la Nana – Gribizi alors qu’il n’en est pas originaire et dont on n’a pas entendu la voix s’élever pour dénoncer le massacre de la population de ladite localité par les éléments de la Séléka, sous le commandement d’un certain Al – Katim, sans doute serait – il l’un de leurs suppôts dans le gouvernement, était l’invité d’honneur de la cérémonie du lancement de la rentrée scolaire 2016/2017, organisée à l’école centre filles, le samedi 17 septembre 2016.


Au menu du programme, il était prévu un concours de français avec divers prix accordés aux heureux lauréats. Ces mêmes sources ont révélé que, comme il était le ministre de l’éducation nationale, la première autorité administrative, technique et politique du département, donc un exemple à suivre pour les élèves, un modèle à copier pour les générations montantes, et une icône pour les bâtisseurs de demain, les organisateurs auraient jugé utile de l’avoir parmi les concurrents et de le soumettre à cet exercice. Un exercice de la grammaire française : celui de conjuguer le verbe du 3ème groupe « courir » au temps imparfait du mode indicatif ou plus exactement à l’imparfait de l’indicatif comme M. Jérôme Gogo nous l’avait appris en classe de CE2 B, à l’école mixte de Galabadja, dans les années 78. Un jeu d’enfant pour un élève moyen en cours élémentaire deuxième année. Mais, un jeu d’enfant qui se serait révélé difficile voire un véritable casse – tête chinois pour le ministre du Pr Sarandji, totalement perdu et balbutiant comme un élève en cours moyen première année devant la problématique de la règle de trois (3) ou celle des nombres complexes.
Jugez- en vous-mêmes : au lieu de dire : « je courais, tu courais, il ou elle courait, nous courions, vous couriez, ils ou elles couraient », notre « professeur d’université », le ministre de l’éduction nationale, de confondre l’imparfait de l’indicatif au passé – composé de l’indicatif et de laisser sortir de ses lèvres, devant certains membres du gouvernement, les experts de son département, des diplomates et des représentants des organisations internationales : « j’ai couru, tu as couru, il ou elle a couru, nous avons couru, vous avez couru, ils ou elles ont couru ». Pis, le summum de l’ignominie aurait été franchi, lorsqu’un journaliste l’aurait fortement soutenu dans sa bêtise, en affirmant aussi, devant les autres professionnels des médias, leurs caméras et leur dictaphone : « nous sommes courus ». Imaginez tout simplement la réaction de toute l’assistance. Hébétés, sidérés et ahuris, tous n’en croyaient pas leurs yeux et auraient eu du mal à dissimuler un certain malaise et leur honte.


Et voilà, comme tous les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes, et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, des liquidateurs de la République, des marchands de la mort et des vendeurs d’illusions l’ont toujours soutenu, le système éducatif centrafricain est totalement pourri. De la tête au pied. Du ministre aux élèves en passant par les inspecteurs d’académie, les proviseurs, les directeurs des collèges, les professeurs, les directeurs d’écoles et les instituteurs. Il est tout simplement pourri parce que tous ceux qui sont censés faire bouger les choses en profondeur, c’est – à – dire élaborer et mettre en œuvre la politique de réforme dans ce secteur combien important dans la vie socio politique du pays, sont eux aussi pourris. Ils sont tellement pourris comme des tomates dans un panier qu’ils ne peuvent et ne pourront que faire pourrir les autres, leur inséminer les gênes de leurs laideurs, de leurs puanteurs, et de leurs limites avérées, et constituer in fine un blocage très sérieux à la mise en œuvre de la politique de la rupture, du changement et de l’alternance générationnelle, tant promise par le candidat Touadéra, et tant attendue par tous, s’ils ne sont pas rapidement extirpés, avec toutes leurs racines, du cabinet présidentiel, du gouvernement et de la primature. Car, il est inacceptable à un moment où dans tous les pays qui nous entourent, l’accent est mis sur l’éducation, la formation et la chasse aux compétences les plus futées, qu’en République centrafricaine le président Touadéra, professeur d’université de son état, puisse superbement ignorer cette dynamique vivante de l’heure jusqu’ au point de se résoudre à nommer de tels demeurés à des hautes fonctions de l’Etat.


Jean – Paul Naïba

 

 
1 commentaire

Publié par le 19/09/2016 dans Uncategorized

 

Une réponse à “CENTRAFRIQUE: Révélation / Quand M. Moukadas Nour ne sait pas conjuguer le verbe courir à l’imparfait de l’indicatif

  1. selexdav11

    30/09/2016 at 13 h 08 min

    BONJOUR MON GRAND

    MERCI POUR LE PARTAGE DES INFORMATIONS.

    BONNE JOURNEE !

    David SELENGOUMA Ingénieur Agronome Phytotechnicien Chef de Programme de Contrôle et de Certification des semences Institut Centrafricain de la Recherche Agronomique (I.C.R.A) BP: 1762 Bangui République Centrafricaine Téléphone: 00236 70407161 et 0023672152366 E mail: selexdav@yahoo.fr et selexdav11@gmail.com

    Le 19 septembre 2016 à 18:18, Central African Republic News ou les infos de la République Centrafricaine : CARnews ou RCAinfos a écrit :

    > C.A.R News or R.C.A infos posted:  » Dans un article publié sur mon > journal, dénommé « Transparency » et sur « Centralafricanrepublicnews. > wordpress.com », il y a seulement quelques jours, tous les combattants de > la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom, et tous les résis » >

    J'aime

     

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :