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Archives du 19/09/2016

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA MET EN GARDE CONTRE TOUTE ATTEINTE A LA SITUATION SÉCURITAIRE

minusca

Bangui, 17 septembre 2016 La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) dénonce les actes de violence et de pillages survenus vendredi à Kaga Bandoro, suite à des tensions entre éléments anti-Balaka et ex-Séléka à Ndomete puis à Kaga Bandoro.

La MINUSCA regrette la perte de vies humaines et les blessés enregistrés et dénonce par ailleurs les attaques contre la communauté humanitaire et le personnel des Nations Unies. Un travailleur humanitaire a été sérieusement blessé.

La MINUSCA appelle les protagonistes à cesser immédiatement les hostilités et précise qu’ils seront tenus responsables pour leurs actes. Elle met en garde tous ceux qui facilitent et alimentent ces tensions dans la préfecture de la Nana Gribizi ou ailleurs en Centrafrique dans le but de mettre en cause la stabilité du pays.

La MINUSCA a décidé de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomete pour prévenir toute détérioration de la situation, conformément à son mandat de protection des populations civiles. La Force de la MINUSCA est déjà intervenue à Ndomete pour séparer les belligérants afin d’éviter des répercussions sur la population civile, ainsi qu’à Kaga Bandoro afin de renforcer la sécurité dans la localité, notamment tant celle de l’hôpital que des déplacés. Elle poursuit également des patrouilles dans la ville et sur l’axe Kaga Bandoro-Ndomete.

La MINUSCA est en contact permanent avec les autorités centrafricaines ainsi qu’avec les responsables locaux pour des mesures conjointes, afin de mettre un terme aux violences. La Mission appelle les communautés de Kaga Bandoro à ne pas céder à la panique et à rejeter toute tentative de manipulation ou tout désir de vengeance.

La MINUSCA continue de suivre de près l’évolution de la situation tant à Kaga Bandoro que sur l’ensemble du territoire national et n’hésitera pas à prendre des mesures appropriées pour éviter toute déstabilisation et pour assurer l’intégrité territoriale.

 

Source : service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 
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CENTRAFRIQUE: Kaga – Bandoro / Le chef du village de Ndomété, M. Ngaté, tué, des femmes violées et égorgées, des ongs pillées, et des maisons et des villages incendiés par les éléments d’un certain Al- Katim

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Deux (2) jours après les affrontements entre les éléments de la Séléka, sous le commandement d’un certain Al Katim, un soldat de 2ème classe autoproclamé général et maréchal de la localité, connu des forces onusiennes et du contingent pakistanais de la Minusca et des Anti – Balakas, les langues commencent à se délier et le bilan des combats ne cesse de s’alourdir. Un véritable massacre qui s’est déroulé sous les yeux et à la barbe des  forces onusiennes, déployées en Centrafrique, conformément aux recommandations et résolutions du conseil de sécurité et dotées d’un mandat robuste, celui de recourir à la force pour assurer la protection des populations civiles ! Des forces onusiennes qui sont restées l’arme au pied, les 16, 17 et 18 septembre 2016 et qui n’ont rien pu faire ou qui ont tout simplement laissé le massacre se commettre ! Une tragédie qui se passe de tout commentaire !

C’est ainsi que, selon des informations dignes de foi en notre possession, plus d’une vingtaine de personnes auraient perdu la vie, en trois (3) jours, lors de ces actes de violences inouïes et aveugles, plusieurs blessés  et des victimes dont le pronostic vital est sérieusement entamé, des femmes violées et égorgées, l’hôpital régional de la Nana – Gribizi pillé et des malades violentés et contraints de prendre leurs jambes à leur cou, des ongs à but humanitaire saccagées, l’église catholique assiégée et pillée, des édifices publics et privés attaqués et détruits, etc. Parmi les victimes, M. Ngaté, le chef du village de Ndomété, la première autorité de l’Etat, M. Lagony, un brave cultivateur, connu de tous, et un certain Bigao.

 Des sources sûres, le village Ndomété gardera pour longtemps les stigmates de cette attaque : des maisons et des greniers brûlés, des commerces pillés et saccagés, des biens publics et privés emportés, des animaux domestiques froidement abattus, et des hommes, des femmes, des enfants et des personnes du 3èmeâge contraints de trouver refuge en brousse, en cette période de saison pluvieuse, avec le risque d’être mordus par des serpents, de boire l’eau des étangs et de consommer des racines pour tenter de survivre comme des animaux…..A telle enseigne que le village n’est qu’un champ de cimetière et un tas de ruines en fumée. Aucune âme qui vive ! Aucun chien errant ! Aucun chant de coq !

A l’heure où nous mettons cet article sous presse, nonobstant le communiqué lapidaire de la Minusca qui n’est qu’une aubade funèbre et une vraie insulte à la mémoire des tués et de toutes les victimes de cette barbarie humaine et apocalyptique et la déclaration du ministre de la sécurité publique, ce sont toujours les conquistadores, les liquidateurs de la République, les enfants du malheur, les buveurs de sang, et les marchands de la mort de la Séléka, sous le haut commandement d’un certain Al – Katim qui contrôlent la ville et ses environs.

Du coup, une tempête de peur continue de planer sur la ville. Un vent d’inquiétude qui a empêché toutes les différentes confessions religieuses installées dans la localité de célébrer la messe dominicale. Une situation de reprise des hostilités qui sonne définitivement le glas des Accords de Paix de Libreville et de Bangui, qui lève un coin de voile sur les raisons des derniers agissements du regroupement de la Séléka dans le nord et à l’est, et qui annonce in fine des lendemains très difficiles pour les autorités légitimement et légalement établies, si elles continuent de faire confiance à la Minusca et de lui confier la gestion de leur sécurité et celle du peuple centrafricain et si elles refusent de faire preuve d’imagination pour restructurer et réhabiliter les forces armées centrafricaines.

Jean – Paul Naïba       .

 
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CENTRAFRIQUE Politique / M. Karim Meckassoua : Voici les difficultés rencontrées dans le recouvrement des recettes et les poursuites des créances de l’Etat

meckassoua

Dans le cadre des réformes entamées ces dernières années pour améliorer le niveau des recettes de l’Etat, le décret n°07.193 du 12 juillet 2007, portant règlement général sur  la comptabilité publique, a défini dans son article 3 la notion de deniers publics, a fixé en son article 9 que les fonds publics sont « détenus par des comptables publics, quelle qu’en soit la nature ou l’origine », et a consacré en son article 17 que seuls  les comptables publics sont habilités à assurer à titre exclusif : la prise en charge des titres de recettes et dépenses, le recouvrement des recettes, le paiement des dépenses, le maniement des fonds publics, le mouvement des comptes des disponibilités, etc.

C’est à ce titre que la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a entamé la réforme instituant un comptable public là où existent des deniers publics, permettant à l’administration financière de maîtriser les flux monétaires générés au profit de l’Etat. C’est dans cette optique que tous les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores ont le respectueux honneur de porter à la connaissance du président de l’assemblée nationale, et de tous les représentants de la nation, les difficultés rencontrées dans le recouvrement des recettes et la poursuite des créances de l’Etat, afin de requérir, dans le cadre de la session extraordinaire consacrée à l’examen du projet de la loi de finances rectificative,  ce qu’en pensent le Pr Touadéra, candidat de la rupture, du changement et de l’alternance générationnelle,  son premier ministre, l’autre professeur Sarandji et surtout  son ministre des finances et du budget, M. Jean – Marie Dondra.

1-    Ministère des Transports (De la taxe de sûreté aéroportuaire)

Cette taxe est instituée par l’article 48 de la loi des finances, de l’ordonnance n°88.004 du 03 février 1988 portant loi des finances pour l’exercice 1988, dont le montant (20.000 FCFA par passager) a été fixé par arrêté du 03 décembre 2008. Les modalités d’utilisation des produits de cette taxe qui est prélevée directement sur les frais des billets d’avion, sont définies par le décret n°88. 143 du 21 avril 1988. Elle entre dans le cadre des deniers publics, mais sa gestion est assurée par une personne ne dépendant et ne rendant compte au trésor public. En examinant  les documents que note rédaction a pu obtenir (péniblement), il est mis clairement à l’évidence que ces fonds sont encaissés et dépensés par un agent relevant du ministère des transports, sans que le ministère des finances et du budget n’en ait connaissance. Le programme d’emploi de cette année prévoit des dépenses égales aux recettes d’un montant d’Un milliard cent quinze millions soixante mille (1.115.060.000) Francs CFA, sans qu’aucune comptabilité ne soit produite au service technique compétent, conformément à l’instruction n°004 du 29 décembre 2015 du premier ministre, prévoyant une révision de certains aspects financiers, en ce qui concerne les fonds publics afin d’éviter des dépenses excessives.

2-    Ministère des eaux, forêt, chasse et pêche

Deux (2) situations nous interpellent :

A-  Les recettes phytosanitaires

Les fonds perçus à l’occasion des contrôles effectués par les agents dudit ministère au niveau de l’aéroport, du barc, des postes de contrôle sur les axes Boali, Damara et Mbaïki, aux ports beach et kolongo, ne figurent sur aucun registre financier permettant la traçabilité des mouvements opérés par ces agents de l’Etat, quand bien même les sommes collectées ne seraient pas négligeables.

B-  La caisse d’affectation spéciale de développement forestier (CASDF)

Au niveau de cette caisse figure un comptable qui se heurte à une difficulté d’ordre technique. En effet, le code forestier du 17 octobre 2008, en son article 189 et suivants précise que « la direction des domaines pour le compte du trésor public » perçoit les diverses taxes forestières dont celle d’abattage (40%), de reboisement (25%) et le loyer (70%). Dans la pratique, avant l’arrivée du comptable public, les agents des impôts percevaient ces différentes taxes et les faisaient ressortir dans leurs performances. Mais, ceux- ci refusent de les rendre publics, depuis l’affectation du comptable public. Les données en notre possession font état d’importantes sommes devant revenir au trésor public et impacter grandement sur les apports des quotes – parts. En cette matière, un rappel à l’ordre suffira pour ne pas frustrer les différents acteurs financiers en présence. Par ailleurs, le décret n°10.158 du 19 mai 2010 créant le fonds national de l’environnement prévoit en son article 22 un service administratif et financier et l’existence d’un agent comptable. Depuis lors, seules sont appliquées les dispositions relatives à la présence effective d’un contrôleur financier.

C-   Ministère de la sécurité publique ( Passeports et autres)

Le ministère en charge de l’élaboration de ces documents officiels dispose d’une régie d’avance et de recettes en son sein, gérée par un comptable public. Mais, la difficulté réside en ce que, conformément aux termes de la convention de partenariat signée entre le gouvernement et la société « Africard Co Rca », en son article 5.8, les recettes nées des 10% du taux prescrit par passeport imprimé et délivré, passent sous silence et ne laissent aucune trace, bien que celles – ci soient plus ou moins régulièrement reversées. La délivrance des titres de séjour et des visas, par ailleurs, ne donnent pas lieu à une comptabilité permettant de suivre les versements effectués. Cette opacité pour un ministère aussi sensible, peut être facteur d’insécurité tel que nous connaissons aujourd’hui.

Par ailleurs, il n’est de secret pour personne que les policiers qui sont en missions de contrôle de pièces afférentes des véhicules, sur les voies publiques, de nuit ou de jour, n’ont jamais en leur possession des quittances pouvant justifier de la légalité et de l’acquit libératoire des amendes dues à des contraventions. Les fonds perçus lors de ces différents et multiples contrôles ne sont jamais enregistrés et prennent des destinations autres que celle du trésor public. Il faut réglementer leur gestion par la tenue régulière des quittances, détenues par le régisseur.

D-  Le ministère du tourisme

La loi portant création du compte d’affectation spéciale du développement touristique et artisanal (CASDTA), sous tutelle du ministre en charge du tourisme, a affecté 80% des recettes audit département et 20% au trésor public. Cependant, les diverses taxes prélevées sur les hôtels, motels, auberges et autres qui constituent de menues recettes ne sont pas tenues de manière comptable et ne sont pas enregistrées dans les données du ministère des finances et du budget.

E-   Grande chancellerie et autres entités

Depuis plusieurs années, la grande chancellerie en ce qui concerne  la vente des médailles de décoration, le secrétariat général du gouvernement, en ce qui concerne la vente des journaux officiels, la direction des assurances et de micro – finances qui relève de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, en ce qui concerne les frais de contrôle sur les opérations de transfert, le ministère des transports, en ce sui concerne les ressources générées par les services des sociétés Sodiac et Barc, le ministère des logements, en ce qui concerne les loyers des bâtiments administratifs, le ministère des mines, en ce qui concerne les fonds miniers, excellent dans une gestion opaque et non orthodoxe des menues recettes générées par leurs différents services. Ce qui constitue un manque à gagner en ce qui concerne la prise en charge globale des opérations de l’Etat.

F-   Ministère de la défense nationale

Depuis des années, le ministère de la défense nationale d’un commun avec le ministère des transports perçoit les frais de franchise de l’espace territorial centrafricain. Ces taxes sont payées par les compagnies aériennes, mais sont gérées de manière opaque par un gestionnaire de ce département et ne figurent pas dans le registre comptable du trésor public. Il est grand temps qu’un comptable public soit détaché auprès dudit ministère afin d’en assurer la perception et la gestion pour la traçabilité et le mouvement de ces fonds dont les montants ne sont pas à négliger.

Fort de ce qui précède, il vous est fait les propositions suivantes :

 En ce qui concerne la situation aéroportuaire, phytosanitaire, grande chancellerie, secrétariat général du gouvernement, logements, Sodiac et Barc, et la direction des assurances, la présence d’un comptable public du trésor paraît indispensable afin de permettre une vue d’ensemble sur toutes les opérations financières effectuées pour le compte de l’Etat et éviter que des sommes assez importantes échappent au circuit financier ;

Pour le ministère du tourisme, en ce qui concerne les 10.000 Francs CFA des taxes touristiques à l’aéroport, en entente avec les compagnies aériennes, il est important de prendre des mesures pour qu’elles soient incluses directement dans les frais de transports, comme la taxe aéroportuaire, afin d’éviter des détournements et de nombreuses exonérations ;

Pour ce qui relève du ministère en charge de la sécurité publique, de l’immigration – émigration, la création d’une cellule locale de traitement et de confection des passeports, cartes nationales d’identité, cartes de séjour et visas, et l’opérationnalisation de la machine destinée à leur fabrication,  déjà acquise sur les ressources de l’Etat et mises à la disposition du régisseur, permettraient de mieux renflouer les caisses de l’Etat, contrôler les entrées des fonds générés par ces différentes prestations, et de disposer d’une banque de données sur les sujets étrangers présents sur le territoire national ;

Quant aux recettes forestières, un rappel à l’ordre fait à la direction générale des impôts et des domaines et au ministère des eaux, forêt, chasse et pêche, permettrait d’amener une harmonie entre les services puisque tel est l’esprit de la loi ;

Au ministère des postes et télécommunications, prendre des mesures afin de permettre au comptable public de recouvrer les arriérés et les recettes sur le trafic à l’international  dus par les sociétés de téléphonies mobiles, quotes – parts de l’Etat centrafricain ;

Que tous les textes pris pour affecter les recettes publiques d’une manière anarchique soient purement et simplement rapportés et que les 100% de ces fonds soient reversés sur le compte du trésor public pour éviter des dépenses non budgétisées et pour permettre la prise en charge comptable des recettes et des dépenses et faire sortir des balances et un compte de gestion fiables : documents indispensables pour témoigner d’une bonne gestion d’un pays devant les partenaires :

Que tous les contrats, avenants et les conventions signés entre l’Etat et les particuliers soient revus pour une effectivité et une clarté dans les rétrocessions des quotes – parts de l’Etat.

Telles sont, M. le président de l’assemblée nationale et honorables représentants de la nation, de manière non exhaustive, les difficultés rencontrées dans le recouvrement des recettes et les poursuites des créances de l’Etat, en notre possession, que les combattants de la liberté ont le respectueux honneur de soumettre à votre lecture pour des questions au gouvernement et au ministre des finances et du budget et l’adoption des mesures appropriées.

Jean – Paul Naïba

 

 
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CENTRAFRIQUE:Insécurité / L’insulte de la Minusca à la mémoire des tués et des victimes des éléments de la Séléka à Kaga – Bandoro et à Ndomété

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Communiqué de Presse

La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) dénonce les actes de violence et de pillages survenus vendredi à Kaga Bandoro, suite à des tensions entre éléments anti-Balaka et ex-Séléka à Ndomete puis à Kaga Bandoro.

La MINUSCA regrette la perte de vies humaines et les blessés enregistrés et dénonce par ailleurs les attaques contre la communauté humanitaire et le personnel des Nations Unies. Un travailleur humanitaire a été sérieusement blessé.

La MINUSCA appelle les protagonistes à cesser immédiatement les hostilités et précise qu’ils seront tenus responsables pour leurs actes. Elle met en garde tous ceux qui facilitent et alimentent ces tensions dans la préfecture de la Nana Gribizi ou ailleurs en Centrafrique dans le but de mettre en cause la stabilité du pays.

La MINUSCA a décidé de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomete pour prévenir toute détérioration de la situation, conformément à son mandat de protection des populations civiles. La Force de la MINUSCA est déjà intervenue à Ndomete pour séparer les belligérants afin d’éviter des répercussions sur la population civile, ainsi qu’à Kaga Bandoro afin de renforcer la sécurité dans la localité, notamment tant celle de l’hôpital que des déplacés. Elle poursuit également des patrouilles dans la ville et sur l’axe Kaga Bandoro-Ndomete.

La MINUSCA est en contact permanent avec les autorités centrafricaines ainsi qu’avec les responsables locaux pour des mesures conjointes, afin de mettre un terme aux violences. La Mission appelle les communautés de Kaga Bandoro à ne pas céder à la panique et à rejeter toute tentative de manipulation ou tout désir de vengeance.

La MINUSCA continue de suivre de près l’évolution de la situation tant à Kaga Bandoro que sur l’ensemble du territoire national et n’hésitera pas à prendre des mesures appropriées pour éviter toute déstabilisation et pour assurer l’intégrité territoriale

Source : Minusca

Nota Bene : Jusques à quand la Minusca se contentera – t – elle de dénoncer, non pas par la force mais par de simples mots incompréhensibles pour les uns et les autres, les actes de violences et de pillages perpétrés par des bandes armées, connues de tous, à l’égard de paisibles populations civiles ?  Jusques à quand les forces onusiennes déployées en Centrafrique en exécution des recommandations et résolutions du conseil de sécurité, assorties du mandat de veiller à la protection des populations civiles, se contenteront – elles de rester l’arme au pied et de jouer aux sapeurs pompiers et aux décompteurs de cadavres ou aux médecins intervenant après la mort ?  Combien de centrafricains devront – ils  encore être tués, de centrafricaines violées, de villages et de maisons incendiés, des édifices publics et privés détruits, pour qu’elles puissent se résoudre enfin à intervenir ?  Au lendemain des  actes de violences et des scènes de pillages intervenus à Kaga – Bandoro et à Ndomété où le contingent pakistanais n’a rien pu faire ou a même laissé faire, la Minusca, ne court – elle pas tout simplement le risque d’être poursuivi pour non assistance à des populations civiles en danger ?

Voilà de pertinentes questions auxquelles M. Onanga Anyanga doit répondre avant qu’il ne soit trop tard et qu’il ne soit obligé un jour de prendre ses jambes à cou pour rentrer  précipitamment chez lui. En effet,  selon des informations dignes de foi en notre possession, une armée de libérateurs serait en gestation dans les zones occupées par ces bandes armées et leurs seigneurs de guerre. Et à l’allure où vont les choses à Bambari où un ultimatum a été lancé par la population à l’endroit de la Minusca, à Bangassou, Dékoa, Kaga – Bandoro, Ndélé, Birao et à Bangui au Km 5, l’heure ne serait plus loin où une tempête de libération se lèvera, emportera tout sur son passage, et nettoiera la République de tous ces enfants de malheur, de conquistadores, de liquidateurs, de mercenaires, de buveurs de sang, et de marchands de la mort. Ce temps ne serait plus loin. Le temps pour tout un peuple, longtemps soumis et longtemps brimé par tous, de se lever  et  brandir l’étendard de la patrie, afin d’arrêter le projet de son extermination sur sa terre, celle de ses ancêtres et de ses aïeux, de l’est à l’ouest, du sud au nord. Le temps ne serait plus loin où ce peuple se lèvera, comme un seul homme, pour exiger de manière pacifique le départ de la Minusca, et se libérer du joug de ses colonisateurs. Car, trop c’est trop.

Jean – Paul Naïba

 
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CENTRAFRIQUE: Révélation / Quand M. Moukadas Nour ne sait pas conjuguer le verbe courir à l’imparfait de l’indicatif

moukadas
Dans un article publié sur mon journal, dénommé « Transparency » et sur « Centralafricanrepublicnews.wordpress.com », il y a seulement quelques jours, tous les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom, et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, des liquidateurs de la République, des marchands de la mort et des vendeurs d’illusions ne sont pas passés par quatre (4) chemins pour dénoncer l’humiliation faite à l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, à ses experts, à la République et à toutes les élites ou meilleures compétences nationales, à travers la présence au sein du cabinet présidentiel, dans le gouvernement, et à la primature, de femmes et d’hommes politiques de petit calibre, ignorant superbement leurs missions, n’ayant pas visiblement la maîtrise réelle de la technique, et pis, ne sachant tout simplement ni s’exprimer en français, ni lire leurs propres déclarations, ni échanger en sango ou dans leurs dialectes, quitte à recourir à l’expertise d’interprètes chevronnés.


Aujourd’hui, sans me verser dans un triomphalisme béat, les faits qui sont têtus, viennent non seulement de me donner raison, en me réconfortant très humblement dans ma thèse, mais surtout sont de nature à faire douter l’intelligentsia centrafricaine et les experts internationaux qui sont au chevet de la République centrafricaine, depuis quelques années, de la capacité réelle de certains membres du gouvernement Sarandji, à insuffler une nouvelle dynamique à la société, en mettant leur savoir – faire, leurs profils les plus pointus, et leurs compétences les plus futées au service du développement et de la formation en vue de l’émergence d’une jeunesse qualifiée, mieux formée, bien formatée et plus compétitive. C’est malheureux, c’est honteux et c’est très dangereux pour l’avenir de la nation !
En effet, selon des informations dignes de foi en notre possession, le ministre de l’éduction nationale, M. Moukadas Nour, un « autre professeur » ou plus exactement maître – assistant en sociologie à l’ université de Bangui, ministre résident de la Nana – Gribizi alors qu’il n’en est pas originaire et dont on n’a pas entendu la voix s’élever pour dénoncer le massacre de la population de ladite localité par les éléments de la Séléka, sous le commandement d’un certain Al – Katim, sans doute serait – il l’un de leurs suppôts dans le gouvernement, était l’invité d’honneur de la cérémonie du lancement de la rentrée scolaire 2016/2017, organisée à l’école centre filles, le samedi 17 septembre 2016.


Au menu du programme, il était prévu un concours de français avec divers prix accordés aux heureux lauréats. Ces mêmes sources ont révélé que, comme il était le ministre de l’éducation nationale, la première autorité administrative, technique et politique du département, donc un exemple à suivre pour les élèves, un modèle à copier pour les générations montantes, et une icône pour les bâtisseurs de demain, les organisateurs auraient jugé utile de l’avoir parmi les concurrents et de le soumettre à cet exercice. Un exercice de la grammaire française : celui de conjuguer le verbe du 3ème groupe « courir » au temps imparfait du mode indicatif ou plus exactement à l’imparfait de l’indicatif comme M. Jérôme Gogo nous l’avait appris en classe de CE2 B, à l’école mixte de Galabadja, dans les années 78. Un jeu d’enfant pour un élève moyen en cours élémentaire deuxième année. Mais, un jeu d’enfant qui se serait révélé difficile voire un véritable casse – tête chinois pour le ministre du Pr Sarandji, totalement perdu et balbutiant comme un élève en cours moyen première année devant la problématique de la règle de trois (3) ou celle des nombres complexes.
Jugez- en vous-mêmes : au lieu de dire : « je courais, tu courais, il ou elle courait, nous courions, vous couriez, ils ou elles couraient », notre « professeur d’université », le ministre de l’éduction nationale, de confondre l’imparfait de l’indicatif au passé – composé de l’indicatif et de laisser sortir de ses lèvres, devant certains membres du gouvernement, les experts de son département, des diplomates et des représentants des organisations internationales : « j’ai couru, tu as couru, il ou elle a couru, nous avons couru, vous avez couru, ils ou elles ont couru ». Pis, le summum de l’ignominie aurait été franchi, lorsqu’un journaliste l’aurait fortement soutenu dans sa bêtise, en affirmant aussi, devant les autres professionnels des médias, leurs caméras et leur dictaphone : « nous sommes courus ». Imaginez tout simplement la réaction de toute l’assistance. Hébétés, sidérés et ahuris, tous n’en croyaient pas leurs yeux et auraient eu du mal à dissimuler un certain malaise et leur honte.


Et voilà, comme tous les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes, et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, des liquidateurs de la République, des marchands de la mort et des vendeurs d’illusions l’ont toujours soutenu, le système éducatif centrafricain est totalement pourri. De la tête au pied. Du ministre aux élèves en passant par les inspecteurs d’académie, les proviseurs, les directeurs des collèges, les professeurs, les directeurs d’écoles et les instituteurs. Il est tout simplement pourri parce que tous ceux qui sont censés faire bouger les choses en profondeur, c’est – à – dire élaborer et mettre en œuvre la politique de réforme dans ce secteur combien important dans la vie socio politique du pays, sont eux aussi pourris. Ils sont tellement pourris comme des tomates dans un panier qu’ils ne peuvent et ne pourront que faire pourrir les autres, leur inséminer les gênes de leurs laideurs, de leurs puanteurs, et de leurs limites avérées, et constituer in fine un blocage très sérieux à la mise en œuvre de la politique de la rupture, du changement et de l’alternance générationnelle, tant promise par le candidat Touadéra, et tant attendue par tous, s’ils ne sont pas rapidement extirpés, avec toutes leurs racines, du cabinet présidentiel, du gouvernement et de la primature. Car, il est inacceptable à un moment où dans tous les pays qui nous entourent, l’accent est mis sur l’éducation, la formation et la chasse aux compétences les plus futées, qu’en République centrafricaine le président Touadéra, professeur d’université de son état, puisse superbement ignorer cette dynamique vivante de l’heure jusqu’ au point de se résoudre à nommer de tels demeurés à des hautes fonctions de l’Etat.


Jean – Paul Naïba

 

 
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