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Archives du 12/09/2016

CENTRAFRIQUE: Politique / Quand Africard empoche plus d’un (1) milliards de FFCA et ne verse que la modique somme de 21 millions à l’Etat

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C’est terrible, inacceptable, et insupportable, n’est – ce pas ? Et pourtant, c’est bel et bien vrai, une triste réalité, et la lettre du directeur de la société « Africard », un certain Anthony Mikhael, en date du 10 août 2016, au ministre des finances et du budget, Jean Marie Dondra, en est la preuve matérielle la plus irréfragable. Malheureusement, cette arnaque d’Etat n’a ému personne, et comme si la République centrafricaine était devenue un Etat atypique, celle – ci ne pouvait tout naturellement faire l’objet d’une vigoureuse dénonciation officielle ni de la part du président de la République, le Pr. Faustin Archange Touadéra, candidat de la rupture, du changement, et de l’alternance générationnelle, ni de la part de « son ami et grand – frère », l’autre professeur, M. Sarandji, ni de la part du ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean – Serge Bokassa, et surtout ni de la part du ministre des finances et du budget, Jean – Marie Dondra.
Un silence assourdissant irresponsable. Un silence de cimetière accusateur. Un silence criminel et coupable. Un terrible complot astucieusement ourdi par une caste de privilégiés, constitués d’hommes d’affaires libanais et des baroudeurs politiques de petit calibre à la présidence de la République, dans le gouvernement et dans les départements ministériels, contre le peuple centrafricain et l’avenir de ses enfants. Une loi de l’omerta que tous les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom, et tous les résistants à l’occupation de notre pays par des conquistadores, des liquidateurs de la République, des marchands de la mort et des assassins de notre destinée commune, doivent dénoncer avec toute la vigueur révolutionnaire de leurs âmes.
Pour dire vrai, l’histoire de ce partage de gâteaux remonte en 2011. En effet, cette année – là, après la tenue des élections législatives et présidentielle, l’une des plus frauduleuses de toute l’histoire de la Républicaine centrafricaine, le pays de B. Boganda a cessé d’être un Etat digne de ce nom. Il est devenu tout simplement un royaume. Le royaume du général d’opérette, François Bozizé, de son épouse, de ses maîtresses, de son parti, le Knk, de ses rejetons de fils, de ses parents, de ses amis et connaissances. Toutes les institutions de la République étaient ses propriétés exclusives, à savoir : la présidence de la République, l’assemblée nationale, le gouvernement, les départements ministériels, l’armée nationale, l’inspection générale des finances, l’inspection générale d’état, la cour des comptes, toutes les juridictions administratives et judiciaires, les sociétés d’état, les offices publics, les agences nationales, toutes les entités périphériques, etc. Dans ce royaume, tout naturellement, ne pouvaient être nommés à n’importe quel poste de responsabilité que des hommes et des femmes ayant des liens directs ou indirects avec le monarque, son épouse, ses maîtresses, ses rejetons de fils, son parti, ses plus proches parents, ses amis et ses connaissances.
C’est ainsi que, lorsqu’il s’était agi de traiter de la question de l’attribution du juteux marché de la gestion et de la délivrance des passeports, deux (2) de ces rejetons de fils, un certain Socrates et un certain Kévin, en avaient fait leurs propres affaires, une véritable affaire en or, en créant la société dénommée « Africard » en partenariat avec des opérateurs économiques libanais, et en y achetant des actions. Pour parvenir à leurs fins, ils n’avaient pas lésiné sur les moyens, y compris des menaces verbales, des menaces à mains armées, des intimidations et des trafics d’influence. C’est ainsi que pour bien jouir de la gestion de l’attribution de ce juteux marché et en tirer suffisamment profits, ils avaient eu l’intelligence de signer avec l’Etat ou ce qui en restait, leur Etat ou leur royaume, une convention de partenariat. Une fameuse convention qui leur avait évidemment accordé plus de 90% des recettes générées de la délivrance des passeports et seulement 10% à l’Etat, alors que l’essentiel des prestations était fait et est fait par les services de la police. En clair, si la société venait à encaisser la rondelette somme d’Un (1) milliard de Francs CFA de recettes, ce qui représente la confection de 20.000 passeports, seule la modique somme de 100.000.000 de Francs CFA devait revenir à l’Etat. Si la société venait à encaisser la coquette somme de 10 milliards de Francs CFA, ce qui représente les frais de traitement de 200.000 passeports, seule la somme d’Un (1) milliard de Francs CFA devait revenir à l’Etat. Si la société venait à encaisser la rondelette somme de (50) milliards de Francs CFA de recettes, ce qui représente la confection d’Un (1) million de passeports, seule la modique somme de 5.000.000.000 de Francs CFA devait revenir à l’Etat. Des fonds virés directement sur le compte de la société « Africard » qui, à son tour, fait reverser, selon ses humeurs et ses besoins de l’heure, les quotes – parts de l’Etat sur des comptes censés être plus ou moins ceux du Trésor Public.
Quelle arnaque d’Etat ! Quelle mafia ! Quel gâchis ! Quelle perte pour l’Etat et pour un pays aussi pauvre qu’est la République centrafricaine qui a grandement besoin de ces ressources pour construire et réhabiliter des routes, des écoles, des centres de santé, des forages d’eau potable ! Quelle trahison !
Il en était même ainsi de la gestion des cartes nationales d’identité qui était l’apanage exclusif d’une des innombrables maîtresses du monarque. Au lendemain du coup d’état du 23 mars 2013, les rejetons du monarque quittent le pays, mais leurs partenaires libanais résistent et font survivre la société, grâce à leurs puissants réseaux et moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes, et des dons en nature aux nouveaux maîtres de la République. Mais, si après le départ précipité d’un certain Djotodia, l’enfant du malheur, la délivrance des passeports par la société « Africard » devait reprendre de fort belle manière, il n’en était pas de même pour les cartes nationales d’identité dont le traitement et la délivrance seraient interrompus par le vol de la machine de confection. Alors qu’à l’arrivée du président Faustin Archange Touadéra, candidat de la rupture, du changement et de l’alternance générationnelle, les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom, et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, des liquidateurs de la République, des marchands de la mort et d’illusions, s’attendaient à ce que les termes de cette convention fussent révisés, que la société « Africard » fût purement et simplement dessaisie de la gestion de ces passeports, et qu’une cellule spéciale, chargée de la gestion, du traitement et de la délivrance de ces précieux documents, entre autre le passeport, fût créée dans les meilleurs délais, grande devait être tout simplement leur surprise.
Car, non seulement la société « Africard » continue tout naturellement ses activités plus de 5 mois plus tard après la prise de pouvoir de Touadéra , même malgré le fait que plus de 400 passeports auraient été retrouvés à Qatar et que des faux passeports centrafricains seraient en circulation à travers le monde, mais surtout toutes les dispositions sont prises pour que les miettes auxquelles la République a droit, ne lui soient pas régulièrement et temps réel reversées. En est la preuve la plus patente, le très difficile versement de la somme de 21 millions de Francs CFA, représentant ses quotes – parts du 3ème trimestre 2015, et l’omission délibérée des reversements ou des transferts de ses quotes – parts du 4ème trimestre 2015, et celles des 1er et 2ème trimestres 2016. Au vu et au su des autorités légitimes à qui le peuple centrafricain vient de confier la gestion de sa destinée !
Quant aux cartes nationales d’identité dont des lots auraient été emportés par les fous de la Séléka et dont des dizaines des lots seraient entre les mains des sujets étrangers, et circuleraient dans les tiroirs de certains lobbies ou groupes de pression au sein du ministère de la sécurité publique, leur délivrance est tout simplement suspendue, faute de machine de confection. Dans le même temps, les cartes de séjour continuent, elles aussi, d’être gérées de manière opaque et mercantiliste par le directeur général de l’immigration- émigration, malgré le limogeage de son prédécesseur par le ministre Sambia, pour « faux et usage de faux, gestion irrégulière et détournements ». Des visas d’entrée, n’en parlons pas. Ils continuent d’être octroyés, conformément aux dispositions d’une autre convention conjointement signée par le ministre des affaires étrangères, le ministre des finances et du budget, et le ministre de la sécurité publique. Une autre convention qui a littéralement assassiné le budget de la République, en accordant de gracieuses et trop larges exonérations à la Minusca et aux ongs internationales qui s’en servent pour exercer des activités lucratives en Centrafrique.
Quel gâchis, donc ? Quelle honte ? La République centrafricaine n’est – elle pas tout simplement devenue un Etat atypique ? Est – il possible qu’un pays aussi pauvre qu’est la République centrafricaine, accepte sans broncher que ses principales ressources soient perçues et détournées par des entreprises étrangères et des ongs internationales, avec la complicité active de ses propres enfants ? Comment ferait – elle pour faire face à ses principales dépenses régaliennes, si l’aide financière dont elle bénéficie aujourd’hui venait à tarir ou à être tout simplement suspendue ? Le moment n’est – il pas venu aujourd’hui de secouer le cocotier et d’en finir avec cette caste de privilégiés qui, en collaboration avec de vrais faux opérateurs économiques libanais, a fait main basse sur toute l’économie de la République ?
A Touadéra de répondre franchement et clairement à toutes ces préoccupations, avant qu’il ne soit trop tard !

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 12/09/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE: Lettre de protestation de Me Nicolas TIANGAYE à Roland MARCHAL

Nicolas TIANGAYE
 Avocat à la Cour
 Ancien Bâtonnier de l’Ordre
 Ancien Premier Ministre
 74, Avenue B. BOGANDA
 B.P. 2094 BANGUI
 (République Centrafricaine)

                                                                                        Bangui, le 09 septembre 2016

Objet : Protestation

                                                         A

                                                        Monsieur Roland MARCHAL

                                                                       (CNRS/Sciences PO Paris) – France

                                                  

 Monsieur

         Dans un rapport intitulé « Brève histoire d’une transition singulière. La République Centrafricaine de janvier 2014 à mars 2016 », que vous aviez présenté le 08 septembre 2016  à l’hôtel Ledger vous écrivez à la page 34 :

« Même la réputation de Nicolas TIANGAYE sortait entamée de cette période. Les gens- y compris certains de ses alliés politiques- évoquaient des achats immobiliers à Douala et à Orléans. D’autres rappelaient que si sa demeure à Bangui avait été pillée par la Séléka au début décembre 2013 (mais également par la population ensuite), il avait bénéficié d’un dédommagement très généreux du gouvernement qu’il conduisait encore ». 

Vos affirmations infondées et diffamatoires relèvent de la mauvaise foi. Déjà en décembre 2013, vous aviez, en portant des attaques personnelles contre moi sur les ondes de Radio France Internationale, déclaré que les Préfets centrafricains qui avaient été nommés se promenaient à Paris alors que ces derniers n’avaient pas les moyens d’aller en villégiature aux bords de la Seine. Le mensonge était grossier.

Au sujet des achats immobiliers de Douala et d’Orléans, il est de notoriété publique que les biens auxquels vous faites allusion dans ces 2 villes ont été acquis depuis plus de 15 ans. Je totalise 33 ans d’exercice de la profession d’avocat dont je suis actuellement le Doyen au sein du Barreau Centrafricain. Je n’ai pas attendu d’être Premier Ministre pour avoir un logement.

S’agissant du « dédommagement très généreux » dont j’aurais bénéficié du Gouvernement que je dirigeais, j’autorise le « chercheur » que vous êtes à rendre publics les documents attestant de la véracité de vos allégations. Il y va de votre crédibilité.

Si le citoyen centrafricain que je suis vous est redevable de vos efforts pour rendre plus compréhensible la crise centrafricaine dans la perspective de sa résolution,  je reste sceptique sur votre probité intellectuelle.

Je regrette en outre que drapé dans vos certitudes de « spécialiste de l’Afrique Centrale », vous quittiez le champ de l’investigation scientifique pour régler des comptes personnels. La raison est simple : vous êtes instrumentalisé par des adversaires politiques bien connus pour nuire. Dès lors, vous n’êtes plus dans la recherche.

Je connais de vrais spécialistes des sciences sociales que je respecte pour leur rigueur scientifique, leur objectivité  et la distanciation épistémologique qu’ils s’imposent  dans l’analyse des faits sociaux et politiques complexes.

Votre démarche est intellectuellement malhonnête et moralement abjecte.

Par ce que vous avez délibérément opté pour un subjectivisme débridé et puéril, et à défaut d’imprimer une quelconque autorité scientifique à vos élucubrations tropicales dont vous êtes dorénavant le spécialiste autoproclamé, vous avez désormais la triste réputation d’être un propagateur patenté de mensonges, un vulgaire colporteur  de ragots  et  un fouineur nocturne de poubelles en service commandé.

Recevez Monsieur, mes meilleures salutations.

Ampliations :

  • Invités à la présentation du  rapport                                          Me Nicolas TIANGAYE

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Source: Centrafrique-presse-overblog.com

 

 
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CENTRAFRIQUE : TABASKI : ILLÉGAL ÉGORGEMENT DE LA LOI ?

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En ce jour, les musulmans d’Afrique fêtent l’aïd el-kébir, en souvenir de ce brave Ibrahim qui se fit à l’idée d’égorger son fils Ismaël, juste avant que Dieu interceptât le couteau.

Comme chaque mois de dhou al-hijja (un des quatre mois sacrés de l’islam) est célébrée par la communauté musulmane.

En Centrafrique, la fête de ramadan avait été décrétée journée chômée non payée par le gouvernement en 2015.
Pour des observateurs de la vie politique centrafricaine, la célébration de la fête musulmane est une exigence des recommandations du forum de Bangui du 4 au 11 mai 2015.

La communauté musulmane a salué le geste fait par le passé par Mme Catherine Samba Panza alors présidente de la transition dans le sens de respecter les dispositions du forum de Bangui en consacrant le ramadan jour férié pour que les recommandations du Forum de Bangui soient appliquées.

Pour les musulmans, ces journées ne sont pas formellement fériées, mais obtiennent le même statut que le Jour des fêtes religieuses chrétiennes telles que Noel, le lundi de Pentecôte, l’Ascension et l’Assomption inscrites dans le calendrier de la nation.

Une réciprocité de fait qu’ils souhaiteraient voir s’incorporer à la liste des fêtes légales du pays.

Du côté de la population non musulmane, les appréciations divergent. Les nostalgiques d’une Centrafrique pure indiquent que cette réciprocité est inadmissible car selon eux consacrer toutes les fêtes musulmanes fériées seraient synonyme d’opposer les deux communautés et croient savoir que ce qui se passe serait une imposition de la communauté internationale.

Même s’ils n’osent plus se prétendre propriétaires du calendrier, les chrétiens restent sur la défensive, arguant qu’il s’agit moins d’une peur des musulmans qu’une tendre et légitime mélancolie inspirée par le souci d’équité nationale.

Et les animistes pourront-ils un jour voir consacrer la fête de Ngakola, journée fériée, se demande un étudiant en sociologie à l’université de Bangui.

D’autres refusent d’observer une telle fête et dénoncent des arrangements politiciens que le peuple centrafricain dans son ensemble ne suivra guère.

Au demeurant, s’il est juste de réparer le tort fait à la minorité musulmane, il faut reconnaitre que même en France pays des droits de l’homme cette fête de tabaski n’est guère un jour de suspension de taf (travail, tel qu’on l’appelle dans le langage argotique en France) pour les musulmans de France qui souhaitent, en tout bruit et toute odeur, maltraiter un bélier dans leur baignoire.

Pour les juristes, il existe une anomalie juridique car en consacrant ces fêtes musulmanes par décret le gouvernement Touadera perpétuerait la violation flagrante de la constitution comme l’a fait allégrement Catherine Samba Panza.

Les praticiens du droit indiquent que « les fêtes légales sont du domaine de la loi, et non le ressort d’un décret ».

Ils proposent à ce qu’un projet de loi soit présenté aux élus de la nation pour être voté avant la mise en application de cette volonté du forum national de Bangui.

Il est vrai tout de même que la Centrafrique ne détiendrait pas le record des jours fériés.

Les Argentins friseraient la dizaine de célébrations nationales justifiant une suspension du travail .

L’accumulation de ces jours fériés, chômés constituerait un farniente improductif dans le pays qui entend pourtant atteindre l’émergence.

Pour autant, les centrafricains devraient-ils laïciser leurs jours fériés, à défaut de les «païeniser»?

Laïciser en assainissant la liste des célébrations civiles des considérations religieuses?

Ou, au contraire, en restant à équidistance des confessions, ce qui signifierait n’en privilégier aucune ?

 

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 12 Septembre 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 

 
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