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Archives du 08/09/2016

CENTRAFRIQUE: Insécurité / M. Onanga Anyanga, que fait la Minusca à Kaga – Bandoro et à Dékoa ?

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DEKOA, 05 Septembre 2016 (RJDH)

—Une attaque d’un groupe d’ex-Séléka a fait plusieurs blessés au village Yoro situé à 8km de Dékoa. L’acte s’est produit lors de la veillée mortuaire du chef Bernard Bangui et son frère, tous deux tués par des ex-Séléka alors qu’ils se rendaient au champ. Selon le sous-préfet de Dekoa Guy Yves Mbetigaza, « le chef et son frère se rendaient au champ où se trouvait sa femme. C’est en route qu’ils sont tombés sur ces combattants qui les ont abattus le 03 septembre 2016. Les corps ont été ramenés et inhumé le soir au village Yoro » a-t-il expliqué.

C’est lors de veillée mortuaire qu’un groupe d’ex-Séléka a fait irruption dans le village et a blessé plusieurs personnes. « Le même soir, des ex-Séléka de Kaga-Bandoro étaient arrivés en motos et ont ouvert le feu sur les gens qui se trouvaient à la place mortuaire. Plusieurs personnes ont reçu des balles dont un cas grave que nous avons évacué à Sibut », a précisé le sous-préfet. Guy Yves Mbetigaza dit avoir des informations sur la présence de ces hommes armés dans la brousse. Il demande aux autorités et à la Minusca des dispositions sécuritaires à Dekoa, « Les ex-Séléka sont là dans les champs et nous avons interpellé les habitants de ne pas aller aux champs par mesure de sécurité. Nous avons aussi saisi la hiérarchie sur la situation sécuritaire de notre localité afin qu’une décision soit prise car nous sommes actuellement entre le marteau et l’enclume », explique t-il. Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec les responsables des ex-Séléka de Kaga Bandoro mis en cause dans cette affaire.

Dekoa est sous menace des hommes armés identifiés comme des ex-Séléka depuis la fuite des cadres militaire de ce mouvement le 12 août 2016. Deux jours avant l’assassinat de ce chef de village, un combat a opposé un groupe d’ex-Séléka aux jeunes auto-défenses de Dekoa. Le bilan faisait état d’un mort et quelques blessés dans les rangs de l’ex-Séléka.

Source : RJDH

 
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CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA EXPULSE UN GROUPE D’HOMMES ARMÉS DE BOGUILA

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Bangui, le 7 septembre 2016 – Les forces de la MINUSCA ont expulsé environ 200 hommes lourdement armés se réclamant du MPC de Boguila (nord-ouest), le 4 septembre dernier, alors qu’ils tentaient de s’établir dans ce village de l’Ouham pour y « faire régner la sécurité ». L’information a été rendue publique mercredi 7 septembre, par le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, qui a rappelé qu’une autre intervention des casques bleus avait permis de stopper une colonne d’ex-sélékas à Dékoua le 3 septembre.

Vladimir Monteiro a également rejeté les accusations contre les casques bleus civils et militaires déployés dans la ville de Bambari, en soulignant l’impartialité de la MINUSCA. « Ces collègues tout comme les casques bleus dans d’autres parties du territoire n’iront jamais à l’encontre des principes des Nations Unies. Ils n’ont qu’un seul objectif, celui de contribuer à la protection des populations », a dit le porte-parole. Sur les casques bleus mauritaniens, il a précisé que leur professionnalisme a été souligné par le préfet, le sous-préfet et le maire lors des visites des secrétaires généraux adjoints des Nations Unies Jane Lute et Atul Khare. Pour Monteiro, « les Mauritaniens comme d’autres casques bleus font un travail exemplaire ».

Au cours de ce point de presse, le porte-parole a rappelé l’engagement de la Mission à protéger la population et à faire respecter l’autorité de l’État, « en faisant usage de la force, si nécessaire ». Le porte-parole invite par ailleurs les groupes armés à répondre à l’appel au dialogue du Président Touadera, et en adhérant au processus du DDR, tout en respectant leurs engagements pris lors de la signature de l’Accord sur les principes du DDRR.

De même, Monteiro a souligné que le leadership de la Mission est en contact avec les responsables locaux et les forces vives dans les préfectures pour expliquer la mise en œuvre du mandat de la MINUSCA, dont l’objectif stratégique est de réduire la présence et la menace des groupes armés, ainsi que le partenariat avec les autorités centrafricaines. A ce sujet, il a rappelé le déplacement cette semaine du Représentant spécial du Secrétaire général en République Centrafricaine à Bria et Obo.

Sur le processus de DDR, le porte-parole a noté que la barre de 4.000 ex-combattants enregistrés dans le cadre du programme de pré-DDR va être franchie cette semaine, 11 mois après le lancement des activités par la Mission. Quant aux Droits de l’Homme, Monteiro a annoncé que 28 incidents de violations et abus des droits de l’homme ont été commis par les groupes armés et certains éléments des forces de l’ordre, affectant au moins 55 victimes.

De son côté, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a noté que la situation sécuritaire reste volatile à cause de l’agissement de certains groupes armés. « Ces groupes veulent étendre leur présence en totale ignorance de leurs différents engagements sur le DDR », a-t-il dit, en promettant que la Force continuera d’adopter une posture offensive pour prévenir et contenir toute dégradation causée par l’attitude des groupes armés. Afin d’aider à la restauration de l’autorité de l’Etat, la force de la Minusca a escorté 784 véhicules commerciaux la semaine dernière, sur les trois grands axes routiers qui desservent la capitale, a ajouté le porte-parole militaire.

Pour sa part, le Lieutenant Salifou Konseiga, porte-parole de la police de la MINUSCA, a indiqué que le calme se stabilise en ce moment dans le pays, en dépit de quelques cas de criminalités enregistrés en province et des coups de feu entendus dans plusieurs arrondissements de Bangui. En prévision, la Police va poursuivre les différentes patrouilles, les gardes statiques, les opérations de lutte contre la délinquance, en collaboration avec les forces de sécurité intérieure. Le Lieutenant Konseiga a également fait savoir que la Police de la MINUSCA a débuté ce mercredi, une retraite de 72 heures pour faire un bilan de ses activités au moment où la mission en Centrafrique de son Commissaire, Luis Carrilho, arrive à sa fin.

 

Source: Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

 
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CENTRAFRIQUE: Politique / Le langage de fermeté du président Touadéra à Bria à l’endroit des seigneurs de guerre et de toutes les bandes armées

bria

 

Monsieur le Préfet de la Haute Kotto ; Messieurs les Sous-préfets de Bria et Yalinga ; Mesdames et Messieurs les Notables de la Haute-Kotto; Vaillantes populations de la Haute-Kotto ; Au nom de toute la délégation qui m’accompagne et au Mien propre, je vous adresse mes sincères salutations ; Je ne sais comment exprimer la joie qui m’anime en me retrouvant aujourd’hui parmi vous, à Bria la Scintillante, Chef-lieu de la Haute- Kotto.

Je suis venu à Bria, non seulement pour vous rendre visite, mais aussi et surtout pour remercier toute la population de la Haute-Kotto pour la confiance qu’elle m’a témoignée lors de l’élection présidentielle en m’élisant massivement comme Président de la République, Chef de l’Etat. Je vous en est particulièrement reconnaissant. Je suis venu aussi m’enquérir de vos conditions d’existence et de vous parler de l’avenir. A travers BRIA, je veux m’adresser à toutes les populations de la Haute-Kotto. Pour ma part, la Haute-Kotto, notre belle préfecture représente la région par laquelle le développement économique de notre pays devrait intervenir. Elle regorge en effet d’immenses potentialités minières, forestières, faunique, agricole et d’élevage et constitue une alternative de développement pour un pays qui ne possède pas d’accès à la mer. C’est ici à Bria, alors Oubangui Oriental, que le premier diamant centrafricain fut découvert, en 1913 par Monsieur BRUSTIER, tandis que l’or le fut en 1927 à Roandji à Bambari. Mais ce n’est pas sans ressentir une vive émotion que je prends aujourd’hui la parole parmi vous. Trop de souvenirs, également doux et chers, viennent également m’assaillir lorsque je me reporte aux jours heureux, aux jours où BRIA, La Scintillante, ville minière par excellence était inondée des hommes d’affaires de toutes nationalités.

Aujourd’hui, BRIA symbolise les méfaits de la grave crise militaro-politique qui a secoué durement notre pays. La population de BRIA est l’une de celle qui a le plus souffert des effets nuisibles de la crise. Mieux que quiconque, la population de BRIA connaît l’importance de la paix. C’est pourquoi, je vous demande de croire à l’avenir, d’aider le Gouvernement à reconstruire la paix, le vivre ensemble. Si nous avons la paix, nous pouvons amener l’eau potable, l’électricité, construire l’école, les centres de santé et autres services sociaux de base. L’agriculture et l’élevage et l’exploitation minière peuvent renaître pour le bien de la population. Je profite de l’occasion de BRIA pour dire à toutes les populations centrafricaines qu’il n’y a pas une autre alternative à la paix.

Le moyen le plus approprié pour avoir la paix c’est le DDR, c’est le dialogue. Le DDR pour retirer les armes qui sèment la désolation dans les foyers. Vite on aura retiré les armes, vite on aura la paix et le développement. Le DDR se fait en même temps que la restructuration de notre Armée pour qu’elle soit une armée de garnison et non de projection, une Armée pluriethnique, républicaine. C’est le sens de la RSS. Le dialogue, mais pas un dialogue politique comme d’aucuns le réclament mais notre capacité à nous surmonter et à échanger sur ce qui nous divise et ce qu’on aura à faire après cette paix. Il ne sert à rien de marcher contre cette paix. Le peuple centrafricain a clairement exprimé sa soif de la paix lors des dernières consultations électorales. Il ne sert à rien, après les élections saluées par l’ensemble de la communauté internationale, de vouloir perpétuer la violence aveugle en défiant l’autorité légalement établie, les institutions issues des élections et la justice qui est le seul gage d’égalité entre les citoyens. Je saisis cette occasion pour condamner avec force les faits qui se sont produits dans la nuit du 12 août 2016 où quelques responsables de groupes armés contre qui des mandats d’arrêt sont décernés pour des crimes graves, à bord de véhicules lourdement armés, ont quitté le Km5 pour traverser la barrière du PK12 où se trouvaient les éléments des forces de défense et de sécurité, avec effraction et violences. Les fugitifs arrivés sur la barrière du PK 12 ont ouvert le feu sur les éléments des forces de défense et de sécurité qui s’y trouvaient, alors qu’ils n’ont nullement été agressés ni poursuivis. Grâce à Dieu, il n’y a pas eu mort d’hommes. Le convoi qui s’était ébranlé et qui a essuyé de la riposte au poste avancé de Damara tenu par quelques éléments de sécurité centrafricains a finalement été stoppé au Sud-est de Sibut, à Galafondo par la MINUSCA. Au cours de ce coup d’arrêt, il y a eu des morts du côté des malfaiteurs et sept (7) d’entre eux ont été fait prisonniers.

Quelques éléments du convoi se sont évadés prenant des otages pouvant les guider dans leur fuite, ce qui a provoqué la décision des habitants des villages de s’armer pour aller les libérer. Les poursuites continuent. Je rends hommage aux victimes innocentes de cette folie meurtrière. Pourquoi tant de violences contre les populations qui n’aspirent qu’à la paix et tant de défis contre les nouvelles autorités établies ? Contrairement à leurs allégations mensongères, aucune autorité ne leur a délivré un ordre de mission. D’ailleurs, en quelle qualité devraient-ils obtenir un ordre de mission ? Par ailleurs, restant dans la logique de défier l’autorité de l’État, les mêmes personnes ont lancé un ultimatum exigeant la libération des personnes arrêtées sous 48 heures, faute de quoi ils engageront des actions robustes contre les populations dans les zones sous leur occupation. Est-il acceptable que des personnes non élues, ne possédant aucun mandat et ne représentant qu’elles-mêmes puissent ainsi défier l’autorité de L’État ? Cela est inacceptable. Le temps de la guerre est fini. L’heure est à la paix et la réconciliation nationale. Il est temps de panser les plaies, d’unir les cœurs, de revivre ensemble. J’invite tout le monde à rejoindre le camp de la paix. Il est temps d’arrêter d’armer le Centrafricain contre son frère Centrafricain. Il faut cesser les violences aveugles ! Il faut éviter de se comporter comme des barbares, des hommes sans foi ni loi.

A la fin de ces affrontements meurtriers, dévastateurs, parmi les victimes humaines, il n’y aura ni vainqueur ni vaincu. Saisissons ces élections saluées du monde entier pour nous réconcilier avec le monde et avec nous-mêmes. Si Dieu m’a donné pour responsabilité de conduire la destinée de notre pays, mon premier devoir, dans le cadre de cette responsabilité, est d’épuiser tous les moyens possibles pour épargner à mes Compatriotes les maux d’une autre crise tragique comme celle que nous venons de connaître et qui n’honore pas notre pays. Ceux qui travaillent pour la paix auront la prime de la paix. Les ennemis de la paix répondront de leurs actes devant la justice quel que soit le temps écoulé. A force de combattre la paix, ils cumulent des infractions et seront poursuivis tôt ou tard. En ma qualité de Père de la Nation, je demande aux fugitifs de Galafondo qui sont dans la brousse, malgré les intempéries et qui bravent les moustiques et les bêtes féroces, de se rendre à la justice. Ils ne risquent rien pour leur vie et leur intégrité physique.

La justice examinera leur situation au cas par cas, car je sais qu’il y en a qui sont emballés dans cette entreprise criminelle contre leur gré. Je les exhorte à mettre fin à la prise d’otage pour servir de guide car cela entretient inutilement la violence. Le message de BRIA est un message de paix et de réconciliation nationale.

Je suis venu ici, aujourd’hui, pour proclamer la paix dans notre pays, l’unité nationale et l’indivisibilité de notre pays. Compatriotes de BRIA et de toute la Haute-Kotto, soyez des Ambassadeurs de la paix ! Levez-vous pour dire non, non et non à tous ceux qui veulent ramener notre pays dans le chaos, non à ceux qui veulent faire la partition de notre pays !

La RCA est Une et Indivisible. Que le Dieu de paix bénisse notre pays !

Je vous remercie.

 
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