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CENTRAFRIQUE: Politique / M. Touadéra et M. Sarandji : Pourquoi les Facas en faction au PK 12 n’avaient – elles pas réagi lors de la fuite organisée des criminels du Km 5 ?

22 Août

 

Pourquoi les forces de défense et de sécurité en faction cette nuit – là, à la barrière de PK 12 n’avaient- elles pas vigoureusement et militairement réagi, comme le leur recommandent leurs missions, celle de défendre l’intégrité du territoire national, celle d’assurer la sécurité des biens et des personnes et celle de préserver les intérêts fondamentaux de l’Etat ?

Pourquoi le poste de contrôle, selon les témoignages de l’une des victimes de cet évènement qui rentrait chez lui à 21 heures passées de la nuit, était – il curieusement désert, alors que les informations relatives à la planification de cette fuite organisée étaient connues de l’état – major des forces armées centrafricaines, de la gendarmerie et de la police nationales et que des éléments et de matériels de guerre auraient été déployés en renfort à cet effet ?

Pourquoi avait – il fallu à M. Alpha Gounoumoudjou plusieurs coups de klaxons pour faire sortir de son lieu de cachette un élément des forces armées centrafricaines qui devait l’abandonner quelques minutes plus tard, à son triste sort, prenant ses jambes à son cou, dès la vue, au niveau du Camp du Rdot, des phares du convoi des six (6) véhicules des égorgeurs et des fuyards remontant à vives allures vers la barrière du PK 12 ?

Pourquoi le capitaine et ses éléments qui étaient bel et bien au courant de cette échappée des criminels du Km 5, selon des informations de sources dignes de foi, recoupées, et mises à leur disposition par les services des renseignements généraux, avaient – ils tout simplement décidé d’abandonner leurs postes, au lieu de saisir cette opportunité pour prouver leur sens élevé du devoir et du sacrifice pour la patrie, en jouant le plus beau match de leur vie ou plus exactement en livrant le plus beau combat de toute leur carrière militaire dont l’issue victorieuse les aurait élevés au rang des héros, non pas à la barrière du PK 12, mais en leur tendant un véritable guet-apens sur le pont de Shô, où avait d’ailleurs violemment chuté, du sixième véhicule, un des fuyards, retrouvé par la population aux premières lueurs du jour et remis avec son arme à la SRI ?

Le désir de vivre était – il plus fort que le devoir de mourir pour la patrie ?

Si tel devait être le cas, n’étions – nous pas là devant un acte de désertion devant l’ennemi, un acte de haute trahison, et un acte de reniement de l’engagement, susceptibles de poursuites judiciaires devant la cour martiale ?

Avaient – ils tout simplement reçu un contre – ordre leur interdisant de réagir vigoureusement et militairement contre le convoi des criminels fuyards ou avaient – ils tout simplement été corrompus par ces criminels ou leurs complices présents dans la hiérarchie gouvernementale, ministérielle et militaire ?

Telles sont des pertinentes questions qui ne cessent de fuser des lèvres de tous les combattants de la liberté, des démocrates dignes de ce nom, et des résistants à l’occupation de la République par des conquistadores et des égorgeurs patentés, quelques jours après la fuite organisée des criminels et des buveurs de sang du Km 5.

Des pertinentes questions qui malheureusement demeurent à ce jour sans réponse de la part des plus hautes autorités, à savoir : du président de la République, M. Faustin Archange Touadéra, du premier ministre, M. Simplice Matthieu Sarandji, du ministre de la défense nationale, M. Joseph Yaketé, et du ministre de la sécurité publique, M. Jean – Serge Bokassa. Sur cette affaire qui prouve une fois de plus l’amateurisme et l’incapacité de nouveaux princes de la République à trouver des solutions idoines à la crise sécuritaire, le peuple centrafricain fatigué de courir, de mourir et d’enterrer ses cadavres, par la voix des guerriers de la plume, a droit à des explications et attend des réponses claires et précises de la part du président de la République, sur l’effectivité de la mise en œuvre de sa politique de la rupture, du changement et de la fin de l’impunité, sur la base de laquelle se fondent aujourd’hui toute sa légitimité et toute sa crédibilité aux commandes des affaires de la cité.

Une attente qui se justifie par une politique de main tendue, à son initiative personnelle, à des liquidateurs de la République et à des enfants du malheur, à travers des audiences accordées au palais de la République, au seigneur de Bambari, Ali Darass, et au roitelet du Km 5, Abdoulaye Hissen et à toute sa bande, mais une politique de main tendue qui, quoique judicieusement menée dans le cadre de la recherche de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, ressemble fort étrangement à une politique de collaboration et de complicité avec les ennemis de la République, des hommes et des femmes qui prétendent jouir de la nationalité centrafricaine, tout en n’hésitant pas à pactiser avec des mercenaires de la pire espèce, comme Ali Darass qui ne sait ni parler français ni s’exprimer en sango, pour tuer des centrafricains, incendier des villages, violer des femmes, s’attaquer à des édifices publics et enfreindre insolemment et impunément à l’image, à l’honneur, aux valeurs et aux attributs de la République.

Une politique de collaboration qui s’est traduite in fine par le silence du locataire du palais de la Renaissance sur cet évènement. Ne dit – on pas que « qui ne dit mot consent » ?

Au président de la République de trouver les mots justes pour expliquer ce qui s’est réellement passé ce jour – là, afin de rassurer tout simplement le peuple centrafricain qui lui a confié la gestion de sa destinée, avant qu’il ne soit trop tard. Sur cette même affaire, le peuple centrafricain abandonné par les leaders des partis politiques, ses représentants légaux à l’assemblée nationale et par la société civile, attend aussi, par la voix des guerriers de la plume et des communicateurs, des explications claires et précises de la part du chef du gouvernement, M. Simplice Matthieu Sarandji. Car, au – delà de la question de la responsabilité des soldats de la Minusca dans la relaxe pure et simple et la remise en liberté de Mrs. Abdoulaye Hissen, Haroun Gaye et Tidjiani, dans un premier temps arrêtés à Sibut dans leur fuite, soulevée et dénoncée officiellement par le premier ministre, et ce, en flagrante violation du mandat d’arrêt international décerné à l’encontre de tous les auteurs des crimes perpétrés en Centrafrique, et sur lequel ces mêmes soldats de la Minusca se sont fondés pour procéder à l’arrestation de M. JF Bozizé, le peuple centrafricain ne comprend toujours pas pourquoi le chef du gouvernement ne s’en était pas voulu à lui – même et à ses ministres, pour n’avoir pas donné des instructions fermes, aux forces de défense et de sécurité, basées au PK 12, aux fins d’empêcher par tous les moyens cette fuite et au besoin de neutraliser ces criminels, selon les règles de l’art militaire.

Une inquiétude fondée tant plusieurs jours après ce qui constitue un acte de désertion de ces forces de défense et de sécurité devant l’ennemi, aucune enquête n’ a été diligentée ni par le gouvernement et ni par l’inspection générale des armées, pour que des responsabilités soient établies et que des sanctions de dernière rigueur soient prises à l’endroit de tous ceux qui avaient rendu possible cette fuite, et leurs complices dont les ramifications sont visibles, selon des sources dignes de foi, dans l’entourage immédiat du chef de l’Etat, à la primature, dans les services sensibles des ministères de la défense nationale et de la sécurité publique, au niveau de l’ état – major et dans les services hautement stratégiques relevant des directions générales de la gendarmerie et de la police nationales.

Une inquiétude justifiée d’abord par l’incompétence notoire des conseillers militaires du président de la République qui avaient fui devant l’avancée des éléments de la séléka, ensuite par celle des ministres en charge de la gestion de la défense nationale et de la sécurité publique qui, n’ayant pas la maîtrise réelle de la technicité, passent plus de temps à user de leurs pouvoirs pour empocher les fonds hebdomadaires alloués à la sécurité et racketter quelques commerçants véreux de la capitale qu’à s’investir personnellement et efficacement dans la recherche et les recoupements des informations utiles à la protection des biens et des personnes, à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat, et bien évidemment à la défense de l’intégrité du territoire national, et enfin par celle des bureaucrates nommés en lieu et place des fantassins à des postes stratégiques au sein de l’état – major des facas et dans les principaux services de la police et de la gendarmerie nationales.

Une inquiétude qui pose dans toute sa nudité l’épineuse et éternelle question de l’incapacité des éléments des forces de défense et de sécurité à s’assumer et à assumer leurs missions de guerriers et de défenseurs de la République. Une armée de policards, d’affairistes, de corrompus, d’indisciplinés, de déserteurs, et de racketteurs dont la restructuration doit être la priorité des priorités pour le président de la République, s’il veut en finir avec la crise sécuritaire, restaurer l’autorité de l’Etat dans nos préfectures et dans nos villages, sortir son pays des griffes de la Minusca et de la communauté internationale, et rentrer dans l’histoire comme un combattant de la liberté et un des bâtisseurs de la République et s’il veut éviter d’écourter son mandat à la tête de la République par un soulèvement populaire.

En attendant, le peuple centrafricain a droit à des explications de la part de son président, d’abord sur son silence et sur sa probable responsabilité directe ou indirecte dans la fuite organisée de ces criminels, ensuite sur le contre – ordre interdisant aux forces de défense et de sécurité en faction cette nuit – là au PK 12 de réagir vigoureusement, et enfin sur la diversion savamment orchestrée dans cette terrible affaire par son premier ministre en pointant un doigt accusateur sur les soldats de la Minusca, basés à Sibut. Affaire à suivre…….

 

Par Jean – Paul Naïba

 
1 commentaire

Publié par le 22/08/2016 dans Uncategorized

 

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Une réponse à “CENTRAFRIQUE: Politique / M. Touadéra et M. Sarandji : Pourquoi les Facas en faction au PK 12 n’avaient – elles pas réagi lors de la fuite organisée des criminels du Km 5 ?

  1. Abdel Kader Mahamat

    22/08/2016 at 10 h 46 min

    ohhhh mon pays la RCA en est trop souffaire les peuples des enfant,maman,pere etc….. quant va finir cette hstoire ti kodorosso iké mènè ako baba ako mama ako iké goué na so nandoua so eké oundji koué na kodorosso a wa porosso ala ngui ti gbouliti ala na ya ti tènè so

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