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CENTRAFRIQUE : LES PRÉDATEURS DE LA RÉPUBLIQUE EN QUÊTE D’UNE NOUVELLE CONSÉCRATION.

22 Août
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La RCA engluée dans l’une des pires crises socio politique et sécuritaire de son histoire doit maintenant  reconstituer les puzzles d’idées susceptibles d’apporter de solutions idoines à l’œuvre de reconstruction nationale. Ce qui passe inéluctablement par une prise de conscience individuelle et collective de tous les centrafricains et de toutes les centrafricaines fondus dans une seule moule au-delà de toutes divergences socio politiques, religieuses et culturelles.

Chaque centrafricain est ainsi interpellé à s’impliquer davantage comme acteur actif de la vie sociale et non comme un témoin passif de l’histoire. Ce qui obéit à un changement radical de mentalité. Nous devrions faire table rase des pratiques rétrogrades ayant nourris la haine et d’attiser les remous sociaux à l’origine des maux qui ont longtemps enfoncés ce cher et beau pays au fond du précipice.

L’aspiration profonde et légitime du peuple en dotant le pays des institutions légales assorties  de la constitution présageait déjà de l’aurore d’une nouvelle ère de sursaut nationale et de renouveau démocratique qui cimente les cœurs de tous les centrafricains à l’unité nationale. L’élection en apothéose du Professeur Faustin Archange TOUADERA  au second tour de l’élection  présidentielle mais surtout la reconnaissance par la partie vaincue des résultats issues des urnes fut un gage d’une sagesse politique et le signe annonciateur d’un pays tourné désormais vers un avenir prospère et radieux.

 Lors de son adresse à la nation à l’occasion de son investiture à la magistrature suprême de l’Etat, le président élu a solennellement prôné la rupture avec les pratiques du passé et de placer son mandat sous le signe de l’unité dans la diversité, de l’abstraction du culte de l’exclusion, du népotisme etc.

            Mais qu’est ce qui en reste aujourd’hui de ce discours évènementiel ? De la rupture prônée par le chef de l’Etat ?

            Le constat qui se dégage nous laisse insatiablement dubitatif du fait que la rupture proclamée n’est resté qu’au seul effet d’annonce. Sachons que le microcosme socio politique de notre pays regorge d’une catégorie de personnes sans scrupules, des rapaces de tout bord notoirement connues dans la versatilité et le griotisme. La transhumance politique est leur marque de fabrique. Ceux là excellent dans les louanges dithyrambiques  à la gloire du prince et n’hésitent pas un seul instant de prendre la tangente pour retourner leur veste une fois le déclin annoncée. Ils brandissent souvent leur étiquette pour extorquer, racketter, in fine d’utiliser toutes manœuvres dolosives au fin de s’enrichir au détriment des autres.

            C’est dans cette ambiance que le symptôme de la schizophrénie à gagner certains compatriotes se croyant inféodés au régime et de se tailler une réputation despotique et mégalomaniaque dans presque toute la sphère de la vie  sociale.

            C’est ainsi que l’auto proclamé futur directeur général de l’Agence de Renseignements à la Présidence de la République et actuel directeur de renseignements intérieurs au ministère de la sécurité publique, Monsieur NGUIMALET Bienvenu Paterne s’arroge déjà des prérogatives constitutionnelles pour lister les noms de personnalités civilo militaires qui travailleraient à ses cotés et à divers degrés de responsabilités dans sa nouvelle conquête. En contrepartie, les prétendants aspirants doivent s’assujettir à la règle consistant à monnayer l’acceptation d’une telle faveur.  Ce commissaire de police au firmament  d’une nouvelle idylle clame haut et fort à qui veut l’entendre qu’il jouit de l’onction et de la bénédiction inconditionnelle du chef de l’Etat avec qui ils sont d’une même lignée ethnique (Ngbaka Mandjia).  D’ailleurs ce dernier n’est pas à ses premiers exploits. Dans le passé, il fuitait des informations sensibles de sécurité nationale de la BND (Bureau National de la Documentation), à certaines chancelleries et ambassades étrangers, aux libanais. Il est notoirement connu dans les règlements de compte par la production de fiches mensongères destiné à nuire à autrui. Alors que si un choix devrait se faire pour un tel poste, il doit se baser sur de critères objectifs relatifs au profil, la moralité.   

Nous nous posons légitimement la question sur la nature d’un tel homme aussi véreux, lunatique, téméraire et outrecuidant à la tête d’une prestigieuse institution aussi sensible surtout à un moment où le pays est en proie à un problème d’insécurité généralisée?  L’Etat doit en toute âme et conscience prendre les taureaux par les cornes pour mettre fin au clientélisme, à la gabegie et au népotisme qui ont toujours  caractérisés les nominations dans notre pays. Au regard de tout ce qui précède, nous devrions donc tirer les leçons de toutes les pratiques néfastes qui ont précipité notre pays dans le chaos  et d’être cartésien dans l’œuvre de reconstruction nationale.

                                       

Fait à Brazzaville le, 22 Aout 2016

Pour le Mouvement  Citoyen Trop c’est Trop ! 

Le Secrétaire Général.

                                                               

 Par LAWAL Joseph

 

 

 
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Publié par le 22/08/2016 dans Uncategorized

 

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