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Archives Mensuelles: août 2016

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE DU MPC RELATIF AU PROCESSUS DDRR TEL QUE CONÇU PAR LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN

 

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Publié par le 31/08/2016 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE

 



Le cabinet du Ministre Porte-parole du Gouvernement de la République centrafricaine et le Bureau de la communication et de l’information de la MINUSCA tiendront une conférence de presse conjointe le mercredi, 31 août 2016. Les conclusions de 9e réunion du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine (GIC-RCA) ainsi que le partenariat avec la mission militaire de formation de l’UE en République centrafricaine (EUTM RCA) seront les principaux points à l’ordre du jour de cette conférence.

 

AVIS MEDIAS

Avis aux médias : Conférence de presse conjointe MINUSCA et République centrafricaine

Quand ?

Mercredi, 31 août 2016 à 11h00

Où ?

Ministère de l’Equipement

PK3, Avenue de l’Indépendance

Bangui – RCA

 

 
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Publié par le 31/08/2016 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: Pourquoi le Programme de DDRR risque d’échouer ? !

Le programme DDRR proposé par le Président de la République FAT a toutes les chances d’échouer parce qu’en RCA, tout recommence sans tenir compte du passé, un passé qui n’est pas si éloigné.

Le Gouvernement de la RCA veut faire du DDRR son cheval de bataille, son principal objet de la Table Ronde de Bruxelles en novembre 2016.   Se focaliser sur la Table Ronde de Bruxelles pour financer le DDRR est une erreur. L’approche des Autorités Centrafricaines qui croient que le DDRR est la solution idoine au retour de la sécurité  en RCA, est une illusion. Car elles ont vite un passé si présent pour les bailleurs de fonds.

En effet, les raisons objectives du risque de cet échec sont si pertinentes que  les donateurs potentiels peuvent hésiter à cause du manque patent de mesures concrètes prises sur la justice transitionnelle et la bonne gouvernance.

            Pour les observateurs :

1-     La plupart des participants du Gouvernement centrafricain à cette nouvelle Table Ronde ont déjà pris part avant à celle de 2011;

2-     Les experts et les diplomates internationaux ne vont pas découvrir pour la première fois les problèmes de la RCA qu’ils connaissent déjà très bien. Donc, ils risquent de ne pas être sensibles aux arguments de la partie centrafricaine, parce qu’il y a un précédent ;

3-     Les Missions diplomatiques, au contraire des Autorités centrafricaines, ont bien conservé les bonnes archives et ne sont pas dupes pour que les politiciens centrafricains habitués à la roublardise, obtiennent ce qu’ils demandent parce que ce sont toujours les mêmes qui sont revenus au pouvoir en dépit de leur passé bien chargé ; 

4-     Le Gouvernement centrafricain voudra présenter aux donateurs avertis des choses qu’ils veulent entendre, or ce Gouvernement n’ignore pas les exigences des donateurs.

De plus, se mettre à remuer la boue, par exemple, en réactivant une Cour des comptes abandonnés pendant des années pour poursuivre une Agence nationale (ANE)  de transition de 2014 est illusoire, alors que la Commission électorale indépendante de l’année 2010 n’est pas tenue responsable, ou le Haut Conseil de la Communication de 2011 dont le président est mort qui n’est même inquiétée.

Les nouvelles Autorités centrafricaines donnent l’impression de la rupture pendant qu’elles reprennent les anciens du temps de BOZIZE, en faisant du nouveau avec du vieux. C’est simplement jouer avec la galerie, et les donateurs risquent de ne pas mordre  cet appât si énorme. D’autres faits à portée négative vis-à-vis des Organismes des Droits de l’Homme, c’est de mettre en prison un pauvre petit fonctionnaire ou un anti-balaka résistant des seleka  en grande pompe avec publicité médiatique, alors que les ministres et certains anciens pontes de la SELEKA ne seront pas touchés, ni inquiétés. Toutes ces singeries qui ont toujours été démontée dans la République centrafricaine ne jouent pas en faveur de la réussite de cette Table Ronde de Bruxelles.. 

De l’avis des experts, la justice transitionnelle devrait être étroitement liée au programme du DDRR. Or les signaux envoyés par le Gouvernement centrafricain dans ce domaine sont contradictoires et contre productifs: les cas patents : arrestation de Bozize fils par la Minusca et libération sous contrôle judiciaire par les Autorités centrafricaines, délivrance de vrai faux ordre de mission aux Chefs rebelles de la SELEKA connus et dénoncés officiellement et publiquement par le Président lors d kidnapping des 6 policiers, arrêtés et relâchés par la Minusca qui a été accusée de complicité par le Premier Ministre sans réserve.

            En effet, malgré les avantages potentiels évidents que peut apporter  la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle (création de la  Cour Pénale Spéciale), le gouvernement actuel ne semble pas envisager aller vers la lutte contre l’impunité. De la même manière, le programme DDRR est vu par les observateurs comme une machine ridiculement complexe inventée par les technocrates de l’ONU et entérinée par le Gouvernement comme une superbe prime à l’impunité.

On voit l’inflation des structures chargées de la gestion de ce programme DDRR, depuis un Conseiller spécial au DDRR à la Présidence, les Commissions, les Comités, les plateformes…..exactement comme pendant la période de BOZIZE.

Et des centaines de milliers de morts centrafricains innocents, des jeunes filles et garçons violés et abusés sexuellement, on n’en dit pas un mot ! A croire que l’Homme Centrafricain, pour les représentants de l’ONU à Bangui et les autorités centrafricaines, n’est pas Humain et n’a pas d’âme.

  On a  repris les anciens et les mêmes  soldats retraités, souvent des officiers supérieurs, généraux, colonels et les proches des proches du Président,  qui voient des opportunités intéressantes et alléchantes d’argent frais et gratuit d’ autant plus que les sommes d’argent en jeu sont considérables et attrayantes et attirantes: par exemple le don de la CEMAC 4 milliards de F CFA ! et on attend le reste !

Le Président de la République qui fait du programme DDRR sa priorité des priorités, pense –il un instant que les chefs de guerre qu’il connait très bien et qu’il a reçus récemment (les mêmes de 2008 à 2012), qui sont souvent étrangers, Sabone, Tchadien ; Ali Ndaras, nigérien ; Kathim, soudanais, qui règnent en seigneurs sur les mines de diamants et d’or de Ndassima, de Zako et de Bria et autres sites porteurs, les peulhs super armés venus depuis le Niger invités par Ali Ndaras et autres,vont renoncer à leurs belles vies pour retourner dans leurs pays d’origine ou pour percevoir  des sommes d’argent minables qu’ils ne sont pas sûrs de toucher  comme cela s’est passé en 2008- 2012 ? Ou pour s’intégrer au bas niveau dans l’armée avec des grades d’officiers supérieurs donnés gratuitement et avec des matricules civils?

Pour tout centrafricain touché dans sa chair comme dans son âme, avec des centaines de milliers de morts innocents, on est en droit d’être très sceptique quant à ces programmes technocratiques comme le DDRR dont les financements pour le moment font défaut. Il est à craindre que notre pays, la RCA poursuivra son inexorable descente aux enfers pour tomber en morceaux, avec un pays découpé en une multitude de fiefs aux mains des bandes armées. La Somalisation, chère à BOZIZE qui l’a bien souhaitée, préparée et  laissée en héritage à ceux qui, comme par hasard, se trouvent être les mêmes qu’hier, se matérialise devant nos yeux. Le risque de se retrouver avec le pouvoir du gouvernement reconnu par l’ONU qui se trouverait à Bangui couvrant  environ 25 km2 dans la capitale et voir ses membres ministres  basés dans les grands hôtels Leadger Hôtel, Hôtel du Centre, Oubangui Hôtel, etc… fortement protégés, est tellement patent. Il est de notoriété publique que le gouvernement actuel à Bangui contrôle à peine un quart du pays,  156 000 km2 sur 624 000 km2, concernant exclusivement la zone Sud-ouest.

Comment est- il raisonnablement censé de mettre en œuvre un programme DDRR dans les trois autres quarts du pays occupés et dont les acteurs y résidents refusent et s’opposent à cet programme?

La Partition du Pays se dessine devant nos yeux sans que nos Autorités ne s’en rendent pas compte, en continuant de croire que leur approche de main tendue va porter les fruits ? C’est pure illusion.

On peut légitiment penser et croire que cela soit possible pour peu que les acteurs ne soient pas ceux qui étaient là hier. Or, on sait que le camp actuel qui veut accéder au programme de DDR ne concerne que les antibalaka qui sont des résistants centrafricains, et le camp des étrangers formés des rebelles tchadiens, nigériens et soudais s’opposent et refusent d’accéder au programme DDRR, préférant la partition de notre pays ?

Tant qu’on ne repense pas à la création d’une nouvelle République par la réduction des pouvoirs centraux et la mise en place d’une réelle décentralisation dans une espèce de Confédération (avec des régions autonomes fédérées), on court droit dans la partition.  Pour éviter toute tentative de partition, il est temps qu’on réorganise autrement l’administration de notre pays, en créant des régions autonomes à la tête desquelles on nomme les natifs de ces coins.

Pour ce faire, réécrire une nouvelle Constitution qui va permettre d’envisager une réelle et définitive solution de sortie de crise. Il faut une réelle volonté de changer la gouvernance actuelle, sur le plan administratif et institutionnel, en introduisant une réelle décentralisation par le transfert des pouvoirs locaux réduisant ainsi les pouvoirs centraux, et donner ces pouvoirs aux responsables locaux.  

Il faut donc rétablir l’autorité politique et administrative des chefs traditionnels  locaux, donner la priorité absolue à l’éducation, la formation et à l’enseignement, que chaque natif rentre chez lui.

Sinon, il y a risque d’échec du programme DDRR et par voie de conséquence la partition du pays !!!!!!!!!

Au nom des centaines des milliers des morts innocents !

 

 Le Patriote Centrafricain.

 
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Publié par le 30/08/2016 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: Insécurité / La responsabilité de Touadéra et de Sarandji dans le film de ce qui s’est passé cette nuit – là à 20 Km de Sibut Bangui, vendredi 12 août 2016.

MIAR

Il était 21 heures passées de la nuit, lorsque M. Alpha Gounoumoudjou, agent comptable à la Sodeca, qui habite à 500 m de la barrière du PK 12 sur l’axe Damara, s’arrête au poste de contrôle de la sortie Nord de Bangui. Alors qu’à cette heure de la nuit, la barrière grouillait d’hommes en tenue et de monde aux alentours, fort curieusement à cet instant précis, il n’y a aucun élément des forces de défense et de sécurité en vue, ni devant, ni derrière, ni à droite et ni à gauche. Comme si un évènement venait de se passer ou était sur le point de survenir, les forces de défense et de sécurité s’étaient évaporées dans la nature ou s’étaient tout simplement cachées, on ne sait jamais. Un véritable silence de cimetière. Aucun chien errant à la recherche d’un os sur les immondices.

Après quelques coups de klaxons, un élément des forces armées centrafricaines va sortir de son lieu de cachette et poser la question à notre chauffeur sur sa destination. Mais, avant qu’il ne finisse de lui répondre qu’il rentrait chez lui à la maison, son interlocuteur a déjà disparu, ayant aperçu au niveau du Camp du RDOT, les phares d’un convoi de véhicules se dirigeant à vives allures vers la barrière. M. Alpha Gounoumoudjou qui pensait tout naturellement que l’élément de faction était allé prendre consigne pour revenir procéder à la levée de la barrière, sera surpris quelques instants plus tard d’apercevoir derrière lui les phares d’un convoi de six (6) véhicules, avec des hommes lourdement armés à bord. Comme s’il allait son bon bout de chemin, le premier véhicule contourne la voiture de M. Alpha Gounoumoudjou, force la barrière et s’en va. Il sera suivi immédiatement des autres véhicules et leurs dangereux et méchants occupants.

La barrière ayant été forcée et ne voyant aucun élément de faction aux alentours, l’agent comptable de la Sodeca met le pied sur l’accélérateur et passe à son tour la barrière. Mais, au moment de faire des manœuvres pour prendre l’axe de Damara, il va être arrosé à bout portant par des tirs en provenance du sixième, le prenant peut – être pour un véhicule banalisé des forces de défense et de sécurité se lançant à la poursuite des fuyards. Résultats : vitre du côté du chauffeur brisé avec des éclaboussures sur le chauffeur, trois (3) impacts des tirs sur le véhicule toujours du côté du chauffeur, et des traces d’une balle affleurant le conducteur à la tête. Vivant et sain et sauf, miraculeusement. Quelle chance ? Sans le savoir, M. Alpha Gounoumoudjou venait d’être, cette nuit – là, c’est – à – dire, le 12 aout 2016 à 21 heures passées, la première victime de la fuite organisée des criminels du Km 5. Le convoi des six (6) véhicules des criminels fuyards forcera sans encombre avec des détonations d’armes, successivement les barrières de PK 26, de Damara et de la sortie de Damara, mais sera accueilli avec une farouche et déterminante résistance par des soldats de la Minusca, à quelques kilomètres de l’entrée de la commune de Galafondo, sise dans la préfecture de la Kémo.

En effet, informé par les autorités nationales de cette belle échappée des égorgeurs et des criminels du Km 5, le haut commandement de la Minusca, conformément à son mandat qui lui fait formellement obligation de venir en appui aux forces de défense et de sécurité, à la demande des autorités légitimes, a promptement réagi en alertant son bataillon, basé à Sibut. S’étant solidement prépositionnés à l’entrée de la commune de Galafondo, ces soldats de la Minusca ont pratiquement mis en déroute les occupants du convoi des véhicules. Devant la supériorité et la puissance de leurs feux, M. Abdoulaye Hissen, le chef de cette bande de criminels fuyards est descendu de son véhicule et s’est dirigé vers eux pour des pourparlers. Après plusieurs heures d’âpres discussions et au vu d’un ordre de mission dûment délivré par les services de la présidence de la République, les soldats de la Minusca vont procéder à la libération de ceux dont les noms figurent sur le précieux document, et à l’arrestation des autres. Il s’en suivra aussitôt la saisie des véhicules et des armes en leur possession. Une véritable poudrière. Le bilan des échanges de tirs est d’un mort et de deux (2) blessés du côté des criminels fuyards. Fort de son ordre de mission sur lequel figureraient son nom et ceux de ses principaux lieutenants, Haroun Gaye et Tidjiani, avant de partir à pied vers sa destination avec quelques armes en sa possession, Abdoulaye Hissen aurait désigné cinq (5) éléments pour enterrer le cadavre et assister les deux (2) blessés.

A ceux – là, s’adjoindraient quatre (4) autres éléments ; ce qui donnerait le nombre de neuf (9) prisonniers remis aux autorités judicaires pour nécessité d’enquête et poursuites. Voilà, tels que détaillés, les faits qui se sont déroulés à quelques kilomètres de Sibut, lors de la fuite organisée des criminels du Km 5. Fort de ce qui précède, l’analyse minutieuse de ces faits ne peut que conduire tout naturellement le peuple centrafricain, par la voix des guerriers de la plume et des combattants de la liberté, à demander des explications aux deux (2) têtes de l’exécutif sur leur responsabilité directe ou indirecte dans la planification, l’organisation et l’exécution de la fuite de ces criminels de la pire espèce.

En effet, selon des informations dignes de foi en notre possession, le président de la République, Faustin – Archange Touadéra, dans le cadre de sa politique de main tendue aux seigneurs de guerre et aux bandes armées, avait successivement reçu en audience, au palais de la Renaissance, le seigneur de Bambari, le mercenaire peuhl acquis à la cause de Baba Ladé, Ali Darass, convoyé comme du bétail dans un avion par les soldats de la Minusca de Bambari à Bangui, et le roitelet du Km 5, Abdoulaye Hissen avec ses principaux lieutenants, Haroun Gaye et Mahamat Tidjiani. Lors de cette audience, le candidat de la politique de la rupture, du changement, de la fin de l’impunité, de la cohésion sociale, de la réconciliation nationale et de la paix, ne serait pas passé par quatre chemins pour demander à ses hôtes d’adhérer au processus DDRR, sans aucune condition. Si le mercenaire peuhl d’origine nigérienne, Ali Darass, ne sachant ni s’exprimer en français, ni parler sango, n’avait tout naturellement d’autre réponse à donner que celle d’adhérer au programme DDRR, le centrafricain Abdoulaye Hissen, quant à lui, aurait tout simplement demandé au président Touadéra de l’aider à l’aider, en lui délivrant un ordre de mission en bonne et due forme, pouvant lui permettre de se déplacer, de quitter en toute quiétude la capitale, et d’aller à la rencontre de ses éléments qui sont à l’intérieur du pays, afin de les sensibiliser à accepter d’adhérer massivement audit programme ; ce à quoi, le président aurait immédiatement donné son accord.

Malheureusement, la suite des évènements allait totalement échapper au contrôle du locataire du palais de la Renaissance. En effet, une fois arrivés au Km 5 dans leur bastion et après un compte rendu fidèle à leurs éléments parmi lesquels des mercenaires, Abdoulaye Hissen et ses principaux lieutenants auraient été tout simplement contraints, sous la menace d’armes, d’abandonner leur projet d’effectuer ladite mission en avion pour emprunter la voie terrestre, histoire de permettre à leurs mercenaires de quitter la ville. Tout se serait bien déroulé, puisque leurs complices et leurs pions dans l’entourage immédiat du président de la République, dans le gouvernement, à l’état – major des armées, à la gendarmerie et à la police auraient beaucoup manœuvré en faveur de l’abandon total de leurs postes de contrôle par les forces de défense et de sécurité, sur l’axe Bangui – Damara – Sibut, si les soldats de la Minusca, alertés, n’avaient pas vigoureusement réagi à quelques kilomètres de la commune de Galafondo. Alors, de qui se moque – t on, au plus haut sommet de l’Etat ? Où est donc la politique de la rupture, du changement et de la fin de l’impunité ? La fin de l’impunité doit – elle passer par des rencontres ou des contacts permanents avec les bourreaux du peuple centrafricain ou ne doit – elle pas passer tout simplement par leur arrestation pure et simple ? En recevant ces criminels fuyards du Km 5 au palais de la Renaissance et en leur serrant les mains pleines du sang des centrafricains et des centrafricaines, le président de la République ne s’est – il pas du coup lui aussi sali les mains et rendu complice de leurs crimes ?

Voilà des pertinentes questions auxquelles le président de la République n’a répondu que par le silence. Un silence assourdissant qui trahit aujourd’hui sa collaboration avec ces seigneurs de guerre et qui ne saurait être accepté par le peuple centrafricain. Car, même s’il s’est avéré par la suite que l’ordre de mission brandit par les criminels fuyards se serait révélé un vrai faux, il doit sur cette affaire des explications à ce peuple qui l’a élu et qui veut vivre en paix sur cette terre qui est la sienne.

Quant à son premier ministre, il doit tout simplement noter l’incompétence notoire et avérée de ses ministres de la défense nationale et de la sécurité publique qui n’ont rien pu faire pour empêcher cette fuite, qui ont même laissé faire et qui n’ont pris aucune disposition pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les forces de défense et de sécurité qui ont commis, cette nuit-là, le délit de désertion devant l’ennemi soient recherchés, identifiés et sanctionnés vigoureusement. Qu’il en tire donc toutes les conséquences en les démettant hic et nunc de leurs fonctions et qu’il cesse de divertir le peuple centrafricain en s’en prenant à la Minusca dont le mandat n’est que de venir en appui aux forces de défense et de sécurité et de soutenir les efforts des autorités légitimes dans l’accomplissement quotidien de leurs nobles missions en faveur de la sécurisation du pays.

Par Jean – Paul Naïba

 

 

 
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CENTRAFRIQUE: MINUSCA:IMAGE DU WEEK-END:création de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique

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Photo: MINUSCA/R. Amoussouga

Un pas important a été franchi vendredi en vue de la création la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique, avec la signature de l’accord d’opérationnalisation entre le Gouvernement et les Nations Unies.

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews OU RCAinfos

 

 
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CENTRAFRIQUE: MINUSCA – Ce qui a changé en Centrafrique

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CENTRAFRIQUE: LA COMMISSION POUR LA CONSOLIDATION DE LA PAIX OPTIMISTE POUR LA CENTRAFRIQUE

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Bangui, le 26 août 2015 – C’est sur une note d’espoir et un message d’encouragement que le Président de la configuration spécifique de la République centrafricaine de la Commission pour la consolidation de la paix des Nations Unies (CCP), l’Ambassadeur Omar Hilale, vient de conclure sa troisième visite en République centrafricaine. Il participait à la 9e Réunion du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine (GIC-RCA) afin d’y réitérer l’engagement de la CCP envers le maintien et la consolidation de la paix.

A la fin de son séjour, l’Ambassadeur Omar Hilale, s’est félicité du chemin parcouru par la Centrafrique, notamment le retour significatif de la sécurité et de la paix, avec l’appui de la MINUSCA et de la Communauté internationale. Il a toutefois reconnu qu’il s’agit d’un travail de longue haleine et que beaucoup reste encore à faire. «La consolidation de la paix est un processus qui prend du temps. C’est un spectre élargi qui doit mener vers un pays où toutes les institutions du pays fonctionnent non seulement à Bangui mais aussi dans les 16 préfectures. (…)Tout est en bonne voie, il y a une feuille de route qui en train d’être mise en œuvre, il faut juste garder l’espoir » s’est-il réjoui.

Pour maintenir cet élan positif, l’Ambassadeur Omar Hilale a invité les acteurs que sont les autorités centrafricaines, tous les segments de la société et la MINUSCA à une collaboration très étroite. «La réussite du maintien et de la consolidation de la paix est comme un partenariat où chacun doit faire sa part du contrat. L’essentiel est de pouvoir investir dans la diversité, permettre l’inclusivité de toutes les composantes de la société. La république centrafricaine est forte par sa diversité». a-t-il renchérit.

Enfin, l’Ambassadeur Hilale a rappelé que le rôle de la CCP est de maintenir l’attention des membres du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la RCA. Elle effectue aussi un travail de sensibilisation et de plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers ainsi qu’auprès des agences onusiennes afin qu’elles accompagnent la Centrafrique dans son processus politique et de reconstruction. A cet égard, il a indiqué que la réunion du GIC arrive à point nommé, après les élections présidentielle et législatives. Il s’est dit impressionné «par la clarté de la feuille de route économique du gouvernement, par le ciblage des priorités et par la préparation de dossiers bien ficelés afin que les bailleurs de fonds puissent le 17 novembre rapidement accorder leur confiance, s’approprier ces projets économiques et accompagner financièrement le pays pour la véritable relevé économique du pays afin qu’il puisse reconstruire ses structures économiques et donner à travers le développement économique le véritable décollage du nouvel état ».

La République centrafricaine est inscrite à l’ordre du jour de la Commission depuis le 12 juin 2008.

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews OU RACinfos

 
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Publié par le 28/08/2016 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: MINUSCA: Conférence de presse du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga 24 août 2016 TRANSCRIPTION INTEGRALE

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Publié par le 28/08/2016 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: Le HCR Fait Le Point Sur Le Retour Spontané Des Refugies Centrafricains Et Des Personnes Déplacées Internes

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Bangui, le 25 août 2016 – Le retour spontané des refugiés centrafricains a été au cœur de la conférence de presse mensuelle de la représentation du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) à Bangui, ce 25 aout 2016. Lors de son intervention, le Représentant du HCR, M. Kouassi Lazare Etien a appelé les Centrafricains à renouer avec leur tradition d’accueil et d’hospitalité envers les réfugiés et les déplacés qui souhaitent rentrer chez eux. « Il faut qu’on les reçoive comme les frères et sœurs qui reviennent chez eux, qu’on soit humain » les a-t-il exhortés.

Faisant le point sur le cadre législatif, Kouassi Lazare Etien a souligné que «la responsabilité première de la protection des réfugiés incombe au pays d’asile, qui a signé et ratifié des conventions relatives à la protection des réfugiés. Pour sa part, le HCR apporte un appui technique et financier auprès du gouvernement centrafricain dans la protection internationale des réfugiés, qui reste la tâche principale du HCR» a-t-il ajouté.

En effet, le HCR assure la diffusion des accords internationaux en faveur des réfugiés et leur respect par les gouvernements. «L’organisation fournit également une aide matérielle aux réfugiés dans de nombreux pays, notamment de l’eau, l’hébergement, l’éducation et des soins médicaux», a indiqué Kouassi Lazare Etien. La deuxième mission centrale du HCR est la recherche de solutions durables aux problèmes des réfugiés à travers le rapatriement volontaire, l’intégration locale, ou la réinstallation dans des pays tiers quand les deux premières solutions durables ne peuvent être mise en œuvre».

En ce qui concerne le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains dans les pays voisins, au début du mois d’août s’est tenu à Bangui une réunion transfrontalière entre les gouvernements tchadien, centrafricain et le HCR des deux pays, dans le cadre des échanges devant conduire à la signature, à une date ultérieure, d’un accord tripartite pour le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains au Tchad. 

Sur la cohésion sociale, le Représentant du HCR a invité les médias à jouer un rôle de nature à promouvoir et à favoriser le retour du vivre ensemble en RCA. Il s’est toutefois réjoui de l’inauguration prochaine à la fin du mois d’août, des cases des chefs traditionnels dans la Lobaye. Ce projet financé par le HCR et exécuté par l’ONG Afrique Secours et Assistance (ASA) permettra de participer au renforcement de la cohésion sociale, s’est félicité M. Etien. Dans la même dynamique, en partenariat avec Afrique Secours et Assistance, le HCR a formé 40 femmes leaders de la Lobaye sur la paix et le développement. 

Pour ses activités du mois en cours, le HCR à Bangui et ses bureaux de terrain ont participé aux activités commémorant la Journée mondiale de l’aide humanitaire, pour sensibiliser le grand public sur son mandat et sa présence opérationnelle en RCA. Tout au long du mois d’août, le HCR en appui au Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale, a apporté une assistance en biens domestiques essentiels pour accompagner les personnes déplacées internes déjà retournées dans leurs quartiers d’origine. 

Selon les statistiques publié par le HCR, au 31 juillet, la RCA abrite 11,514 réfugiés, 384,314 personnes déplacées internes, tandis que les pays limitrophes abritent 468,090 réfugiés centrafricains. Le HCR assure aussi la coordination de trois groupes sectoriels, appelé des clusters. Il s’agit de la Protection, la Gestion et la Coordination des Camps de déplacés internes, et Abris d’Urgence et Biens Non-Vivres.

Pour rappel, L’Office du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés a été créé le 14 décembre 1950 par la résolution 428 (V) de l’Assemblée Générale des Nations Unies, et a commencé ses opérations le 1er Janvier 1951. Il est présent en RCA depuis 1986, et a multiplié ses interventions avec la longue crise qui a causé beaucoup de déplacements de  population.

 

Source : Service de communication de la MINUSCApour CARNEWS ou RCAINFOS

 

 
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Publié par le 28/08/2016 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE : Politique / M. Jean – Serge Bokassa : Que dites –vous du retard entretenu dans la biométrisation des passeports, cartes nationales d’identité, cartes de séjour et des visas ?

Il s’appelle Jean – Serge Bokassa, fils de Jean – Bedel Bokassa, l’homme du coup d’état de la Saint Sylvestre du 1er janvier 1966, nationaliste, à ce jour le seul grand bâtisseur de la République centrafricaine, puis empereur de Centrafrique du 04 décembre 1977 au 20 septembre 1979. Ressortissant de la Lobaye, l’une des préfectures les plus peuplées de la République et d’où est originaire son père, ce jeune avec la fougue dans l’âme, s’est lancé dans la course à la présidentielle lors des dernières élections.

Fort de son score obtenu au 1er tour, il n’a pas hésité un seul instant à apporter ses voix au candidat de la rupture et du changement radical et à battre campagne pour le Pr Faustin – Archange Touadéra. C’est donc naturellement en récompense de son soutien à la brillante victoire de celui que les combattants de la liberté ont surnommé « l’homme du 30 décembre 2015 » qu’il lui a été confié, dans le gouvernement Sarandji, la gestion de deux (2) prestigieux et hautement stratégiques ministères de souveraineté, à savoir : le ministère de la sécurité publique, de l’Immigration – Emigration et le ministère de l’administration du territoire. Mais, alors que le peuple centrafricain dans sa grande majorité, tous les combattants de la liberté, tous les démocrates dignes de ce nom et les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, des partisans de la sécession et des criminels de la pire espèce, misaient logiquement sur sa fougue de jeunesse et son ultranationalisme pour trouver des solutions idoines à la crise sécuritaire imposée depuis plus de trois (3) ans à tout un peuple et dont l’une des causes trouve ses racines dans la gestion mafieuse des passeports, cartes nationales d’identité, cartes de séjour et des visas et au – delà dans l’octroi fantaisiste et mercantiliste de la nationalité centrafricaine à des étrangers, grande devra être leur surprise plus de trois (3) plus tard après sa prise de fonction. En effet, au jour d’aujourd’hui, selon des informations dignes de foi et de sources très proches de son cabinet, l’homme ne serait pas tout simplement à la hauteur de la mission qui lui a été confiée et flotterait comme une brindille dans l’étoffe que lui a cousue l’homme de Boy – Rabé.

N’ayant pas visiblement la maîtrise réelle de la technicité puisque son nom et son curriculum vitae ne figurent nulle part dans le panel des experts et autres cadres de ces deux (2) départements, l’homme passerait le plus clair de son temps à user de ses pouvoirs pour empocher les fonds hebdomadaires dont le montant serait de 12 millions de Fcfa, alloués à la gestion de la crise sécuritaire et racketter les commerçants étrangers à la recherche des cartes de séjour.

Afin d’éviter les regards indiscrets de ses collaborateurs, Jean – Serge Bokassa aurait décidé de transférer ses bureaux chez lui à la maison où il recevrait régulièrement ses hôtes, lit les parapheurs et signe les documents de l’Etat. Une manière bien singulière de gérer les affaires de la cité au vu et au su du président de la République et du chef du gouvernement.

Un ministre de la République reclus sur lui – même, qui fuit les bureaux, ne tient pas de réunions de cabinet avec ses conseillers et ses cadres et qui ignore totalement les missions qui sont les siennes à la tête de ces deux (2) départements de souveraineté, à savoir : veiller à la défense de l’intégrité du territoire national, assurer la protection des biens et des personnes, faire préserver les intérêts fondamentaux de l’Etat, et restaurer l’autorité de l’Etat dans nos préfectures, nos sous – préfectures, nos communes et nos villages.

Un ministre qui utiliserait les fonds hebdomadaires de la sécurité mis à sa disposition à des fins personnelles, alors qu’ ils devraient être affectés aux frais de carburant, aux primes globales d’alimentation et à la logistique, indispensables à la recherche et aux recoupements des informations et des renseignements généraux touchant à la vie de la nation. Alors comment ne pas s’étonner que des liquidateurs de la République et des criminels de la pire espèce qui se sont retranchés dans l’enclave du Km 5 ne puissent pas quitter leur lieu de cachette pour être arrêtés, puis libérés à 20 Km de Sibut par des soldats de la Minusca, sans que les forces de défense et de sécurité basées sur l’axe PK 12 – Damara n’aient reçu l’ordre de réagir vigoureusement et qu’aucune enquête gouvernementale n’ait été diligentée par la suite pour établir des responsabilités et sanctionner les auteurs et complices de cet acte de désertion devant l’ennemi ? Alors, comment ne pas assister au regain des hostilités à Birao, Ndélé, Kaga – Bandoro, Kabo, Bria, Bambari, et à Sibut par le redéploiement des éléments de la Séléka et des mercenaires tchadiens et soudanais ?

Comment est – il possible qu’un ministre en charge de la gestion de la sécurité publique et de l’administration du territoire qui, sous d’autres cieux, passe pour l’ombre, les oreilles, la bouche, et les yeux du président de la République, ne puisse pas s’entretenir tous les jours que Dieu avec le président Touadéra, dans un pays non « post – conflicts » mais « in conflicts », sur la crise sécuritaire et y proposer des solutions idoines ? Voilà de pertinentes questions qui posent l’épineux problème du choix et de l’incompétence notoire de ces baroudeurs et surtout de ces hommes politiques de petit calibre qui entourent le président de la République et qui sont dans le gouvernement. Une incompétence qui, en l’espèce ou dans le cas du ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, a un impact négatif sur la gestion des passeports, cartes nationales d’identité, cartes de séjour et des visas et contribue un peu plus de manière irréversible à la persistance de la crise sécuritaire. En effet, il n’est aujourd’hui de secret pour personne que l’octroi de la nationalité centrafricaine à des sujets étrangers par la délivrance des passeports, cartes de séjour, cartes nationales d’identité, et des visas d’entrée, est l’une des causes de la crise sécuritaire qui secoue l’âme de la République, depuis plus de trois (3) ans déjà.

Depuis la prise du pouvoir par un certain Djotodia, l’enfant du malheur et la nomination d’un certain Nourreldine Adam, à la tête du ministère de la sécurité publique, il a été institutionnalisé une gestion opaque et mercantiliste de ces précieux documents administratifs et une main mise des sujets étrangers ou des entreprises étrangères sur les marchés de leur confection, de leur mise en circulation et de leur délivrance.

C’est ainsi que le marché de la confection du passeport a été attribué à une entreprise étrangère. Au regard des termes de la convention signée entre l’Etat et son partenaire, sur les frais d’obtention du passeport dont le montant est de 50.000 Francs CFA, seule la modique somme de 5.000 Francs CFA est reversé de temps en temps sur un compte fictif ou des comptes supposés être ceux du Trésor, ouverts à cet effet dans les banques commerciales de la place. Un terrible manque à gagner pour l’Etat dont l’essentiel des prestations est ici fourni par ses principaux services et ses propres agents, mais dont la part insignifiante et ridicule dans la répartition des frais n’a jamais ému les autorités en charge de la gestion de la république. Et, comme si l’histoire récente de la République si tragique ne leur a jamais servi de leçons, les autorités en charge de ce secteur continuent de croire et de faire confiance aux étrangers. C’est ainsi que l’on apprend que plus de 400 passeports centrafricains auraient été découverts au Qatar, qu’un certain Abdel Khalil aurait demandé au ministre de confier le marché des nouveaux passeports à un sujet libanais, et qu’un général centrafricain lui aurait présenté un autre sujet jordanien.

Terrible, n’est – ce pas ? Comme si la République ne pouvait pas user de ses services pour gérer ce dossier de passeports et en faire profiter amplement les caisses de l’Etat. Il en est de même pour les cartes nationales d’identité dont la délivrance reste un parcours de combattant pour tout centrafricain digne de ce nom, mais un jeu d’enfant pour tout sujet étranger. S’agissant des visas d’entrée, ce secteur est régi par une autre convention dont les termes ont octroyé des facilités et des exonérations si larges aux ongs internationales que l’Etat n’y perçoit là aussi que des miettes en termes de quotes – parts.

Pour preuve, en juillet 2016, l’Etat n’a recouvré en termes des recettes nées de l’octroi des visas d’entrée que la somme de 3 Millions de Francs CFA sur un total de 15 Millions de Francs CFA d’exonérations. Terrible, n’est – ce pas ? Quant à la gestion des cartes de séjour, elle est devenue depuis le coup d’état du 23 mars 2013, l’apanage d’un groupe de lobbies au sein du ministère de la sécurité publique, du fait des intérêts qu’elles représentent tant pour des sujets étrangers et les gros commerçants de la place que pour les ressources qu’elles génèrent. Ceci étant dit, afin de sécuriser les recettes nées de la confection et de la gestion de tous ces précieux documents administratifs et d’assainir ce secteur en vue de disposer d’une banque de données sur tout centrafricain en âge de majorité et tout sujet étranger présent sur le territoire national, il a été commandé et acquis, sur les fonds du ministère de la sécurité publique, un appareil informatique indispensable à leur biométrisation.

Malheureusement, sa mise en œuvre se fait attendre, malgré la décision du conseil des ministres du 6 août 2016 faisant formellement injonction au ministre de la sécurité publique d’annuler les passeports en cours de validité.

Pourquoi alors ce retard ? Pourquoi cette réticence ? Pourquoi cette hésitation ? Jean – Serge Bokassa a – t – il déjà été corrompu par les groupes de lobbies qui tirent régulièrement profits de cet important secteur d’activités et qui refusent de perdre leurs privilèges dès la mise en œuvre de la biométrisation ? N’a – t – il pas compris que la gestion opaque et mercantiliste de ces précieux documents est l’une des causes de la crise sécuritaire actuelle à travers l’octroi de la nationalité centrafricaine à des mercenaires tchadiens, des jihaddistes et à des criminels de la pire espèce ? Combien de centrafricains devront – ils encore être égorgés par ces mercenaires avant qu’il ne finisse par comprendre qu’assainir ce secteur, c’est refuser à des étrangers d’user de la nationalité centrafricaine pour tuer des centrafricains, violer des centrafricaines, détruire des biens de l’Etat et exiger in fine la partition de notre pays ? Terrible, n’est – ce pas ? A Touadéra et Sarandji hic et nunc de prendre leurs responsabilités avant qu’il ne soit trop tard, car comme l’avait dit Wole Soyinka « un tigre ne proclame jamais sa tigritude, mais bondit sur sa proie et la dévore »

Par Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 26/08/2016 dans Uncategorized

 
 
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