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Archives du 22/06/2016

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA DEMANDE LA LIBÉRATION SANS CONDITION DES POLICIERS DÉTENUS DANS LE 3eARRONDISSEMENT

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Bangui, le 22 juin 2016 – La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Diane Corner, et le Commissaire de la Police des nations Unies (UNPol), Luis Carrilho, ont tenu une conférence de presse ce mercredi 22 juin pour faire le point sur la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays. Cette rencontre avec les medias intervient à un moment où Bangui, la capitale, connait un regain de violence suite au kidnapping de six policiers centrafricains par des individus armés du 3e arrondissement. La conférence de presse a aussi été l’occasion de faire le point des actions de la Mission eu égard à la multiplication d’ilots d’insécurité dans plusieurs préfectures à travers le pays.

D’emblée, Diane Corner et Luis Carrilho ont condamné énergiquement la privation de liberté de représentants de l’autorité publique. Ils ont rappelé qu’il est important de libérer sans condition les policiers détenus par les éléments armés. La Représentante spéciale adjointe et le Commissaire de la Police de la MINUSCA ont enfin affirmé être en contact permanent avec les autorités et les communautés impliquées pour calmer les tensions. Tout en privilégiant le dialogue afin d’éviter une escalade de la violence, la Mission n’exclut pas l’usage d’une action robuste en fonction de l’évolution de la situation, ont-ils martelé.

A la faveur de la conférence de presse et concernant la recrudescence de la violence à travers la RCA, le leadership de la MINUSCA a réitéré que la protection des civils demeure la priorité de la Mission. C’est à cette tâche que s’attellent les 10 750 soldats et les 2080 policiers de la MINUSCA. Dans le cadre de l’exécution de cette tâche prioritaire, la Mission suit de très près l’évolution des points sensibles afin d’apporter les solutions les plus adaptées. C’est ainsi que les mouvements de transhumance ainsi que les tensions qu’ils induisent sont surveillés avec la plus grande attention en sus du travail de prévention qu’effectue la Mission. En effet, avec son maillage de onze bureaux de terrain, la MINUSCA a été en mesure d’établir un contact étroit avec les populations pour raffermir la cohésion sociale et le dialogue et répondre à leurs besoins dans le cadre de son mandat. 

La Représentante spéciale adjointe et le Commissaire de la UNPol ont aussi rappelé que la population est fatiguée de ce conflit qui perdure et que la majorité des Centrafricains aspirent à la paix et à la stabilité. Et c’est encourageant de voir que chaque fois que l’on implique la population, comme lors des consultations à la base, en prélude au forum nationale de Bangui, et des élections, il y a eu des avancées.

Diane Corner et Luis Carrilho ont conclu en rappelant que la situation sécuritaire de la RCA est encore fragile malgré les énormes progrès qui ont déjà été réalisés. Ils ont appelé tous les acteurs à s’attaquer aux causes profondes du conflit qui a affecté la RCA en trouvant des moyens paisibles et des solutions durables.

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

 
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Publié par le 22/06/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : l’experte de l’ONU note l’urgence de désarmer les groupes armés  et de rétablir l’autorité de l’Etat

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BANGUI / GENEVE (21 juin 2016) – Au terme de sa septième visite en République centrafricaine, l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, s’est inquiétée de la menace que font peser les groupes armés affiliés aux Anti-balaka et aux ex-Seleka et le grand banditisme sur la protection des civils, les ressources naturelles et les perspectives d’une sortie de crise durable.
       
Malgré la présence d’opportunités pour une amélioration des droits de l’homme, Mme Keita-Bocoum a constaté une situation sécuritaire encore très précaire et imprévisible, marquée par les violences survenues depuis le 10 juin à Bangui, dans le quartier de PK5, et à Ngaoundaye, dans l’ouest du pays. 

« J’invite le gouvernement, en coordination avec les forces internationales, à mettre en œuvre des mesures robustes pour faire cesser les affrontements, assurer l’impératif de protection des civils et des acteurs humanitaires, et porter assistance aux victimes et aux personnes déplacées », a déclaré Mme Keita Bocoum. 

Elle a noté l’urgence de désarmer les groupes armés, de réformer les forces de sécurité et de défense nationale, et de rétablir l’autorité de l’Etat par une présence effective de l’administration sur l’ensemble du territoire centrafricain. 

« Au cours de ma visite, j’ai fait le constat d’une société civile inquiète et qui attend de voir les premières mesures du gouvernement se réaliser de manière inclusive et stratégique, notamment en matière de sécurité et de justice. J’ai aussi noté la frustration et le sentiment d’exclusion parmi les jeunes, les femmes et les communautés religieuses, à Bangui et l’intérieur du pays», a déclaré l’experte.

Au lendemain du discours de politique générale du gouvernement devant l’Assemblée nationale, Mme Keita-Bocoum a encouragé les autorités à rendre opérationnels cette feuille de route et les plans d’actions sectoriels dans les meilleurs délais, avec l’appui coordonné des partenaires internationaux. Elle a salué la reconnaissance de l’importance de mettre en œuvre les mesures du Pacte républicain adopté à l’issue du Forum de Bangui en mai dernier, notamment en matière de lutte contre l’impunité, et en faveur de l’inclusion des personnes et des groupes qui se sentent marginalisés

Mme Keita-Bocoum a noté avec satisfaction les récents progrès en faveur de la mise en place de la Cour Pénale Spéciale chargée de juger les crimes commis depuis 2003, notamment l’adoption de son budget de fonctionnement. Elle a encouragé les autorités à accélérer les processus de recrutement afin de rapidement démarrer les enquêtes et établir un programme de protection pour les victimes et les témoins qui participeront aux procédures judiciaires. 

En matière de justice ordinaire, l’experte a invité les autorités à valider la feuille de route pour la réforme de la justice et à mettre en œuvre les premières actions urgentes, dont notamment la seconde session des audiences criminelles devant la Cour d’assises.

L’experte a insisté sur le fait que des mécanismes non-judiciaires de recherche de la vérité et des mesures de réparation seront également nécessaires pour faire la lumière sur le passé, tourner la page de l’héritage des violences antérieures et garantir la non-répétition.   

Au cours de sa visite à Bangui et à Ndélé, l’experte a rencontré plusieurs représentants du nouveau gouvernement, y compris le Premier Ministre, les ministres de la justice, de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire, des affaires sociales et de la réconciliation et de l’environnement. Elle a également échangé avec le Président de l’Assemblée Nationale et les membres de son bureau, des partenaires internationaux, des représentants de la société civile et des autorités religieuses.

L’experte indépendante s’est également informée de la situation des allégations d’exploitation et abus sexuels portés à l’encontre des forces internationales. Elle a pris note des efforts déployés en matière d’enquête, de protection des victimes et des témoins et des mesures prévention pour mettre fin à ce fléau. 

Le 28 juin, Mme Keita Bocoum discutera, devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, de la question de la justice transitionnelle avec des représentants des autorités centrafricaines, de la MINUSCA et des organisations de la société civile.

L’experte indépendante présentera son rapport final au Conseil des droits de l’homme en septembre 2016. 

 

Source: Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

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