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Archives du 01/05/2016

CENTRAFRIQUE: Nation / Quand des individus usent du nom du GEPPIC pour être reçus par le président Touadéra

presse

Décidemment, l’une des causes profondes des crises récurrentes et politico militaires dont souffre l’âme de la République et que vit le peuple centrafricain, depuis plus de trois (3) décennies, est incontestablement la crise des valeurs. La dépravation des mœurs, la corruption des valeurs et l’institutionnalisation de l’immoralité en préceptes de vie, en habitudes sociales et en règles de comportements, légitimées et acceptées par tous. Ces tares, ces laideurs, et toutes ces indignités ont fini par tuer la vie et le sens de l’intérêt général, par la corruption de nos dirigeants, nos hommes politiques, nos chefs religieux et nos leaders de la société.

De ce fait, l’anormalité s’est substituée à la normalité, l’indignité à la dignité, le mensonge à la vérité, et la médiocratie à la méritocratie. C’est ainsi que la vendeuse du café du quartier Mbossoro qui n’a jamais mis les pieds dans une salle de classe, peut avoir son baccalauréat avec mention « Très Bien », que le petit soudeur du quartier Gbakondjia peut devenir lui aussi ministre de la République, du jour au lendemain, que le plombier du quartier Boy – Rabe, peut être nommé directeur général d’une société d’état, et que l’électricien du quartier Fondo peut devenir chargé de mission en communication à la primature ou à la présidence de la République. La déification et la vénération de ces contre valeurs par ses propres fils a conduit, à la ruine et à l’abîme, la République centrafricaine, un pays de cocagne qui était promis à un bel avenir, au lendemain de son accession à l’indépendance, le 13 août 1960.

L’héritage de ce règne de la tribulation et de la tricherie est tout simplement honteux et se passe de tout commentaire : un Etat en lambeaux, sans armée, sans administration digne de ce nom, avec un peuple abandonné à lui – même, sébile à la main pour quémander sa nourriture, et livré à la merci des hordes de mercenaires tchadiens et soudanais et des bandes armées qui agissent en de véritables conquistadores sur toute l’étendue du territoire national. C’est pour mettre un terme au règne terrifiant et honteux de ce désordre institutionnalisé que le peuple centrafricain, de l’est à l’ouest, du nord au sud, s’est levé comme un seul homme, le 30 décembre 2015, pour sanctionner dans les urnes toute la classe politique, responsable de ce chaos, et porter son choix sur la modeste personne du président Touadéra. Mais, à peine eut – il pris officiellement fonction que les agents du diable, solidement incrustés dans l’âme de la République et puissamment organisés en réseaux, en clans et en sectes, commencèrent à agir afin de défendre leurs petits et bas intérêts et maintenir le peuple dans l’esclavage et sous l’emprise de la corruption généralisée. C’est ainsi que nous avons appris avec surprise et grand étonnement que des individus qui ne sont ni membres ni sympathisants de l’association, dénommée Groupement des Editeurs de la Presse Privée et Indépendante de Centrafrique en abrégé GEPPIC, dûment reconnue par le ministère de l’administration du territoire et le ministère de la justice et dont les membres du Bureau Exécutif sont connus de tous, ont usé à tort du nom du GEPPIC, et ont été reçus avec tous les honneurs par le président Touadéra. Pour s’entretenir avec lui et évidemment lui extorquer de l’argent dans la perspective de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, prévue le 3 mai 2016.

Qui a fait rentrer dans les entrailles des entrailles de la présidence de la République ces faux membres du GEPPIC ? Les services de renseignements de la présidence sont –ils si inefficaces et si incompétents que des faussaires peuvent user de tous les moyens et de tous les titres pour accéder si facilement au président de la République ? Qu’en disent alors les ministres de la communication, de l’administration du territoire et de la justice ? Voilà des questions auxquelles les nouveaux maîtres de la République doivent répondre avant qu’il ne soit trop tard.

Dans tous les cas, cet acte d’indignité, d’usurpation de titre et de faux et usage de faux doit non seulement être dénoncé de la manière la plus ferme, mais surtout être condamné et réprimé par les nouvelles autorités en charge de la gestion des affaires de la cité, après vérification faite dans les registres des services du ministère de la justice et du ministère de l’administration du territoire.

C’est ici pour elles l’occasion de comprendre que la guerre entre le peuple centrafricain et ses ennemis qui ont l’avantage de l’effectif, est toujours en cours. Pour l’emporter et traduire en actes l’espoir suscité et tant souhaité par tous, elles se doivent d’être en alerte et perpétuellement dans le combat de vérification préalable de l’identité de ceux ou de celles qui viennent et viendront vers elles. Car, comme l’ont annoncé les saintes écritures, elles n’ont pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C’est à ce prix qu’elles porteront la bataille dans l’état – major du diable, viendront à bout de la corruption qui a enlaidi notre société, contribueront à tourner la page et à inventer le futur pour le bonheur et le bien – être du peuple centrafricain.

Jean – Paul Naïba

 

 

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CENTRAFRIQUE SÉCURITÉ : LES FORCES INTERNATIONALES RESTENT AUX CÔTÉS DE LA CENTRAFRIQUE

 bangui

Bangui, le 29 avril 2016 – Les forces internationales réitèrent leur disponibilité à maintenir leur soutien sécuritaire à la Centrafrique, a indiqué vendredi le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, à l’issue d’un exercice militaire conjoint entre la Force de la MINUSCA et l’opération Sangaris, auquel a assisté le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

L’exercice conjoint, baptisé «Bamara » (le lion en Sango), avait pour but de montrer la capacité opérationnelle de la MINUSCA à surveiller l’espace aérien centrafricain et à appuyer les troupes au sol. Deux avions de combat français Rafale ainsi que deux hélicoptères d’attaque MI35 et une unité terrestre de la MINUSCA ont pris part à cet exercice. 

«C’est cela le sens de notre engagement. Vous êtes entourés de toute la communauté internationale et nous sommes à vos côtés », a dit Onanga-Anyanga dans une courte déclaration à l’adresse des autorités centrafricaines.

Pour l’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, l’exercice  militaire est un signal fort à l’endroit de ceux qui tenteront de perturber la paix dans le pays, après le départ de la force Sangaris. « La France continuera à travailler avec la Minusca, à la sécurité de la Centrafrique de manière concrète et efficace », a affirmé le diplomate français.

Le président Touadéra, qui était accompagné du premier ministre et d’autres membres du Gouvernement a qualifié l’exercice « Bamara » de succès et remercié « la force Sangaris et la MINUSCA, pour leur engagement aux côtés du peuple centrafricain ». Il a aussi affirmé les moyens promis par la MINUSCA et Sangaris, pourraient également être sollicités pour faire face à toutes les menaces des groupes armés sur la population. 

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

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CENTRAFRIQUE:Politique / Qui de Mapenzi et de Ziguélé sera président de l’Assemblée Nationale ?

Selon des informations dignes de foi en notre possession, au moment où nous mettons sous presse cet article, il y aurait huit (8) candidats à la présidence de l’assemblée nationale, la deuxième (2) institution de la République. Il s’agirait de :

1- Martin Ziguélé, président du Mlpc et député de Bocaranga 3, ancien Premier ministre, candidat malheureux à la présidentielle

2- Anicet Georges Dologuélé, président de l’Urca et député de Bocaranga 1, ancien Premier ministre et ancien fonctionnaire international de la BEAC/ BDEAC/CEMAC, candidat malheureux à la dernière présidentielle

 3- Abdou – Karim Meckassoua, ancien ministre boziziste devenu député indépendant de la 2ème circonscription du 3ème arrondissement de la ville de Bangui, à 39 voix seulement, résultats d’un seul bureau de vote sur 17 bureaux de vote annulés pour fraudes massives, candidat malheureux à la présidentielle

4- Mme Emilie – Béatrice Epaye, députée de Markounda

5- Professeur Timoléon Mbaïkoua, député de Paoua 2, ancien cadre du Mlpc et ancien ministre, candidat malheureux à la dernière présidentielle

6- Bertin Bea, député de Boali et secrétaire général du Knk

7- Jean – Symphorien Mapenzi, député de Bimbo 2, opérateur économique, directeur général de la Société de Transformation des Bois de Centrafrique (STBC), président du Mouvement des Entreprises de Centrafrique (Medec), ancien Vice – président et Président par intérim du Conseil Economique et Social

8- Pasteur Augustin Agou, député du 1er arrondissement de Bangui, opérateur économique.

Aux dernières nouvelles, seules les candidatures de Martin Ziguélé et de Jean – Symporien Mapenzi auraient réussi à convaincre et susciter plus d’effervescence et de mobilisation au sein des partis politiques et des nouveaux élus de la nation, toutes appartenances et tendances confondues. A ce sujet, les sources proches de la direction de campagne du candidat du Mlpc, même si lors de la rencontre avec le président Touadéra, président des partis politiques de la mouvance présidentielle, il y a de cela quelques jours, aucun appui inconditionnel et formel de la part de ce dernier n’a été obtenu autour de cette candidature, affirmeraient avec force et détermination la très probable victoire de Martin Ziguélé. Ce dernier aurait déjà acquis à sa cause la plupart des députés des partis politiques de la majorité parlementaire, soit un total de 75 députés sur 128.

Ce soutien prendrait forme aujourd’hui par la signature de la Charte de la plateforme des partis de la majorité parlementaire en abrégé « PPMP ». En prélude à la constitution effective de cette plateforme, un repas a été offert entre les probables signataires de la convention et leurs députés par le prétendant au perchoir de l’assemblée nationale. Voilà une nouvelle qui n’est pas de nature à rassurer le camp des indépendants, car les partis politiques sont majoritaires dans la prochaine assemblée et semblent décidés à prendre leur revanche sur l’histoire, à renaître de leur débâcle aux dernières élections législatives et présidentielle, à occuper l’espace politique nationale et à jouer pleinement leur rôle de gestionnaires des affaires de la cité. Cependant, cet atout est loin de faire trembler de peur et d’inquiétudes le candidat des indépendants, Jean – Symphorien Mapenzi. Ce dernier qui ne dort pas et qui aurait déjà obtenu le soutien inconditionnel du président Touadéra, président des partis et des entités de la mouvance présidentielle, aurait lui aussi déjà réussi à faire rallier à sa cause plus de 75 députés sur 128, toutes appartenances et tendances confondues. Ce qui le positionnerait à égalité de voix avec son challenger, Martin Ziguélé.

A l’allure où vont les choses et à ce niveau du débat, certains députés issus des partis politiques et certains députés indépendants ne joueraient pas tout simplement franc jeu avec les deux (2) camps. Ils seraient plus ou moins tous, dans les deux (2) camps, à la fois, et du côté de Martin Ziguélé et dans le camp de Mapenzi. Il apparait donc clair que les deux (2) candidats doivent, à quatre (4) jours de la rentrée parlementaire, mettre de l’ordre dans leurs relations avec les députés indépendants et surtout, avec les partis politiques qui ont des députés dans la prochaine assemblée. Ce n’est qu’à ce prix qu’ils éviteraient d’être victimes d’une escroquerie politique, à l’exemple de ces députés qui, quoique ayant été régulièrement investis par leur parti, auraient à leur demande réussi à extorquer des fonds aux leaders d’autres partis politiques. Fort de ce qui précède, le président Touadéra, en sa qualité de président des partis politiques et des entités de la mouvance présidentielle, se doit d’être clair, lui aussi, avec ses anciens compagnons de lutte, afin d’éviter une crise inutile.

Comme les partis politiques de la majorité parlementaire n’avaient pas hésité un seul instant à lui apporter leur indéfectible soutien, lors du 2ème tour face à Dologuélé, il est tenu aujourd’hui de leur faire retourner l’ascenseur, dans le but de stabiliser les institutions républicaines. Toute hésitation de sa part, comme nous le constatons à ce jour, toute absence d’un dialogue sincère et permanent et toutes basses manœuvres politiciennes seraient de nature à lui créer toutes les pires tracasseries politiques et à rendre ingouvernable sa gestion.

Dans quel intérêt, aurait – il porté son appui sur la candidature de Jean – Symphorien Mapenzi ? Dans son intérêt ou dans l’intérêt de la République ? Pourquoi, à quatre (4) jours de la rentrée parlementaire, le candidat Martin Ziguélé n’aurait –il pas réussi à extorquer sa bénédiction ? Est – il fier qu’il y ait, dans son propre camp, celui de la mouvance présidentielle, deux (2) candidats au perchoir de l’assemblée nationale ? Et si par miracle tous les deux (2) venaient à se battre, qu’adviendrait – il ?

Voilà des questions qui se bousculent sans réponse dans la tête des combattants de la liberté et des sentinelles de l’espoir. Des questions auxquelles l’homme du 30 décembre 2015 est tenu de répondre avant qu’il ne soit trop tard.

Jean – Paul Naïba

 

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