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Archives Mensuelles: avril 2016

CENTRAFRIQUE: Politique / Karim Meckassoua ou l’homme des réseaux et de débauchage des députés de l’UNDP

meckassoua

A quelques jours de la tenue du 2ème tour des législatives, quand je me rendais à la rédaction du journal « Le Démocrate » afin d’échanger avec un confrère, j’ai croisé une vieille connaissance. Un musicien qui avait fait la gloire de l’orchestre « JMC – QUARTIER LIBRE », dans les années 2000. Passé le temps des formules de politesse et de civilité, ce cadet m’annonce sa joie de cette retrouvaille et me propose de rejoindre la direction de campagne de M. Karim Meckassoua. Sans tarder, il se lance dans un interminable réquisitoire dans le but de mettre en exergue les mérites de l’enfant du Km 5. Un homme des réseaux qui serait dans les intimités des présidents Sassou Nguesso du Congo, Ali Bongo du Gabon, Idris Deby Itno du Tchad, Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale, et François Hollande de la France, pour ne citer que ceux – là. Un candidat malheureux à la dernière présidentielle qui a décidé, sans aucune hésitation, d’apporter son indéfectible soutien au candidat Touadéra face à Dologuélé et qui est pressenti, en retour, pour assumer les nobles fonctions de premier ministre. Le seul candidat indépendant à la présidentielle qui a financé les candidatures du plus grand nombre d’autres candidats indépendants aux législatives et qui a réussi, à grands coups de millions, à faire rallier à sa cause tous les députés de l’UNDP.

A ces mots, le battement de mes pouls s’accélère et je rétorque immédiatement en lui demandant de me donner plus de détails sur les éléments de preuves qui attesteraient du soutien financier du candidat Karim Meckassoua aux députés de l’UNDP. En réponse, il m’a dit être disposé à faire les copies des actes de décharge devant notaire. Malheureusement, depuis lors, il n’a plus décroché mes appels, malgré mon insistance. Cependant, quelques semaines plus tard jusqu’au moment où nous mettons sous presse cet article, des informations dignes de foi corroborent les propos tenus par cette connaissance et tendraient à affirmer avec force que certains députés de l’UNDP dont les lettres d’investiture ont été dûment signées par le secrétaire général de ce parti et les cautions entièrement supportées par l’UNDP, auraient été consultés et contactés personnellement par M. Karim Meckassoua. Evidemment, pour les rallier à sa cause moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.

Un acte de débauchage et de cooptation. De basses manœuvres politiciennes de nature à fragiliser et à déstabiliser l’UNDP. Mais, comme nous l’avons déjà souligné, cette méthode risque non seulement de lui coûter trop cher puisqu’il n’aura jamais officiellement l’appui politique tant souhaité de l’UNDP, mais surtout est de nature à révéler au grand jour sa propension systématique à des pratiques de basses manœuvres pour atteindre ses objectifs. En effet, il est aujourd’hui de notoriété publique que l’enfant du Km 5, candidat à la dernière présidentielle, malgré ses milliards et l’appui inconditionnel de ses réseaux, n’a jamais réussi à mobiliser le peuple centrafricain autour d’un projet fédérateur et à le convaincre de porter son choix sur sa modeste personne.

Malgré une campagne à l’américaine, et de puissants moyens matériels et financiers, à l’arrivée, il n’a pu obtenir que moins de 5% des suffrages valablement exprimés. Une démonstration du rejet de sa candidature par ce peuple. Mais, au lieu d’en tirer les leçons qui s’imposent, c’est – à – dire, se retirer purement et simplement de l’arène politique, il persiste et signe. Pour assouvir ses desseins, il use toujours des méthodes non transparentes et douteuses. C’est ainsi qu’il aurait recouru à tous les moyens en la matière pour obtenir son élection à 39 voix seulement, résultats d’un seul bureau de vote sur 17 bureaux annulés pour fraudes. Et, Karim Meckassoua continue son bon bout chemin pour conquérir, cette fois – ci, le perchoir de l’assemblée nationale, la deuxième institution de la République.

C’est ainsi que selon des informations dignes de foi en notre possession, il aurait chargé le député de Kouango, M. Davy Yama, de la mission de faire gagner, une fois de plus, à sa cause le député de l’UNDP de Kaga – Bandoro I, M. Chris Gallo, à grands coups d’argent. Un acte de débauchage et de cooptation qui ne lui servira à rien. Un acte d’escroquerie dont répondra très certainement et individuellement le député mis en cause.

Jean – Paul Naïba

 

 

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CENTRAFRIQUE: DEMARRAGE DES ACTIVITÉS LIEES A LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LIBERTÉ DE PRESSE

Merci journaux

Bangui, le 28 avril 2016 – L’Association des femmes professionnelles de la Communication (AFPC), a lancé ce jeudi 28 avril 2016 à Bangui, la première série d’activités en prélude à la célébration de la journée mondiale de la liberté de presse, le 3 mai prochain. Cinq établissements scolaires féminins ont été ciblés pour une campagne de sensibilisation autour du thème «Genre et Médias », destinée à susciter des vocations journalistiques auprès des jeunes filles après leur baccalauréat.

Ce jeudi, les élèves des lycées Pie XII, Marie-Jeanne Caron et Centrafricano-turque ont pu échanger avec des femmes journalistes expérimentées sur le concept du genre et les contraintes liées à l’exercice du métier de journaliste pour les femmes, l’éthique et à la déontologie journalistique. De l’avis de Marie-Chantal Pani, Présidente de l’AFPC, «c’est cette activité qui a mis en lumière le talent de certaines journalistes en herbe. Beaucoup d’entre elles disent désormais s’intéresser au monde des médias».

Dans la semaine du 2 au 6 mai 2016, les acteurs du paysage médiatique centrafricain vont faire un plaidoyer en faveur de la restructuration de leur secteur mis à mal par les crises récurrentes que la RCA a connu. La célébration de la Journée mondiale de liberté de la presse sera également un moment pour envisager le rôle des medias dans la reconstruction du pays notamment en ce qui concerne la réconciliation et la restructuration du tissu social.

La Maison de la presse et le Département des sciences de l’information et de la communication de l’Université de Bangui organiseront le 2 mai une conférence débat sur le thème «Journalisme face à la cohésion sociale ». La Synergie des medias centrafricains publiera un numéro spécial du bulletin «Siriri», paix en Sango, le 3 mai, tandis que l’Association des radios communautaires (ARC) produira une émission diffusée en synergie par 11 radios autour du thème «Apport des medias dans la consolidation de la cohésion sociale». La Radio Centrafrique, pour sa –part, restera plus proche du thème mondial «Accès à l’information et aux libertés fondamentales – C’est votre droit ! » en diffusant une série d’émissions sur l’accès à l’information mais également sur l’importance de l’information dans la prise de décision.

Consciente des défis de la presse centrafricaine dans un contexte post-conflit, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a apporté son appui à la tenue de ces activités.

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

 

CENTRAFRIQUE: LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE AÉRIENNE DE LA MINUSCA PRÉSENTÉE AUX AUTORITÉS CENTRAFRICAINES

 

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Bangui, le 27 avril 2016 – La Force de la MINUSCA fera la démonstration de sa capacité aérienne au cours d’un exercice conjoint mené avec l’opération Sangaris, ce vendredi, 29 avril, dans la localité de Damara (40 km au nord de Bangui). L’annonce a été faite par le porte-parole de la Force, lieutenant-colonel Rachid El Meckaoui, au cours du point de presse hebdomadaire de la mission onusienne, mercredi à Bangui. 

Baptisé «Bamara » (le lion en Sango), cet exercice militaire veut montrer que le départ de Sangaris ne laissera aucun vide sécuritaire car la MINUSCA a la capacité opérationnelle de surveiller l’espace aérien centrafricain et de fournir l’appui feu nécessaire aux troupes au sol. Désormais, les hélicoptères MI35 de la Mission effectueront seuls les tâches qui étaient jusqu’à présent partagées entre la Force et Sangaris. Ces appareils sont déjà entrés en service, notamment pour la sécurisation des convois commerciaux et lors de la cérémonie de prestation de serment du Président Touadéra. 

Selon El Meckaoui, l’exercice se déroulera en présence du Président de la République et des membres du Gouvernement, des responsables des forces de défense et de sécurité nationales, du corps diplomatique et des responsables de la MINUSCA. 

De son côté, le porte-parole de la mission, Vladimir Monteiro a annoncé que le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 2281, dans laquelle il proroge jusqu’au 31 juillet 2016 le mandat de la MINUSCA. Le Conseil demande Secrétaire général, dans un délai de trois mois, de procéder à un examen stratégique de la Mission, dont les recommandations lui seront présentées. «Le futur mandat de la MINUSCA doit être adapté aux nouvelles circonstances découlant de la fin de la transition » a-t-il poursuivi. 

Par ailleurs, dans le cadre de la concertation permanente avec les autorités nationales, le Représentant spécial du Secrétaire général s’est entretenu cette semaine avec le Premier ministre ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Justice. Les questions liées au mandat de la MINUSCA ainsi que les défis du nouveau gouvernement ont été au centre de ces rencontres, a indiqué le Porte-parole de la Mission. 

Monteiro a également annoncé le lancementdes processus d’enregistrement d’ex-combattants à Paoua et Bangui, lundi dernier, dans le cadre de projets de réduction de la violence communautaire. A Paoua, l’enregistrement des premiers bénéficiaires a débuté dans le village de Pende avec les ex-combattants du Groupe des Patriotes dirigé par Fidel. Ils sont au nombre de 317 dont 264 hommes et 53 femmes. Ce projet financé à hauteur de 3,5 millions de dollars par le Fonds de consolidation de la Paix des Nations Unies, est exécuté en partenariat avec l’Office international des migrations (OIM). Il couvre les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Pende et de la Nana-Mambéré. Il offrira des opportunités économiques à environ 7.000 personnes, combattants et membres des communautés. A Bangui, l’enregistrement a débuté à Boy-Rabe, dans le 4ème  arrondissement, en faveur des ex-combattants anti-balaka. Facilité par la coordination nationale des anti-Balaka, cet exercice de profilage est supervisé par le Haut-Commissariat national au Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et à la Réforme du secteur de la sécurité (RSS). En deux jours, 104 personnes ont déjà été inscrites sur une prévision initiale de 1000 combattants. 

En sus des initiatives de réduction de la violence communautaire, Vladimir Monteiro a annoncé qu’à Bambari, les activités de relance du dialogue communautaire se sont poursuivies avec un atelier sur l’analyse des conflits locaux à l’attention des membres de la Commission pour le dialogue intercommunautaire. 

Le Porte-parole de la police, Oana Andreea Popescu, a indiqué de son côté que la Police centrafricaine et la Gendarmerie nationale continuent de veiller à la protection des populations civiles, avec l’appui de la composante Police et de la Force de la MINUSCA, et des Forces Internationales, conformément au mandat de la mission. La police de la MINUSCA poursuit également ses missions notamment les opérations de lutte contre la délinquance et le renforcement des capacités des Forces de sécurité intérieures.

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour CARnews ou RCAinfos

 

 

CENTRAFRIQUE: Nation / « Même les magistrats peuvent faire la prison……. »  » MÊME LES MAGISTRATS PEUVENT FAIRE DE LA PRISON…. »

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C’est en ces termes forts que s’était exprimé il y a quelques semaines, son Excellence Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre Centrafricain, au sortir d’une visite d’enquêtes effectuée à la Prison Centrale de Bangui (NGARAGBA), suite aux incidents d’émeutes déclenchés par les pensionnaires de cette maison d’arrêt le 16 Avril dernier, ceci pour dénoncer selon eux, un acte d’imposture judiciaire, celui du Procureur GREZENGUE qui aurait ordonné la mis en liberté provisoire d’un détenu pourtant fortement impliqué dans une affaire de meurtre. Ces mots étaient bien forts, et se traduisaient d’ailleurs même comme étant une sonnette d’alarme à l’endroit premièrement du corps judiciaire Centrafricain en général, puis à l’endroit singulier du collectif des pseudos juristes et autres magistrats corrompus de la république, et qui à cause de leurs statuts de hauts fonctionnaires du secteur judiciaire se croient non seulement tout permis, mais aussi intouchables.

Cependant, l’écho de cette alerte semble n’avoir pas retenue l’attention de tous les spécialistes de la justice, auquel cas, on aurait pas à vivre cette situation scandaleuse, et qui à defaut de faire couler des sueurs froides à certains, ferait bien froid dans le dos des autres. L’affaire en effet fait polémique en ce moment en Centrafrique, et comme vous pourriez le lire vous mêmes, il s’agit du fils du Procureur de la ville de Bouar, et qui aurait volé 3 millions de francs à son papa afin de se lancer dans une frauduleuse affaire de multiplications de billets de Banques. En étant donc à la recherche de son fils, ce magistrat de haut rang se serait rendu dans la belle famille de ce dernier, et aurait sans aucun document ou soubassement juridique légal (Convocation, Mandat d’arrêt ou d’amener), ordonné l’arrestation pure et simple du beau père et de la belle mère de son fils, plus leur fille et son bébé d’à peine six(06) mois.

Toutes ces personnes auraient donc été mis en geôle et y ont passé la nuit avant que le lendemain matin, lors de sa visite dans les geôles pour se rassurer de l’effectif exacte des detenus, le Directeur de l’OCRB, le colonel Robert YEKOUA KETTE, ne se rende étonnement dit-il, compte de la présence d’un nouveau né en geôle, et d’ordonner ainsi dans l’immédiat, la relaxe pure et simple de l’enfant et sa mère, mais tout en maintenant néanmoins et illégalement sans aucune plainte, mais juste sur la base d’un coup de fil du Procureur comme il le dit lui même dans ses déclarations, les autres personnes dont le Beau père et sa femme. Chers compatriotes, cette situation nous interpelle tous, et devrait d’ailleurs pour la République démocratique et moderne à laquelle nous aspirons tous, requérir notre attention particulière. En effet les interpellations arbitraires, politiques et parfois sans motifs apparents semblent non seulement s’ériger dans notre pays comme un model idéal du système juridique déjà très en panne, mais semblent être également des mesures adoptées par certains magistrats de pacotilles pour démontrer aux plus faibles leurs puissances, ceci en depit de tous les mécanismes mis en place par le législateur dans le cadre des interpellations judiciaires.

On se souvient même encore de l’interpellation arbitraire l’année dernière à l’Aeroport de Bangui M’poko, de l’homme politique Michel AMINE, Président du parti UNDP, et qui ne s’était vu notifié à cet effet aucun mandat quelconque au préalable, mais de surcroit s’était vu nuitamment interrogé par l’ancien ministre de la Sécurité de l’époque en personne, Samedi Nicaise KARNOU pour comprendre que ce sera bien ce dernier appartenant à l’exécutif de l’époque, qui avait ordonné son arrestation. Cette arrestation qui vraissemblablement était bien une machination politique mis en place par la mouvance des ennemis simultanément de la Centrafrique en fonction à cette époque et de l’homme politique Michel AMINE, n’avait pour but que d’écarter injustement ce dernier de la course à la présidence. Et d’aucuns, voire les magistrats eux mêmes affirmaient à cette époque, que l’arrestation de Michel AMINE était purement politique. Et parmi les noms de ses détracteurs qui étaient cités régulièrement dans les causeries publiques à Bangui, figuraient Catherine samba panza, l’Ex cheffe d’état de la transition; Mahamat kamoun, le premier ministre de cette derniere, et chef du gouvernement à l’epoque; Samedi Nicaise karnou, l’ancien ministre de la sécurité publique; Alexandre Ferdinand nguendet, actuel président du conseil national de transition, Martin Ziguélé, président du mlpc, l’ancien Ministre de la justice, Aristide SOKAMBI, ancien procureur général, Gilbert Dolet, et enfin, Anicet Georges Dologuele et Jean Jacques Demafouth. Cette équipe avait pesé de son poids dans la décision rendue par les juges de ce qu’on appelait l’Affaire Michel AMINE. Et l’on peut même d’ailleurs aujourd’hui sans risque de se tromper, mais juste à la lecture du score de l’UNDP aux legislatives, dire que si Michel Amine avait effectivement pris part à ces élections, certainement il aurait pu faire un bon score, et voir même être aujourd’hui président des Centrafricains.

Il y a dans la foulé d’autres arrestations arbitraire et politique de sensiblement la même époque aussi, celles notamment des candidats Abdou Karim MECKASSOUA, et du Député Jean Symphorien MAPENZI. S’en suit aussi les interdictions cavalières de quitter le territoire, et auxquelles plusieurs ont souvent été soummis. Bref, chers Compatriotes, La Jeunesse Centrafricaine de la DIASPORA, et qui désirent rentrer au pays pour mettre la main à la patte, vous invite à dire STOP! STOP! ET STOP! à ce genre de pratique. Outre tout ce qui précède, c’est ici l’occasion aussi d’évoquer le cas de nos prisons très peuplées, et ou 80% des pensionnaires sont en détentions préventives. Mais cela n’étonerait personne surtout quand on sait que pour une affaire purement civile, un magistrat se permet de mettre en detention un individu.

Si vous faites un tour à la prison Centrale de NGARAGBA, et de Bimbo, vous aurez sensiblement l’impression d’y trouver toute la jeunesse Centrafricaine, et cela s’explique, car à partir du moment où on a des politiques qui n’ont pu donner des opportunités d’avenir aux jeunes, beaucoup se sont lancés dans les petits larcins ça et là, et le resultat quand ils sont arrêtés, et sans moyens de défenses pour beaucoup devant les tribunaux, c’est la prison, et parfois de très lourdes peines pour certains récidivistes, à defaut bien sur d’être comme certains, abandonné pour un long moment en prison, et sans procès. Il est temps que ces facons de faire changent! Nos magistrats en effet semblent n’avoir pas trop une bonne éducation aux valeurs de liberté, voila pourquoi ils doivent être sensibiliser sur la gestion des condamnations.

L’Etat doit aussi se pencher sur notre Code pénal qui date des lustres, en vue d’une révision afin d’y introduire des peines alternatives de prison comme le travail forcé ou les assignations en résidence, et aussi de prévoir les mécanismes de reconversions pour éviter les récidives, car dans nos prisons se trouve de plus en plus des récidivistes difficilement resocialisables. Il est donc temps que ces façons barbares cessent! Il est temps pour le Gouvernement TOUADERA de commencer à combattre cette barbarie, car le peuple ne veut pas que des déclarations sensationnelles, mais il veut du concret.

« MÊME LES MAGISTRATS PEUVENT FAIRE DE LA PRISON VOUS AVEZ DIT?? Alors prouvez le nous en joignant vos paroles aux actes, car plusieurs cas d’injustices de ces magistrats sont bien visibles Excellence Monsieur le premier Ministre. Que Dieu Bénisse la CENTRAFRIQUE ————————— La Jeunesse Centrafricaine de la Diaspora qui désire rentrer pour servir son pays.

 

Jean – Paul Naïba

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LES INDÉPENDANTS :UN DANGER POUR LA DÉMOCRATIE ?

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Le rôle essentiel des partis politiques est de participer à l’animation de la vie politique. L’article 20 de la Constitution dispose :  » Les partis ou groupements politiques concourent à l’expression du suffrage, à l’animation de la vie politique, économique et sociale. « .

De manière plus précise, les partis remplissent deux fonctions :
• Ils sont les intermédiaires entre le peuple et le gouvernement : le parti élabore un programme présentant ses propositions qui, s’il remporte les élections, seront reprises dans le projet du gouvernement. Les partis de l’opposition peuvent proposer des solutions alternatives à la politique de la majorité en place et ainsi remplir une fonction « tribunicienne » en traduisant le mécontentement de certains électeurs.

• Les partis ont aussi une fonction de direction : ils ont pour objectif la conquête et l’exercice du pouvoir afin de mettre en œuvre la politique annoncée. Si dans les régimes pluralistes (où existent plusieurs partis) la conception traditionnelle est que le pouvoir exécutif est en charge de l’intérêt national indépendamment des partis, ceux-ci assurent bien la conduite de la politique nationale par l’intermédiaire de leurs représentants au gouvernement et dans la majorité parlementaire. Ils légitiment et stabilisent le régime démocratique , en le faisant fonctionner. Animateurs du débat politique, ils contribuent aussi à structurer l’opinion publique.

Cependant, on note depuis quelques années une certaine désillusion des citoyens envers les partis, qu’ils ne considèrent plus forcément comme leurs meilleurs représentants et intermédiaires.

La faiblesse des partis politiques est évidente en République centrafricaine. Elle est caractérisée par une triple négation : manque de débats internes et externes, manque de moyens humains, matériels et financiers, manque d’une idéologie claire et mobilisatrice.

C’est bien la conjonction de tous ces éléments qui ont abouti au rejet des formations politiques et à l’élection massive des personnalités indépendantes lors des dernières consultations.

L’augmentation du taux de candidats indépendants élus aux récentes élections traduit peut-être cette réalité.
Ils sont plus d’une soixantaine élus pour cette législature sous l’appellation «les indépendants».contre Dix-sept partis politiques sur une quarantaine représentés à la future Assemblée nationale en Centrafrique.

D’ores et déjà, l’on peut dire qu’ils pèseront lourd dans le jeu politique national.
De bonne source, des indépendants qui ont flirté avec le président élu Faustin Archange Touadera auraient déjà annoncé la couleur en indiquant qu’ils prendront le perchoir de l’assemblée nationale.

Il est facile de prévoir qu’ils seront d’un poids important dans les débats à l’hémicycle. D’ailleurs, en Afrique, plus qu’ailleurs, les parlements sont connus pour se transformer souvent en lieu de transaction, de transhumance, de chantage, parfois en foires d’empoigne où les règlements de comptes ne sont jamais loin.

Sans nier la liberté pour tout citoyen de participer librement à la vie politique et de briguer, tout autant librement, le suffrage du peuple, il est à craindre néanmoins que, dans un pays qui sort d’une sévère crise postélectorale qui a fait 3000 morts au moins, la controverse ne s’invite massivement au sein de la future Assemblée.

Selon des sources dignes de foi, les partis politiques traditionnels s’inquièteraient de cette marrée d’indépendants à l’assemblée.

Dès lors, hétéroclite et multicolore, qui contrôlera cette vague des indépendants au moment même où le pays veut renouer avec la stabilité ? Ne répondant de personne ni rien, pas même de leurs électeurs, puisque le mandat de députés est impératif, des indépendants pourraient bien laisser parler leurs frustrations contre leurs partis politiques d’origine, puisqu’une bonne majorité provient d’aucun parti politique.

Sans opinions fixes, une sorte d’électrons libres, ils iront où les amène le vent. N’étant redevables d’aucun parti, rien ne les empêcherait de se ranger dans l’un ou l’autre camp , soit pour se faire une place, soit pour régler des comptes aux dirigeants des formations politiques.

La polémique aurait donc commencé avec les postulants au perchoir tels que Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé, Augustin Agou, Karim Mekassoua etc qui multiplieraient des contacts informels avec certains indépendants contre des pièces trébuchantes et sonnantes. La mangeoire, même en Centrafrique, reste attractive pour les éternels et indéboulonnables crocodiles de la politique centrafricaine.

On le voit, la question des indépendants n’est pas si banale. Elle l’est d’autant moins que c’est bien la première fois qu’une telle vague menace sérieusement la composition d’une Assemblée nationale.

Certes, la diversité des opinions est une richesse en démocratie avancée. Ici, elle pourrait être une menace dans le contexte de sortie de crise, dans un pays en plein apprentissage de la démocratique, où le mot liberté rime parfois avec le mot marché. Comment libérer les énergies démocratiques, sans ouvrir la boîte de pandore ?.

Quelqu’un le disait, il vaut mieux l’injustice au désordre.

L’injustice ici, ce sont ces indépendants qui ne sont pas moins méritants que leurs camarades de lutte adoubés et financés par leurs partis politiques.

Le désordre, ce serait de favoriser que le phénomène des indépendants ne soit récupéré politiquement pour devenir un chiffon rouge, au profit d’intentions masquées qui visent à rendre le pays ingouvernable.

S’il est des phénomènes dont on sait où ils commencent et dont on ne sait jamais à l’avance comment ils vont finir, celui des indépendants en est peut-être un.

Tous les indépendants vont-ils se touaderalisés ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.
Bangui, le 26 Avril 2016
Par Charlie Joseph LARABO

 

CENTRAFRIQUE: Politique / Quand un membre du gouvernement « Touadéra » ne sait pas parler français en réunion de cabinet

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Dans son discours – programme à la nation, le 30 mars 2016, au stade 20.000 places, plein à craquer, le président Faustin Archange Touadéra n’a pas hésité un seul instant à marquer les esprits, en promettant de constituer un gouvernement de compétences et de tous les centrafricains. Le peuple centrafricain qui lui a fait confiance et l’a préféré à tous les autres candidats à la présidentielle, pour avoir fait ses preuves de bon gestionnaire, lorsque le général Bozizé lui avait fait appel en 2008, en lui confiant le poste de premier ministre, y a cru et l’a chaleureusement ovationné. Sûr de ce que rien ne sera pas comme avant. Sûr de ce que d’anciens ministres de la République, responsables de la tempête des malheurs et des violences inouïes qui s’est abattue sur la République, ces 3 dernières années, ne figureront pas dans son gouvernement. Sûr de ce que l’alternance générationnelle sera bel et bien là et avec elle, l’effectivité de la mise en œuvre de la politique de rupture tant souhaitée par tous. Mais hélas ! Quelques jours plus tard, M. Firmin Grébada, ministre d’état, directeur de cabinet à la présidence de la République, rend publique la liste des 23 membres du premier gouvernement du quinquennat de l’homme du 30 décembre 2015.

A la grande surprise de tous les combattants de la liberté et des sentinelles de l’espoir, on prend les mêmes et on recommence, non pas par voie de consultations directes avec les partis politiques acquis à sa cause, mais par des actes de cooptation et de débauchage des « cadres » ou « pseudo – technocrates », par – ci et par – là. A l’arrivée, des ministres de la République dont les noms ne figurent pas dans le portefeuille du personnel de l’Etat, dont les cv laissent à désirer, dont la moralité fait sourire et dont la maîtrise réelle de la technicité rime avec l’incompétence notoire. A l’arrivée, selon des informations dignes de foi en notre possession, un ministre de la République qui, lors de sa première réunion de cabinet avec ses plus proches collaborateurs, des ingénieurs en chef, des topographes, des architectes et des techniciens des travaux publics, sue à grosses gouttes, balbutie, cherche les lettres, les mots et les phrases, marmonne, et enfin décide la mort dans l’âme de prendre la parole en sango.

A l’arrivée, du jamais vu ! Un ministre de la République qui ne sait pas parler français dans le gouvernement de Touadéra et de Sarandji ? Comment cette grossièreté peut – elle être possible ? Sur la base de quels critères, cette personnalité dont le nom ne figure pas dans la banque des données des experts de son parti, a – t – il été retenu ? Qui de Touadéra et de Sarandji, les meilleurs parmi les meilleurs de leur génération, est responsable de cette bévue et de cet acte d’injure aux technocrates et à toutes ces compétences dont dispose la fonction publique centrafricaine ?

Des questions difficiles auxquelles les deux (2) têtes de l’exécutif doivent impérativement répondre avant qu’il ne soit trop tard. Mais d’ores et déjà, le doute s’installe dans la conscience des élites et la politique de la rupture promise par le président Touadéra semble loin de se profiler à l’horizon. Du coup, dans les milieux autorisés, le désenchantement commence à se substituer à l’espoir et l’incompréhension est déjà perceptible sur le visage des vrais technocrates disponibles et disposés à soutenir becs et ongles Touadéra.

Jean – Paul Naïba

 
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Publié par le 27/04/2016 dans Uncategorized

 

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CENTRAFRIQUE : Le Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA vous invite, mercredi 27 avril, à sa conférence de presse hebdomadaire.

CENTRAFRIQUE : Le Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA vous invite, mercredi 27 avril, à sa conférence de presse hebdomadaire.

 minusca

  AVIS MEDIAS 

Avis aux médias : conférence de presse 

 

Qui ? 

Le Porte-Parole de la MINUSCA,

Vladimir Monteiro 

 

 Quand ? 

Mercredi 27 avril 2016 à 11h00 

 

Où ? 

Salle de conférence, au siège de la MINUSCA, Bangui (RCA)
PK4, Avenue Barthélémy Boganda

 

 

CENTRAFRIQUE: Invitation de la MINUSCA: Profilage des ex-combattants dans le 4eme arrondissement de Bangui

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Le Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA vous invite demain,mardi 26 avril 2016, à couvrir le déroulement du profilage des ex-combattants dans le 4eme arrondissement de Bangui initié dans le cadre du programme de réduction de violence communautaire. Cette initiative est au profit de 3000 bénéficiaires anti-balaka, ex-seleka et des communautés du Km5.

 

Avis aux médias

Profilage des ex-combattants dans le 4eme arrondissement de Bangui

 

Qui ?

Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

 Quand ?

Mardi 26 avril 2016 à 10h

 

Où ?

Route de Ndress, Ancienne piste de karting AMA

 

CENTRAFRIQUE: Décision portant suspension d’un militant de toute activité au sein du Parti

 

undp

République Centrafricaine

Unité-Dignité-Travail

 

UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES

Unir, bâtir, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, nous sommes tous Frères et Sœurs

www.undprca.org

N° 0010/ BCN.16

Décision portant suspension d’un militant de toute activité au sein du Parti

Vu les dispositions de la Charte définissant les grandes orientations, les idéaux

et les valeurs  que   défend l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès

(UNDP) ;

Vu les dispositions des Statuts et du Règlement Intérieur régissant l’organisation

et le fonctionnement du Parti, adoptés par l’Assemblée Constitutive en date

du 18 mars 2014 ;

Vu les dispositions des articles 13 et 30 des Statuts ;

Vu  les dispositions des articles 13 et suivants du Règlement Intérieur fixant

le pouvoir disciplinaire et la procédure en matière de sanctions ;

Vu la décision en date du 1er mars 2016 mettant en place le Bureau de la Coordination

 Nationale de l’UNDP,

Décide

Article 1er : En attendant la décision du Congrès, organe suprême du Parti, Monsieur Gaby Francky LEFFA, précédemment 4ème Vice – président du Comité Provisoire, dissout par la mise en place du Bureau de la Coordination Nationale, en date du 1er mars 2016, est suspendu de toute activité au sein du Parti.

Motifs :-     Acte d’indiscipline caractérisée ;

  • Basses manœuvres politiciennes à des fins personnelles et égoïstes ;

  • Atteinte à l’honneur, à la dignité et à l’image du Parti.

Article 2 : La présente décision qui prend effet à la date de sa signature sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

  Fait à Bangui, le 21 Avril 2016

Le Bureau de la Coordination Nationale

de l’UNDP

Aimery ELA       

 

leffa

 
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Publié par le 24/04/2016 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: Nation / Pourquoi un indépendant au perchoir de l’Assemblée Nationale

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Pensez – vous que le président Touadéra est si bête, si nain politiquement et surtout si sclérosé démocratiquement qu’il est décidé ou déterminé à confier le perchoir de l’assemblée nationale à un leader d’un parti politique ?

Telle est la question qui ne cesse de fuser, tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes, des lèvres des centrafricains. Dans les taxis et bus, les restaurants et débits de boisson, sur les chantiers et dans les bureaux ou sur les lieux de service, dans les églises et aux marchés, l’on n’entend murmurer que cette interrogation. Un sujet à débats.

Une question brûlante de l’heure tant le titulaire de ce poste aura la lourde responsabilité d’assurer la vacance du pouvoir en cas d’indisponibilité ou du décès du président de la République. En effet, après l’investiture du nouveau président de la République, la nomination du premier ministre et la promulgation du décret n°16.222 mettant en place le gouvernement, il ne reste plus que la constitution de l’assemblée nationale pour que toutes les trois (3) grandes et principales institutions de l’Etat soient fonctionnelles : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Même si le processus électoral en ce qui concerne les élections législatives n’est pas encore terminé, du fait de l’annulation des résultats des législatives dans dix (10) circonscriptions et de leur reprise dans les prochains jours, la bataille pour le poste le plus prestigieux, celui du président de l’assemblée nationale, la deuxième (2) institution de la République, a déjà commencé.

A ce sujet, selon des informations généralement dignes de foi en notre possession, au moment où nous mettons sous presse cet article, plusieurs candidats parmi lesquels des leaders des partis politiques, des députés et anciens candidats malheureux à la présidentielle, indépendants, se sont déjà officieusement inscrits sur la liste. Leurs noms sont connus de leurs fanatiques et dans leurs différents états – majors et circulent sous les manteaux dans les milieux autorisés. Pour certains, il s’agirait de Martin Ziguélé, président du Mlpc, Anicet Georges Dologuélé, président de l’Urca et de Karim Meckassoua, candidat indépendant. Pour d’autres, il s’agirait de Jean Symphorien Mapenzi, Béatrice Epaye, et autres, tous députés indépendants. Afin de rassembler, de leurs côtés, le plus grand nombre possible des députés, issus des partis politiques, les leaders du Mlpc et de l’Urca, candidats à ce poste, auraient déjà pris langue avec les entités poursuivant les mêmes buts que leur organisation, en vue d’élaborer et de constituer une plateforme commune et plus forte politiquement. Ce faisant, ceux – ci, minoritaires individuellement mais majoritaires collectivement, veulent tout simplement prendre leur revanche sur le destin, au lendemain de leur débâcle dans les urnes ou du rejet de leur candidature par tout un peuple, reprendre leur place de prédilection dans la société, et jouer pleinement leur rôle : celui d’animer la vie politique, de conquérir le pouvoir et de gérer les affaires publiques. Y parviendront – ils ?

Dologuélé et Ziguélé, tous les deux (2) originaires de l’Ouham – Pendé, féroces bêtes politiques, redoutables manœuvriers et fins négociateurs, auront – ils l’appui nécessaire du président Touadéra, pour assouvir leurs desseins et caresser le rêve de s’asseoir un jour dans le fauteuil du président de l’assemblée nationale ? Même si le président de l’Urca, Anicet Georges Dologuélé, pour avoir contraint le président Touadéra au second tour de la dernière présidentielle, et obligé de jouer le rôle du leader de l’opposition, est loin de bénéficier de ce coup de pouce, quelle garantie disposerait aujourd’hui Martin Ziguélé pour vraiment en profiter ? Voilà de pertinentes questions qui se bousculent dans la tête des centrafricains mais des questions auxquelles l’homme du 30 décembre 2015 aurait déjà trouvé de réponses adéquates, selon des sources proches de son cabinet. Pour ces sources, très avisé et très prudent, ce dernier ne serait pas disposé à accepter sur le perchoir de l’assemblée nationale un homme politique aux expériences rompues et solides, de peur non seulement de le voir lui succéder en cas de vacance de pouvoir pour cause d’indisponibilité, mais surtout de lui créer toutes les pires tracasseries politiques afin de lui ravir le pouvoir ou tout simplement de rendre sa gestion ingouvernable. Cette démarche visant à écarter du perchoir de la deuxième institution de la République tout leader d’un parti politique ambitieux ou toute féroce bête politique reposerait aussi sur le rejet de toute la classe politique par le peuple centrafricain. Un rejet total dont la démonstration a été effectivement faite, dans nos villages et nos quartiers, lors des dernières élections présidentielle et législatives où la majorité des candidats investis par leur parti politique ou leur organisation n’ont récolté que des scores oscillant entre 0% et 6%, du fait de leurs responsabilités plus ou moins avérées et établies dans la tempête des malheurs et de violences inouïes qui s’est abattue sur la République, ces trois (3) dernières années. Alors, soutenir becs et ongles, officieusement ou officiellement la candidature d’un leader de parti politique à ce poste, dans ce contexte de crise de confiance généralisée entre le peuple, détenteur du pouvoir souverain réel et les hommes politiques qui sont censés être ses représentants, mais qui l’ont trahi et livré la République à des hordes des criminels de la pire espèce, serait scier la branche d’arbre sur laquelle les nouvelles autorités sont assises. Si l’on devait s’en tenir à ces arguments, il serait tout naturellement illogique que l’homme du 30 décembre 2015 ne puisse apporter une quelconque caution à la candidature d’un certain Martin Ziguélé au poste du président de l’assemblée nationale. Un refus qui serait du coup considéré comme une véritable gifle ou un terrible acte d’ingratitude pour son incommensurable et déterminant soutien à Touadéra, au second tour de la présidentielle, dans l’Ouham – Pendé face à Anicet Georges Dologuélé. Mais en politique, cela s’appelle du « real politik » ou du pragmatisme politique qui consacrerait à la longue l’assassinat des partis politiques, selon les observateurs aguerris de la vie politique centrafricaine. Exit les prétendants de la politique politicienne, place donc aux candidats indépendants ! Parmi les plus en vue, figure en première place, c’est – à – dire celui dont on parle beaucoup, un certain Karim Meckassoua, candidat indépendant malheureux à la dernière présidentielle. Sa méthode ? L’achat pur et simple des députés indépendants, à grands coups d’argent.

Ceux-ci sont certes assez nombreux mais au nombre insuffisant pour lui permettre de postuler confortablement. S’ensuit alors inévitablement le débauchage à coups de millions de francs cfa des députés issus des partis politiques. C’est ainsi que, selon des informations émanant de sa propre direction de campagne, pendant le second tour, il aurait remis des fonds politiques de campagne, à leur demande individuelle, à certains candidats et députés de l’Undp, en tête des résultats provisoires des législatives avec un total de 14 députés et postulant encore dans neuf (9) circonscriptions sur les dix (10) annulées. Une méthode qui risque de lui coûter trop cher dans la mesure où le député n’est pas propriétaire de son siège qui demeure, aux termes des dispositions du règlement intérieur de l’assemblée nationale, l’apanage exclusif du parti ou de l’organisation qui l’a investi. Ce qui signifie tout simplement que n’ayant pas préalablement obtenu l’aval du bureau de la coordination nationale de l’Undp ni l’accord de son président – fondateur, Michel Amine, Karim Meckassoua ne pourrait jamais, dans sa bataille pour le perchoir de l’assemblée nationale, bénéficier de l’appui politique des députés de l’Undp et serait donc victime d’une escroquerie ou d’une arnaque de la part de ceux qui lui ont soutiré de l’argent entre-temps. Et même s’il devait les avoir tous avec lui, qui lui dit que les députés indépendants acquis financièrement à sa cause voteraient coûte que coûte pour lui le moment venu ? Une question dont la réponse nécessite une grande capacité d’analyse et de fertilité stratégique. Par contre, il y aurait dans le rang des députés indépendants, candidats à la présidence de l’assemblée nationale, un élu de la nation dont nous taisons le nom, membre de la mouvance présidentielle qui bénéficierait déjà officiellement, pour ceux qui sont dans les entrailles des secrets de la présidence de la République, et officieusement, pour les milieux autorisés, de l’appui inconditionnel de l’homme du 30 décembre 2015.

En fin stratège et ayant la faveur de plus d’une cinquantaine de députés indépendants, cet élu indépendant qui a érigé son état – major à Boy – Rabé, à côté du domicile du président, ne dort pas et aurait réussi déjà à mobiliser plus de quatre vingt quatre (84) députés de la nation autour de sa plateforme commune, avec une répartition des postes à ses alliés dans le futur bureau de l’assemblée, l’administration parlementaire, le prochain gouvernement, les sociétés d’Etat, et dans les entités périphériques ou administrations déconcentrées. Si l’on devait organiser aujourd’hui l’élection pour le perchoir de l’assemblée nationale, il l’emporterait haut les mains, dès le premier tour. Fort de ce qui précède, et à l’allure où vont les choses, s’ils ne font pas preuve d’esprit d’initiative, de rassemblement et d’engagement, en vue d’obtenir le pardon du peuple et de lutter clairement pour son bien – être, les partis politiques, appelés à occuper l’espace politique et à l’animer, couriraient le gros risque de s’effacer, de disparaître et d’abandonner l’arène politique et la gestion de la République à des indépendants. Pendant longtemps pour ceux qui ont obtenu au moins un représentant à l’assemblée nationale, et ad aeternam vitam pour les médiocres qui n’ont obtenu que des 0 !

Par Jean – Paul Naïba

 

 
 
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