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Archives du 23/03/2016

CENTRAFRIQUE: HERVE LADSOUS ATTENDU A BANGUI POUR L’INVESTITURE DE FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA

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Bangui, 23 mars 2016 – Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Hervé Ladsous, est attendu à Bangui la semaine prochaine où il participera à la cérémonie d’investiture du Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra. L’annonce a été faite ce mercredi par le Porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, au cours du point de presse hebdomadaire de la mission.

Le porte-parole a également évoqué les préparatifs du second tour des législatives du 31 mars prochain, avec notamment l’acheminement des matériels électoraux non sensibles à Bangui et dans les préfectures de Haut Mboumou, Nana-Mambéré, Bamingui Bangora, Basse Kotto, Mbomou, Haute-Kotto, Vakaga et Nana-Grebizi. Quant aux matériels électoraux sensibles, qui étaient attendus à Bangui entre le 22 et le 23 mars, Monteiro a indiqué que leur déploiement vers les préfectures se fera entre mercredi et jeudi.

Quant à la formation des membres des bureaux de vote, elle va se faire entre le 23 et 26 mars 2016 et consiste en une journée de mise à jour des connaissances pratiques acquises lors des précédents scrutins. Des formateurs nationaux ont été déployés mardi dans les chefs-lieux des huit préfectures, à savoir Basse Kotto, la Mambéré-Kadei, la Nana-Mambéré, la Ouaka, l’Ouham, l’Ouham Pendé, la Haute Kotto, le Mboumou et Bangui (3e,  4e, 5e et 8e arrondissements). Dans les autres huit préfectures c’est à dire Bamingui-Bangoran, Lobaye, Ombella-Mpoko, Sangha-Mbaéré, Kemo, Nana-Grebizi, Haut-Mboumou, Vakaga et Bangui (2et 6earrondissements), ce sont les démembrements eux-mêmes avec l’appui des Bureaux Electoraux Régionaux qui vont se charger de la formation des membres de bureaux de vote.

Vladimir Monteiro a aussi indiqué que, suite à un partenariat entre la Minusca et des acteurs de la cohésion sociale, au moins 4000 personnes ont participé à trois séances de sensibilisation sur la cohabitation pacifique, la libre circulation de personnes et des biens et la réconciliation communautaire. Ces séances de sensibilisation se sont déroulées le week-end dernier dans les 2e (Maliko) et 3e arrondissements (Tokoyo) de Bangassou et dans le 1er arrondissement de la ville de Bangui.  

Pour sa part, la Porte-parole de la police de la Minusca, Popescue Oana Andreea, a affirmé que la police de la Minusca, a poursuivi la semaine dernière, ses activités de réalisations et de prévention. Ainsi, le 21 mars 2016 au niveau du rond-point du 5e arrondissement, la police s’est interposée entre les jeunes des 5eme et 3ème arrondissements. A ce moment, il y avait eu des risques d’affrontement. Egalement pour prévenir d’éventuelles tensions, le dispositif sécuritaire a été renforcé à différents points sensibles de la ville. Elle a affirmé également que la composante Police de la Minusca a procédé au déplacement d’un prévenu de la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) vers un autre lieu de détention, et du Transfèrement de deux autres prévenus de Bossangoa à Bangui, respectivement les 16 et 18 Mars 2016.

De son côté, le Porte-parole de la force de la Minusca, le Lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza, a noté que dans le cadre de la mise en œuvre de son mandat de protection des populations civiles, la force continue ses patrouilles dans tous les secteurs. Il cite entre autres, le fait que la force œuvrant dans Bangassou est intervenue après renseignement de la population, sur un passage le 18 Mars des éléments identifiés comme membres de la LRA dans le village de Dembia, 70 km à l’Est de Rafai, 150 km de Bangassou. La force a alors stoppé ces hommes armés, alors qu’ils volaient divers biens des ménages de la localité. Le Lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza a aussi mentionné que la force de la Minusca a assuré la sécurité de 470 véhicules commerciaux sur tous les axes, 220 sur la Route Nationale N°1 et 250 sur les Routes Nationales N° 2 et 3.

 

Source : Service de communication de la MINUSCA pour  CARnews ou RCAinfos

 

 

Gabon: Les impôts ferment l’hôtel de Chantal Myboto pour une ardoise de 4,2 milliards de Fcfa

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Crédit Photo: AFP/Chantal Myboto mardi devant son hôtel mis sous scellé à Libreville

Trois jours après avoir interpellé la presse pour annoncer qu’Ali Bongo n’était pas le fils biologique d’Omar Bongo, Chantal Myboto voit son établissement hôtelier de Libreville fermé pour cause d’ardoise fiscale non soldée.

Avant de savoir si les deux événements auraient un lien, la Direction générale des impôts (DGI) a placé des scellés mardi en fin d’après midi sur l’entrée principale du « Maisha », sa résidence hôtelière.

L’ex « maitresse » d’Omar Bongo dont la fille Onaida a tenté, en vain, de poursuivre l’actuel chef de l’Etat gabonais en France pour faux documents d’Etat civil français, se voit flanquée d’une amande de 4,2 milliards de FCFA.

En février, la DGI avait adressé à l’établissement un courrier pour notifier un redressement fiscal de 4,2 milliards de FCFA pour les exercices cumulés de 2012 à 2015.

Chantal Myboto, devenue Myboto Gondjout, a expliqué avoir tenté en vain de négocier une réduction avec les autorités fiscales pour amoindrir le cout de son redressement. Elle évoque un règlement de compte.

« On a fait ça à cause de mon combat politique », a-t-elle rapporté à la presse en sous entendant sa déclaration déballage à l’encontre d’Ali Bongo, de samedi.

La fille de l’opposant Zacharie Myboto, ancienne figure du système Omar Bongo, est avec sa fille et d’autres en lutte contre ce dernier dans le cadre de l’héritage du défunt président.

Depuis deux ans, les opposants et « nouveaux opposants » « s’obstinent avec l’aide de certains journalistes écrivains, sur la non filiation d’Ali à Omar Bongo et sur une nationalité nigériane du président actuel pour prouver son inéligibilité au poste de président de la République gabonaise.

Sylvain Moussavou, Libreville

 

Côte d’Ivoire: Trois véhicules des djihadistes découverts à Port Bouët Gonzagueville, avec à bord des cartes consulaires

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Comme l’annonçait mardi en début d’après le ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko, lors d’une conférence de presse, trois véhicules des djihadistes ont été découverts à Port Bouët Gonzagueville lundi tôt le matin et, transférés à la Brigade anti-criminelle de Marcory.

À bord de ces trois voitures utilisées par les djihadistes pour sillonner la ville d’Abidjan et de Grand Bassam, des cartes consulaires du Mali. D’autres indices ont également été relevés par les enquêteurs lundi tôt le matin à leur découverte, stationnés au quartier Gonzagueville de la commune de Port Bouët.

Ces véhicules de marques différentes portent également des plaques d’immatriculation, de la Côte d’Ivoire et deux pays de la sous région : le Mali et le Niger. Mais nul ne sait dans quelle circonstance, ils ont été abandonnés en ces lieux.

Ces nouvelles preuves ainsi transférées à la brigade anti-criminelle de Marcory, une enquête tentera de faire la lumière sur à quoi ont véritablement servi ces engins roulants et, comme de bien entendu, dans quelle condition ont-ils pénétré sur le territoire ivoirien.

Source :AFP

 

Mali: Blessé, l’un des auteurs de l’attaque d’un hôtel de Bamako réussit à s’échapper

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L’un des terroristes de l’hôtel abritant la mission de l’Union européenne à Bamako  est actuellement recherché par les forces de sécurité .

L’individu serait blessé et en fuite , apprend -on de sources malienne proche de l’enquête.

L’hôtel Azalai Nord-Sud abritant la mission de formation de l’Union européenne (EUTM Mali) a été attaqué lundi soir par des assaillants dont le nombre n’a pas été déterminé , ni leur motivation.

Une source militaire européenne sous le couvert de l’anonymat a précisé que le terroriste abattu était un adolescent de 16 ans et que son sac contenait des grenades.

Parmi les deux suspects , un serait intéressant, a indiqué une source malienne proche de l’enquête à Bamako où des opérations de ratissage sont en cours afin de retrouver les assaillants . La sécurité ayant été renforcée en plusieurs endroits.

Cette attaque revendiquée par les jihadistes d’Aqmi survient quatre mois après celle de l’Hôtel Radisson Blu ayant fait 20 morts le 20 novembre dernier.

Source : AFP

 

Burundi: Assassinat du lieutenant-colonel Darius Ikurakure par un soldat à Bujumbura

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 Crédit photo: AFP/Le lieutenant-colonel Darius Ikurakure

Le lieutenant-colonel Darius IKURAKURE, commandant du bataillon de génie des combats a été assassiné ce mardi à Bujumbura .

Un soldat a ouvert le feu mardi vers 13 h sur le lieutenant-colonel Darius Ikurakure, commandant du bataillon de génie de combat de Muzinda considéré comme un proche du pouvoir alors qu’il se trouvait dans l’ enceinte l’État major général de l’armée en plein centre de Bujumbura .

L’information a été confirmée un haut gradé de l’armée sous couvert d’anonymat mais pas de sources officielle.

Le Burundi  est plongé dans une grave crise sécuritaire depuis avril 2015, date de l’annonce du 3e mandat de Pierre Nkurunziza.

Depuis cette annonce, les manifestations anti 3e mandat qui se prolongées après l’élection du président burundais, ont causé la mort d’au moins 400 personnes et fait des milliers de déplacés et de blessés.

Source : AFP/koaci

 

Niger: Mahamadou Issoufou sort vainqueur du second tour avec 92,4%

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 Crédit Photo: Mahamadou Issoufou

Sans surprise ,Mahamadou Issoufou a été réélu lors du second tour d’une élection présidentielle boycottée par l’opposition qui dénonce une fraude depuis le début.

Selon les résultats provisoires annoncés ce mardi par la Ceni , le Président Mahamadou Issoufou vient d’ être réélu pour un deuxième mandat avec 92,4% des voix.

L’ opposant Hama Amadou, à Paris pour des raisons de santé et qui avait boycotté le scrutin, récolte 7,5% des voix. La participation est estimé à 59,7% en nette baisse par rapport au 1er tour qui avait mobilisé plus de 7,5 millions d’électeurs.

Pays sahélien de 18 millions d’habitants, le Niger figure parmi les plus pauvres de la planète et vivant sous la menace des groupes djihadistes.

Source : AFP/koaci

 

Congo: Après sa victoire dès le premier tour, Sassou Nguesso lance l’armée dans les rues

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 Source: AFP/Des soldats dans la rue mardi après-midi


L’opposition n’aura sans doute pas l’occasion de contester la victoire de Denis Sassou Nguesso, à la dernière élection présidentielle du 20 mars, acquise alors que toutes les communications étaient interrompues, et que le pays était isolé du monde.

Le dirigeant de 72 ans dont 32 au pouvoir, n’a pas attendu. À peine sa réélection annoncée, le chef de l’Etat a ordonné aux troupes de descendre dans la rue dans l’optique de mater toute velléité de contestation.

Le Congo Brazzaville est sous haute surveillance militaire. Les ambassades conseillent à leurs ressortissants de rester chez eux. L’opposition a déjà indiqué qu’elle n’acceptera pas les nouveaux résultats. La coalition IDC-Frocad, revendique la victoire mais en a t’elle les moyens? Des militaires encerclent les quartiers de Brazzaville,les résidences des opposants et le siège de l’IDC-Frocad.

À titre de rappel, Sassou Nguesso a été déclaré élu à 67,02% des chiffres contestés par l’opposition qui revendique la victoire.

Source : AFP

 

Centrafrique – Catherine Samba-Panza : « La politique, ce n’est pas mon truc ! »

En avril, la présidente de la transition quittera le pouvoir avec, dit-elle, le sentiment du devoir accompli. Accusée de népotisme et même de corruption, elle affirme avoir appris à encaisser les coups.

À quelques semaines de la fin de son mandat,Catherine Samba-Panza construit sa légende. Invitée par la Banque Mondiale à Washington, du 27 février au 3 mars, elle s’est plu à se poser en « mère de la nation », soulignant la difficulté de la mission qu’elle avait acceptée. Accompagnée de sa fille, Christelle Sappot, et de sa ministre de l’Économie, Florence Limbio, la présidente de la transition a été reçue au département d’État et au FMI. Interrogée par Jeune Afrique, elle revient, dans un discours rodé et messianique, sur son temps passé à la tête du pays. Et puisque Faustin-Archange Touadéra prendra sa succession le 1er avril, elle tient à ce que cela se sache : elle est disponible !

Jeune Afrique : Vous étiez maire de Bangui quand vous avez été chargée de présider la transition, en janvier 2014. Pourquoi avoir accepté cette mission ?

Catherine Samba-Panza : Dans le cadre de mes fonctions à la mairie, j’étais souvent en contact avec des organisations de femmes. Quand il a été décidé, à N’Djamena, que Michel Djotodia devait partir, elles sont venues vers moi et m’ont dit : « Les hommes n’ont pas pu régler les problèmes du pays, il est temps que les femmes se positionnent davantage. Nous pensons que vous pourrez faire l’affaire. » J’ai d’abord refusé, puis je me suis sentie interpellée. J’ai pensé que je n’avais pas le droit, en tant que citoyenne centrafricaine, de refuser cet appel. Mais, contrairement à ce que j’ai pu entendre, je n’ai jamais eu d’ambitions politiques – ce n’est pas pour cela que j’ai accepté. D’ailleurs, je ne me suis jamais intéressée à la politique.

Vous avez pris la tête du pays dans un contexte de crise, dans un milieu dominé par les hommes et alors que le pays était sous la tutelle de la communauté internationale. À quelles difficultés vous êtes-vous heurtée ?

Quand j’ai accepté la mission, je savais qu’elle serait difficile. Mais je n’imaginais pas qu’elle le serait à ce point. J’ai découvert qu’il y avait beaucoup d’antagonismes et d’intérêts divergents aussi bien au niveau national qu’au niveau sous-régional. Cela n’a pas été facile, mais il m’a fallu me construire une vision de ce que je voulais faire de la Centrafrique et garder ce cap. Le plus important, c’était la réconciliation et le dialogue. Lorsque j’ai pris mes fonctions, mes premières paroles sont allées à mes enfants anti-balaka et à mes enfants Séléka. Je me suis tout de suite positionnée en mère de la nation, j’ai été ouverte à toutes les tendances, à toutes les communautés, et c’est ce qui m’a permis d’avancer.

J’ai nommé ma fille, et alors? Sarkozy et Mitterand ont bien nommé leur fils !

Vous avez évoqué publiquement la « gouvernance catastrophique » de Michel Djotodia, qui vous avait nommée à la mairie de Bangui et auquel vous avez ensuite succédé à la tête du pays. Quelles relations entretenez-vous avec lui ?

Michel Djotodia voulait une femme à la mairie. Il avait travaillé au ministère du Plan avec mon mari. Alors, quand mon nom a été proposé, il a tout de suite dit oui. On a travaillé environ six mois ensemble. Beaucoup en ont alors conclu que j’étais pro-Séléka, mais je vous le demande : qui n’a pas travaillé avec qui ?

Par ailleurs, je maintiens que sa gestion a été catastrophique, mais il n’y a pas eu que lui ! Avant, il y a eu Bozizé…

Vous dites que vous voulez servir « [votre] pays, l’Afrique, voire le monde ». Libérée de vos engagements, à quel poste vous verriez-vous ?

Je ne vise aucun poste. Je me rends simplement disponible au cas où l’on aurait besoin de moi pour partager mon expérience. J’aimerais m’investir dans la consolidation de la paix en Centrafrique. J’ai un projet de fondation et de mémorial, et je suis d’ailleurs à la recherche de financements. J’ai le défaut d’être nationaliste et d’aimer vivre dans mon pays, mais s’il y a une opportunité intéressante ailleurs, pourquoi pas !

Pourriez-vous envisager de vous présenter dans cinq ans et d’accéder au pouvoir par les urnes ?

Les gens me disent souvent de me préparer pour les prochaines élections. Je leur réponds que si le nouveau chef de l’État travaille bien, il pourra obtenir un deuxième mandat. J’ajoute que, dans cinq ans, j’aurai un certain âge (elle a 61 ans) et je préférerais avoir une activité moins stressante : je ne suis pas de ceux qui, à 75 ans, veulent se présenter ! Et puis la politique, ce n’est pas mon truc. J’ai servi mon pays de tout cœur, avec toute l’abnégation et tous les sacrifices qu’il fallait, et j’ai le sentiment d’avoir rempli ma mission. Il y a eu une campagne de dénigrement à mon encontre, mais j’ai encaissé les coups, je me suis fait une carapace. J’ai résisté et j’en suis fière. Je ne savais pas que la politique pouvait descendre aussi bas : je l’ai découvert.

À quoi faites-vous référence ? Aux accusations d’enrichissement personnel ? À l’affaire du don angolais, ces 10 millions de dollars dont une partie a disparu des caisses de l’État ? Aux postes que l’on vous reproche d’avoir offerts à vos proches ?

Je n’ai pas d’explication à donner. J’ai posé des actes et je vais assumer. Le jour où les services d’audit ou judiciaires de mon pays se rapprocheront de moi, je saurai m’expliquer. Toujours est-il que le FMI est venu faire un audit et a estimé qu’il n’y avait pas eu de détournement. C’était juste une question de procédure. Mais tous les justificatifs ont été donnés et le FMI a rendu un rapport sur cette affaire : l’Angolagate est mort de son propre poison.

Et quand on relaie le fait que vous placez votre fille ou certains de vos proches ?

Je vous rappellerai que Sarkozy a nommé son fils à un poste important, que Mitterrand a nommé son fils à un poste important… Je vous rappellerai que beaucoup de chefs d’État africains ont nommé leurs enfants auprès d’eux. Ma fille a des capacités, elle a une valeur, je ne vois pas pourquoi elle paierait parce que sa maman est chef de l’État. Elle mérite aussi une promotion, et j’assume.

Après deux ans à la tête de la transition, estimez-vous que certains acteurs internationaux ont été trop interventionnistes ? En concevez-vous une certaine amertume ?

Les gens brodent sur des faits qu’ils ne maîtrisent pas. J’ai par exemple les meilleures relations avec le président François Hollande ou avec le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Ils m’ont accompagnée et soutenue. Cela étant dit, j’ai une vision pour mon pays, qui ne va pas forcément dans le sens de ce qui m’est proposé. Je suis une femme de caractère et j’avance dans le sens de ce que je veux, mais cela ne veut pas dire qu’il y a des problèmes entre les gens.

J’ajoute que la sous-région aussi m’a aidée, que la solidarité africaine a joué, et que je me devais d’avoir de bonnes relations aussi bien avec le président de la CEEAC de l’époque, en l’occurrence Idriss Déby Itno, qu’avec le médiateur désigné [Denis Sassou Nguesso]. Là encore, les gens ont beaucoup parlé et il y a eu des incompréhensions, mais je n’ai pas de problèmes fondamentaux avec mes pairs de la sous-région.

Durant la campagne, on vous a accusée de soutenir Martin Ziguélé, puis Faustin-Archange Touadéra…

C’est pareil : il y a trop de supputations et de rumeurs. J’ai donc décidé de me placer au-dessus de la mêlée et d’adopter une position d’impartialité. J’avais autour de moi des candidats de valeur et j’ai toujours dit que celui qui y arriverait serait le président de tout le monde. Je les ai tous reçus. Il se trouve que je connais Martin Ziguélé depuis longtemps. S’il vient me voir, c’est en tant que frère et en tant qu’ami. Anicet-Georges Dologuélé est également un ami. Touadéra, je le connais beaucoup moins et j’avoue que je ne le voyais pas arriver. Mais je n’ai pas soutenu un candidat plutôt qu’un autre. J’ai permis un retour à l’ordre constitutionnel et j’ai le sentiment d’une mission accomplie.

Par Dorothée Thienot

Source : JA

 

CENTRAFRIQUE : INVITATION A LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA MINUSCA

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Le Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA vous invite, mercredi 23 mars 2016, à sa conférence de presse hebdomadaire.

  AVIS MEDIAS

Avis aux médias : conférence de presse

Qui ?

Porte-Parole de la MINUSCA,

Vladimir Monteiro

  Quand ?

Mercredi 23 mars 2016 à 11h00

Où ?

Salle de conférence, au siège de la MINUSCA, Bangui (RCA)
PK4, Avenue Barthélémy Boganda

 
 
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