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Archives du 01/03/2016

CENTRAFRIQUE : OPÉRATION D ‘ÉLAGAGE DES BRANCHES MORTES DANS LA FONCTION PUBLIQUE CENTRAFRICAINE

CENTRAFRIQUE : OPÉRATION D ‘ÉLAGAGE DES BRANCHES MORTES DANS LA FONCTION PUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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IL n’est nullement question de chercher les sexes des anges à travers ces quelques réflexions, plutôt de mettre le doigt là ou ça fait mal. Les centrafricains ont donné un bel exemple en élisant un des leurs à la tête de l’état. Leurs choix étaient guidés par l’intégrité , la compétence, le sérieux dans la gestion de la chose publique de cet homme. En faisant fi de son appartenance ethnique et religieuse, ils ont montré une belle leçon de vie; espérant que cela n’est pas tombé dans l’oreille d ‘un sourd.
La Centrafrique revient de très loin, toutes les solutions inimaginables sont envisageables. Il faut être audacieux, mais il faut agir en bon escient et dans la mesure des capacités sans faire comme la banque mondiale avec son programme dévastatrice dit: départ volontaire assisté(DVA). Les critiques, les propositions sont multiples et variables. S’il faudrait les écouter toutes et les satisfecit conséquentes TOUADERA, risquerait de s’éloigner de son projet de société si élogieux, se résumant autour du thème: candidat indépendant appartenant au peuple. Il faut agir avec méthode et lucidité, prendre ce qui est bien pour notre pays et non à tous ceux qui peuvent nous enfoncer: Il faut essorer toutes les thèses réfuter les « TOUROGOU TI WATAKA »et retenir les essentielles. Je suis fatigué de voir mon pays faire du sur place. Les causes exogènes et endogènes ne sont pas négligeables, néanmoins nous devrions coûte et coûte crever l’abcès si ce n’est la France qui sème le désordre: le réquisitoire de FRANCOIS-XAVIER VERSCHAVE sur la France Afrique est explicite et très éloquent. Depuis x temps je le cite « la politique Française en Afrique est la continuation de l’ancienne logique coloniale: une suite d’actes criminels et de profits gigantesques: Corruption, meurtres, guerres, soutiens aux dictatures, détournement de l’aide publique au développement. .. »Tous les moyens sont bons pour mettre la main sur les ressources des pays africains. J’appréhende enfin le comment et le pourquoi du retard des pays africains francophone (exception faite pour le Sénégal …) face aux pays frères africains Anglophones. J’accuse les faits des propres fils du pays, qui continues les crimes; du jour au lendemain s’enrichissent démesurément; des va nu pieds qui passent leurs journées à jouer au jeu de dam(kissoro). Vu que l’oncle est devenu Président de la République la chasse au trésor est ouverte, certains ont même une marque de fabrique  les« TU ME CONNAIS  »assez !
Depuis les derniers événements crapuleux que la Centrafrique a traversé, l’amour du pays s’est décuplé et du coup je ne regarde pas dans la boule du cristal mais il faut crever l’abcès.
LES AGENTS DE L’ETAT par leur comportement freinent durablement l’essor de la République Centrafricaine.
Être en fonction suppose s’acquitter très bien des services indispensables à la collectivité, que constatons en Centrafrique ?
Non seulement les critères de recrutement sont douteux , une fois en fonction l’intérêt particulier prime . Grave l,obtention des diplômes se fait moyennant financiers j,en ai encore a travers la gorge un jour ou un autre la cocotte minute explosera.
Les agents de l’état en majeur partie, arrivées par la force des choses (des intégrations marchandées ou arrangées)des fois par le truchement des coups d’états. Par souci de ne pas mettre à nu leurs connivences ils se sont forgés une carapace, se protègent à tous les niveaux, personne ne peut toucher à leur poste. Nul ne rentre s’il est apparenté à ce groupuscule des nécessiteux, sinon adhérent d’un parti politique en exercice, au grand dam de la Centrafrique profonde. Ils se partagent copieusement les fruits de leurs arrangements, du plus petit jusqu’au plus haut sommet de l’état, s’éclatent dans « Bangui la coquette »avec des bagnoles hors normes du genre 4w4 en tout cas des grosses cylindrées et les belles filles qui iront avec. Tous ça pour eux seuls. Pourquoi ne pas attiser l’envie la foudre, des Seleka ? l’exemple est peut être léger mais corrobore bien la gravité de la situation, car je ne sais pas à quoi me référer pour exprimer les venins qui empoisonnent mon pays.
Ne parlant pas des frais de mission dont ils se raffolent.
Plus que horrifié encore, des protocoles études, obligent les étudiants à subir des stages aux fins de valider leurs diplômes, ils va falloir regarder leurs yeux de crocodiles, la gueule qu’ils font. N’ayant aucun mérite, en revanche aucun savoir faire à transmettre(des arrivistes), la peur au ventre de perdre leur poste « ngba mo fa na lo,loké mou place ti mo » continue de le former il va piquer ton poste. Oh!pitié juste un stage d’imprégnation. Les quelques peu qui ont le mérite coopèrent, les parachutés sont hermétiquement fermés comme les huîtres. Pour connaître l’organigramme et le fonctionnement du service, il faut se référer au planton.
Comment peut on faire décoller un pays si les jeunes sont mal formés, peu encadrés et les laissés pour compte de la société. Et pourtant certains disent que, la jeunesse c’est l’avenir pourquoi hésitent-ils de former ou de passer le relais ? surtout qu’ils sont essoufflés, rien à vendre pour l’essor de la RCA. Du point de vue humain sur les 187 pays en lice, la RCA est avant dernier,pour qui et pourquoi? Sans nulle doute la FRANCE et IDRISS DEBY pour éviter de dire le Tchad et surtout par la turpitude des propres enfants de Centrafrique, qui ne visent que leurs intérêts égoïstes au détriment de celles de la nation.
Ces mêmes fonctionnaires imbibés d’esprits partisans, parachutés sans qualification à des responsabilités, profitent de leurs recettes d’escroqueries pavanent, courent les jupons, ils accaparent tous et malheur a toi si tu croises leur chemin or les seleka étaient aux aguets, ils ont la vie sauve grâce aux Anti balaka. Ils travaillent peu, voire en mi temps, ils sont improductifs. Dans les hôpitaux publics, il y a de quoi à tomber dans les pommes. Des patients peuvent bien faire la queue et des intrus sans rendez-vous , juste fille ou fils de X; parents voire copine du Docteur leurs brûlent la politesse et se font recevoir avant ces patients qui croupissent et se tortillent des heures durant sous la douleur. Certains craquent d’autres repartent sans soins et se livrent a l’automédication, avec corollaire les effets secondaire,sans ambulances devinez la suite. Ou va t-on ?
Après c’est le Président de la République omniprésent qui en prend pour sa grade. J’ose espérer qu’ un jour nous changerons de mentalité. Mais en s’appuyant sur l’ adage Africain selon lequel c’est difficile de « redresser un arbre tordu »je réfléchis à deux fois .Toutefois j’y crois plus,il faut cisailler, élaguer les branches mortes,il y a trop de débordement. L’impossible ne fait plus partie du vocable centrafricain. les agents mal placés doivent être reclassés ou recyclés. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. L’état doit être partout et céder en aucune manière une parcelle de sa souveraineté à une tierce personne.

Fait a Nantes le 29 février 2016
Mr LAPAGO-ALAZGBO Évariste
Te :+003627656667
lapagoeva@yahoo.fr

 

 

Publié par CARnews ou RCAinfos le 2-.3-2016/Bruno-Serge PIOZZA & Aimery ELA
 

CENTRAFRIQUE: La CCT déclare Faustin Archange Touadéra Président de la République

CENTRAFRIQUE: La CCT déclare Faustin Archange Touadéra Président de la République 

YTRE

Faustin Archange Touadéra est officiellement élu Président de la République Centrafricaine avec 693.864 voix soit 62,69 % contre 412.681 voix soit 37,31 % obtenu par son challenger Anicet Georges Dologuélé. Il va occuper démocratiquement à 58 ans le fauteuil présidentiel après la prestation de serment.

Le verdict de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) est tombé ce mardi 1er mars dans la salle d’audience du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Selon la Cour, Faustin Archange Touadéra a obtenu la majorité des suffrages valablement exprimés à l’issu du second tour de la présidentielle.

« La majorité des suffrages exprimés au scrutin du 14 février 2016 a été recueillie par le candidatFaustin Archange Touadéra », a déclaré Zacharie Douba, président de la Cour Constitutionnelle de Transition qui par conséquent : « Proclame Faustin Archange Touadéra, élu président de la République Centrafricaine ».

La Cour Constitutionnelle de Transition a relevé que sur les 1.954.433 votants au second tour, 1.110.745 d’entre eux se sont valablement exprimés. Plusieurs bulletins nuls et bulletins blancs ont été également enregistrés lors des décomptes de voix par cette instance judiciaire.

Les réactions

La population de Bangui n’a pas attendu pour réagir suite à la validation de Faustin Archange Touadéra comme président de la République.

« C’est une bonne décision. Le Centrafricain en a assez de toute cette crise, il a besoin de la paix et de la cohésion sociale. La Cour Constitutionnelle ne pouvait que valider, le candidat déchu a accepté en amont les résultats. Notre pays a traversé des moments difficiles mais présentement nous nous sentons à l’aise. Nous souhaitons qu’il n’y ait plus de désordres », raconte un passant au centre ville.

Pour les habitants du 6e arrondissement, Faustin Archange Touadéra doit tout mettre en œuvre pour ramener la sécurité et la paix mais aussi relancer l’économie nationale.

« C’est une joie. Dieu nous a donné quelqu’un capable de nous sortir de la souffrance connue depuis trois années. Nous lui demandons une bonne gestion, différente de ces prédécesseurs. Nous attendons qu’il lutte contre la pauvreté, la corruption et qu’il veille à l’éducation. Son gouvernement doit être dynamique ».

Dans le milieu sportif, le secrétaire général adjoint de la ligue de Football de Bangui, Saustène Mokoyoko Manzéléko, demande à Faustin Archange Touadéra de penser à la jeunesse qui pratique le sport.

« Comme il est dans le milieu politique centrafricain, nous lui demandons de ne pas tourner le dos à la jeunesse. Le plus souvent, ce sont des promesses non réalisables. Nous comptons sur ce président pour aider le football ».

Faustin Archange Touadéra se montre rassembleur

Dans sa première déclaration quelques heures après la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition, Faustin Archange Touadéra a confirmé qu’il est le président de tous les Centrafricains. « Je serais le président de tous les centrafricains. (…) Mon premier devoir dès la prestation de serment sera d’œuvrer au rassemblement de toutes les Centrafricaines et de tous les Centrafricains », a déclaré Faustin Archange Touadéra. « Je serais le président de la réconciliation nationale, une réconciliation nationale sans laquelle rien ne sera possible », a insisté le nouveau président centrafricain.

« A travers un vote clair, les Centrafricains ont choisi de me porter à la présidence. Avec émotion, avec humilité, je mesure l’honneur qui m’est fait. Aussi voudrais-je en cette instance solennelle rendre un vibrant hommage au peuple centrafricain qui a su faire preuve de maturité politique », a ajouté le nouvel élu qui n’a pas manqué de remercier le peuple pour son acte de bravoure lors des élections.

Par ailleurs, Faustin Archange Touadéra s’est fixé des priorités à atteindre au prix de la réconciliation nationale. 

« Cette réconciliation tant souhaitée est nécessaire pour faire face aux exigences légitimes de notre peuple, paix et sécurité durable, reconstruction d’un Etat de droit, désarmement, démobilisation et réinsertion, rapatriement, redressement de l’école, lutte contre la corruption, développement économique et social. Je serais le président de la refondation nationale, car c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pleine de promesses et de défis, c’est l’ère d’un Centrafrique nouveau ».

Faustin Archange Touadéra a pensé que la démocratie vivante, apaisée, respectueuse des droits de chaque citoyen se construit « autour des idéaux de paix et de tolérance ». 

 

Source : RNL

Publié par CARnews ou RCAinfos le 1-3-2016/Bruno-Serge PIOZZA & Aimery ELA
 

République Démocratique du Congo RDC: Un Papa brûle les parties gnitales de sa fille parce qu’elle discute avec un garçon

République Démocratique du Congo RDC: Un Papa brûle les parties gnitales de sa fille parce qu’elle discute avec un garçon

RDCongo – Alors qu’il remarque que sa fille discute avec un garçon, un père entre dans une rage folle et entreprend de brûler les parties intimes de son adolescente.

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Une colère irrationnelle et criminelle. Voilà ce qui a guidé les gestes de ce père de famille originaire du Kasaï occidental, une province du Congo, lorsqu’il remarque que sa fille adolescente de 17 ans discute avec un garçon.

Sans attendre, il ligote les jambes et les bras de la jeune fille avant de lui appliquer un feu de paille sur le sexe, lui brûlant très grièvement les parties intimes, selon l’agence de presse congolaise qui relate cette affaire mercredi 3 décembre.

Des témoins assistent à la scène et alertent aussitôt la police. À l’heure actuelle, l’homme est arrêté en vue de son procès au tribunal de grande instance de Kananga. Quant à sa fille, elle a été transportée à l’hôpital pour recevoir des soins.

Source : APC

 

 

Publié par CARnews ou RCAinfos le 1-3-2016/Bruno-Serge PIOZZA & Aimery ELA
 

CENTRAFRIQUE: La Centrafrique, République des ONG

Publié par CARnews ou RCAinfos le 1-3-2016/Bruno-Serge PIOZZA & Aimery ELA

CENTRAFRIQUE: La Centrafrique, République des ONG

La solidarité internationale – militaires, humanitaires, onusiens – tente de maintenir un semblant de solidarité et d’ordre au cœur d’une population souvent traumatisée.

L’hôpital de Bambari, principale ville au centre-est du pays, continue de fonctionner mais reste insuffisant pour traiter l’ensemble des blessés et des malades. L’essentiel des soins est assuré par les équipes de Médecins sans frontières.

Le centre de Kaga-Bandoro, ville au cœur de la savane centrafricaine, n’est qu’un assemblage de camps. Celui de la Minusca, la force onusienne chargée de maintenir la paix dans ce pays déchiré par trois années de guerre civile. Ceux d’organismes onusiens comme le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Et ceux des ONG comme Save the Children, Solidarités International ou la Caritas, qui regroupe autour de la cathédrale plusieurs milliers de déplacés centrafricains. Entre tous ces sites, on peut apercevoir l’ancien bâtiment de la perception, brûlé, celui des douanes, pillé, ou celui de la police, désert. Ici, tout ce qui ressemble à l’État a disparu, s’est évanoui, a fui vers Bangui.

Un peu plus loin, dans le village de Bokayanga, la population est de retour après avoir déserté au plus fort de l’insécurité. Maurice, un cultivateur qui produit aussi du miel, espère des lendemains meilleurs : « Si la paix est revenue, les policiers vont pouvoir revenir. »

En attendant, les agriculteurs se sentent bien seuls pour contenir la pression des éleveurs peuls. Bien armés, ceux-ci ont profité du vide laissé par les habitants pour investir les champs dans la transhumance de leur bétail depuis le Tchad. « La nuit, je peux entendre de ma case le beuglement de leurs bœufs »,confie, lugubre, Maurice.

Nommé « président de la délégation spéciale par décret présidentiel »

À Kaga-Bandoro, Sherif Abel n’a pas attendu l’accalmie pour revenir et assurer un semblant d’autorité. Cet ancien chef de quartier et animateur de la maison des jeunes a été nommé « président de la délégation spéciale de Kaga-Bandoro par décret présidentiel », précise-t-il depuis son tout petit bureau recouvert du drapeau centrafricain, histoire de lui donner du courage.

Il vient de recevoir « un homme qui n’avait que son slip, car “ils” ont brûlé sa maison pendant la nuit ». Sherif Abel ne peut pas faire grand-chose pour lui.« Nous sommes une commune autonome. Or, les recettes qui pourraient nous faire fonctionner sont encore aux mains des rebelles Séléka. Les abattoirs sont sous leur contrôle comme le parcage des animaux. Ils touchent de l’argent pour cela »,explique-t-il.

Les Séléka, ces milices musulmanes, continuent effectivement à faire la police, à rendre la justice dans Kaga-Bandoro. « Ils tranchent les affaires illégalement, en faisant payer les gens pour l’infraction constatée. Or, ils n’ont pas de reçu à donner aux gens et l’argent ne va pas à l’État », se désole-t-il.

De son côté, Sherif Abel a envoyé des percepteurs collecter de l’argent auprès des commerçants du marché pour l’emplacement qu’ils occupent à côté du camp des déplacés. C’est le seul revenu qu’il perçoit, et encore, avec difficulté.

« Si les ONG n’étaient pas là, ce serait la forêt ici »

Alors, comme à peu près tout le monde ici, le maire compte beaucoup sur les ONG. « Si elles n’étaient pas là, ce serait la forêt ici », résume-t-il. Sherif Abel donne un exemple : « Si je veux faire un meeting, une ONG me transporte et les forces de la Minusca me sécurisent. »

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Ici, à Kaga-Bandoro, les soldats pakistanais de la Minusca veillent à chaque croisement, juchés sur leurs véhicules blindés blancs. En l’absence d’instituteurs, l’école est assurée par des « maîtres parents » formés et payés par l’Unicef. Les distributions de nourriture aux déplacés sont effectuées par Caritas et le Programme alimentaire mondial de l’ONU. La radio est celle des Nations unies. Une liaison aérienne est assurée deux ou trois fois par semaine vers Bangui par l’appareil d’une ­vingtaine de places de l’ONG Aviation sans frontières. Les latrines et la distribution de l’eau sont sous la responsabilité de Solidarités International.

Quelqu’un qui s’intéresse à leur vie quotidienne

Cet après-midi, le coordinateur de cette dernière ONG, Julien, est en visite dans l’un des quartiers excentrés de Kaga-Bandoro. Il veut comprendre pourquoi les déplacés qui habitent là n’utilisent pas les latrines et les douches mises à leur disposition. Elles doivent être approvisionnées en eau par des jerricanes que les usagers sont censés remplir aux deux pompes du camp.

« D’après vous, pourquoi vos enfants ont-ils des diarrhées ? Parce qu’ils n’utilisent pas les latrines », explique-t-il aux femmes. « Les latrines, il suffit de remettre les bouchons pour qu’elles ne sentent pas trop. La première des aides, c’est soi-même », répète-t-il.

C’est visiblement la première fois que les habitants du camp rencontrent quelqu’un qui s’intéresse à leur vie quotidienne. George, un expatrié congolais de Solidarités International, résume : « La population, bien souvent, n’a jamais vu une représentation de l’État. »

L’ONG gère aussi la santé des troupeaux, sur des fonds européens du programme Écho. Elle assure la vaccination des bœufs en fournissant produits et main-d’œuvre pour prévenir la peste. Solidarités International a fait revenir de Bangui, moyennant finances, le vétérinaire qui avait déserté l’endroit, les Séléka ayant investi son bureau.

Une administration parallèle

Tous ces organismes étrangers en sont venus à créer une administration parallèle. Chaque jeudi matin, une réunion de coordination les réunit dans les locaux d’Ocha, l’organisme onusien chargé des ONG. Chaque premier mardi du mois, l’Unicef organise une réunion sur tous les sujets liés à l’eau et à l’hygiène. Toutes les deux semaines, le HCR convoque une réunion sur la protection des civils.

Les expatriés, occidentaux, pakistanais ou africains, ont aussi leur quartier général informel : chez Ali, un Pakistanais qui a quitté son restaurant de Lahore pour suivre les pas d’un oncle aux États-Unis. Escroqué par un intermédiaire, il s’est replié sur la proposition d’un cousin qui lui proposait de l’acheminer gratuitement à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Là-bas, il s’est marié à une Congolaise. Puis, il a suivi les militaires pakistanais de la Minusca à Kaga-Bandoro.

À la nuit tombée, il confie son amour de l’Afrique en regardant passer l’imposant convoi hebdomadaire d’une cinquantaine de camions qui arrivent de Bangui dans un nuage de poussière, escortés par la Minusca pour éviter les coupeurs de route.

Les ONG sur tous les fronts

Un peu plus haut sur la carte, à Kabo, l’État centrafricain est là aussi absent. Autour de l’église, que deux prêtres centrafricains ont quittée il y a deux ans pour l’évêché de Bossangoa, on trouve le camp de Solidarités International, celui de Médecins sans frontières (MSF), qui constitue l’unique hôpital de la région, et la base de l’Office international des migrations (OIM), installé dans la maison paroissiale.

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À tour de rôle, dix catéchistes assurent l’organisation de la célébration du dimanche qui rassemble plus de 600 personnes. « L’Église appartient aux chrétiens, pas aux seuls prêtres », souligne Solange, l’une des catéchistes, par ailleurs salariée de Solidarités International. « Pour les hosties consacrées, nous les faisons venir de Kaga-Bandoro et nous les payons. » Moyennant quoi, la célébration est priante, accompagnée par une chorale impeccable qui a répété la veille.

Pour la visite du pape à Bangui, le 29 novembre 2015, la paroisse de Kabo avait délégué quatre personnes. « Quand un père écoute les cris de ses enfants et vient fouler leur terre, il faut être là. Cela nous a pris sept journées en tout pour aller, assister et revenir. Le président du conseil pastoral, Guy-Barthélemy, a raconté ensuite la visite du pape à la célébration du dimanche. Sans micro, puisqu’on nous l’a volé au début des événements », explique Solange.

Un sentiment pourtant partagé sur le travail des ONG

En Centrafrique, les ONG s’affairent en essayant de pallier les manques, de panser les blessures de la guerre, de calmer les haines. Et pourtant, à Bangui, certains s’impatientent. Un haut responsable religieux regrette que « le pays soit sous tutelle ».

Sur le travail des ONG, il reflète un sentiment souvent partagé par la population au vu des 4×4 des organisations étrangères qui sillonnent la capitale : « Quand on voit tout ce que reçoivent ces ONG et ce qui nous revient au final, on peut se poser des questions. Les gens ont hâte de les voir repartir. »

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► UN PAYS EN ÉTAT D’URGENCE HUMANITAIRE

2,7 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population, ont besoin d’une assistance humanitaire ; 2,4 millions d’enfants sont affectés par la crise.

450 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays ; 460 000 Centrafricains sont réfugiés dans des pays voisins.

Depuis 2014, l’Union européenne finance des actions humanitaires pour une somme de 270 millions d’euros.

En Centrafrique, le système national de santé s’est effondré. Près de 2,5 millions de personnes vivent dans l’insécurité alimentaire. Moins de 35 % de la population a accès à l’eau potable et à des installations sanitaires adaptées.

Sur le plan du maintien de l’ordre, la force française Sangaris comprend 900 hommes, dont 600 quitteront le pays en 2016. La Minusca (mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique) comprend 11 644 personnes, dont 9 285 soldats de plusieurs pays, comme la République démocratique du Congo, le Burundi, le Pakistan ou le Bangladesh.

 

Pierre Cochez (à Bangui, Kaga-Bandoro et Kabo)/ La croix

 

CENTRAFRIQUE: APPEL A UNE VEILLE CITOYENNE…

Publié par CARnews ou RCAinfos le 1-3-2016/Bruno-Serge PIOZZA & Aimery ELA
CENTRAFRIQUE: APPEL A UNE VEILLE CITOYENNE…
Maestro DOGUIGUI

Maestro DOGUIGUI

Je voudrais, au nom de cette volonté populaire centrafricaine exprimée récemment à (et au) travers des urnes et à titre purement politique, relever sans ambages les indéniables pièges à la dérive qui guettent déjà mon Pays. Défis qui pointent avec acuité à l’horizon, dès l’orée de l’annonce du nouveau Président de la République.

En effet, tout se présente déjà comme si les leçons du passé n’ont jamais eu de l’emprise ou des incidences sur nos « changements ». Alors il est temps, grand temps que cela change cette fois ci. Et qu’à cet effet, chaque Citoyen Centrafricain s’interroge sur son rôle de gardien de la cité, veillant à ne pas laisser sa victoire se faire faire hara-kiri, afin qu’enfin l’espoir démocratique renaissant soit préservé à jamais.

Plus jamais donc de « silence, on développe ». Il faut développer avec le peuple souverain de Centrafrique qui doit lui aussi rompre avec le culte des Personnalités. Ainsi chacun veillerait au grain à tout ce qui se passe dans notre « cité », maintenant et toujours.

  • Rôle citoyens

Il me semble déjà complètement absurde ce que j’observe présentement. La reprise d’une guerre de positionnement entre les mêmes acteurs pourtant disqualifiés par leur passé, par leur gestion scabreuse des choses publiques. Stop à cette nouvelle course effrénée pour s’en ré-reprendre plein les poches à l’issue de certaines alliances opportunistes avec l’élu. Un poste ministériel par-là, ou au moins une direction par-ci. Le partage du gâteau en un mot, dit-on en jargon politique! Et cela, sur le dos du peuple, qu’ils « utilisent comme des chameaux ». On aura tout compris, si TOUADERA tombe sur cette première lancée de peaux de bananes. Le peuple qui l’a élu attend le salaire de son soutien massif qui ne viendrait certainement des gens qu’il a désapprouvé.

Pourtant, tous rôdent. Ignorent-ils que cette fois les pouvoirs convoités sont posés sur des dynamites ? L’envergure de la tâche. Le manque de moyens pour l’accomplir. Notre souveraineté nationale encore fragile suite à leur échec patent de vision émergente. La quasi-totalité des hommes et institutions subissant encore allègrement par leur faute la portée négative des aliénations de toutes espèces et de la servitude extérieures. Bref, des tâches dont l’ampleur devrait faire réfléchir avant tout engagement, si ce n’est l’aveuglement par le mal saprophile du gain.

Aussi, le truchement de ces alliances électorales par intérêt va permettre certainement à nombre de ces concussionnaires, criminels économiques et de sang, de se mettre à l’abri pour se remettre en selle. Sinon… Attendant voir lequel de ces Alliés, qui serait lui à mesure de refuser un poste ministériel et de se consacrer de manière professionnelle à la gestion de son parti comme opposant véritable afin de mieux veiller sur les dérives éventuelles du pouvoir ou alerter la population sur leur dérive possible. Belle attitude patriotique qu’un avenir proche éclaircira…

Dans une démocratie, l’on ne crée pas un parti politique que pour aller aux élections en vue des postes. Et si l’on connaissait vraiment le rôle citoyen d’un parti politique, on n’est créerait point à tout bord. Un corps de l’opposition aguerrie est tout aussi essentiel pour permettre de faire un contre poids positif et pousser les Gouvernants à faire les meilleurs choix des projets et de prendre les bonnes décisions. L’opposition parlementaire ou extra parlementaire est de ce fait l’œil vigilant du peuple en ce qu’elle permettrait un réel débat démocratique, public et citoyen sur la gestion de l’état. Qu’ils restent dans l’opposition pour garantir cette conscience nationale, nos chers Candidats malheureux. Ils rendraient mieux service à l’état et à la population.

Et s’ils sont de vrais Politiques, qu’ils protègent ce choix du peuple sur TOUADERA en déclinant d’entrer dans ce futur gouvernement de peur de l’influencer par la suite négativement avec des idées sanctionnées et balayées par le peuple souverain. Le corps électoral leur sera gré d’enlever cette grosse épine du pied du nouveau Président contraint de leur devoir reconnaissance malgré lui.

Au Président élu du bas peuple, alerte ! Plus question d’un melting-pot  de « gouvernement d’union nationale », de la « gouvernance collégiale », et tutti quanti…, formes hybrides qui n’ont qu’enfoncé par le passé notre Pays du temps douloureux de Bozizé et exacerbé les rivalités. S’il joue au sentimentaliste oubliant la rigueur qui a fait son charme, il payera net. A-t-il un programme ? C’est celui accepté et voté par les Centrafricains ? Qu’il le déroule librement au cours de ces cinq ans à venir et nous en jugerons. Le Capitaine Thomas Sankara ne l’avait fait qu’en quatre ans…

  • Du rôle de la France et de l’ONU

Je suis de ceux qui pensent que l’ONU ainsi que l’un de ces mentors la France ont bel et bien échoué dans leur mission pacificatrice en Centrafrique. Ces élections à l’arraché ne sont guère un résultat crédible dont se targuerait cette mission. Ni le désarmement attendu, ni ses mesures d’accompagnement n’ont été réalisés. Et c’est cela même qui constitue encore le point névralgique, voire le piège au nouveau régime assorti des urnes. Toutefois, personne ne leur en tiendra rigueur si dorénavant elles acceptent simplement de renoncer à l’hypocrisie et d’aider simplement la RCA à s’en sortir sans diktat tel l’embargo sur les armes, sur le diamant qu’eux-mêmes exploitent.

L’heure a enfin sonné pour la reconstruction de notre pays par ses fils. Le peuple aimerait leur dire merci tout en leur demandant gentiment de nous laisser reprendre la destinée de notre avenir en main. Les Centrafricains ne sont pas des « nuls » : ils ont fait face dans leur histoire à des erreurs, des immaturités et des dérives que toute nation (la France en première) ait connu ou pourrait connaître : la guerre en a été l’aboutissement. Certes les causes de celle-ci sont multiples, endogènes comme exogènes. Cependant, et de grâce, il faudrait absolument nous laisser maintenant prendre les décisions justes, démocratiques et bénéfiques pour notre Pays sans police, ni maternage. L’ONU et la France joueraient toujours un rôle facilitateur, mais plus dictateur. Car nous avons vraiment besoin de leurs aides sur tous les plans dont l’octroi ne devrait pas corrompre, mais libérer.

En définitive, pour que la France recouvre sa crédibilité d’antan en Centrafrique, elle devrait désormais nous la prouver. Son jeu trouble dans notre histoire récente est au vu et su de tout Centrafricain perçu comme insulte à notre dignité nationale qu’il faut laver.

« Premier Gaou n’est pas Gaou, c’est deuxième Gaou est Ngata », dicton ivoirien. Il faut donc moderniser la « Françafrique », indispensable à l’économie de la France… tout en ménageant les Etats Africains nourriciers : plus de politique de la main mise, plus stratégie de la division et de la terre brûlée par des conflits armés savamment planifiés. Bref, nos langues se délient et rien n’arrête un peuple désabusé. « La sagesse vaut mieux que les armes de combat », Ecclésiaste 9 : 18.

 

Vive la renaissance centrafricaine !

Par GUIANISSIO Guillaume Dominique

 
 
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