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CENTRAFRIQUE: * ALERTE DE LA SENTINELLE À L’ÉGLISE (8) * ÉGLISE DE CHRIST : DANS L’ATTENTE DE TON PROCHAIN ENLÈVEMENT, TU ES « SEL DE LA TERRE » ET « LUMIÈRE DU MONDE » (2)

24 Fév
Publié par CARnews ou RCAinfos le 24-2-2016/Bruno-Serge PIOZZA & AE
CENTRAFRIQUE: * ALERTE DE LA SENTINELLE À L’ÉGLISE (8)
* ÉGLISE DE CHRIST : DANS L’ATTENTE DE TON PROCHAIN ENLÈVEMENT, TU ES « SEL DE LA TERRE » ET « LUMIÈRE DU MONDE » (2)

mabada

II) L’ÉGLISE DE JÉSUS-CHRIST : UNE COMMUNAUTÉ INFLUENTE
I
l découle tout naturellement de ce qui précède que l’Eglise ne saurait constituer, ici-bas, une entité insignifiante, négligeable, dès lors que le Seigneur Jésus lui-même la qualifie de « sel de la terre » et « lumière du monde ». Autrement, c’est qu’elle aurait trahi le dessein éternel de Dieu à son égard, et devrait instamment s’en repentir.

Du moment où l’Eglise est appelée à « saler » et à « éclairer » le monde, c’est qu’elle a été appelée, concrètement, à exercer une influence dans le monde, c’est-à-dire, au sein même de la société des hommes. Le sel, en effet, a une saveur et un pouvoir qui lui sont propres et qui doivent être sentis et reconnus dans et par le monde.

Nous retrouvons cette même idée d’influence par la métaphore de la lumière, qui a un rayonnement auquel rien ni personne n’échappe, et qui domine les ténèbres de manière radicale (cf. par exemple le rayonnement d’une bûchette d’allumette dans l’obscurité d’une chambre, ou la métaphore d’une « ville située sur une montagne et qui ne peut être cachée » – Matthieu 5 : 14).

Ainsi, la nécessité d’une influence visible de l’Eglise par et dans le monde est clairement établie par le Seigneur Jésus-Christ qui, a contrario, ne désire pas d’Église influençable, ou influencée, perméable aux coutumes, à la mentalité et aux valeurs du monde inconverti (Romains 12 : 1 – 2 ; 1 Corinthiens 6 : 19 – 20 ; Tite 2 : 11 – 13).

Influente, l’Eglise doit l’être par son identité propre et par son action, et non en vertu d’un facteur quantitatif, ou d’un prestige humain. En effet, nulle part dans la Parole il n’est écrit que l’Eglise doive devenir une sorte de « parti majoritaire » dans la société des hommes, en sorte que son influence se traduise par le nombre de chrétiens qu’elle drainerait. Le Seigneur Jésus lui-même n’y va pas par quatre chemins pour la désigner, elle qui est son Corps et son Épouse, de « petit troupeau » (Luc 12 : 32), ou lorsqu’il conseille à ses contemporains :

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui le trouvent » (Matthieu 7 : 13 – 14).

Quant au prestige, l’apôtre Paul a su exprimer ce à quoi il se résume lorsqu’il écrit :

« Regardez donc votre propre communauté, frères, vous qui avez répondu à l’appel de Dieu. Sont-ils nombreux, ceux que le monde considère comme des savants ? Y a-t-il beaucoup de gens réputés sages, de personnalités influentes, de membres des classes dirigeantes ? Non, certes ! Dieu a choisi ce que le monde considère comme une folie, pour confondre les gens intelligents. Il a délibérément pris ce qui est faible et chétif pour faire honte aux puissants. Ce qui n’avait ni noblesse ni distinction ici-bas, Dieu l’a distingué et l’a pris pour renverser l’ordre existant. Il a choisi les gens considérés comme insignifiants pour laisser sombrer dans le néant ceux qui se croient importants » (1 Corinthiens 1 : 26 – 27 – Version Parole Vivante).

Dans un autre passage de la même épître, il se qualifie lui-même et ses compagnons de service de « balayures du monde », de « rebut de tous » (1 Corinthiens 4 : 13). On ne peut vraiment descendre plus bas, pour typifier le prestige de l’Eglise aux yeux des hommes ! Le prix d’une telle vocation est en plus élevé lorsqu’on lit, sous la plume de Paul :

« Nous sommes honorés ou humiliés, calomniés ou loués, on nous couvre d’opprobre ou on nous porte aux nues. On nous traite d’imposteurs, et cependant nous disons la vérité. On nous ignore comme des inconnus, et pourtant on nous connaît bien. On dit : ‘Ils sont à l’article de la mort’ et voici : nous sommes toujours en vie ! On pense : ‘Voilà des gens que Dieu châtie’, et cependant, nous ne succombons jamais. On nous accable de tristesse : nous sommes toujours joyeux. Nous passons pour des mendiants, et pourtant, nous enrichissons tant d’autres. Nous avons l’air d’être dénués de tout, alors que le monde entier nous appartient » (2 Corinthiens 6 : 8 – 10).

On le voit, nulle part il n’est question, pour l’Eglise, d’exercer son influence par un quelconque prestige venant des hommes et pourtant, ce sont des hommes dans toutes leurs faiblesses, « balayures » de leur société qui ont, plus que tout au monde, influencé le monde romain de leur époque au point où ses valeurs en ont été durablement bouleversées, voire renouvelées. Il était dit en effet de ces « balayures » du 1er siècle qu’ils ont « bouleversé le monde » (Actes 17 : 6).

Plus près de nous, au XVIème siècle, la saveur spécifique des croyants de l’époque s’était faite sentir, avec le retour à l’Evangile de la Grâce seule, et cela dans la vie sociale, culturelle, politique et économique, puis a fini par affecter toute l’Europe Occidentale. Ses effets se font encore sentir, ce jour, quoique bien tamisés au travers des grilles dissolvantes de l’humanisme athée. Si donc l’Eglise de Jésus-Christ aujourd’hui assumait pleinement sa vocation spécifique de « sel de la terre » et « lumière du monde », elle serait effectivement influente, en dépit de la persécution ou de son rejet par le monde, car alors l’on verrait bien que son influence ne dépend ni de sa taille, ni de son volume, ni de l’accueil favorable qui serait réservé à son message, ni d’un quelconque prestige humain dont elle se parerait, mais bien d’un caractère exclusif, qu’elle tient de Dieu et qui fait la différence, de manière radicale, avec tout le reste : en effet, elle seule est « sel », elle seule est « lumière ». Rien, ni personne, ne peut l’être à sa place !

Les définitions ainsi données par le Seigneur Jésus-Christ, Chef de l’Eglise, ne sont donc pas du tout anodines : d’une part, elles définissent l’influence que l’Eglise, à travers les chrétiens, peut, et doit exercer dans la société et, de l’autre, elles établissent la responsabilité de l’Eglise en tant que Communauté, et celle du chrétien à titre personnel, dans le domaine spécifique de l’exercice, fidèle ou pas, de cette vocation unique. Si donc chacun, pour ce qui le concerne, ne fait ni sentir, là où il est, sa saveur, ni ne rayonne de tous ses feux dans son environnement immédiat, il est certain que les perdus jamais ne seront éclairés quant à la voie à suivre pour être sauvés, et le Seigneur nous en redemandera compte, qui que nous soyons.

(À suivre)

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

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