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Archives du 11/01/2016

CENTRAFRIQUE: L’IMAGE DU JOUR ET DE RETOUR DÉFINITIF DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

Publié par CARnews ou RCAinfos le 11-1-2016/Bruno-Serge PIOZZA & Aimery ELA
CENTRAFRIQUE: L’IMAGE DU JOUR ET DE RETOUR DÉFINITIF DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

DOL

1-Nous ne sommes pas des ennemis. Nous sommes tous des frères et sœurs de ce pays. C’est ça qu’on appelle faire de la politique. La politique n’est pas synonyme d’une guerre fratricide mais d’un débat d’idées, d’un bon projet de la société car vous êtes là pour l’intérêt suprême de la nation.

2-Ma proposition: Compte tenu de l’entente cordial entre vous deux , candidats au second tour de l’élection présidentielle et aussi compte tenu des difficultés financières que connait notre pays. Je vous propose de suggérer à la cour constitutionnelle que vous allez procéder à la répartition des postes à l’amiable et en commun accord avec vos adhérents et la cour constitutionnelle. L’un prendra la fonction du Président de la République et l’autre Président de l’assemblée nationale ou Premier Ministre selon votre entente. Cette proposition reste et restera qu’une simple proposition et non un jugement ou une manière d’influencer le choix politique des Centrafricains.

Dans le cas contraire, bonne chance à vous car la tâche ne sera pas facile pour celui que les Centrafricains éliront dans les jours à venir. Quoiqu’il en soit il a ma bénédiction et mon soutien.

Par Bsp Bruno-Serge Piozza

 
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CENTRAFRIQUE: DÉCLARATION de Martin ZIGUELE RELATIVE AUX ELECTIONS DU 30 DÉCEMBRE 2015

Publié par CARnews ou RCAinfos le 11-1-2016/Bruno-Serge PIOZZA & Aimery  ELA
CENTRAFRIQUE: DÉCLARATION de Martin ZIGUELE RELATIVE AUX ELECTIONS DU 30 DÉCEMBRE 2015

ziguélé

Après avoir suivi avec attention la publication des résultats des élections présidentielle et législatives du 30 décembre 2015 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) décide de rendre publique sa position.
En effet, le 30 décembre 2015 le peuple centrafricain a été appelé à choisir par les urnes son Président de la République et ses Représentants à l’Assemblée Nationale. Le Bureau politique du MLPC n’ignore pas les difficultés qui ont jalonné cette étape, et salue le peuple centrafricain pour sa forte mobilisation partout sur le territoire national et à l’étranger. Il saisit également cette occasion pour saluer et remercier toute la communauté internationale pour ses appuis multiformes qui ont rendu possible cette élection tant attendue par le peuple centrafricain.
Cependant, au vu des résultats partiels et provisoires rendus publics par l’ANE, le Bureau politique du MLPC se fait le devoir de faire la mise au point suivante :
– Dès le début de la publication des résultats partiels et provisoires de ce scrutin, le MLPC et l’opinion publique ont fait le constat de la violation systématique de l’article 124 nouveau du Code électoral qui dispose : « L’ANE procède au recensement général des votes en présence des représentants des candidats dûment mandatés et des observateurs. Elle les rend publics, au fur et à mesure, circonscription par circonscription et bureau de vote par bureau de vote, dans les six (6) jours suivant la date du scrutin ».
Nonobstant cette disposition légale, l’ANE a continué à publier des résultats globaux, mélangeant tous les jours différentes préfectures à des taux divers de dépouillement, rendant impossible tout suivi et tout contrôle. L’ objectif de transparence visé par la loi et qui devait se matérialiser – comme pour les scrutins tenus dans notre pays de 1981 à 2005 – par la comparaison et la vérification des résultats rendus publics par rapport aux relevés des résultats par bureau de vote remis aux représentants des candidats à la clôture des opérations de vote, étaient donc devenus impossible, d’où l’absence de lisibilité et de fiabilité de ces résultats.
– En conséquence de ce qui précède, il est impossible pour chaque candidat de vérifier que tous les suffrages portés sur sa personne, circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote, ont été effectivement et intégralement comptabilisés.
– Par ailleurs, le Bureau politique du MLPC a noté une chute brutale et non justifiée à ce jour du nombre des votants de 1.509.565 le 6 janvier 2016 à 1.281.053 le 7 janvier 2016 soit une différence de 228.512 voix non comptabilisés et donc non affectés aux candidats.
En considération des éléments ci-dessus évoqués, le Bureau Politique du MLPC exige :
1. L’audit de la chaîne de collecte et de traitement de données électorales;
2. Le recomptage manuel des bulletins des candidats ;
3. La publication dudit décompte dans le strict respect des dispositions de l’article 124, alinéa 1 du code électoral ;
Le Bureau Politique tient à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que conformément à la loi, le MLPC exerce son droit de recours devant la Cour Constitutionnelle de Transition, afin que l’intégrité et la sincérité du vote du peuple centrafricain souverain soient respectées.
Il rappelle que la manipulation et la confiscation de l’expression de la souveraineté du peuple ont chaque fois été par la passé le facteur principal de l’instabilité et de la régression de notre pays.
Enfin, le Bureau Politique demande à tous ses militants de garder leur calme tout en restant mobilisés et vigilants, en attendant la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle de Transition.

Fait à Bangui, le 10 Janvier 2016
Le Président

Martin ZIGUELE

 

CENTRAFRIQUE : LETTRE DE SOUTIEN AU CANDIDAT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

Publié par CARnews ou RCAinfos le 11-1-2016/Bruno-Serge PIOZZA & Aimery ELA
CENTRAFRIQUE : LETTRE DE SOUTIEN AU CANDIDAT  FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

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Je  soutiens le candidat Faustin Archange TOUADERA  admis au second tour  de l’élection présidentielle qui aura  lieu le 31 janvier 2016.

  • Faustin Archange TOUADERAest l’homme qui a su redonner à la Centrafrique  ses lettres de noblesse durant les cinq années passées à la primature.

  • Faustin Archange TOUADERAest l’homme de la concorde, qui par ses gestes d’apaisement  pacifiera  le pays.

Faustin Archange TOUADERA  instaurera  dans notre pays  la  paix, le vivre ensemble et la cohésion nationale.

  • Faustin Archange TOUADERAa par sa pugnacité et sa connaissance de la scène internationale redonnera  à la Centrafrique  sa place dans le concert des nations.

  • Faustin Archange TOUADERAa su relancer l’économie de notre pays  lors  de son passage à la primature. Elu, il placera RCA sur la voie des de l’émergence.

  • Faustin Archange TOUADERAa par sa vision de l’avenir, procédé aux grandes réalisations bénéfiques pour le pays (routes, bancarisation des agents de l’Etat et autres ….)

Les raisons sont nombreuses, tous les épitres ne me  suffiraient pas pour écrire, nous sommes tous  unanimes pour dire que Faustin Archange TOUADERA est le meilleur candidat, pour diriger la Centrafrique.

J’en appelle  le peuple Centrafricain, à voter pour la stabilité et la continuité  avec Faustin Archange TOUADERA.

Ne vous laissez  pas berner par les forces du mal qui relaient des informations souvent mensongères à l’encontre de notre candidat.

J’appelle   toutes  les Centrafricaines et tous les Centrafricaines  à se rendre en masse dans les bureaux de vote en Centrafrique  et dans le reste du monde pour élire le futur président de la République Centrafricaine M.Faustin Archange TOUADERA.

Pour conclure, une pensée, pour tous les compatriotes morts (es) pour  notre liberté et notre indépendance.

VOTONS  EN  MASSE  FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA POUR BÂTIR NOTRE PAYS  LA CENTRAFRIQUE.

 

Fait  à  Agadir le 10 janvier 2016

SIMON -KOITOUA  GENERATION

CONSCIENTE ET  RESPONSABLE

 

CENTRAFRIQUE: PRESIDENTIELLES 2015 EN CENTRAFRIQUE / LA VÉRITÉ SI JE MENTS : CE QUE LE PEUPLE NE SAIT PAS !

Publié par CARnews ou RCAinfos le 11-1-2016/Bruno-Serge PIOZZA & Aimery ELA
CENTRAFRIQUE: PRESIDENTIELLES 2015 EN CENTRAFRIQUE / LA VÉRITÉ SI JE MENTS : CE QUE LE PEUPLE NE SAIT PAS !

ELECT

 

(Partie I) En matière d’Election, ‘’L’important n’est pas celui qui vote, mais celui qui compte les voix’’ disait le Russe Joseph Vissarionovitch Djougachvili, plus connu sous le nom de Joseph Staline. En effet, et pour beaucoup qui n’ont hélas pas compris cette maxime, le Peuple Centrafricain en général et les Banguissois en particulier auraient d’après eux certainement réussis à déjouer tous les pronostics et mêmes ceux les plus attendus de ces élections Centrafricaines de la dernière chance, car Faustin Archange TOUADERA d’abord premier au peloton il y a quelques jours, puis devancer soudainement par le Président du parti URCA, Anicet Georges DOLOGUELE d’après les dernières publications des résultats par l’ANE (Autorité Nationale des Elections). Et quand on voit le nombre de contestations de l’heure, d’encre et de salive que cela a fait coulé, on se poserait simplement bien la question de savoir qui eut cru? Certainement pas le Centrafricain lambda, ni encore moins vous qui lisez, mais bien et uniquement ceux-la qui sont au commande de ces élections, c-á-d ceux qui comptent les VOIX. Et même si le 2eme tour prévisionnel se jouera certainement très serré entre Anicet Georges DOLOGUELE et Faustin Archange TOUADERA, il n’en demeure pas moins vrai que les résultats définitifs sont toujours attendus, et qu’ils pourraient bien encore faire l’objet, et qui sait, d’une autre surprise générale.

Ainsi, le prochain occupant du palais de la renaissance ne devra certainement pas trop se réjouir de sa victoire, car toutes les conditions d’une élection libre, démocratique et apaisée n’auront certainement pas été réunies. Voila sans doute pourquoi un auteur libre, Alain LAMESSI puisqu’il s’agit bien de lui, dans sa publication intitulée Centrafrique, LUEURS ET ESPOIRS, faisait clairement savoir que ‘’ de ces élections ne sortiront certainement pas des ANGES, mais des hommes et des femmes qui auront à coeur de défendre l’intérêt du peuple Centrafricain’’. Fin de citation. Belle citation, même si Alain semble pêcher un peu vers la fin quand il dit ‘’En sortiront des hommes et des femmes qui auront à coeur de défendre l’intérêt du peuple Centrafricain’’, car nous savons tous que cela ne pourrait être possible que si le peuple avait lui même le pouvoir de décider. Mais des lors que les décideurs sont d’ailleurs, et ne voient que leurs propres intérêts et non celui du peuple, disons simplement qu’il en ressortira de ces élections des hommes et des femmes qui seront au service de ceux-la qui ont décidé d’inscrire aux oraisons funèbres l’avenir des Centrafricains en général, et celle de sa jeunesse en particulier, SAUF si bien sur, la POPULATION SE REVEILLE TOUT DE SUITE ET MAINTENANT. Et bien chers compatriotes, reconnaissons ensemble que nul parmi le peuple ou les candidats ne souhaite vraiment que ce pays brûle à nouveau, nul ne souhaite que les citoyens s’affrontent, cailloux contre cailloux, bâtons contre bâtons, mais toutes les conditions ont été créées par les membres du Gouvernement de l’actuelle Transition, en amont comme en aval, pour qu’on en arrive à ça, et ceci depuis bien des mois. Oui, disons nous la vérité, qu’au vu de tout ce qui se passe en ce moment, nous semblons bien nous diriger vers des résultats qui pourraient ne pas être crédibles, et en conséquence pourraient ne pas être acceptés, non seulement par les hommes politiques, surtout quand on voit les contestations des candidats déchus qui fusent ça et la, mais aussi par les électeurs eux-mêmes.

Cependant, et ce que le peuple ne sait pas, et qu’il devrait d’ailleurs savoir, c’est qu’ une seule personne, UN SEUL HOMME, UN SEUL INDIVIDU est à l’origine et derrière tout ce désordre : Jean Jacques DEMAFOUTH. En effet, et d’après certaines informations de sources concordantes, fiables et dignes de foi, l’ANE et les dirigeants actuels de la transition SAMBA PANZA auraient délibérément par l’action de cet homme, choisi de torpiller le processus électoral en cours par le bourrage des urnes parallèles, la falsification des résultats, le tripatouillage des procès-verbaux afin de provoquer inévitablement une grave crise post-électorale pouvant se solder par l’annulation pure et simple de ces élections de la dernière chance, sensée nous sortir de l’ornière. Sinon comment expliquez les irrégularités flagrantes suivant, et dénoncer par plus d’un: – La non concordance des numéros des candidats inscrits sur les bulletins de vote avec les numéros sur les Procès- verbaux des dépouillements; –

La transcription des résultats sur des feuilles vierges par les Agents de l’ANE au niveau du Centre de Traitement des Données sans les signatures des Représentants des candidats eux-mêmes ; – La violation de l’article 124 nouveau du code électoral qui exige la publication des résultats circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote. – le taux de participation publié par l’ANE est de 79% le 07.01.2016. Ce taux est erroné. Au regard des données de l’ANE du 07.01.2016, avec un total d’électeurs inscrits (1. 954. 433) et le nombre des votants (1. 281. 053), le taux de participation réel est finalement de 65,546%, au lieu de 79%. – les statistiques sur les votes blancs et nuls n’étaient pas communiquées jusqu’au 6.1.2016, alors que 402. 127 bulletins non traités le 06.01.2016 représentant la différence entre les Electeurs Inscrits PV consolidés et les suffrages valablement exprimés soit (1. 509. 565 – 1. 107. 438 = 402.127) devrait être traitée le 07.01.2016. Mais tout ceci s’explique, car pour rappel de mémoire, Jean Jacques DEMAFOUTH avait été dans la période d’avant élection, précisément entre le 25 et le 28 Décembre 2015 présenter par Catherine SAMBA PANZA, Présidente de Transition comme celui-la qui était chargé de louer les avions sensés ramener vers Bangui tous les bulletins de votes, et donc toutes les URNES des 16 préfectures de la Centrafrique, ceci afin que l’ANE puisse à son tour faire le décompte, et publier progressivement les résultats.

Tout comme le décret muet de Martin ZIGUELE révélé il y a quelques semaines déjà, Jean Jacques DEMAFOUTH avait ainsi fait l’objet d’une nomination par décret muet comme SUPERVISEUR GENERAL DES ELECTIONS, ceci afin de crédibiliser son imposture. Il occupait ainsi donc une fonction électorale bien au dessus et largement supérieur à celle de TOUS les membres de l’ANE et de la Cour Constitutionnelle réunies, c-à-d les organes en charge proprement dit de ces élections. Et vous l’aviez compris pour un mafieux comme DEMAFOUTH, tout s’est joué à ce stade la, car les Urnes arrivaient des Provinces et autres 24h avant leur transmission à l’ANE, directement dans le Bureau octroyer à DEMAFOUTH. Et ce dernier en patron, assister d’une équipe de quelques oisifs payer pour cela, changeaient nuitamment les vrais bulletins qu’ils brulaient, puis les faisait remplacer par d’autres bulletins de votes mafieux bien préparés à l’avance, ceci avant de renvoyer les URNES vers l’ANE.

Ainsi, l’ANE ne recevait que les urnes qui passaient déjà par l’expertise de Jean Jacques DEMAFOUTH. Pour le reste, il ne faut pas être érudit pour comprendre que les résultats actuels dépendraient bien et entièrement de la salle besogne effectuée par Jean Jacques DEMAFOUTH. Et il est claire que ce dernier n’agissait pas à son propre compte, et certainement pas seul, mais bien au profit et pour l’intérêt de ceux-là qui ont bien voulu le nommer à ce poste clé, et pour la salle besogne qui protègerait plumard l’inviolabilité de leur personne. Ainsi et une fois de plus encore, le peuple s’est fait piéger par ces propres fils, ceux-la qui vivent comme des Centrafricains en transit dans leur propre pays. Joseph STALINE avait donc raison, ‘’L’important n’est pas celui qui vote, mais celui qui compte les voix. Le prochain Président ne sera certainement pas le Président que le peuple aura choisi, mais bien celui de DEMAFOUTH, SAMBA PANZA et compagnie, et il faudra faire avec, car les dés étaient pipés d’avance.

Aujourd’hui, soyons à la fois surpris et très étonnés de voir parmi ceux qui crient l’alerte à la fraude, certains comme Martin ZIGUELE qui avec ce même DEMAFOUTH hier s’arrangeaient mafieusement pour nuire á certains candidats comme Aristide REBOAS, Michel AMINE de l’UNDP et BIDA KOYAGBELE, du mouvement KITE, et qui dans leurs clairvoyances, criaient et dénonçaient les manoeuvres dilatoires et machiavéliques qui étaient mises en place par la reine CHATHERINE SAMBA PANZA. Enfin, Anicet Georges DOLOGUELE est bien premier du peloton, alors aurait-il eu un arrangement avec Jean Jacques DEMAFOUTH et compagnie? Sinon comment expliquez-vous le refus catégorique par l’ANE du test de fiabilité exigé par certains représentants des candidats à l’élection présidentielle, alors qu’elle l’a accordé à l’URCA sans la moindre justification de cette discrimination ? Nous reviendrons vers vous avec plus de détails dans la suite VERITÉ SI JE MENTS 2. Vous avez dit 1er Tour K.O? Allons seulement….mais Soyons vigilants Peuple Centrafricain! —————————-

Jean Lucien KAYAMADE Observateur Libre et politologue Centrafricain.

 

 

CENTRAFRIQUE: Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé et Touadéra peuvent dire merci à Bozizé

Publié par CARnews ou RCAinfos le 11-1-2016/Bruno-Serge PIOZZA & Aimery ELA

CENTRAFRIQUE: Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé et Touadéra peuvent dire merci à Bozizé

Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé et Touadéra en tête au 1er tour, selon les résultats provisoires

Les vainqueurs du premier tour lui doivent leur succès. Si Anicet-Georges Dologuélé a reçu le soutien du parti de l’ex-président, Faustin Archange Touadéra a bénéficié de l’aide de ses anciens cadres. 

Alors que l’Autorité nationale des élections égrenait le 7 janvier les résultats provisoires du premier tour de la présidentielle, François Bozizé a dû afficher un large sourire. Le voilà parrain inattendu d’un scrutin auquel personne ne voulait qu’il participe. C’est en grande partie à lui (dont la candidature avait été invalidée par la Cour constitutionnelle) qu’Anicet-Georges Dologuélé, en tête avec 23,78 % des suffrages, et Faustin Archange Touadéra, qui le suit avec 19,42 %, doivent leur place au second tour. Leurs scores dans l’Ouham, région de naissance de Bozizé, sont éloquents : Touadéra recueille près de 34 000 voix, contre un peu plus de 30 000 pour Dologuélé, sur les quelque 90 000 suffrages exprimés.

Touadéra, un homme effacé

Bien implanté sur le terrain, bénéficiant du soutien d’hommes d’affaires centrafricains – dont celui du groupe Kamach, principal opérateur économique du pays -, Dologuélé, ex-président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), 58 ans, a parfaitement tiré profit de l’accord qu’il a signé avec le Kwa na Kwa (KNK), le parti de Bozizé. La présence au second tour de l’ancien Premier ministre (1999-2001) d’Ange-Félix Patassé n’est pas vraiment une surprise.

On ne peut en dire autant de celle de Touadéra, lui aussi 58 ans, qui fut Premier ministre de Bozizé pendant cinq ans (2008-2013). Ses bons résultats dans certaines régions et arrondissements de Bangui laissent pantois les plus grands connaisseurs de la Centrafrique. L’ancien recteur de l’université de Bangui, originaire de Damara (Kemo), où il a été député, était « un homme effacé, dans l’ombre d’un président dont il suivait le plus souvent les arbitrages », selon l’un de ses compagnons d’alors au gouvernement.

S’il s’est appuyé sur un bon réseau tissé entre 2008 et 2013, notamment auprès d’organisations de femmes, ce mathématicien de formation qui se présentait en indépendant a bénéficié d’un autre facteur. Mécontents de l’accord signé avec l’Union pour le renouveau centrafricain (Urca) de Dologuélé, des cadres du clan Bozizé en exil en France, tels ses fils Socrate et Jean-Francis (qui a toujours eu de bonnes relations avec Touadéra) ou l’ex-ministre des Finances Dieudonné Tokofeïssé, ont mobilisé sur le terrain la machine KNK en sa faveur. Bozizé, qui avait approuvé au téléphone l’accord avec Dologuélé, a-t-il joué double jeu ?

Qui bénéficiera des voix des autres candidats ?

Reste la question de la fraude, brandie par une partie des candidats, qui ont multiplié les recours devant la Cour constitutionnelle. Mais s’ils mettent en doute la crédibilité du scrutin – selon plusieurs témoignages, on a menacé des électeurs pour qu’ils votent Touadéra dans les quartiers de Bangui contrôlés par les anti-balaka -, la pression de la communauté internationale pour que ces résultats soient acceptés laisse peu de champ à une contestation.

Alors que le second tour, prévu pour le 31 janvier, se profile, Dologuélé (et ses 60 000 voix d’avance sur Touadéra) se dit confiant. Mais le jeu des alliances peut encore faire basculer le rapport des forces. À qui iront les 149 134 voix d’un Désiré Nzanga Kolingba qui a entamé, dès le 1er janvier, des tractations avec Touadéra ? Celles des 128 009 électeurs du très déçu Martin Ziguélé ? À ce petit jeu, Toudéra a marqué des points en obtenant, dès le 10 janvier, le soutien de dix-huit candidats dont celui du surprenant Jean-Serge Bokassa, crédité de 77 493 voix au 1er tour. Après avoir digéré leur défaite, nul doute que les candidats déçus prendront un malin plaisir à monnayer leur soutien. Autre interrogation : l’électorat du KNK se répartira-t-il de manière équilibrée entre les deux adversaires ?  Quelle que soit l’issue du second tour, Bozizé pourrait bien en être le grand vainqueur. Trois ans après avoir été chassé du pouvoir par les désormais ex-rebelles de la Séléka.

Source : JA 

Par

@vincentduhem

 
 
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