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CENTRAFRIQUE:BOUAR : SENSIBILISER LES PARENTS POUR PROTÉGER LES ENFANTS DU COVID-19

Dans le cadre de lutte contre COVID-19, le bureau régional de la MINUSCA à Bouar, en partenariat avec le Centre Pédagogique régional, le bureau de l’Association des handicapés et le District sanitaire Bouar-Baoro, a organisé le samedi 23 mai 2020, un atelier de sensibilisation et de formation à l’endroit des 120 membres du bureau de l’Association des parents d’élèves des écoles fondamentales I et II du Secteur scolaire 1, ainsi que de 30 membres de l’Association des personnes vivant avec handicap de Bouar.

L’objectif, en cette période où les enfants sont à la maison, donc loin des instructions directes de leurs enseignants, est donc de responsabiliser les parents dans le cadre de leur protection, en leur inculquant les bonnes habitudes, en faisant en sorte que les gestes barrières soient appliquées au quotidien dans le cadre familial et social.

Les modes de transmission, le respect des mesures barrières, les symptômes et la gravité de la propagation de la pandémie dans la ville de la Bouar et ses environs ont été évoqué au cours de l’atelier qui a abordé la protection et l’éducation des enfants à domicile contre la pandémie en cette période de fermeture des classes et la nécessité de se rendre à l’hôpital en cas de symptômes pour une prise en charge médicale qui protège en même temps les proches.

Au total 570 personnes issues de diverses couches sociales ont été sensibilisées et formées pour lutter contre le propagation du Coronavirus à Bouar, au cours de cette phase de campagne, la deuxième du genre.

Par Alain Francois Matchindji

 

CENTRAFRIQUE: Crépin Mboli Goumba réagi à propos de la modification de la Constitution

« la motivation première des initiateurs du projet de loi constitutionnelle était la survenance de la pandémie à COVID-19 »

MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : UNE HERESIE JURIDIQUE
J’ai lu avec un amusement mêlé de tristesse, les appels au sursaut national et au rassemblement suscités par la formalisation du projet de loi constitutionnelle modifiant certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016. Ces réactions m’ont ramené vingt-sept ans en arrière. Manifestement, nous n’apprenons jamais de nos erreurs, en tant qu’acteurs politiques. Et depuis vingt-sept ans, les occasions ratées se succèdent, à intervalle régulier.
En 1993, le nationaliste intransigeant Prof. Abel GOUMBA, candidat d’une opposition presque touchée par la grâce était au second tour de l’élection présidentielle, face au très charismatique Patassé, lequel n’avait pas accepté de s’incliner devant le choix démocratique de Goumba comme candidat unique de l’opposition. Il suffisait que le Président Dacko, arrivé en troisième position, apporte son soutien au Prof. Goumba pour qu’enfin l’histoire bascule. Ce soutien ne viendra jamais.
Lors du Dialogue Politique Inclusif, arraché grâce à la détermination de l’UFVN, deux leaders de cette plateforme se contredisent publiquement à l’hémicycle de l’assemblée nationale, au moment le plus crucial. Alors que le Coordonnateur Maître Henri Pouzère exige la démission du Président François Bozizé, le Président Ziguélé monte aussitôt à la tribune pour dire que personne ne demande la démission de Bozizé. Et le DPI consacra le statu quo, alors que le régime du Président Bozizé sétait déjà préparé à une cohabitation.
Lorsque le mandat du Président Bozizé tirait à sa fin, sans possibilité d’organiser les élections à bonne date, une peur panique s’empara des tenants du pouvoir. Pourtant, sans concertation aucune, un leader de l’opposition déclara dans la salle de cinéma (cela ne s’invente pas) que personne ne demandait le départ de Bozizé.
Lorsque j’ai proposé, par anticipation, une solution politique et une concertation, face aux périls pouvant impacter le calendrier électoral, un marginal quasi septuagénaire avait écrit sans rire que je voulais sauver le régime de Touadéra, et accessoirement être Premier Ministre. Et qu’ayant piteusement échoué, j’avais inventé une imaginaire interdiction de réunion pour cacher cet échec. Oh, bien-sûr, il était le porte-voix de certains acteurs politiques tapis dans l’ombre, étouffés par leur égo alors qu’il était question de trouver une solution nationale.
Comme nous pouvons le voir, c’est toujours nos querelles picrocholines qui nous font passer à côté de l’essentiel.
Maintenant que nous disons tous ou presque la même chose, le problème, c’était que l’initiative ne venait pas d’eux.
Cette remarque d’ordre général et historique faite, venons-en à ce projet de loi constitutionnelle.

La justification du projet de loi constitutionnelle selon ses initiateurs.
Selon les initiateurs du projet de loi constitutionnelle, il est impérieux d’introduire dans la loi fondamentale la notion de cas de force majeure parce que les constituants Centrafricains n’y auraient pas pensé. J’éprouve de la honte à rappeler cette motivation, car pareil argumentaire trahit une ignorance crasse des notions élémentaires du droit constitutionnel. Il prouve en outre que les profanes se sont imposés comme les spécialistes des questions qu’ils ignorent. Comment ne pas penser ici à mon défunt Confrère Nymi, Congolais de Kinshasa, répliquant à une journaliste Belge « Madame, il y a trois sortes de journalistes : ceux qui savent rien sur tout, ceux qui savent tout sur rien et enfin ceux qui savent un peu plus que presque rien sur un certain nombre de choses ». Car s’attendre à ce que la Constitution fasse référence aux cas de force majeure comme dans les contrats privés est tout de même assez incroyable. L’Etat s’urgence est un cas de force majeure, au sens constitutionnel du mot. Or, l’article 43 de la Constitution du 30 mars 2016 stipule que « lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire, l’exécution des engagements internationaux ou le fonctionnement normal des pouvoirs publics sont menacés de manière grave et immédiate, le Président de la République, après avis du Conseil des Ministres, du Président de l’Assemblée Nationale, du Président du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, prend les mesures exigées par les circonstances en vue de rétablir l’Ordre public, l’intégrité du territoire et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics.
L’article 44 précise même que le Président peut déclarer l’état d’urgence ou l’état de siège. Affirmer donc que notre Constitution est silencieuse sur les cas de force majeure est tout simplement une contrevérité.
Je rappelle que la motivation première des initiateurs du projet de loi constitutionnelle était la survenance de la pandémie à COVID-19. Or, il s’agit-là d’un événement malheureux devant être traité dans le cadre de l’urgence sanitaire, comme la loi du 23 mars 2020 en France qui permet de déclarer l’Etat d’urgence sanitaire.
II L’impossible cohabitation entre l’article 35 et l’article 36 nouveau proposé
L’article 35 dernier paragraphe stipule : « en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit »
Quant à l’article 36 nouveau tel que proposé, il stipule essentiellement que « si pour cause de force majeure, le processus électoral déclenché dans les délais constitutionnels et légaux, ne va manifestement pas aboutir dans les délais prescrits, le Premier Ministre, sur rapport motivé de l’autorité nationale des élections, saisit la Cour Constitutionnelle. La Cour Constitutionnelle se prononce sur la force majeure invoquée. Si celle-ci est établie, la Cour Constitutionnelle se prononce sur le report et fixe la durée du glissement ».
La formulation de l’article 36 bute sur deux écueils insurmontables : d’une part, l’article 35 interdit la prorogation du mandat présidentiel pour quelque motif que ce soit, c’est-à-dire y compris les cas de force majeure, mais surtout cette disposition de notre constitution est exclue de la révision ; d’autre part s’il était adopté, l’article 36 nouveau serait en contradiction avec l’article 35. Or, nous savons ce qui adviendrait alors de cette loi, en cas de conflit. De plus, dans les prérogatives organiques de la Cour Constitutionnelle, il faudrait préalablement introduire l’aspect technique et électoral, avant toute observation, et modifier de même les prérogatives exclusives de l’autorité nationale des élections en tant qu’autorité technique des élections.
Il y a fort à parier que les initiateurs de ce projet de loi ainsi que ceux qui sont payés pour « le mettre en musique » ignorent l’état de la jurisprudence en matière de cas de force majeure. En effet, la Cour d’Appel de Versailles a jugé qu’une grève générale d’ampleur nationale, née d’une réaction à des mesures gouvernementales revêtait tous les caractères de la force majeure (BICC N°553 du 1er avril 2002). Alors imaginons les fâcheuses conséquences d’une pareille conception et remontons le temps jusqu’à l’époque du Président Kolingba. Il aurait donc pu profiter de cette grève des fonctionnaires qui avait duré plus d’un an pour déclarer la force majeure et rester au pouvoir !
Une modification inutile et anticonstitutionnelle à la lecture des articles 35 et 47
La fébrilité qui s’est emparée des tenants du pouvoir s’explique certainement par la volonté exprimée par certains acteurs politiques de réclamer la transition en cas de non-tenue des élections générales à bonne date. Je voudrais réaffirmer ici que je suis résolument opposé à une quelconque transition, de même que je suis opposé à tout passage en force du pouvoir. Il y a cependant des leviers et même des garde-fous dans notre Constitution qui ouvrnt la voie à une solution politique. Il est certes vrai que l’article 35 de la Constitution stipule « qu’en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats pour quelque motif que ce soit ». Cependant, l’article 47 stipule que « la vacance de la Présidence de la République n’est ouverte que par le décès, la démission, la destitution, la condamnation du Président ou par son empêchement définitif d’exercer ses fonctions conformément aux devoirs de sa charge ». Les cas de vacance étant limitativement énumérés, l’impossibilité d’organiser les élections ne peut être considérée comme une vacance du pouvoir. Ce qui veut dire que le Président reste en place. Elle ne peut non plus être considérée comme une prorogation du mandat au sens de l’article 35. Cependant, il perd toute légitimité et toute légalité sans l’onction d’un accord politique auprès des forces vives de la nation, à travers une concertation.


Maître Crépin MBOLI-GOUMBA


Président du PATRIE

#BSP

CARnews ou RCAinfos Mai 2020 

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Publié par le 25/05/2020 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: Le #FondsBekou de l’Union européenne 🇪🇺 et ACTED appuient les producteurs et les organisations paysannes centrafricains 🇨🇫

Dans la Kemo, grâce au #FondsBekou, ACTED appuie 1450 producteurs membres de 60 organisations paysannes dans la relance de la production et de l’économie agro-pastorale locale en étroite coordination avec les acteurs étatiques.

La relance économique a toujours été au cœur des actions du #FondsBekou qui visent à renforcer la résilience de l’économie centrafricaine et à soutenir les populations à travers le renforcement de capacités, la promotion d’activités génératrices de revenus, le soutien aux organisations paysannes et aux acteurs étatiques concernés, la promotion et l’accès au micro-crédit.

Le #FondsBekou est le fonds fiduciaire de l’Union européenne 🇪🇺 pour la RCA 🇨🇫. Il est financé par European Commission – Development & Cooperation – EuropeAid, Allemagne 🇩🇪, France 🇫🇷, Pays Bas 🇳🇱, Italie 🇮🇹 et Suisse 🇨🇭.

#ILA! 🇪🇺🇨🇫

European Commission – Development & Cooperation – EuropeAid
EU Civil Protection & Humanitarian Aid – ECHO
Ambassade de France à Bangui
ACTED
PNUD Centrafrique
Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme
Journal « Les Autres Nouvelles de Centrafrique » -Lanoca

#BSP

CARnews ou RCAinfos Mai 2020 

@BS_PIOZZA

 

CENTRAFRIQUE : LES COURS MAGISTRAUX RELÈVENT-ILS DE LA MANIPULATION POUR DÉTOURNER L’OPINION NATIONALE DU TRIPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION ?

 

La crise sanitaire qui a secoué le monde en imposant un nouvel ordre n’a pas épargné la République centrafricaine. Les autorités établies en ont trouvé un prétexte parfait pour organiser les opérations électorales en cours au delà du délai constitutionnel.

Pour ce faire, il urge de modifier les dispositions constitutionnelles pourtant rigides pour légitimer la manœuvre satanique. Cette rigidité constitutionnelle impose un délai pour réviser, exige une majorité qualifiée et surtout la réunion effective des deux chambres du parlement en congrès. Un groupe de parlementaires véreux à la solde du pouvoir ont initié une procédure pour modifier les dispositions des articles 35 et 68 de la constitution en vue de proroger le mandat du président de la république ainsi que des députés. Cette initiative non consensuelle consiste substantiellement à intégrer la notion de « force majeure » ou de « circonstances exceptionnelles » pour justifier les cas de pandémie comme le coronavirus.

Beaucoup de mouvements, agitations, d’interrogations ainsi que de voix se font entendre dans l’opposition et la classe politique pour dénoncer cette initiative qui constitue une entorse grave à la loi fondamentale. Conscient de l’illégalité, de l’illégitimité de la manœuvre et surtout de la mise en garde du groupe des 5, le pouvoir a changé de stratégies en proposant un second round émanant cette fois-ci d’une initiative présidentielle conformément aux dispositions constitutionnelles.

En effet, l’article 151 de la constitution dispose que : « l’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au président de la république et au parlement statuant à la majorité des 2/3 des membres qui composent chaque chambre ». C’est dans ce contexte qu’un projet de loi de révision constitutionnelle a été discuté et délibéré en conseil des ministres puis transmis à l’assemblée nationale pour examen. En attendant l’étude, l’amendement et l’éventuel vote du projet de loi, le citoyen lambda s’interroge : Les cours magistraux du ministre conseiller spécial du président de la république sont-ils programmés à desseins pour distraire l’opinion publique du tripatouillage de la constitution ? Ce projet de loi portant modification de la constitution est-il opportun au regard des prévisions constitutionnelles ?

Pour s’inscrire dans la logique de la pensée du législateur qui a délibérément sacralisé le caractère rigide de la constitution, pourquoi le président de la république n’opte t-il pas pour une consultation référendaire pour légitimer la modification de la constitution ? Pour quelles raisons le pouvoir impose t-il au parlement d’examiner et de voter le projet de loi avant le 30 mai 2020 en violation flagrante du principe de séparation de pouvoirs si précieux à Montesquieu ? Existe-t-il un agenda caché qui justifie cette injonction calendaire ? Le pouvoir est-il conscient que la modification de la constitution à la veille des échéances électorales est toujours source de polémiques ? Le pouvoir est-il disponible pour assumer les conséquences politiques et juridiques de la modification de la constitution ? Fort de ce qui précède, nous tenons à rappeler qu’une demie douzaine des états africains à l’instar de la Côte d’Ivoire et du Niger sont dans les mêmes conditions que nous et la modification de la constitution pour cause de coronavirus n’est pas à l’ordre du jour. La constitution étant une œuvre humaine est toujours perfectible en vue de son adaptation aux réalités du moment mais le législateur nous oppose la rigidité de la constitution à travers les articles 152 alinéa 2 et 153.

En effet, ces clauses constitutionnelles interdisent l’extensibilité du nombre, de la durée du mandat et la modification de la constitution en cas d’atteinte à l’unité et l’intégrité du territoire national…suivez mon regard. L’histoire nous a déjà renseigné sur les passages en force créant une entorse à la loi fondamentale. Le débat multiforme des juristes tendancieux ne suffiront pas à résoudre cet imbroglio car dans le combat de la protection de l’intérêt supérieur de la nation, seul le respect de la lettre de la loi fondamentale demeure l’unique référence.

Pour finir, nous invitons humblement la noble Cour constitutionnelle qui est à la fois un organe consultatif et juridictionnel, de remplir pleinement sa mission tout en étant neutre afin d’assurer la sécurité juridique et de garantir notre démocratie saine et prospère. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi. 

Paris le 22 mai 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062

#BSP

CARnews ou RCAinfos Mai 2020 

@BS_PIOZZA

 

CENTRAFRIQUE: Eau pour la paix, eau pour la vie: UNICEF Central African Republic 🇺🇳🇨🇫 et Union européenne 🇪🇺 apportent de l’eau à la population de Damala dans le cadre de la riposte au #COVID19

L’Ambassadrice de l’Union européenne 🇪🇺 Samuela Isopi, le Chef de coopération Juan José Villa Chacon et la Représentante de l’UNICEF 🇺🇳 en #Centrafrique 🇨🇫 Christine Muhigana, ont visité hier un point de distribution d’eau potable à Bimbo dans le quartier de Damala.

Réalisé dans le cadre du projet « Eau pour la paix, eau pour la vie », financé par l’Union européenne 🇪🇺 à travers le #FondsBekou et mis en œuvre par UNICEF 🇺🇳, ce point d’approvisionnement sert une communauté de 2000 personnes qui peuvent bénéficier d’eau potable pour satisfaire leurs besoins et pour mieux se protéger du #Coronavirus. Ce système sera bientôt remplacé par la construction d’un forage, financé sur le même programme.

L’Ambassadrice de l’UE a salué l’engagement et le concours du Gouvernement centrafricain 🇨🇫 et de toutes les parties présentes sur le site, Autorités locales, forces de sécurité, protection civile, qui travaillent main dans la main dans un véritable un esprit de partenariat pour apporter des solutions aux besoins des populations.

Le projet de l’Union européenne 🇪🇺 « Eau pour la paix, eau pour la vie » a été renforcé à travers un financement additionnel pour améliorer l’accès des populations de Bangui et Bimbo à l’eau potable dans le contexte de la prévention et de la lutte contre le #COVID19.

Ce renforcement s’inscrit dans le cadre du plan de riposte à la crise sanitaire liée au #Coronavirus mis en place par le Gouvernement centrafricain 🇨🇫 avec l’appui de ses partenaires.

Le #FondsBekou de l’Union européenne 🇪🇺 est financé par European Commission – Development & Cooperation – EuropeAid, Allemagne 🇩🇪, France 🇫🇷, Pays Bas 🇳🇱, Italie 🇮🇹 et Suisse 🇨🇭.

(crédit photos: Unicef et Délégation de l’Union européenne 🇪🇺 en Centrafrique 🇨🇫)

EU Civil Protection & Humanitarian Aid – ECHO
European External Action Service – EEAS
Ministere de l’économie et du plan
MINUSCA
Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme
Radio ndekeluka

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CARnews ou RCAinfos Mai 2020 

@BS_PIOZZA

 

CENTRAFRIQUE: La face cachée du processus de Paix.

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Depuis sa signature le 6 février 2019 à Khartoum, il est de bon ton à Bangui de se féliciter de l’« Accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique ». Ce texte fait certes la part belle aux groupes armés, et ses multiples violations restent impunies ; mais, comme on dit dans les cercles internationaux, « c’est la seule solution que nous avons ».

Depuis plus d’un an, l’application de l’Accord de Khartoum révèle son instrumentalisation par les protagonistes du conflit. En effet, le processus de paix constitue « la » nouvelle opportunité d’enrichissement aussi bien pour les groupes armés que pour les acteurs gouvernementaux.

L’Accord de Khartoum : une manne pour les groupes armés…

Dès les premières réunions organisées par la Russie et le Soudan à Khartoum en 2018, les conditions de négociation de cet accord (des enveloppes de billets et des promesses d’autres enveloppes à venir) n’étaient déjà pas de bon augure. Négocié loin du peuple centrafricain, dans la capitale d’un pays voisin ayant été partie prenante au début du conflit, l’accord de Khartoum n’est plus que le vecteur formel de la redistribution de la manne financière internationale aux groupes armés.

   Crédit Photo: Un ancien enfant soldat travaille à la construction d’un forage à Bangui, le 17 novembre 2019. Florent       Vergnes/AFP

Cette redistribution s’effectue par diverses mesures : celles qui sont prévues explicitement dans l’accord de paix et celles qui sont officieuses. Les premières sont le programme de DDR (démobilisation, désarmement et réinsertion), la mise en place des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), la participation rémunératrice à des comités multiples et variés et les postes officiels octroyés aux leaders des groupes armés dans le cadre de leur cooptation dans le système institutionnel. Une partie des fonds consacrés par les bailleurs au DDR et aux USMS servent à assurer la prise en charge financière des miliciens qui, durant plusieurs mois, participent au programme de DDR ou intègrent les USMS (trois USMS étaient prévues en 2019 mais une seule a été créée jusqu’à présent). Au titre des précédents programmes liés au DDR (pré-DDR, DDR pilote, CVR), les donateurs internationaux ont dépensé plusieurs millions de dollars depuis 2016, sans effet sur les groupes armés.

Pour le DDR, qui a débuté après la signature de l’accord de paix, la Banque mondiale a budgété 40 millions de dollars, pour un nombre de combattants estimés à 5 000. Les miliciens participant au DDR reçoivent une indemnité journalière pendant environ six mois (les fameux per diem fournis par toutes les organisations internationales en dépit du bon sens), puis un package pour recommencer leur vie dont le montant maximal est fixé à 700 dollars – une somme à comparer au revenu annuel par habitant qui est en Centrafrique de… 490 dollars.

Ceux qui sont en formation dans les USMS touchent une « prime générale d’alimentation » – une autre sorte de per diem. Il y a ensuite les jetons de présence pour les représentants des groupes armés dans les multiples comités censés être indispensables à la mise en œuvre de l’accord de paix. Lors d’une réunion d’un de ces comités, les représentants des groupes armés ont ainsi révélé que leur participation aux multiples « comités Théodule » leur rapporte l’équivalent du salaire d’un directeur général dans un ministère. En outre, il y a les salaires versés aux leaders de groupes armés par le gouvernement au titre de leurs fonctions aussi officielles que fictives : non seulement des représentants de groupes armés ont été nommés ministres en application de l’accord de Khartoum mais Sidiki Abbas (leader des 3 R), Ali Darassa (leader de l’Unité pour la Paix en Centrafrique) et Mahamat Al-Khatim (leader du Mouvement patriotique pour la Centrafrique) ont été nommés « conseillers militaires spéciaux » du premier ministre avec rang de ministre délégué.

Crédit Photo: Mahamat Al-Katim (à gauche), chef du groupe armé Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), salue Sidiki Abass (à droite), chef du groupe armé Retour, Réclamation, Réhabilitation (3 R), lors du premier anniversaire de l’accord de paix en République centrafricaine au Palais de la Renaissance, à la présidence de la République centrafricaine, à Bangui, le 6 février 2020. Gaël Grilhot/AFP

Outre ces rémunérations officielles, le processus de paix comporte de nombreuses opportunités de profits pour ceux qui détiennent un pouvoir de décision ou d’influence dans la mise en œuvre du DDR et des USMS : marchés de rénovation et d’équipement, inscription sur les listes de bénéficiaires, versement des prises en charge financières, etc. Tels sont les enjeux très matériels des luttes de pouvoir qui se déroulent dans les coulisses du DDR et des USMS (par exemple entre le ministre du DDR, Maxime Mokom, lui-même leader du mouvement armé des anti-balaka, et l’unité d’exécution du programme de DDR composée de fonctionnaires centrafricains rémunérés par des fonds internationaux). Il s’agit de tirer profit de toutes les façons possibles des financements internationaux de ces projets pour soi et sa clientèle personnelle.

Ces pratiques seraient tolérables si elles atteignaient in fine leur but, c’est-à-dire acheter la paix. Or ce n’est pas le cas. Les groupes armés touchent les dividendes de l’accord – que les négociateurs leur ont fait miroiter – sans remplir leur part du contrat. Tout en engrangeant les fonds précédemment mentionnés, dont le montant exact depuis la signature de l’accord mérite d’être rendu public, ils multiplient les violences dans la plus totale impunité. En effet, l’article 35 de l’accord de paix, qui prévoit des sanctions, reste toujours lettre morte. De plus ils s’efforcent de limiter leur désarmement et la démobilisation de leurs combattants. Dès le début du DDR, le ratio miliciens/armes fixé à 90 % (90 % des miliciens candidats au DDR doivent rendre une arme fonctionnelle) n’est pas respecté. Le ministre Mokom essaie de détourner le DDR à son profit en y incluant des personnes qui n’y ont pas droit. Quand ils n’obtiennent pas leur dû financier, les miliciens bloquent la principale route du pays. Ces « miliciens grévistes » expriment ainsi haut et fort une revendication salariale !

Mais l’accord de paix n’est pas seulement une bonne affaire pour les groupes armés ; c’est aussi une bonne affaire pour le gouvernement.

… et pour l’élite

Les signes de l’enrichissement de l’élite sont visibles à l’œil nu dans les quartiers de Bangui. Il suffit de s’y promener pour se rendre compte de la spéculation foncière effrénée qui règne dans la capitale alors que le pays est en ruines. On n’a jamais autant construit d’immeubles et d’hôtels à Bangui depuis le début du siècle. Sont particulièrement prisés le quartier de Bellevue dans le VIIe arrondissement où nombre de membres du gouvernement se sont installés dans le sillage du premier ministre ; le centre-ville ; le quartier de Lakouanga dans le IIe arrondissement ; et même la commune de Bimbo, à la sortie de la ville.

                            Crédit Photo: Chantier à Bangui, le 11 juillet 2019. Camille Laffont/AFP

Les principaux acteurs de ce boom immobilier sont en premier lieu l’élite politico-administrative, puis quelques grands commerçants de la place ainsi que des entreprises chinoises. Ce soudain boom immobilier et la construction d’une vaste ferme par le président Touadéra à Damara ne sauraient se comprendre sans référence à la succession de scandales qui caractérisent le régime depuis deux ans : la privatisation d’emprises militaires (par exemple le camp Fidèle Obrou), le trafic de documents d’identité, l’ouverture du secteur minier aux entreprises chinoises et russes, la privatisation des budgets publics et la multiplication des exonérations fiscales qui explique que certains produits qu’on retrouve sur tous les marchés de Bangui ont disparu des statistiques douanières d’importation. Comme ses prédécesseurs, le régime actuel prend le Trésor public pour son propre compte en banque et s’acoquine avec des businessmen étrangers grands habitués de la navigation en eaux troubles.

                  Crédit Photo: Chantier à Bangui, février 2020. Thierry VircoulonAuthor provided
                                                     Crédit Photo: Chantier à Bangui, février 2020. Thierry VircoulonAuthor provided

Alors que 70 % des Centrafricains vivent avec moins de 1,90 dollar par jour, deux groupes se sont largement enrichis grâce au conflit centrafricain : les seigneurs de guerre et l’élite dirigeante. Chacun d’entre eux capte les ressources qui sont à sa portée avec ses propres méthodes : les premiers captent les ressources de l’économie informelle (or, diamants, bétail, commerce transfrontalier, etc.) par la violence dans les provinces sous leur contrôle tandis que les seconds captent les ressources de l’État à Bangui par l’abus de pouvoir. Ils ont toutefois un abreuvoir commun : l’aide internationale.

À quoi l’aide internationale sert-elle ?

Alors que la Centrafrique était décrite comme un orphelin de l’aide avant le déclenchement du conflit en 2015, l’aide internationale a nettement augmenté depuis. À tel point que l’aide internationale représentait 45 % des recettes publiques en 2018.

Si cette aide est multiforme, une partie substantielle prend la forme d’appui budgétaire, c’est-à-dire de fonds directement versés au gouvernement et dont les principaux pourvoyeurs sont l’UE et la Banque mondiale. Cette dernière a ainsi versé au gouvernement pas moins de 98 millions de dollars en 2019 et l’UE 88 millions d’euros de 2014 à 2018.

Crédit Photo: Samuela Isopi, l’ambassadrice de l’Union européenne en République centrafricaine, s’exprime lors du premier anniversaire de l’accord de paix en République centrafricaine au Palais de la Renaissance, à la présidence de la République centrafricaine, à Bangui, le 6 février 2020. Gaël Grilhot/AFP

Cette modalité d’aide étant un simple transfert financier au profit du gouvernement, elle est facile à détourner comme l’ont déjà démontré de nombreux exemples. Ces détournements risquent d’alimenter les caisses de la campagne électorale du président en 2020. En effet, un nouveau versement d’appui budgétaire est prévu en septembre de cette année par l’UE alors qu’il n’existe aucune règle de transparence des financements électoraux et qu’il interviendra juste avant le début de la campagne électorale.

L’échec inéluctable de la paix « made in Khartoum »

Après un an d’application de l’accord de Khartoum, plusieurs constats s’imposent :

  • Le DDR, qui a été présenté dès 2014 comme la clé du problème des groupes armés, va connaître le sort des précédents DDR depuis 2008 : il ne désarmera et ne démobilisera pas les groupes armés. Peu de miliciens sont concernés par le DDR et seule une ultra-minorité est concernée par les USMS. Le traitement des 3 R par le DDR et l’USMS est déjà révélateur : depuis qu’il a accepté de participer à ces deux programmes à la fin de 2019, ce groupe armé a, en fait, conservé l’essentiel de son armement et de ses miliciens et son leader vient de retourner dans la brousse. L’échec du DDR est donc programmé.
  • Les acteurs internationaux qui portent (l’ONU et l’UA) et financent (l’UE) l’application de l’accord sont au centre du processus de paix tandis que le gouvernement et les groupes armés jouent les figurants/profiteurs.
  • La stratégie des sponsors internationaux de l’accord de Khartoum, qui consistait très cyniquement à « acheter la paix », ne leur a permis que de louer une accalmie. Malgré les prébendes obtenues par les groupes armés, les plus importants d’entre eux continuent de s’affronter, d’essayer d’étendre leur territoire et de violer allégrement l’accord. Les sponsors internationaux de l’accord de paix sont maintenant pris au piège de leur propre stratégie : chaque étape de la mise en œuvre de l’accord est chèrement marchandée par les groupes armés.
  • Grâce à l’accord de paix, la captation de l’aide internationale, qui était auparavant le privilège de l’élite au pouvoir (voir la page 43 de l’étude de la Banque mondiale, a été élargie aux seigneurs de guerre. Ils ont maintenant aussi accès par des voies officielles et officieuses à cette manne qui est l’une des principales ressources du pays. De ce fait, l’économie politique prédatrice des groupes armés – en voie de légalisation – ressemble de plus en plus à celle des dirigeants. Et ni les uns ni les autres n’ont intérêt à une paix qui aboutirait in fine à la réduction de cette manne internationale.
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  • Comme dans beaucoup d’autres pays, la phase post-conflit (en réalité une période à mi-chemin entre l’anarchie totale et la paix) donne lieu à une amplification de la corruption. Le boom immobilier de Bangui consécutif à l’afflux d’aide dans une capitale sécurisée par les forces internationales a déjà eu lieu à KaboulKinshasaMogadiscio, etc. Toutes ces villes ont en commun le non-renouvellement des élites dirigeantes, la stimulation du marché immobilier par la présence d’une importante communauté expatriée, la stratégie d’« achat de la paix » et d’inclusion institutionnelle des seigneurs de guerre pour résoudre le conflit et l’afflux d’aide budgétaire au prétexte de consolidation de l’État dans un pays où la gestion des finances publiques manque de transparence et de contrôle et où la corruption est institutionnalisée (l’indice de perception de la corruption de Transparency International classe la Centrafrique au 153e rang sur 180 pays). Tous ces éléments accroissent les opportunités de corruption et incitent les bailleurs à fermer les yeux – en Centrafrique comme ailleurs.
  • Enfin, la Centrafrique est une nouvelle preuve que, si les conflits impactent gravement la vie de la population, en revanche ils ne changent ni les pratiques de corruption des élites locales ni le comportement complaisant des bailleurs. Même si la paix finissait par être atteinte en Centrafrique, l’actuelle captation de l’aide montre que les dividendes de la paix seraient monopolisés par les élites prédatrices et ne profiteraient pas à la population, rendant à terme inévitable le retour du conflit.
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Source:https://theconversation.com/centrafrique-la-face-cachee-du-processus-de-paix-137298?utm_source=twitter&utm_medium=bylinetwitterbutton

#BSP

CARnews ou RCAinfos Mai 2020 

@BS_PIOZZA

 

CENTRAFRIQUE: Avec ACTED le Fonds Bekou contribue à la réhabilitation des points routiers et au désenclavement de la région de la Kemo

Grâce au financement du Fonds Bêkou de l’Union européenne 🇪🇺 , les équipes d’ACTED réhabilitent des points routiers dans la Kémo et participent au désenclavement de cette zone à fort potentiel agricole, à la facilitation des échanges entre producteurs et acteurs économiques, et au renforcement de la sécurité alimentaire de la région.

Au total, ce sont 12 points critiques routiers qui seront réhabilités entre Sibut et Dékoa, en employant la main d’œuvre local sous la supervision des techniciens d’ACTED.

Le Fonds Bekou est financé par European Commission – Development & Cooperation – EuropeAid, Allemagne 🇩🇪, France 🇫🇷, Italie 🇮🇹, Pays Bas 🇳🇱 et Suisse 🇨🇭.

Ambassade de France à Bangui
EUTM RCA
MINUSCA

 

#BSP

CARnews ou RCAinfos Mai 2020 

@BS_PIOZZA

 

CENTRAFRIQUE: COOPERATION RCA-CHINE : PREMIER LOT DE DON DE MATERIELS DE PREVENTION DU COVID- 19

La République populaire de Chine à travers son Ambassadeur en Centrafrique M. CHEN DONG a remis officiellement le premier lot de don de matériels de prévention du COVID-19 au Gouvernement centrafricain. Les matériels ont été réceptionnés, ce jour mercredi 20 mai 2020, par le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération M. Félix MOLOUA au palais de la renaissance en présence du Chef de l’Etat Pr Faustin Archange TOUADERA.
Ce lot de matériels offert gracieusement au peuple centrafricain par la République populaire de Chine, pays frère et ami, est composé de :
2000 masques N95
10.000 masques chirurgicaux,
2000vetements de protection,
500 éléments thermiques frontaux,
2000 lunettes de protection,
10.000 couvertures de chaussures,
10 motos ainsi que des matériels de prévention destinées à la police centrafricaine.
Évalué à un montant total de plus de 250 millions de FCFA. Cette initiative louable de la République populaire de Chine envers la RCA vient s’ajouter aux contributions des autres Partenaires Techniques et Financiers destinées à la lutte contre la pandémie du CORONAVIRUS en République centrafricaine, précède un second lot plus considérable pour appuyer l’organisation des prochaines élections dans le pays. Et sera composé des motos, Pickup, bicyclette, lampes portables photovoltaïques, ordinateurs, groupes électrogènes etc. Pour une valeur de huit cent millions de FCFA (800.000.000).

Par Brice Devalor OUATEBOT

Source: ACAP/InfosMEPC-RCA/BG

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CARnews ou RCAinfos Mai 2020 

@BS_PIOZZA

 

CENTRAFRIQUE :QUAND LA PLATE FORME BE OKO DONNE DE L’INSOMNIE AU SOMMET DE L’ÉTAT .

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Préparée de longue date et à coup de millions de billets de banque la plate forme BE OKO lancée par le Mouvement Cœurs Unis(MCU) du president Faustin Archange Touadera a vu le jour le 14 Mai 2020 par la signature d’un accord politique.

Malgré les vives tensions politiques qui planent en ce moment, Touadera et son entourage pensent qu’« ils sont populaires et espèrent logiquement, sortir victorieux du scrutin de 2020, car comme le rêvait Simplice Mathieu Sarandji, le secrétaire exécutif du MCU: « Avec ce rassemblement notre champion va gagner et nous allons gagner » avec le MCU et ses alliés.

Cette phrase pourrait passer pour de la poudre de perlimpinpin pour le peuple, parce que Touadera sait depuis longtemps qu’en réalité, il ne pourra pas gagner les présidentielles de 2020 ; ni lui, ni aucune personne désignée par lui, encore issue de son parti le MCU.

Selon les observateurs de la vie politique centrafricaine, la signature de cet accord n’a regroupé que des petits partis et associations politiques .Des partis satellites, inexistants et sans aucun poids politique réel pour peser sur la scène politique national.

Les partis et associations alimentaires tels que le Prc, l’Undd,l’Adp, les associations Sewa, Mcd etc qui ont apposé leurs signatures au bas de ce fameux accord ayant ^pour objectif de soutenir un candidat unique qui est Faustin Archange Touadera ne représentent en réalité que les seules personnalités politiques signataires.Ces partis n’ont pas de base ni de représentativité nationale.

Après cette signature plus rien ne va au sein du mouvement Cœurs Unis.Une « tempête de sable » a secoué le très « sacré » siège national du parti au pouvoir, situé au 5eme arrondissement de Bangui.

. Question. Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette situation de chaos au sein du parti présidentiel?

Plusieurs critiques sont entendues dans les milieux des cœurs unis, un groupe accuse le tandem Sarandji, Dondra, Ngamana et autres d’avoir échouer à faire signer des partis politiques représentatifs.

Ce désarroi de la base semble le reflet de l’inquiétude qui a envahi le plus haut sommet de l’État qui ne comprend pas la rétractation de certains alliés et selon des indiscrétions qui aurait vivement critiqué cet accord inutile.

Sans entrer dans la querelle de chapelles actuelle au pouvoir, plus d’un analyste pense que cette situation est la conséquence logique d’un pilotage à vue..

Jamais dans ce pays ou la plupart des partis battant pavillon, tombent généralement dans le piège du parti au pouvoir de ce que d’aucuns qualifient de politique du ventre, on ne peut pas imaginer pourquoi le filet rassembleur MCU n’a pas réussi à attraper les gros poissons comme l’Undp de Michel Amine, le Mlpc de Martin Ziguélé, le Pad de Laurent Ngon Baba, le Nouvel Elan de Sylvain Patassé, le Pun de Koyassoum Doumta sans oublier l’Unader de Laurent Gomina Pampali .

Ce fiasco selon certains militants des partis précités s’expliquerait par la roublardise du pouvoir, les termes de l’accord proposé qui sonnent comme une domination du parti au pouvoir sur les autres partis et aussi les humiliations subies par les alliés durant les plus de 4 années d’accession au pouvoir.

Ce n’est pas la grande union entre les partis de la mouvance présidentielle. Leur relation est autant timide qu’elle se caractérise par un déficit de concertation sur fond de méfiance.

Le MCU joue de l’indifférence aux autres forces politiques de la majorité, celles-ci aussi se résignent à lever le ton contre des attaques de l’opposition, qui reste la seule force politique ayant voix au chapitre. Du coup, elle prêche dans toutes les chapelles.

Par ce rejet les états majors des partis politiques marquent ainsi leur frustration face au MCU.

Sachant l’échec évident, certains stratèges du MCU envisagent maintenant user des subterfuges pour faire le forcing, afin de pousser les responsables des partis non signataires. dans leurs derniers retranchements, couper les vivres à qui on pouvait, licencier ceux qui n’adhéraient pas à cet accord, mettre en branle toute la machine de l’État pour « broyer » les récalcitrants

Aux yeux du Centrafricain lambda, cet accord est comme un enfant mort né car les signataires n’ont aucun poids politique face aux adversaires coriaces de Ezingo Biani ou du Cod 20.

Toutefois, des observateurs de plus en plus nombreux, pensent que quelle que soit l’issue qui sera trouvée, le MCU y laissera quelques plumes..

Au regard de l’exacerbation actuelle de la colère des bases de ces formations politiques non signataires, plusieurs questions se posent des questions dans l’opinion. A savoir :

Où va le parti présidentiel?

Pour combien de temps va durer la confusion au sein de la majorité presidentielle?

Cet échec ne préfigure t-il pas déjà la défaite du candidat Touadera aux prochaines élections ?

S’achemine t-on vers l’éclatement de la majorité présidentielle ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 20 Mai 2020

Par Charlie Joseph LARABO

 

#BSP

CARnews ou RCAinfos Mai 2020 

@BS_PIOZZA

 

CENTRAFRIQUE : A PROPOS DE L’INTERVENTION ET DE LA SORTIE DE L’OUVRAGE DU CONSEILLER CHARGE DE LA SÉCURITÉ M. FIDÈLE GOUANDJIKA AUPRÈS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE. JE TRADUIS LA VIDÉO DE SON INTERVENTION DU SANGO (LANGUE NATIONALE DE LA RCA) AU FRANÇAIS : SUITE ET DEUXIÈME PARTIE

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1) « Le Président David DACKO avait sa milice en plus de l’armée. Ce dernier a organisé une élection en 1964 où il fût le seul candidat… Abel GOUMBA le principal opposant écarté, le climat politique assez tendu a fini par favoriser

le Général Jean Bedel BOKASSA le chef de l’armée. Il renversera dans la nuit du 31 décembre 1965 le Président DACKO. Des règlements de compte à caractère ethnique avaient eu lieu sous « le régime DACKO », Plus tard ,d’autres règlements de compte à caractère ethnique auront lieu également sous le régime du Général André KOLINGBA. Il avait ordonné à l’armée d’attaquer des villages entiers dans le nord de Centrafrique.

Cette action militaire contre des populations civiles avait pour but de débusquer « des frondeurs à son régime » et tout cela provoqua des dégâts collatéraux et des assassinats dont certaines populations du nord furent les victimes . Les militaires ont reçu l’ordre d’assassiner certaines personnalités qui manifestaient « contre le régime » du Général KOLINGBA et c’est le cas du docteur CONJUGO ainsi que Hermine YAKITE, une activiste enceinte…

Le Général BOKASSA aussi a éliminé des officiers de l’armée centrafricaine, entre autre, le Commandant Henri IZAMO, le Lieutenant colonel Alexandre BANZA et d’autres officiers de l’armée centrafricaine seront exécutés.

A la prise de pouvoir du Président Ange PATASSE, ce dernier a procédé à la » sélection des gens de son ethnie et de sa région » pour les incorporer dans l’armée – ils ont alors formé la Force BIR qui va liquider certains citoyens centrafricains.

C’est cette situation à mon avis qui a provoqué des mutineries à répétition et d’autres manifestations politiques, parce que ce régime n’a pas honoré ses engagements. Et pour combattre cette fronde d’une partie de l’armée. Le Président PATASSE autorisa les forces françaises stationnées à Bangui d’intervenir : ils vont faire usage de leurs armes et de leurs avions de chasse et tenter de neutraliser les mutins…

– M. PSIMISH était à la tête de la société TELECEL ce Centrafricain dérangeait DES INTÉRÊTS …SA SOCIÉTÉ A FAILLIT SUBIR LES BOMBES LARGUÉES PAR LES AVIONS DE CHASSE, HEUREUSEMENT LA CIBLE FUT MAL MAÎTRISÉE PAR L’AVION DE CHASSE… LES BOMBES AVAIENT ÉTÉ UTILISÉES EGALEMENT A LA RADIO ET LA SONACAF QUI SUBIRENT DES DÉGÂTS… VOUS VOUS RENDEZ COMPTE DE TELS AGISSEMENTS DANS UNE VILLE…

Faut-il vous rappeler aussi que depuis 1993 jusqu’à ce jour, il n’y pas eu de champs de tir, les élèves de l’ENAM on pu bénéficier si je crois bien, de quelques exercices militaires.. lorsque les mutineries prennent fin, il me semble, vers les années 1996-1997. Les militaires centrafricains avaient » perdus confiance en eux » et un climat de méfiance s’était établi au sein de la « Grande Muette ». Je le rappelle de » vive voix », qu’il n’y a pas eu de champs de tir, les soldats centrafricains utilisaient » les pierres pour poser leurs fusils »…,

En ma qualité de conseiller chargé de la sécurité du Président TOUADERA, je me suis rendu au camp de KASSAI et voir ce qui se passait, c’est ainsi que je suis intervenu auprès du Président de la République pour lui signaler ces contre performances de notre armée qui était encadré « et oui par les officiers de l’Union Européenne. »..

La formation de nos soldats ressemblait à un « jeu de paille ». Les militaires de l’Union Européenne ne faisaient pas leur boulot comme il le faut, avec des armes conventionnelles et des techniques répondant aux exigences d’une formation militaire digne de ce nom. CES OFFICIERS EUROPÉENS ENTRAÎNAIENT NOS SOLDATS AVEC « DES OBJETS EN BOIS COMME FUSILS » LE NOMBRE EXTRÊMEMENT LIMITE DE SOLDATS. PRÉVUE POUR CES MANŒUVRES.. A ce rythme là, j’avais évalué à 30 années la durée et la fin de la formation de nos hommes…

– C’est ce que j’ai pu constater sur le terrain au camp KASSAI
– J’en ai informé le Chef de l’Etat et nous avons organisé une réunion.
– Nous avons décidé d’envoyer nos hommes dans certains pays d’Afrique.
– L’Afrique du Sud, la Guinée Equatoriale, le Rwanda, et d’autres pays…
– C’est donc ces pays qui vont nous aidés à former quelques bataillons.
– Cette situation évidement remettait en cause la qualité de formation que l’Union Européenne était chargée de donner à nos hommes.
– Nous avons demandé alors que les « 173 instructeurs européens » quittent notre pays, parce que nous avions estimé que leur travail n’était pas à la hauteur de ce qu’attendait notre pays de la coopération avec l’Union Européenne.
– Le traitement réservé à nos forces armées relevait d’une mauvaise intention des officiers européens.

-ils négligeaient nos soldats, leurs attitudes semblaient préméditées, voire humiliantes à notre égards ,en tout cas, à l’égard de nos hommes.
– Le Représentant Spécial des Nations Unies dans notre pays est venu me voir dans mon bureau Il a plaidé le maintien des officiers de l’EUTM.
– Ces derniers ont également insisté pour poursuivre leur formation à nos troupes malgré tout, parce que le but ultime de cette nouvelle organisation de notre armée ,selon ces officiers de l’UE, rependait également à des règles de conduite des soldats vis à vis des populations.

– Mais, j’ai protesté, parce que je constatais des comportements dans cette formation qui me laissaient presque, pantois comme par exemple :
– l’ordre donné à nos soldats de « crier et d’ imiter » les sons de fusils et canons, mais enfin, tout ça ,c’était « n’importe quoi », et j’ai refusé voyez, ce traitement réservé à l’armée centrafricaine..

– Le Représentant gabonais du Secrétaire Général de l’UN, M. ONANGA a tenté à nouveau, m’expliquer que ces anomalies sont la conséquence des procédures d’interdiction de réarmement des soldats centrafricains… Qu’ils étaient sous le coup de l’embargo ordonné par le Conseil de Sécurité.etc..
Eh bien, le Président au cours d’une réunion dans le cadre de notre « Conseil de Sécurité nationale » avec des officiers généraux M. LAPO et M. GAMBI, je n’ai pas manqué à cette occasion, de revenir à la charge et réclamer au Chef de l’Etat, de « cesser immédiatement » cette coopération avec l’EU, et de renvoyer ces officiers européens chez eux.

– J’ai pris l’exemple des rebelles et leur chef pour bien faire voir à tout le monde un constat simple : est ce que les hommes qui « attaquaient la République » le faisaient-ils avec des fusils en bois !

Le représentant du secrétaire général de l ‘UN qui a engagé des plaidoyers auprès du Président mettait toujours en avant, les raisons qui sont liées à l’embargo, j’ai alors répondu à ce dernier en ces termes : « et qu’est ce qui vous empêchent vous MINUSCA de sortir des fusils et les mettre à la disposition des soldats pour leur entrainement »?

-Le représentant du secrétaire général de l’UN me proposa cette fois ci d’aller visiter le dépôt des fusils récupérés dans les mains des rebelles et autres mercenaires…

– Nous avons été avec le Ministre de la Défense M. YAKITE à la base de la MINUSCA comme convenu, mais tout cela était une duplicité à laquelle notre armée fût exposée, vue l’état de ces armements qui étaient saisis.

Bref, c’est à ce moment que les russes vont intervenir et ça a été pour nous, cette arrivée de la Russie une chance inespérée. Le Président de la République lui même qui affichait jusque là une modération compte tenu du fait que l’UE finançait en grande partie les projets de renouvellement de nos forces. Il a fini par se rendre compte de toutes ces anomalies et il a prit des décisions.

2) Revenons au complot fomenté par l’ancien Ministre de la Défense M. Jean Jacques DEMAFOUTH et le Chef d’Etat Major des Armées M. François BOZIZE pour assassiner le Président PATASSE.

Nous avons été informé d’un coup de force qui a lieu à Bangui avec le but de renverser le Président PATASSE qui se trouvait en ce moment à son domicile .. Les responsables de ce complot d’Etat à défaut d’assumer » leur responsabilité » devant cette forfaiture qui a échoué, vont choisir de « manipuler alors, l’ancien Président » centrafricain André KOLINGBA, qui voulait prendre sa revanche, et le piège s’est refermé sur lui … La tentative de sortie de ce dernier qui a espéré prendre la tête du putsch s’est mal passée…

Cette situation va provoquer une riposte sans merci, des soldats loyalistes qui vont raser les domiciles et liquider des hommes après la fuite du Président KOLINGBA. Ils ont égorgé des gardes le 28 mai 2001 c’était une situation difficile, car la maison privée du Président PATASSE avait subi des tirs à l’arme lourde. Des opérations d’enlèvement vont se poursuivre… Le général DJADER et le colonel KONZI furent assassinés, le professeur TOUBA fût enlevé à son domicile puis exécuté…

Une répression aveugle des soldats qui ne » font pas de quartier » va avoir pour conséquence la chasse et la traque ciblé
de certaines populations… Les gens sont tués et tout cela par le fait de » l’indiscipline de notre armée », INDISCIPLINE DE L’ARMÉE… c’est à dire les soldats de KOLINGBA et les soldats du Président PATASSE. Les crimes sous la présidence du général François BOZIZE furent aussi multiples et on peut citer le colonel MASSI qui a été froidement liquidé sur les ordres du Président BOZIZE…

J’occupais en ce moment là, les fonctions de « Ministre et Porte Parole du Président. ».. Ce jour, nous étions dans son bureau avec son épouse et il m’a prévenu, je le cite : « je vais liquidé tous ces types qui menacent » mon pouvoir et ils seront décapités… » J’avoue que vous pouvez en ce moment là et
pourquoi pas comprendre, dans quel embarra j’exerçais mes fonctions , CAR EN MA QUALITÉ DE PORTE PAROLE JE DÉFENDAIS LE RÉGIME. HÉLAS, « JE NE PEUX PAS GARDER CES SECRETS ET MOURIR AVEC SUR MA CONSCIENCE ». VOUS COMPRENEZ..

De toute façon ,aujourd’hui, si on veut me juger pour complicité d’assassinat, » je vais les assumer ». Après la mort du colonel Massi, le Président BOZIZE m’a fait venir dans son bureau au palais et m’a dit ceci : « GOUANDJIKA nous avons un problème avec la mort de MASSI il faut que tu ailles démentir sa disparition… » A propos de cette affaire MASSI, je rappelle que le Président tchadien Idriss DEBY avait déclaré clairement que son homologue centrafricain lui aurait confirmer la mort du colonel centrafricain M.MASSI…

– LA CACOPHONIE NE POUVAIT PAS PASSER INAPERÇUE ET JE FUS PRIER PAR LE PRÉSIDENT
BOZIZE D’ANNONCER A LA PRESSE QUE LE COLONEL MASSI SERAIT PEUT ETRE MORT AU COURS D’UNE OPÉRATION MILITAIRE…
Mais la gestion de cette information capitale et les communications utilisées à cet effet, m’avait attiré la curiosité du Président tchadien il a souhaité envoyer un avion me chercher pour aller dans son pays » le former lui ,et ses hommes » pour la petite histoire…

Et comme, par ailleurs, un malheur n’arrive pas seul, pendant que je me trouvais dans le bureau du Président, le Colonel OUANDE était annoncé et lui aussi a fait son apparition dans le bureau du Président. il s’est mis « au garde à vous » : « M. le Président » dira t-il à BOZIZE « Nous avons effectivement exécuté le colonel MASSI .. Nous sommes à vos ordres pour …

« Etant très remonté par une autre information que je venais d’apprendre, faisant suite du rapport, du Colonel OUANDE au Chef de l’Etat,, je m’étais rendu au cours de la nuit même au domicile du général, NBAYE, ministre d’état en cette période chargé des affaires étrangères. Évidement, « notre lien » de parenté avec son épouse, m’obligeait de le mettre en garde, pour qu’il cesse ces  » intrigues auprès du Président gabonais Omar BONGO » parce qu’il risquait de se mettre en danger de mort avec BOZIZE…

Le Président BOZIZE finalement optera pour un apaisement et la vie de ce officier général fût épargné, car il avait rendu service entre autre, comme soldat parmi les rebelles qui avaient participé au coup d’état militaire contre le Président PATASSE. »

3) Permettez de vous parlez maintenant de la situation de nos compatriotes musulmans qui sont à tort assimilés aux étrangers dans notre pays : avouons que nous avions rendu « la vie dure » à ces « centrafricains de confession musulmane ». Ils étaient abusés, maltraités… Dès qu’on les voyaient dans leurs vêtements traditionnels, la « djelaba » ils étaient fouillés, humiliés et ces derniers étaient priés de verser « des primes » aux soldats et policiers…

Regardez, tout cela a conduit à la vengeance, des gens ont payé de leurs vies des comportements infligés aux « arabou ». Ils avaient vraiment souffert de tracasserie, « ces frères musulmans » et chacun peut imaginer les conséquences de tel agissement qui remet en cause la cohésion nationale. Les forces publiques en particulier infligeaient une sorte de ségrégation à ses compatriotes… »

Les » accords, les forums » tout ça est inutile tant que le

PRÉSIDENT TOUADERA NE DÉCRÈTE PAS « UNE RÉUNION NATIONALE AVEC TOUS LES CENTRAFRICAINS » POUR SAVOIR QUI ONT ÉTÉ TUES… TEL RÉGIME VOILA LE NOM DES CENTRAFRICAINS QUI SONT TOMBES Au fond, il faut absolument passer par cette transparence »des personnes victimes des agissements criminels des régimes » qui se sont distingués dans les assassinats de nos frères et ces gens ont de la famille et des enfants…

Le régime David DACKO le nombre des victimes, le régime Jean Bedel BOKASSA le nombre de victime, le régime Andre KOLINGBA le nombre de victime, le régime Ange PATASSE le nombre de victime, le régime François BOZIZE, le nombre de victime, le régime de Michel DOTODJA le nombre de victime, ECT voilà qui a été tué ! « 

2è PARTIE du vidéo du Ministre Conseiller du Président Centrafricain comme promis, j’avoue que les notes que je prenais au moment ou ce dernier s’exprimait me paraissait pas simple du tout pour les agencer.. Bref, l’essentiel a été fait …Je poursuivrai la suite de cette intervention dans « un autre post »… C’est un travail de mémoire absolument indispensable pour mettre le doigt dans la plaie… OUVREZ LES LIVRES D’HISTOIRE POUR CEUX QUI LE PEUVENT ET ILS VOUS AIDERONT A MIEUX VOIR LES MÉTHODES QUE LES PEUPLES QUI SUBIRENT LES CONFLITS ET DIVERSES ATROCITÉS ONT ÉLABORE POUR METTRE UN TERME AUX SOUFFRANCES DES LEURS …

M Fidèle GOUANDJIKA n’ est pas » n’importe qui, passez moi cette expression »… Cet ancien ingénieur de production des télécommunications est marié à une européenne et père de famille, c’est donc ,un Homme intelligent, assez conscient et croyez moi, c’est « un visionnaire » qui a su s’organiser et il a des dossiers… Sachez que ce sont » les membres de la mafia, » sinon les « plus lucides » qui ont aidé les juges à briser , autrement dit à réduire la mafia… Comprenne qui voudra !

 

Par Henri Oppeyenko

#BSP

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