RSS

CENTRAFRIQUE: Mots contre maux de RJPM : « ANICET GEORGES DOLOGUELE FACE A LA DIASPORA CENTRAFRICAINE DE FRANCE CE SAMEDI A PARIS

DOLOGUELE

Mithridatisé après la campagne compulsive, conspiratiste du coup coup d’état et d’avanies des batteurs d’estrades du pouvoir de Bangui, le Chef de fil de l’opposition Anicet Georges Dologuelé convie ce Samedi 22 Juillet 2017 de 14 H à 18 H ses compatriotes de France et d’Europe à une grande rencontre d’échange sur l’actualité Centrafricaine et les réalités sociétales du pays à l’hôtel Holliday inn Express Canal de la villette sis au 68 Quai de la Seine, 75019 Paris… Métro Ligne 7 : Ricquet.

L’occassion fera le larron pour que les Centrafricains de la diaspora Française posent toutes les questions y compris celles qui fâchent. Cette rencontre permettra probablement à AGD de donner le tempo de sa nouvelle vision politique qui accorde une place non négligeable aux Centrafricains d’en-bas et ceux d’en-dessous notamment les exclus, les misérables, les laissés-pour-compte. Le Chef de fil de l’opposition voudrait désormais porter la colère de tous les Centrafricains qui souffrent de l’angoisse de la vie quotidienne et être en même temps porteur d’espoir pour une Centrafrique beaucoup plus fusionnelle, rassembleuse et développante. Si mourir avec un chapelet d’insinuation calomnieuse, d’a priori, de préjugés, d’idées reçues est un crime contre l’avenir, il est important que tous les Centrafricains de la diaspora Française, qui assimilent à tort et à travers AGD, puissent croiser le fer de leurs inquiétudes et questionnements avec lui. Au sortir de cette conférence, ils comprendront peut-être l’efficacité des mots contre les maux de notre société.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE

@Lesplumes 20 juillet 2017

 
1 commentaire

Publié par le 20/07/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: Oxfam appelle à l’amélioration de la protection des civils, à l’accès humanitaire et à une attention accrue en faveur de la crise en République Centrafricaine

centra

Bangui, le 18 Juillet 2017, Oxfam, présente en République centrafricaine depuis 2014, exprime son inquiétude face à la recrudescence des incidents auxquelles font face les acteurs humanitaires et leurs incidences sur l’aide vitale aux populations affectées par les multiples crises qui secouent le pays.
Oxfam est extrêmement préoccupée par l’intensification récente des combats entre groupes armés et ainsi que la multiplication des hots spots en mai 2017, particulièrement dans l´est du pays. Ce qui a conduit à un déplacement sans précédent de populations1 , a amplifié les restrictions d’accès humanitaire et entraîné une augmentation significative des besoins humanitaires des populations à travers le pays.
« Nous exhortons toutes les forces en présence, à prendre toutes les précautions possibles pour s’assurer que les opérations militaires ne causent plus de préjudice aux populations civiles déjà en détresse, en particulier les femmes et les enfants. » a déclaré, Francis Ntessani, Directeur Pays d’Oxfam en République centrafricaine.
La flambée de violence qui a caractérisé le premier trimestre de l’année 2017 en République centrafricaine continue malheureusement d’affecter les populations civiles et directement les acteurs humanitaires. Plus de 457 incidents sur les acteurs humanitaires ont été enregistrés à l’échelle nationale depuis le début de l’année 2017. Ce chiffre place la Centrafrique parmi les pays à haut risque pour le travail humanitaire.
L’action humanitaire souffre d’un sous-financement chronique. La situation se détériore de plus en plus, le nombre des personnes déplacées a connue une augmentation de 6%,
passant de 503 600 en mai à 534 000 personnes en juin 2017, alors que le Plan de Réponse Humanitaire de 497 millions de dollars américains n’a reçu que 24% de financement soit $97.8 million des dollars américains.
« Nous craignons que d’autres combats conduisent inévitablement à un nombre encore plus élevé de déplacements, et que la communauté internationale ne puisse pas être en capacité de couvrir l´ensemble des besoins de manière immédiate. » a poursuivi, Francis Ntessani.
« En effet, la dernière crise survenue à Bria en mai 2017 pour laquelle Oxfam déploie une réponse d´urgence pour près de 40 000 déplacés, met en lumière les enjeux de l´action humanitaire dans une situation sécuritaire extrêmement volatile et un sous-financement chronique de l´action humanitaire. »

1 Depuis 2013 (100 000 nouveaux déplacés pour le seul mois de Mai selon OCHA) Oxfam encourage et soutient tous les efforts en cours, tant du côté de la MINUSCA, de la communauté internationale que des autorités centrafricaines pour protéger au maximum les populations et assurer l’accès humanitaire dans toutes les zones où les populations ont besoin de cette aide.
Oxfam tient à rappeler que les activités humanitaires sont vitales pour la population centrafricaine. Et rappelle que les travailleurs humanitaires sont présents en République centrafricaine pour fournir une assistance afin de sauver des vies et alléger la souffrance des personnes affectées par la crise. Notre objectif fondamental et nos activités sont guidées par les principes d’humanité, d’indépendance et d’impartialité. Les derniers affrontements armés dans l´est du pays prouvent une fois de plus la nécessité urgente d’assurer la protection des civils, de respecter et de protéger les humanitaires, conformément au Droit humanitaire international. Les attaques répétitives contre les acteurs humanitaires entravent l’acheminent de l’aide et empêchent également l’accès aux personnes affectées qui sont dans le besoin d’une assistance vitale.
Pour plus d’informations ou des entrevues : E-mail: medocf@oxfamintermon.org, +236 72 95 09 55
Notes à l’éditeur:
Peuplée de 4.6 millions d’habitants, la République centrafricaine est l’un des pays les plus pauvres du monde et a été plongée dans une crise dramatique qui a laissé la moitié de la population dépendante de l’aide humanitaire. Cependant, seulement 24% de l’appel des Nations Unies a été financé pour couvrir cette réponse.
Oxfam, fournit l’assistance humanitaire en RCA depuis 2014. Nous soutenons les populations qui ont besoin d’avoir un accès sécurisé et équitable à une alimentation de base suffisante et de qualité, à des moyens de subsistance, à l’eau potable, assainissement et hygiène. Les programmes d’Oxfam cible 200 000 personnes vulnérables à Bangui, Bria, Batangafo et Paoua notamment dans les camps et sites de déplacés et les familles d’accueil. En outre, Oxfam propose: des plans d’assistance pour la protection, le plaidoyer, la gouvernance. Oxfam appuie les populations dans le renforcement de leurs
capacités de résilience et de relèvement précoce.

http://www.oxfam.org

 

CENTRAFRIQUE : RÉSULTATS DU BAC 2017 : HÉCATOMBE NATIONALE.

 

PIOZZA

Les résultats du Baccalauréat session juin de 2017 2017sont rendus publics. Et, c’est loin d’être fameux.

Les candidats au Baccalauréat inscrits au titre de l’année académique 2016-2017 sont au total 17.993.

Selon la direction des examens et concours au moins 16.180 candidats ont composés les différentes épreuves des examens à travers le territoire national. Et seulement 929 admis sur les 16.180 candidats ayant composés soit un taux de réussite estimé à environ 5,74% sur l’ensemble du pays.

Comment expliquer ces résultats plus que décevants ?

Dans les centres d’examen, des présidents de Jury estiment que certains élèves comptaient sur les fuites pour s’en sortir. 
Et avec la reprise de certaines épreuves et le renforcement des normes de surveillance, tricher est devenu difficile.

«Les élèves comptaient sur les fuites et ils ont été pris de cours. Cela veut dire tout simplement qu’ils n’ont pas travaillé. Je pense que les fuites n’ont aucun impact sur les résultats c’est le niveau qui est faible» a affirmé un professeur de Philosophie sous couvert de l’anonymat.

Certains parents estiment que le contexte du pays a fortement joué sur les résultats car la situation du pays n’a pas permis aux enfants de travailler dans les meilleures conditions.

Les élèves imputeraient ces mauvaises prestations aux conditions d’études et au système de contre correction institué par le département qui aurait confié les corrections aux fonctionnaires non enseignants.

Ces accusations ont été rejetées par le personnel du département qui pense plutôt que les élèves n’ont pas de niveau.

Les candidats malheureux anxieux et stressés dénoncent les multiples cas de fraude qui ont allié certains élèves et certains enseignants du pays.

Rappelons que les copies du bac en Centrafrique sont, depuis 2007, munies d’un code barre qui identifie chaque épreuve distribuée, permettant ainsi de reconnaitre les vraies des fausses copies et de contrôler les corrections afin qu’une copie ne soit perdue ou « accidentellement » égarée ou attribuée à quelqu’un d’autre.

Pour certains observateurs bien que cette mesure ingénieuse est satisfaisante, des cas de fraudes demeurent un casse-tête pour le département de tutelle.

Néanmoins, les parents reconnaissent que cette année, il y’a eu une amélioration par rapport aux délais de corrections et de publications des résultats.

Le Directeur des Examens et Concours (DEC) Rufin Modeste Bissaolo indique que 2.400 élèves seront appelés à subir les épreuves du second qui commenceront la semaine prochaine.

Dans les régions frappées par les conflits, la DEC s’organise pour faire composer les impétrants dès l’amélioration de la situation sécuritaire.

Au-delà de toute démagogie, la très grande majorité des observateurs s’attendaient à ces résultats catastrophiques vu le niveau de l’éducation dans le pays.

Sous d’autres cieux de pareils résultats devraient constituer un indicateur sérieux pour les décideurs politiques de ce pays..

C’est à l’image du pays, à l’époque l’institution scolaire incarnait une chance de promotion sociale pour les jeunes.

C’est bien ce qu’avait compris le père fondateur du pays Barthelemy Boganda à travers les 5 verbes du MESAN.
Boganda pensait que l’homme ne peut donc être utile à la société que s’il est instruit pour être capable de travailler avec intelligence.

Les résultats du BAC 2017 reflètent ils cette philosophie ?

Comment faire pour corriger cette catastrophe nationale?

A part se battre, nos politiciens ont-ils réellement du temps pour arrêter cette hécatombe nationale ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA

Bangui, le 20 Juillet 2017

Par Charlie Joseph LARABO

 
1 commentaire

Publié par le 20/07/2017 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA APPUIE LES AUTORITES JUDICIAIRES ET PENITENTIAIRES CENTRAFRICAINES

Bangui, le 19 juillet – Conformément à son mandat, la MINUSCA apporte un appui aux autorités judiciaires et pénitentiaires centrafricaines comme exprimé  pendant la célébration à Bambari, le 17 juillet dernier, de la journée internationale de la Justice Internationale sous le thème « Les violences contre la population civile en République centrafricaine ne resteront pas impunies » ; « La justice pour tous, gage de paix durable » ; « Impunité Zero »Occasion pour la MINUSCA de revenir, pendant sa conférence de presse hebdomadaire ce mercredi, sur l’appui qu’accorde le système des Nations Unies aux autorités judiciaires et pénitentiaires centrafricaines.

Selon le Chef Adjoint de la Section des Affaires Judiciaires et Pénitentiaires, Fortuné Dako, invité spéciale à la conférence de presse,  la MINUSCA s’est associée à l’évènement de Bambari en raison du mandat que lui a confié le Conseil de Sécurité des Nations Unies dans sa résolution 2301 de 2016. « En vertu de ce mandat, la MINUSCA doit apporter son assistance en faveur du renforcement de l’état de droit et la lutte contre l’impunité, y compris en appuyant l’opérationnalisation et le fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique » a-t-il indiqué. Selon lui, la MINUSCA apporte un appui multiforme dans ce secteur, à savoir, la mobilisation de 96 spécialistes des affaires pénitentiaires qui sont repartis dans les différentes prisons du pays pour concourir à leur sécurisation et fonctionnement, la réhabilitation et l’équipement des infrastructures judiciaires et pénitentiaires à Bangui, Bimbo, Bambari, Bouar, Mbaïki, Kaga-Bandoro, Bria, Obo et Bangassou.

Lors de la conférence de presse, la Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Mme Uwolowulakana Ikavi Gbétanou, a souligné l’importance de la caravane de la paix qui a fait son tout premier voyage à Zemio et a Bangassou le 15 juillet, avec une délégation conjointe de haut niveau Gouvernement / MINUSCA, autorités locales et société civile pour évaluer la situation sécuritaire et humanitaire, faire retentir les messages de paix et de cohésion sociale et souligner l’impérieuse nécessité du vivre-ensemble. « Cette caravane de la paix, la première d’une série,  a pour objectifs principaux : mettre fin immédiat aux hostilités ; Etablir un ou plusieurs couloirs humanitaires pour venir en aide aux populations sinistrées, dont plus de 22.000 se trouvent dans la zone de zemio); Reprendre progressivement le contrôle des zones sous tension afin de promouvoir le dialogue comme seule option viable de sortie de la crise et créer les conditions d »un déploiement conjoint avec les forcés de sécurité intérieure et de défenses pour une meilleure sécurisation du pays. » Mme Gbétanou a ajouté que toutes ces actions sont urgentes et sont menées en étroites coordination avec les autorités nationales compétentes.

Dans le domaine de réforme de la sécurité, la porte-parole par intérim a indiqué qu’un accord de partenariat a été signé le 17 juillet entre la MINUSCA, la Délégation de l’Union européenne et la Mission militaire de l’Union européenne (EUTM-RCA). Dénommée « plan de soutien sur la réforme du secteur de la sécurité et l’Etat de droit en RCA », le document vise à définir clairement la répartition des rôles entre l’Union Européenne et les Nations Unies, dans le domaine de leur appui à la RCA dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité et la promotion de l’Etat de droit.

Réagissant à des information diffusées sur les medias accusant les Casques bleus de tirer sur la population, notamment à Bangassou (Sud-Est du pays), Mme Gbétanou a rappelé que les Casques bleus interviennent sur le terrain pour protéger les populations sous la menace armée, en application du mandat de la MINUSCA et guidés par les règles d’engagement claires. Leur intervention se fait avec impartialité et se place au-dessus de toute considération ethnique ou religieuse, a-t-elle martelé. Elle a aussi dénoncé toute tentative d’instrumentation et de manipulation de la population et/ ou de certaines autorités locales conte les soldats de la paix, car cela les expose dangereusement, tout en affectant négativement l’efficacité de leur engagement en faveur des populations.

Au chapitre des droits de l’homme, depuis une semaine, la MINUSCA a pu surveiller, vérifier et documenter à travers le pays, 87 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme ayant affecté au moins 90 victimes (72 hommes, 12 femmes, trois garçons, deux filles et une victime collective).

La semaine écoulée a été aussi marquée par la visite du Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien, qui est venue faire sa propre évaluation de la situation humanitaire grave dans le pays. Il a été reçu par le chef de l’Etat et eu des échanges avec plusieurs autres personnalités du gouvernement. Il s’est également rendu à Bangassou où il a discuté avec les autorités locales et des membres de la société civile.

Au cours de la semaine écoulée, la situation sécuritaire a été essentiellement marquée par quelques situations d’insécurité, caractérisées par des actes criminels isolés et des affrontements entre les groupes armés continuent et constituent une menace à l’encontre des populations civiles, a indiqué le porte-parole de la Police des nations Unies, Oana Popescu.

Pour sa part, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Come Ndayiragije, a noté une situation sécuritaire calme mais imprévisible tant à Bangui, qu’à l’intérieur du pays, soulignant qu’« avec le départ du contingent congolais, la Force s’est réarticulée pour éviter tout incident sécuritaire. Les positions occupées auparavant par les Congolais ont été reprises par le bataillon camerounais ».​

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE:  MESSAGE DU SECRETAIRE GENERAL A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE NELSON MANDELA

ONU-nouveau-secrétaire-général-Antonio-

New York, le 18 juillet 2017

Nelson Mandela demeure une source d’inspiration pour le monde entier grâce au courage et à la compassion dont il a fait preuve ainsi qu’à son engagement en faveur de la justice sociale, de la liberté et de la paix.

        J’ai eu l’honneur de le rencontrer à plusieurs reprises, notamment pendant la période de transition en Afrique du Sud. À chaque fois, j’ai été frappé par sa sagesse, son empathie et, avant tout, son humilité.

        Une des leçons les plus importantes que Nelson Mandela nous ait apprise, c’est que pour arriver à quelque chose, il ne faut jamais baisser les bras, même si cela s’avère difficile.

        Pendant les 18 ans qu’il a passés en détention, Nelson Mandela n’a été que le numéro de matricule 46664, mais il ne s’est jamais laissé emprisonné par son passé. Condamné aux travaux forcés et à l’isolement sur Robben Island, il a su transcender les souffrances et humiliations pour mener son pays – et le monde entier – vers des jours meilleurs.

        Il n’a pas cédé à l’amertume ni au ressentiment, mais s’est dépensé sans compter pour faire de sa vision d’une Afrique du Sud démocratique, multiethnique et pacifique une réalité.

        Nelson Mandela a dit un jour qu’un saint est un pécheur qui essaie de s’améliorer. Dans un monde en proie à la peur et au cynisme, c’est un puissant message d’espoir, qui montre qu’il n’est jamais trop tard pour changer la donne.

        Aujourd’hui, alors que nous commémorons les services rendus par Nelson Mandela tout au long de sa vie, la meilleure façon de rendre hommage à ce grand homme n’est pas de prononcer des discours ou d’organiser des cérémonies, mais de s’employer à rendre notre monde meilleur.

        Chacun d’entre nous peut apporter sa contribution en promouvant la paix, les droits de l’homme, le développement durable et une vie digne pour tous. Chacun d’entre nous peut suivre l’exemple de Nelson Mandela et s’inspirer de ses célèbres paroles : Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse.

        À nous de savoir tirer parti de l’héritage de Nelson Mandela.

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE: LE CHEF DES AFFAIRES HUMANITAIRES DE L’ONU APPELLE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A MAINTENIR SON APPUI POUR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

ocha

Bangui, le 18 juillet 2017 – Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien, a conclu aujourd’hui sa visite de trois jours en République centrafricaine (RCA) sur un appel lancé à la communauté internationale afin de maintenir son soutien et de prémunir le pays de la réédition de la crise dévastatrice à grande échelle qui l’a frappé à peine il y a quatre ans.

Tout en se félicitant des énormes efforts déployés depuis le point culminant de la crise en 2014, M. O’Brien s’est dit très préoccupé par la recrudescence de la violence en RCA depuis le début de l’année 2017. « Cette tendance met en péril les gains durement acquis depuis 2015, lors de mon dernier séjour », a déclaré M. O’Brien. Par exemple, depuis janvier 2014, plus de 10 000 enfants ont été libérés des groupes armés. De plus, malgré une année scolaire très difficile, avec la violence et les déplacements, les enfants des classes élémentaires des écoles d’urgence de Bambari et Kaga Bandoro ont tous passé leurs examens. Si nous n’agissons pas maintenant, nous verrons les besoins humanitaires croitre et témoignerons d’une plus grande vulnérabilité des personnes déjà affaiblies. Nous risquons de voir une pression accrue s’exercer sur les capacités des acteurs humanitaires et des mécanismes de financement ».

Au cours de ses entretiens avec le Président de la République, les ministres du Plan et des Affaires sociales, les acteurs humanitaires nationaux et internationaux, le corps diplomatique ainsi que les donateurs, il a exprimé son inquiétude face à «la montée injustifiée de la violence et son impact terrible, terrifiant et néfaste sur les enfants, les femmes et les hommes.»

« J’ai entendu beaucoup d’histoires à faire monter les larmes aux yeux pendant ma visite à Bangassou. Falmata et Amina, deux mamans de 8 et 3 enfants ont dû fuir leurs maisons du quartier de Tokoyo en mai dernier et ont maintenant trouvé refuge sur le site du Petit Séminaire. Leurs maisons ont été détruites, elles n’ont nulle part où aller. Tout ce qu’elles demandent, c’est la sécurité et la sûreté dans leur quartier d’origine pour pouvoir envisager de rentrer chez eux.

La RCA détient un des plus importants nombres de cas humanitaires au monde. Près de 2,4 millions de personnes (soit une personne sur deux) dépendent de l’aide humanitaire pour survivre. Le défi colossal de la protection des civils et de la fourniture d’aide dans un environnement aussi difficile – où la sécurité des travailleurs humanitaires est trop souvent menacé – a également été soulevé par le Coordonnateur des secours d’urgence. Cette protection des civils dans un environnement aussi difficile implique de protéger les enfants, de les préserver du recrutement par les groupes armés, de protéger les femmes contre le viol, d’empêcher que des hommes et des femmes soient tués et de fournir de l’aide. « Aujourd’hui, la République centrafricaine est l’un des endroits les plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires. Depuis le début de la crise, 24 d’entre eux ont fait le sacrifice le plus ultime et ont perdu leur vie. Je salue leur courage et leur bravoure. « 

Le chef des Affaires humanitaires de l’ONU a rappelé « à toutes les parties au conflit leur obligation, en vertu du droit international, de protéger les civils et de veiller à ce que leurs besoins fondamentaux soient satisfaits».

En effet, à Bangassou, il a été témoin des conditions désastreuses dans lesquelles quelque 2 000 personnes déplacées d’un groupe minoritaire sont confinées à l’église catholique locale. « Les attaques à caractère religieux ou ethniques constituent un recul inquiétant en RCA. Il faut mettre fin à des actes aussi inacceptables, afin de donner une chance à la paix. J’appelle toutes les parties à s’engager sans plus tarder dans le dialogue et la reconstruction de la vie des gens aujourd’hui et pour les générations futures », a-t-il insisté. « L’ONU est là pour aider et non pas pour être une cible, ou entraver l’engagement politique. Utilisez tout simplement les mots et le dialogue au lieu des armes, de la violence ou de la discrimination », a-t-il ajouté.

La visite de M. O’Brien intervient au moment où une nouvelle flambée de violence inédite depuis 2014, a entrainé de nouveaux déplacements forcés et une augmentation des besoins humanitaires. Dans le même temps, la réponse humanitaire fait face à un sous-financement chronique. La détérioration continue de la situation a amené la communauté humanitaire à réviser son Plan de réponse humanitaire. Porté désormais à 497 millions de dollars, il n’est toujours financé qu’à hauteur de 24%, ce qui est bien inférieur à la moyenne mondiale de financement de 34%.

« Je demande instamment à la communauté internationale de maintenir l’appui pour le bien du peuple de la République centrafricaine, pour la paix et l’avenir du pays. Chacun d’entre nous doit faire plus pour transformer les mots et les bonnes intentions en actions concrètes dont les Centrafricains ont le plus besoin. Nous ne pouvons pas échouer dans cet effort supplémentaire » a déclaré Stephen O’Brien. 

 

Virginie Bero
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 
 

CENTRAFRIQUE: Le Cameroun ferme sa frontière avec la Centrafrique

frontiere

Les autorités camerounaises ont décidé de fermer la frontière avec la Centrafrique pour cause de violences entre « bandes armées » centrafricaines, en l’occurrence la coalition Seleka et les anti Balaka, a appris lundi APA de sources concordantes.

D’après de fiables informations, cette décision qui a pris effet lundi, se justifie du fait que le déroulement de «violents» affrontements entre les groupes rebelles centrafricains perturbe la sécurité intérieure du Cameroun.

Une situation qui se traduit par l’afflux des réfugiés au Cameroun, « sauf que parmi les personnes qui fuient les affrontements, beaucoup sont armés de fusils et d’armes blanches ».

Selon des sources recoupées, Jean Benoît Boumtap le sous-préfet de Ngaoundaye la circonscription administrative centrafricaine, s’est réfugié au Cameroun pour fuir les atrocités.

Source : APA

 

CENTRAFRIQUE: AVIS AUX MEDIAS : Conférence de Presse

ocha

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien, a effectué une visite officielle en République centrafricaine (RCA) du 16 au 18 juillet 2017. A l’issue de ce séjour, il tiendra une conférence de presse pour partager les conclusions de ses entretiens avec les plus hautes autorités nationales, les acteurs humanitaires, le corps diplomatique et les donateurs. 

Quand ?

Mardi 18 juillet 2017 à 10h00 

Où ?

Salle de conférence d’OCHA
Bangui, Avenue de l’Indépendance (à côté de l’Hôtel Ledger Plazza, Bangui)

 

Un cocktail sera offert aux journalistes à l’issue de la conférence de presse.

 

Une navette sera à la disposition des journalistes qui couvriront cette activité. Les points de ramassage sont dans l’ordre : Kiosque des journaux, Radio et Télé Centrafrique.

 

 

Virginie Bero

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

 

CENTRAFRIQUE: UNE CARAVANE DE LA PAIX A ZEMIO ET BANGASSOU POUR SOUTENIR LES POPULATIONS AFFECTEES PAR LES VIOLENCES INTERCOMMUNAUTAIRES

 Touadéra

Bangui, le 15 juillet – Une mission conjointe Gouvernement, autorités locales, MINUSCA et société civile, conduite par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la MINUSCA Parfait Onanga-Anyanga, s’est rendue ce samedi dans le Sud-Est, respectivement à Zemio et Bangassou, villes sujettes à des violences intercommunautaires. 

La délégation était composée, entre autres, du ministre des Affaires étrangères, Charles Armel Doubane, de la Ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua, du commandant  de la Force, le Général Balla Keita, des autorités locales et des membres de la société civile. 

Cette visite, la première d’une série dans le cadre d’une « caravane de la paix », comme le fait valoir le chef de la MINUSCA, a pour objectif  d’évaluer la situation sécuritaire et humanitaire, faire retentir leurs messages de paix et de cohésion sociale et souligner l’impérieuse nécessité du vivre-ensemble. 

Intervenant lors d’un point de presse au retour de la délégation, la Ministre Virginie Baikoua a souligné qu’il était question de « rencontrer la population très affectée » par cette crise qui a enregistré le départ de tous les humanitaires, menacés et dépouillés de leurs biens et médicaments.« Aujourd’hui, il est question de retourner très rapidement à Zemio avec une feuille de route claire, pour apporter une assistance humanitaire ou sanitaire. Les ONGs humanitaires ne sont pas sur place, donc la première des choses, c’est de sécuriser, créer un corridor humanitaire pour permettre aux ONGs de repartir pour apporter assistance aux personnes déplacées ». 

Cette « caravane de la paix » conduira la classe dirigeante centrafricaine et les partenaires du gouvernement dont la MINUSCA dans toutes les préfectures du pays touchées par les violences, afin de montrer à ces populations qu’elles ne sont pas seules. « Aujourd’hui, nous n’avons fait que commencer quelque chose que nous envisageons entreprendre sur le long terme, a dit Parfait Onanga-Anyanga, ajoutant : « autant nous déplorons toute cette destruction, autant il nous semble qu’il suffira de très peu pour réparer ce qui a été cassé  (…)  Il faut quand même rassurer la communauté nationale. Il n’y a pas la guerre à Zemio au moment que je vous parle bien qu’il y ait  de la méfiance ». 

Les populations civiles souffrent, et les protéger est la responsabilité partagée des autorités nationales et locales, avec le soutien total de la MINUSCA. Les attaques contre les humanitaires constitue une entrave grave à leur travail. Leur liberté de mouvement et d’action doivent être facilitée par l’ensemble des acteurs et sur toute l’étendue du territoire. 

Aussi, le chef de la MINUSCA, au nom de la délégation, a-t-il appelé à prendre toutes les mesures pour garantir cette liberté. « Nous devons tout faire pour assurer que les partenaires et les donateurs restent engagés pour aider les populations démunies, a rappelé la délégation, tant il est vrai que le gouvernement et la MINUSCA restent déterminés et engagés à protéger toutes les populations civiles menacées, sans considération aucune de leur origine ethnique ou leur appartenance religieuse. 

La semaine prochaine, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en RCA, Coordonnatrice humanitaire et Représentante résidente du PNUD, Najat Rochdi, et la Ministre des Affaires Sociales se rendront de nouveau sur le terrain pour organiser une réponse humanitaire adéquate à la situation à Zemio. Elles accompagneront le Secrétaire-général adjoint aux Affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien, qui  vient en RCA pour évaluer la situation humanitaire grave que connait le pays en ce moment,  ainsi concerter avec le gouvernement et apporter une réponse à la détresse de la population.

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d’information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
 

CENTRAFRIQUE : LE SPECTRE DE COUP D’ÉTAT ET LE COUP DE SEMONCE CONTRE LE RETOUR À LA CASE DÉPART.    

Touadera
                                                                     
Le lendemain de l’accord de Rome a connu un regain de violence qui a atteint son apogée. La majorité des préfectures centrafricaines s’est embrasée mettant en déroute les nouvelles autorités qui ne savent plus à quels saints voués. L’environnement politique centrafricain est pollué et agité par des événements précurseurs qui annoncent l’imminence d’un coup d’état militairement appelé putsch. Par définition, un coup d’état est la prise de pouvoir de façon violente, illégale avec des moyens militaires et non constitutionnels. Les non dits ou la quintessence des accords de Rome donnent un début d’explication à cette vague de violence. Il s’agit d’imposer l’amnistie aux nouvelles autorités ainsi qu’au peuple centrafricain qui privilégie la justice et la rapide opérationalisation  de la Cour pénale spéciale.
À ce propos, le President de la République s’est fait remonter les bretelles en de termes crus par le guide tchadien en présence du President de la commission africaine. Face à la nonchalance ou à la tentative de résistance du pouvoir de Bangui, des événements précurseurs tous azimuts confirment l’imminence d’un tel complot. Ainsi, on assiste à la disparition d’un important stock d’armes au camp Deroux, des mercenaires étrangers, des gradés des groupes armés ainsi que des unités spéciales tchadiennes seraient signalés aux alentours de la capitale, des agitations du colonel Francis Bozizé qui manifeste un désir de voyager nonobstant l’interdiction de quitter le territoire national…
Apeuré et un peu perdu, le citoyen lambda tente de maîtriser sa panique et s’interroge : quelles sont les circonstances et les motivations d’un tel vol d’armes dans un camp militaire aussi sécurisé ? Suite aux investigations, quelles sont les suites données par le parquet général ? Le service de renseignement centrafricain confirme t-il l’imminence d’un éventuel complot ? S’agit-il d’une manœuvre pour forcer la main du President de la République à octroyer l’amnistie aux chefs de guerre ? S’agit-il d’une véritable conquête du pouvoir ? La Centrafrique s’achemine t-elle vers une nouvelle transition sans Touadera ? Ces différents indicateurs suffisent-ils à penser à un putsch ? Avons-nous véritablement un ministère de La Défense au sein du gouvernement ? Dans l’affirmative, quelle est sa feuille de route pour la pacification et la sécurisation du pays ? Comparer à la fin de la transition, le gouvernement évalue t-elle la situation actuelle du pays ? À qui impute t-on cette dégradation constante ? Au President de la République ? Au gouvernement ? Au départ de la force « sangaris » ?
Dépassé par le cours des événements et incapable d’arrêter la spirale de violence, le citoyen lambda a aussi le sentiment que la Minusca se désengage progressivement à l’instar du départ sans remplacement du contingent congolais pour laisser le terrain libre aux groupes armés. Dans ce contexte, quel sera le sort du pouvoir mal élu qui n’est protégé que par la Minusca ? En dehors de l’indifférence du President de la République qui ne vit que dans un monde d’illusions, nous tenons à rappeler qu’un coup d’état remettra en cause les avancées et acquis démocratiques, notre chère patrie sera sanctionnée au niveau de l’Union Africaine, contraint de renégocier les accords économiques et financiers avec les institutions financières de Bretton Woods, les aides au développement seront suspendues etc…
Nous invitons et mettons en garde les différents agitateurs et fossoyeurs de la République de laisser le mandat suivre son cours et d’utiliser les voies constitutionnelles pour recarder le pouvoir soit en faisant recours à la motion de censure, soit en mettant en place une procédure de destitution du President de la République. Cela permettra à notre jeune démocratie de bien s’ancrer et de connaître un classement progressif au niveau des États.
Fort de ce qui précède, nous estimons opportun de rappeler au President de la République que le programme DDRR qui est son cheval de bataille dans la guerre contre l’insécurité n’est pas une politique, c’est un programme post-guerre qui est généralement mis en place pour permettre à l’Etat de retrouver l’équilibre en vue de la pacification et de la relance économique. Au lieu d’opter pour des accords qui seront violés le lendemain, au lieu d’opter pour des approches ou méthodes de gestion qui créent d’avantage de problèmes que de solutions, nous invitons humblement le chef de l’Etat de s’investir personnellement et de tenter une ultime discussion directe de dernière chance sans intermédiaires avec les groupes armés sous l’arbitrage des Nations Unies. La classe politique centrafricaine, la société civile, la hiérarchie militaire centrafricaine ainsi que les parlementaires qui maîtrisent le terrain doivent être associés à cette démarche. L’échec de ce processus ouvrira droit au recours à la force demandé officiellement par le chef de l’Etat aux forces onusiennes.
Pour finir, nous rappelons au pouvoir centrafricain et tchadien que la justice ainsi que la réparation des préjudices ne sont pas négligeables et que cela soit intégré dans toutes les esquisses de solutions à la crise centrafricaine. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.                                                                                                                            
Paris le 14 juillet 2017
Selemby
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.
Tel : 0666830062.     
 
 
%d blogueurs aiment cette page :