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CENTRAFRIQUE:NÉCROLOGIE: INHUMATION DE ROLAND MARARV

 

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La cérémonie des obsèques du regretté Roland MARARV, décédé le 05 Septembre 2019 a eu lieu ce Vendredi 18 Octobre 2019 en Suède en présence de parents amis et connaissances et de nombreuses personnalités religieuses et anonymes…
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Ce même vendredi 18 Octobre 2019 une messe a été dite à sa mémoire à la cathédrale Notre dame de Bangui à partir de 10h00 en présence des amis, connaissances et ses personnels venus nombreux pour rendre un dernier hommage à ce digne humaniste qui a donné sa vie pour servir les autres en Centrafrique.

Notre rédaction présente ses condoléances à la famille et ses Adieux à Roland.

REPOSES EN PAIX

QUI A VÉCU AU SERVICE DES AUTRES VERRA LA GLOIRE DE DIEU.

Bangui, le 18 Octobre 2019

Par Charlie Joseph LARABO

 

CENTRAFRIQUE : Le MLCJ DEMANDE AU GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN LE RENFORCEMENT DES DISPOSITIFS MILITAIRES DANS LA VAKAGA

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Le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) demande au gouvernement Centrafricain de renforcer la présence des forces de défense et de sécurité à Birao. Une demande qui intervient après la reprise des villes de Tissi et d’Am-dafock dans la Vakaga au Nord-Est de la RCA suite aux combats qui les avaient opposés aux éléments du FPRC, lundi 14 octobre.

La demande formulée par ce mouvement armé, indique en effet, qu’après les violents combats entre le FPRC et le MLCJ à Birao le mois de septembre dernier, a poussé les combattants du FPRC à se retrancher dans la ville d’Am-dafock, dont le nombre est estimé à une centaine de combattants.

De sources locales contactées, indiquent que les éléments du FPRC qui se sont retranchés à Am-Dafock ont subi de lourdes pertes et ont été mis en déroute par le MLCJ lors de l’offensive du lundi 14 octobre.

Pour consolider cette victoire militaire dans cette région hautement stratégique, frontalier au Soudan où les groupes armés s’approvisionnent en armes et munitions, une source proche du MLCJ appelle les autorités centrafricaines, à renforcer la présence des FACA dans la région car dit-elle, « Nous avons la situation en main, et nous voulons que l’Etat puisse redéployer des éléments des forces de défense et de sécurité supplémentaires afin d’assurer la sécurité dans la localité», a-t-elle fait savoir.

Le bilan provisoire de ces affrontements fait état d’une vingtaine de personnes tuées dans les rangs du FPRC et plus d’une dizaine de véhicules land-cruiser armés récupérés par le MLCJ. « Nous avons au cours des combats détruits deux véhicules et on a récupéré quinze véhicules armés du FPRC et d’Abdoulaye Miskine », indique un cadre du MLCJ.

La Vakaga a été toujours une zone contrôlée par le MLCJ. Les combats de septembre dernier découlent de la mort du fils du sultan de Birao tué par des éléments du FPRC dans cette ville de l’extrême nord d’où était partie la rébellion séléka qui a renversé le pouvoir de l’ancien président Bozizé en mars 2013.

 

CENTRAFRIQUE: Kagame à Bangui: Touadéra veut s’inspirer du modèle rwandais

Les présidents centrafricain Faustin-Archange Touadéra (g.) et rwandais Paul Kagame (d.), au palais présidentiel (Palais de la Renaissance) à Bangui, le 15 octobre 2019.
© Gaël Grilhot/RFI

Mardi 15 octobre à Bangui, le président Touadéra a reçu sa première visite présidentielle africaine avec le chef d’État rwandais Paul Kagame. Les habitants de Bangui sont venus l’accueillir dans les rues, qui avaient été nettoyées et rénovées pour l’occasion.

Cinq accords et mémorandum ont été signés au Palais de la Renaissance. Des accords militaires et économiques – miniers et pétroliers – ont étés signés. Le résultat du tête-à-tête entre les deux présidents lors des commémorations de juillet à Kigali et de différentes missions qui ont suivi.

« Je souhaite que nos relations bilatérales soient un modèle de coopération Sud-Sud fondé sur les valeurs cardinales de la solidarité, du partage et de l’intégration africaine capables de résister aux aléas du temps et de se pérenniser dans l’histoire », a déclaré le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. « La République centrafricaine veut s’inspirer de l’expérience, de l’exemple et du modèle rwandais pour bâtir une nation forte, unie et prospère », a-t-il ajouté.

Pour le président rwandais, la solution pour la sortie de crise doit passer par le dialogue et le consensus. « Aucune nation n’est otage pour toujours de son passé. Il y a toujours un choix qui peut être fait collectivement pour construire un futur dans lequel chaque citoyen a le sentiment de dignité et d’appartenance. Pour le Rwanda, le processus de construction de la paix a été un engagement ferme en faveur de l’unité nationale. »

La création d’une commission mixte est la prochaine grande étape attendue pour les deux États.

 

Source: http://www.rfi.fr/afrique/20191016-centrafrique-kagame-touadera-accords-modele-rwandais?fbclid=IwAR19C-0Rz0LOiUD4P-62IV9mn_2QxrCy_14UF6u999cVddFTXtyddUjWLsY
 

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUE DE PRESSE : MINUSCA: La MINUSCA remet des ex-combattants du FPRC à la justice et met en garde contre toute attaque contre son personnel

Bangui, le 15 octobre 2019 – Dans le cadre des efforts pour la normalisation de la situation sécuritaire à Birao, préfecture de la Vakaga (nord-est de la RCA) et conformément à son mandat de protection des civils, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a coordonné, le lundi 14 octobre, le départ de la ville de 14 ex-combattants désarmés du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), dont huit étaient impliqués dans les combats des 1er, 2 et 14 septembre  2019 contre le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ). 

Sur les 14 ex-combattants, six ont été relocalisés à Bria tandis que les huit autres, suspectés dans le cadre des enquêtes en cours, ont été remis aux autorités judiciaires centrafricaines, suite à une requête du Procureur adressée à la MINUSCA. La MINUSCA veillera, dans le cadre de son mandat, au traitement équitable et au respect des droits des personnes arrêtées à la suite des affrontements intervenus à Birao. La Mission veillera, en outre, à ce que l’action judiciaire dans le cadre de la lutte contre l’impunité, tienne compte de tous les crimes commis à Birao et s’étende tous les suspects identifiés, quel que soit le camp auquel ils appartiennent. 

La réponse de la MINUSCA qui s’inscrit dans la mise en œuvre de son mandat de coopérer avec la justice centrafricaine a suscité des menaces inacceptables du FPRC contre la Mission. La MINUSCA condamne fermement ces menaces et met en garde contre toute tentative de s’en prendre à son personnel et ses biens ou aux acteurs et organisations humanitaires. Outre le FPRC, la MINUSCA condamne et met en garde tous ceux qui menacent la Mission ou propagent des messages d’incitation à la violence. 

Par ailleurs, la MINUSCA dénonce fermement la reprise des hostilités par le MLCJ et le FPRC à Am Dafok, qui constituent une nouvelle violation de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA) par certains signataires, ainsi que les menaces et les conséquences sur les populations civiles. Elle exhorte les groupes armés signataires à éviter de poser des actes qui pourraient davantage fragiliser la quiétude des populations et à régler leur différend par la voie du dialogue, conformément aux dispositions prévues par l’Accord. La MINUSCA réitère par ailleurs sa détermination à prendre toute mesure utile pour protéger les populations civiles et son mandat. Dès l’éclatement des incidents à Am Dafock, la MINUSCA a survolé la zone et a renforcé ses mesures sécuritaires à Birao pour prévenir des violences. 

La MINUSCA appelle enfin le FPRC, le MLCJ et toutes les autres parties impliquées dans les combats en cours depuis début septembre et/ou les instigateurs de la violence intercommunautaire à cesser immédiatement les hostilités et autres actes d’incitation à la violence pour s’inscrire dans le processus de dialogue et de règlement pacifique de leurs différents initiés sous les auspices du Gouvernement, des garants et des facilitateurs. 

La MINUSCA continuera d’exercer ses bons offices politiques en appui à la mise en œuvre de l’Accord de paix.

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic
Vladimir Monteiro
Spokesperson/Porte-parole
MINUSCA – Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic
Cellphone: + 236 75980772 (also WhatsApp) – 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874
E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad
https:// minusca.unmissions.org
 

CENTRAFRIQUE : LE VOLCAN EST EN ÉBULLITION AU NORD-RCA

 

Il faut bien calculer et visé,un buffle blessé devient très dangereux dans le parc,c’est ainsi que je qualifie la posture actuelle du gouvernement qui utilise la vielle méthode de »mettre le feux »au nord grâce aux billets de banques distribués aux mercenaires djandjawids soudanais via le MLCJ
Tous on se souvient,vidéo à l’appui,d’une grande offensive surprise de ces derniers contre la position du FPRC à Am-Dafok,laquelle a fait une vingtaine de morts de part et d’autres et huits(8)éléments du FPRC ont été faits prisonniers,remis à la Minusca,curieusement,par le MLCJ qui est devenu un allié stratégique du gouvernement pour traquer d’autres factions rebelles.
Ne dit-on pas que l »ami de ton ennemi est ton ennemi »? C’est ainsi qu’une nouvelle alliance entre le FPRC et FDPC a vu le jour pour combattre leurs ennemis communs,et en guise de cette »nouvelle alliance »une contre offensive a été menée contre la MLCJ/PRNC et leurs alliés djandjawids soutenus financièrement par le pouvoir de Bangui,les affrontements ont été d’une extrême violence et qui ont fait plus de 60 morts parmi djandjawids et leur allié et quelques prisonniers.

Abdoulaye MISKINE du FDPC aurait perdu 2 de ses gardes rapprochés dans les affrontements selon les sources concordantes,et au final,la base stratégique d’Am-Dafok a été reprise et la coalition MLCJ/PRNC et les djandjawids a été repoussée à une vingtaine de km de la ville de Birao.

Par Sanislas Mamadou Dangabo

 

CENTRAFRIQUE : QUELLE EST LA MAIN QUI SE CACHE DERRIÈRE L’INCENDIE DU BUREAU DE L’ANECA ?

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Depuis quelques mois au sein du campus universitaire de Bangui, une guerre larvée s’est installée pour le contrôle de l’association des étudiants centrafricains. Cette bataille entre un camp jugé proche du pouvoir et celui qui n’est pas favorable au régime en place.

Finalement le samedi 05 octobre 2019.l’élection du bureau de l’association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) s’est déroulée sous fonds de contestation des résultats.

Parmi les trois candidats prétendants à la présidence de l’ANECA, Paul Bon-Frère Singa a , été déclaré vainqueur et nouveau président de l’association nationale des étudiants centrafricains par Mr Fleury Junior Pabandji et Jean Kokidé, Secrétaire général de l’Université. avec 1342 voix, contre 771 de Béngaï et 349 de Christian Bertrand Beldo.

En contestant la victoire de son challenger, Bégnaï l’un des candidats malheureux déplore l’implication d’anciens leaders de l’ANECA et certaines autorités de l’Université dans le truquage des bulletins.

Selon des témoignages recueillis auprès des autorités l’élection se serait bien organisées.

Les étudiants contestataires affirment le contraire et relèvent des fraudes massives orchestrées lors de la lecture des résultats. Ils affirment que le gouvernement à travers l’administration rectorale roulerait pour le candidat Paul Bon-Frère Singa qui aurait reçu d’importantes sommes d’argent de la part des caciques du mouvement Cœurs Unis de Faustin Archange Touadera.

Quelques jours après la contestation un acte de vandalisme du bureau de l’ANECA a été enregistré, acte que les autorités rectorales et le nouveau président attribueraient aux perdants contestataires.

Selon des sources en provenance des perdants, cette affaire d’incendie du bureau ne serait qu’un coup monté par le gouvernement pour discréditer leur grogne et un prétexte pour arrêter les leaders de cette contestation afin de les faire taire.

Selon les informations concordantes le Doyen de la FASEG Emmanuel MBETID BESSANE et le SG de l’Université Jean KOKIDE de Bangui étaient déterminés à faire passer coûte que coûte le candidat Paul Bon-Frère Singa acquis à leur cause à la tête de l’ANECA.

Selon ces informations des preuves de l’implication du pouvoir dans cet incendie maquillé existeraient.

Selon une source proche du syndicat des enseignants BESSANE qui est doyen d’une faculté qui compte un grand nombre d’étudiants, serait passé par une personne intermédiaire pour soutirer de l’argent auprès du Chef de l’État Faustin Archange Touadera afin de lui permettre de mobiliser les étudiants en faveur de ce candidat aujourd’hui proclamé vainqueur.

Pour mettre fin à la grogne après les élections volées la stratégie d’incendie a été montée à Boy Rabe ou des éléments appartenant à la milice requins, de la plateforme Centrafrique débout et un groupe des partisans de Paul Bon-Frère Singa à la solde du pouvoir auraient été missionnés pour incendier ce bâtiment abritant le bureau de l’Aneca afin de faire porter le chapeau aux étudiants contestataires.

Le souci des pouvoirs qui se sont succédé à la tête de l’état dans notre pays a toujours été de contrôler l’Association des étudiants.

Autour de l’université , le dispositif sécuritaire a été renforcé depuis le déclenchement de l’incendie. Une précaution indispensable selon ses responsables, après que Le matériel et la documentation ont été consumés dans l’incendie.

Selon les autorités une enquête a été ouverte par le parquet de Bangui pour déterminer les circonstances de cet acte de vandalisme. A l’heure actuelle, une vague d’arrestation des étudiants se poursuit pour traquer les commanditaires de cet acte. Déjà, près d’une vingtaine de présumés auteurs est mise aux arrêts.

Mais Connaissant l’acharnement de notre justice aux soldes de Touadera, certains contestataires méfiants se seraient cachés et souhaiteraient fuir le pays craignant justement pour leurs vies.

Bon nombre d’observateurs de la vie politique nationale, des enseignants de l’université et des parents déplorent que les facs hauts lieux du savoir soient transformées à un lieu d’affrontements ou de règlements de comptes politiques.

Le peuple centrafricain connaitra t-il la vérité sur cette affaire ?
Ou bien la justice exposera t-elle comme d’habitude sa vérité ?Sa parfaite vérité du prince ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA

Bangui, le 15 Octobre 2019

Publié par Charlie Joseph LARABO

 

CENTRAFRIQUE : Régime de transition en Centrafrique: «Cette approche-là n’est pas acceptable»

Régime de transition en Centrafrique: «Cette approche-là n’est pas acceptable»

En Centrafrique, l’opposition demande que le président Touadéra cède la place à un régime de transition d’ici 2020. Réaction ferme du commissaire paix et sécurité de l’Union africaine, Smaïl Chergui.

RFI : Vous rentrez de Bangui, mais, malgré l’accord de paix du mois de février, les violences continuent, est-ce que c’est inquiétant ?

Smaïl Chergui : Je pense que, selon l’évaluation que nous avons faite depuis la signature de l’accord de février dernier, les violations et les violences ont plutôt baissé. C’est vrai que nous avons quelques points chauds, comme ceux qui sont intervenus dans la région du mouvement des 3R [près de Paoua], ou dernièrement à Birao, mais les statistiques sont vraiment encourageantes, nous avons beaucoup de vies humaines qui ont été préservées ces derniers mois et, certes on aurait aimé qu’il n’y ait pas de violences du tout, mais en tous les cas, depuis la signature de l’accord, nous avons constaté qu’il y avait moins de violence. Nous avons aussi constaté qu’il y a des avancées, qui ne sont peut-être pas du niveau que nous aurions souhaité, mais à ce stade il y a déjà tous les Comités de mises en œuvre préfectoraux, au moins quinze d’entre eux sont sur place, quatorze Comités techniques de sécurité sont également fonctionnels et nous avons surtout noté qu’il y a un déploiement des forces de défenses et de sécurité dans plusieurs parties du territoire. Le fait que tous les préfets maintenant sont déployés et le fait que 66 sous-préfets sur 71 ont été déployés… Ce retour de l’administration publique est un signal qui ne trompe pas, y compris à Birao dans quelques jours, où il y aura un déploiement de la gendarmerie, de la police et de l’armée. Cela veut dire que les services de l’État ont commencé réellement à reprendre les choses en main, ce sont des avancées qu’il faut prendre en compte. Donc durant cette visite, nous avons non seulement fait ces constats, mais nous avons aussi fait le constat de ce qui aurait pu être fait, qu’il s’agisse des mouvements qui continuent encore à entretenir certains barrages illégaux ou des attaques sur les gens, qu’il s’agisse de non-adhésion totale au processus de DDR. Mais peut être le retard le plus urgent à combler, c’est celui du déploiement des unités spéciales mixtes de sécurité, les USMS, qui constituent réellement un élément essentiel de l’accord dans la mesure où il va promouvoir une certaine intégration, amener les éléments du mouvement à travailler avec les FACA. Le lancement de ces USMS nous donnera l’occasion d’avoir des observateurs sur place, un outil légal d’action en faveur de la protection des institutions de l’État et de la promotion de la paix dans ces régions-là.

Alors les USMS, ce sont les unités spéciales mixtes de sécurité, c’est-à-dire en fait des patrouilles mixtes, moitié forces armées, moitié anciens rebelles, mais pour l’instant ça ne marche pas…

En fait, le président de la République doit conduire à l’ouest du pays le lancement de la première USMS, donc c’est vraiment le lien qui va montrer que tous les fils de ce pays peuvent s’intégrer, travailler ensemble et promouvoir la sécurité de leur pays.

Autre problème, les pays voisins. À Birao dans le nord-est de la Centrafrique, les rebelles s’entredéchirent et ils se ravitaillent au Soudan voisin, notamment à Nyala au sud du Darfour…

C’est absolument important que cette situation évidemment soit traitée avec les pays voisins et dès le début, si vous vous rappelez, notre démarche était aussi d’inclure dans l’effort tous les pays voisins, et ils y ont répondu. La preuve, nous avons jusqu’ici déjà tenu la Commission mixte avec le Cameroun, avec le Congo-Brazzaville et très bientôt en novembre avec le Tchad. Donc effectivement ces frontières, c’est une donnée réelle et sur laquelle évidemment nous appelons les pays à travailler. Et de fait cette question, nous l’évoquons ici au moment où nous sommes actuellement au Soudan. Je crois qu’il y a une très bonne volonté de part et d’autre, donc je vous rejoins pour dire qu’il faut absolument que tous ces mouvements ou toutes ces infiltrations, si elles sont confirmées, tous ces trafics d’armes qui pourrait aussi exister ne sont pas de nature à travailler, ni pour la sécurité de la Centrafrique, ni pour celle des pays voisins.

Et c’est une donnée dont vous parlez avec les nouvelles autorités soudanaises, avec le conseil souverain de Khartoum ?

Je crois que nous avons déjà approché les plus hautes autorités du pays et je crois que c’est une des questions, y compris la tenue prochaine de la Commission mixte entre le Soudan et la République centrafricaine, donc nous avons déjà l’accord de principe.

La présidentielle en République centrafricaine, c’est à la fin de l’année prochaine, mais dans l’opposition, beaucoup disent qu’il sera impossible de faire campagne à l’intérieur du pays et qu’il vaut mieux mettre en place un régime de transition d’ici 2020…

Je crois que les Nations unies, l’UE et l’Union africaine, nous nous sommes exprimés à l’unisson sur cette question, considérant que cette approche-là n’est pas acceptable. C’est un glissement dont on ne sait pas où il mènera encore le pays. Je pense qu’il y a eu un processus électoral crédible qui a amené le président Touadéra actuellement, donc l’opposition est dans son rôle de critiquer le gouvernement, mais de là à nous ramener encore en arrière, une nouvelle transition, je pense que les trois organisations auront catégoriquement rejeté cette approche, tout comme on a rejeté à l’unisson le report des élections.

Il n’empêche, beaucoup d’opposants centrafricains reprochent au président Touadéra d’avoir conclu un pacte avec les groupes armés afin de pouvoir faire campagne l’année prochaine dans les territoires que contrôlent ces groupes armés, alors que les autres candidats resteront bloqués à Bangui.

Moi, il me semble que le moment venu, avec la MINUSCA, quand le processus électoral sera avancé, je crois que nous nous emploierons à mettre un processus qui permettra à tous les candidats d’avoir un libre accès, un égal accès aux électrices et électeurs centrafricains.

Pour la paix en Libye, l’ONU veut organiser d’ici quelques semaines une conférence entre tous les pays qui soutiennent militairement les belligérants, c’est-à-dire notamment la Turquie, l’Égypte, les pays du Golfe. Est-ce que vous soutenez cette initiative ?

Je ne sais pas si vraiment on a besoin de tenir une conférence avec tous ces pays qui interfèrent ouvertement dans les affaires libyennes. Est-ce qu’il n’aurait pas fallu exiger que l’embargo décrété par le Conseil de sécurité soit immédiatement mis en œuvre et qu’il soit assorti de mesures adéquates pour ceux qui n’y répondraient pas ?

À l’Assemblée générale des Nations unies, il y a deux semaines, vous avez demandé au Conseil de sécurité de remplacer l’actuel monsieur Libye de l’ONU par un monsieur Libye commun à l’ONU et à l’Union africaine, pourquoi cette proposition ?

Je crois que, depuis huit ans, les Nations unies gèrent ce dossier et malheureusement on n’arrive pas à avancer. Bien plus, la situation se complique. Donc c’est de bonne foi que nous avons dit : « associons-nous aux Nations unies, qui certes a fait un travail, mais on voit qu’il n’aboutit pas, et qu’on puisse avoir une personnalité conjointe qui soit de très grande dimension, de très grande probité, cela nous permettra ensemble d’agir mieux, peut-être d’élever la voix quand il le faut ensemble et surtout d’arrêter ce schisme qui est en train de s’élargir entre les Libyens, et vraiment d’arrêter l’arrivée massive des armes très meurtrières, très avancées, et son impact qui est terrible. »

Voulez-vous dire que l’actuel monsieur Libye de l’ONU Ghassan Salamé a beaucoup travaillé, mais n’a pas réussi et qu’il faut peut-être qu’il passe la main ?

Je crois qu’il a certainement travaillé, mais la situation est complexe, elle est difficile, c’est pour cela que nous voulons joindre nos efforts à ceux des Nations unies. Si par exemple elles veulent le nommer lui comme représentant conjoint, peut-être qu’on va examiner la question et peut être arriver à un accord, c’est vous dire que ce n’est pas tellement sa personnalité elle-même, mais nous voulons réellement être partie prenante pour la recherche de la solution à laquelle je pense que nous pourrons apporter certaines sensibilités en tant qu’Africains.

Pour vous, le bon profil, c’est quelqu’un de consensuel qui soit à la fois le représentant de l’ONU et de l’Union africaine ?

Absolument et nous avons en tête une très grande personnalité qui est connue. Déjà en 2011, il était sur le dossier. Donc, si d’aventure cette idée est acceptée par le Conseil de sécurité, je pense que nous serons très heureux de matérialiser, de concrétiser cette possibilité, et de nous mettre au travail ensemble.

Source: AFP/ RFI

Par Christophe Boisbouvier
 

CENTRAFRIQUE : LES CONCLUSIONS DE LA PLATEFORME TRIPARTITE ONU/UE/UA SONT-ELLES IMPOSABLES AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET À LA CONSTITUTION ?

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Une grande visite de suivi/évaluation de la plateforme tripartite de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de l’Union Européenne (UE), et de l’Union Africaine (UA) a eu lieu la semaine dernière dans la coquette capitale centrafricaine. Cette visite de travail assortie d’échanges francs et contradictoires avec les forces vives de la nation a permis d’évaluer le processus global de pacification du pays dans la perspective des prochaines échéances électorales.
Au delà d’innombrables enjeux et défis à relever, les conclusions de la plateforme tripartite présentées lors d’une conférence de presse a enregistré un dérapage indigne d’un diplomate de cette calibre mettant à nu leur réelle intention et leur neutralité dans le processus global. En effet, le représentant de l’Union Africaine en manque cruelle d’éthique diplomatique a menacé de sanctions à travers un message de fermeté en annonçant « quiconque s’opposerait de façon fondamentale à l’application de l’accord de Khartoum qu’il soit signataire ou non ».
Ce même diplomate dans son élan exponentiel d’éboulement a par ailleurs fait injonction aux autorités légitimement élues d’accélérer le processus électoral en vue de respecter le délai constitutionnel. Conséquemment aux innombrables violations de l’accord de Khartoum passibles de sanctions prévues à l’article 35 de la constitution et malheureusement restées impunies, ces menaces remettent en doute la bonne intention de la plateforme à œuvrer dans l’intérêt du peuple centrafricain. Stupéfait et abasourdi par les errements qui n’honorent guère la communauté internationale, le citoyen lambda s’interroge :
Les conclusions de la plateforme tripartite ONU/UE/UA sont-elles au dessus du Président de la république ainsi que de la constitution ? Cette injonction est-elle la matérialisation de la célèbre maxime économique selon laquelle « la main qui donne est celle qui commande »? A l’instar de la République Démocratique du Congo (RDC) et par souci de se libérer du joug impérialiste, pourquoi ne pas financer les élections sur fonds propres pour éviter des menaces humiliantes de ce genre ? Dans l’ordre de la suite logique, quelle est la place de ce fameux accord de Khartoum (devenu livre de chevet) dans l’ordonnancement juridique de notre pays ? En conséquence de ce qui précède, cette menace à l’endroit du peuple centrafricain est-elle la confirmation du caractère « supranational » de l’accord de Khartoum évoqué jadis par le procureur de la république ? Ce chevronné diplomate algérien a t-il simplement confondu injonctions aux recommandations ? Parallèlement à la récente offensive diplomatique du Tchad en Centrafrique, la plateforme tripartite entretient-elle un agenda caché au profit de la communauté internationale ? Et si le calendrier électoral ne respecte pas le délai constitutionnel,  quelles seront éventuellement les sanctions prévues par la communauté internationale ? Que fait la communauté internationale des notions d’ingérence et de souveraineté nationale ? Enfin, peut-on véritablement accompagner un peuple vers la paix au mépris de ses droits fondamentaux ?
Au demeurant, cette plateforme tripartite a créé une autre crise en voulant résoudre celle qui existait déjà. Nous déduisons que cette plateforme a manqué substantiellement de respect à l’inviolable souveraineté du peuple centrafricain. Ce dérapage justifie les inquiétudes de l’opposition politique car un diplomate de cette tronche ne peut ignorer qu’un accord ou un contrat ne produit d’effets juridiques qu’entre les cocontractants en vertu du principe « pacta sunt servanda »(les conventions doivent être respectées), locution latine qui traduit la force probante et obligatoire des conventions. Pour finir et en guise de conclusion, nous tenons à rappeler que les menaces de la plateforme tripartite est simplement un « non événement ».
Le peuple centrafricain dans toutes ses composantes a trop souffert pour mériter encore des élections bâclées pour satisfaire des intérêts égoïstes. Ils n’y aura pas d’élections sur l’étendue du territoire national si les conditions financières, matérielles, techniques et sécuritaires requises ne sont pas réunies.
Au delà du délai constitutionnel, mieux vaut vivre une transition sans les incompétentes autorités actuelles que d’accepter de suite une seconde élection mal organisée qui prolongera ou perpétuera la souffrance des centrafricains. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 12 octobre 2019.
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Administrateur des élections.
Tel : 0666830062.
 

CENTRAFRIQUE POURQUOI:LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE EST DANS LE DÉNI DE RÉALITÉ?:AUCUN ESPOIR POUR LE PEUPLE?

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Au terme d’une visite de trois jours en République centrafricaine , une mission conjointe de haut niveau des Nations composée de représentants de l’Union africaine (UA), des Nations Unies (ONU) et de l’Union européenne (UE) séjournera en République centrafricaine (RCA) du 4 au 7 octobre pour l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord de paix.

La délégation onusienne est composée des Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui, le secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et le directeur général-Afrique du service européen pour l’action extérieure de l’Union européenne, Koen Vervaeke.

Lors de cette visite dans leurs échanges avec les forces vives de la nation, ces personnalités ont évoqué l’accord de khartoum qui selon leurs analyses auraient enregistré des avancées notables mais se bute à des difficultés du fait des violations répétées.

Pour ces personnalités la seule voie de sortie admissible de cette crise est la mise en œuvre intégrale de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) du 6 février . En dehors de ce document c’est le chaos pour le pays de Boganda, c’est pourquoi l’Union africaine (UA), les Nations Unies (ONU) et l’Union européenne (UE) exhortent les centrafricains à s’en approprier sans hésitation.

Ensuite pour ces personnalités les élections doivent s’organiser dans le délai constitutionnel écartant l’idée d’une nouvelle transition ou d’un glissement du calendrier électoral.

Pourtant à un an du scrutin le contexte politique ne permet pas techniquement d’organiser ces élections dans l’insécurité persistante.

Enfin ces personnalités ont mis en garde tous ceux qui tenteraient de saboter cet accord de paix par des probables sanctions conformément à l’article 35(SIC).

Selon les observateurs avertis le système onusien persiste dans des éléments de langage et des pratiques qui relèvent très largement du déni de réalité.

Une prise de position vertement critiquée par certains partis politiques et membre de la société civile qui estiment que la mission n’est pas venue écouter mais plutôt menacer les forces vives de la nation.

Une posture que ne semble pas comprendre le peuple centrafricain car ceux qui entravent l’accord ce sont les leaders des groupes armés qui contrôlent des trafics lucratifs – diamants, or, bétail – qui leur sont très profitables et tuent impunément les populations civiles.

Des démissions en cascades des leaders des groupes armés, des taxations illégales, des barrières sur les routes et des série d’attaques contre des civils à Batangafo, Alindao, Ippy , Koui, Birao témoignent de la volonté des rebelles d’ obstruer cet espoir de paix et de l’inefficacité de la protection des populations civiles par les casques bleus.

Est ce à dire que toute déclaration ou marche(comme celle de EZINGO BIANI) dénonçant par exemple la caducité de cet accord serait passible de sanctions ?

Pourquoi la communauté internationale ne fait elle pas pression sur ces bandits armés au lieu de s’acharner sur les partis politiques et la société civile?

Même s’il n’existe pas de sondages fiables en Centrafrique, il est clair que le peuple a soif de justice et de paix

Or aujourd’hui il est démontré que ni l’État ni l’opération de maintien de la paix des Nations unies ne seront capables de mettre fin aux déprédations des groupes armés à l’intérieur d’un grand pays incontrôlé et instable.

Il y a donc des raisons de s’interroger sur l’avenir de cet accord, en particulier lorsqu’on observe le rapport de forces entre le gouvernement et les groupes armés.

Une question fondamentale se pose : pourquoi ces groupes déposeraient-ils les armes?

Ces groupes armés vont-ils vraiment échanger le contrôle des mines et les barrages sur les axes de transhumance contre quelques postes à Bangui ?

C’est pourquoi pour le centrafricain lambda la solution est simple : il faut des interventions musclées contre ces groupes armés qui violent allégrement cet accord.

La protection des civils est une priorité absolue de la Minusca conformément à son mandat.

Aujourd’hui, l’eau a coulé sous le pont car les soldats onusiens ne bougent pas ou feintent de bouger mais sans impact réel sur le terrain. Pour preuve, Sidiki est encore vivant, son groupe contrôle encore la région de l’ouham pendé en dépit d’annonces d’opérations de démantèlement de ses bases par la Minusca.

Pourtant la Minusca a les moyens pour arrêter Sidiki, Ali Darass, Al Khatim, Nourredine, Abdoulaye Hissene, Abdoulaye Miskine et autres, mais pourquoi l’ONU refuse de le faire ?

De qui se moque t-on ?Quel jeu jouent réellement les Nations Unies en Centrafrique ?

Signer un accord, peut-être. Le respecter, c’est autre chose.

N’est ce pas le seul tort de ce pays enclavé est de disposer des ressources naturelles(Plus de 80% de la réserve mondiale selon smail Chergui) convoitées par les criminels enturbannés et les grandes puissances de ce monde ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA

Bangui, le 07 Octobre 2019

Publié par Charlie Joseph LARABO

 

CENTRAFRIQUE : UN MÉMORANDUM DE LA PLATEFORME DE L’OPPOSITION RÉCLAMANT UNE CONFÉRENCE NATIONALE SOUVERAINE EST-IL L’IDÉAL POUR LA SORTIE DE CRISE ?

Après de multiples refus au mépris des principes constitutionnels, la première manifestation autorisée de la plateforme de l’opposition dénommée « E zingo biani » a eu lieu sans heurts malgré le non respect de l’itinéraire initial. Cette manifestation pacifique garantit par l’alinéa 4 de l’article 15 de la constitution à été soldée par la remise au chef du gouvernement ainsi qu’au président de l’assemblée nationale d’un mémorandum qui, non seulement rappelle les impasses politiques et sécuritaires avec de nombreuses violations de la constitution mais réclame la tenue urgente d’une conférence nationale souveraine.
La plateforme de l’opposition promet d’activer tous les leviers constitutionnels en vue d’aboutir à un consensus de gouvernance. Au stade où le pouvoir se nourrit d’illusions teintées d’autosatisfaction, ce mémorandum est bien légitime et justifié car elle lance une alerte citoyenne et républicaine, une crainte d’un nouvel embrasement à l’échelle nationale car la constitution donne droit à tout citoyen de défendre la nation. Par définition, une conférence nationale est une large concertation des forces vives de la nation afin de définir collectivement un scénario plausible de sortie durable de la crise. Par contre le caractère « souverain » attribué à la conférence nationale suppose une table rase, une remise en cause fondamentale des institutions politiques ainsi que des acquis démocratiques.
Traditionnellement, les conférences nationales souveraines synonymes de grands déballages assortis d’intenses débats francs et contradictoires aboutissent systématiquement au départ sans condition du Président de la république, à la rédaction ou adoption d’une nouvelle constitution, la mise en place d’un gouvernement de transition avec un premier ministre désigné par la conférence nationale souveraine, la mise en place d’un parlement de transition et éventuellement un nouveau calendrier électoral pour l’organisation un scrutin crédible et transparent…bref, une véritable rupture prônée par le Président de la république.
La conférence nationale souveraine est ainsi perçue comme un instrument de transition démocratique, un coup d’état à défaut d’être militaire mais civil avec la réduction drastique des pouvoirs du Président de la république démocratiquement élu. En conséquence de ce qui précède, la conférence nationale souveraine jette les bases d’une nouvelle société démocratique. Étonné par la démarche politique de la plateforme de l’opposition, le citoyen lambda s’interroge : Pensez-vous que l’initiative de la plateforme de l’opposition est l’idéale solution pour sortir définitivement la Centrafrique du bourbier ?
Pourquoi remettre en cause maintenant la légitimité d’un président de la république élu souverainement par le peuple ? L’alinéa 2 de l’article 35 de la constitution définit la durée quinquennale du mandat présidentiel, pourquoi cette intention de violer les dispositions constitutionnelles en écourtant ou en réduisant le mandat du président de la république ? S’inscrivant dans la suite logique, qui sera le Président de cette nouvelle transition ? Au delà des intérêts égoïstes, quelle sera la valeur ajoutée de cette énième transition ? Quelle est la différence notable entre la conférence nationale souveraine réclamée par la plateforme de l’opposition et les recommandations du forum de Bangui ? Au moment où la capitale centrafricaine reçoit une visite de haut niveau des représentants de l’ONU, de l’Union Européenne ainsi que de l’Union Africaine, quel est le pourcentage d’aboutissement d’une telle entreprise ?
À la veille des prochaines échéances électorales, avons-nous les moyens matériels, techniques et financiers pour convoquer une conférence nationale souveraine ? Au delà de toutes interrogations, il est important de rappeler que ni le pouvoir ni la plateforme de l’opposition ne dispose isolément de solutions idoines pour résoudre la béante et meurtrière crise centrafricaine. Les deux entités doivent conjuguer leurs efforts y compris les exilés en vue de définir une stratégie commune pour mettre la pression sur la Minusca et la communauté internationale.
Ces derniers doivent appliquer à la lettre les résolutions du conseil de sécurité de l’ONU et faire cesser les innombrables violations des accords de Khartoum à l’instar du démantèlement des positions des groupes armés des 3R. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 04 octobre 2019.
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Administrateur des élections.
Tel : 0666830062.
 
 
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