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CENTRAFRIQUE : Macron Emmanuel, parrain des terroristes en Afrique Francophone

Macron Emmanuel, parrain des terroristes en Afrique Francophone, avant de mettre pieds  a’ Bangui, intime l’ordre à ces barbares rebelles-seleka d’intensifier des massacres des populations civiles centrafricaines pour faire plier le président Faustin Archange Touadera.  L’heure est grave !!!! Que le chef de l’Etat centrafricain Faustin Touadera demande à Poutine de lui fournir des avions de guerre afin de pulvériser ces barbares  criminels rebelles-seleka parrainés  par la France et Idriss Deby.

Peuple Centrafricain, la seule et l’unique urgence  qui reste à faire, c’est de bouter la France hors du territoire centrafricain  pour que la paix, la stabilité et le développement tant rêves  se traduisent en réalité.

Accepter encore  la France en RCA comme partenaire privilégié, est un acte irréfléchi. Accepter que les soldats français violeurs d’enfants mineurs centrafricains, ouvrent  leur base militaire d’occupation à l’aéroport International Bangui M’POKO, est une apocalypse.  Accepter que cette même nébuleuse France  prenne les reines de la formation des FACAs, est un reflex suicidaire.

 La RCA a déjà conclu des accords forts de coopération militaire avec la Fédération Russe. Donc, l’Etat centrafricain doit passer à l’action  pour ne pas dire à la vitesse supérieure  en demandant à la Russie de Poutine de lui fournir des avions de combat afin de pulvériser ces barbares criminels rebelles-seleka parrainés  par la France et Idriss Deby. Il est urgent de placer l’aéroport International Bangui M’POKO  sous le strict contrôle des FACAs. Et en même temps  d’exiger  le respect de l’intangibilité du territoire aérien, terrestre et fluvial de la RCA. Ceci étant, les vols clandestins des cargos français de ravitaillement des barbares rebelles-seleka en armes et équipement militaires en échange avec les diamants et Or,  doivent  être interdits. Une  poche  de mercenaires français jusque-là égarés a BOALI, doivent plier bagages. Les FACAs déployées dans des provinces ne doivent pas se fondre sous le commandement de la MINUSCA. Les FACAs doivent être sous le commandement du Ministre de la défense Nationale et dotées de missions précises  notamment, la première de traquer les barbares-seleka jusqu’à leur dernière demeure au Tchad et au Soudan voisin. Ensuite, de servir de contrôle  des actes de complicité des éléments de la MINUSCA avec des groupes armes.

Peuple Centrafricain, le regrette, Empereur  J.B.Bokassa, lors de son vivant a dit ceci : « La France considère la RCA comme sa propriété privée, a tel enseigne qu’elle (France) manifeste publiquement sa colère a chaque fois qu’un chef d’Etat Centrafricain tente de conclure un contrat d’exploitation minière aux autres pays. La France exige à chaque chef d’Etat centrafricain de demander son avis avant toute initiative visant à la conclusion des contrats miniers sous peine de voir ce dernier chasser du pouvoir par un coup d’Etat ou une rébellion.»

  Les  déclarations de guerre des farfelus Ives Le Drian et de Madame la Ministre  française de la Défense a l’égard de la Russie de Poutine, viennent corroborer  cette citation. Vous conviendrez  avec moi que la France se développe sous l’ombre de l’épée n’ayant aucun respecte du standard international relatif à la coopération économique fondée sous le slogan de « gagnant-gagnant ».  A titre de rappel,  la France a chassée  Bozize du pouvoir en armant les barbares rebelles-seleka par l’entremise d’Idriss Deby, ceci avec l’aval de certains minables hommes politiques centrafricains.  La même France a mis la RCA sous l’embargo des armes pendant qu’elle arme clandestinement les groupes rebelles-seleka, dont elle a sciemment  fait  évader depuis Bangui ver Nord du pays vachement riche en ressources minières. C’est la même France qui va torpiller  les négociations de paix entre gouvernement centrafricain et  groupes armes pour gagner du temps afin de piller au maximum des diamants, Or, et  fer pour ne citer que ceux-ci. C’est la nébuleuse France qui va brandir son veto  au Conseil de Sécurité de l’ONU contre  la requête  sur la  levée de l’embargo sur les armes et le rétablissement des FACAs, formulée par le Président de la République le Prof. Faustin Archange Touadera pendant que les rebelles-seleka lourdement armes, massacrent les populations civiles. C’est la même France qui va demander un non-lieu a l’égard des militaires français( SANGARIS) coupables de viols massifs sur enfants mineurs centrafricains.

 Vue  la gravite des faits, le gouvernement centrafricain  est tenu de rompre ses relations diplomatiques avec la France.  Le cas du Rwanda de Kagamé  constitue une illustration de poids.

Par Parfait Mpelo

 

CENTRAFRIQUE : le député et ex-chef rebelle « Rambo » a été extradé vers la CPI

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L’ancien leader anti-balaka Alfred Yekatom, dit « Rambo », a décollé samedi 17 novembre de Bangui, dans un avion affrété par la Cour pénale internationale, à destination de La Haye. Ce député, ex-chef de guerre visé par des sanctions de l’ONU, avait été arrêté le 29 octobre après avoir tiré deux coups de feu en pleine Assemblée nationale.

Selon les informations de Jeune Afrique, le député Alfred Yekatom Rombhot, alias « Rambo », ex-chef rebelle anti-balaka, a été embarqué le 17 novembre en début d’après-midi, à l’aéroport international de Bangui, dans un avion en partance pour La Haye (Pays-Bas). L’appareil a été affrété par la Cour pénale internationale (CPI).

Le parlementaire avait été arrêté le 29 octobre, après avoir sorti un pistolet dans l’hémicycle, menacé un autre député, puis tiré deux fois en l’air. Il aurait voulu manifester ainsi son mécontentement après l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, Laurent Ngon-Baba, en remplacement de Karim Meckassoua, destitué. Proche de ce dernier, Yekatom avait voté pour son maintien.

Assassinats, viols et racket

« Rambo », élu lors des législatives de février 2016, est surtout accusé d’être responsable, directement ou indirectement, de nombreux assassinats de civils, de viols et de racket, avec la faction qu’il dirigeait,les « anti-balaka du sud ».

Soumis à des sanctions de l’ONU depuis 2015 (gel des avoirs, interdiction de voyager), l’ancien chef de guerre, âgé de 42 ans, se voit reprocher de s’être livré « à des actes qui portent atteinte à la paix, à la stabilité ou à la sécurité de la RCA, y compris des actes qui menacent ou violent les accords transitoires, ou qui menacent ou entravent le processus de transition politique, y compris une transition vers des élections démocratiques libres et équitables, ou qui alimentent la violence », selon la notice Interpol émise contre lui en 2015.

Ancien caporal en chef au sein de l’armée centrafricaine (Faca), Alfred Yekatom a contrôlé des miliciens présents dans le quartier du PK9, à Bangui, et dans les villes de Bimbo (province d’Ombella-M’Poko), de Cekia, de Pissa et de Mbaïki (capitale de la province de Lobaye). Il avait établi son quartier général dans une concession forestière à Batalimo, près de la frontière avec le Congo.

Interpol précise que « Yekatom contrôlait directement une douzaine de postes de contrôle tenus en moyenne par dix miliciens armés portant des uniformes de l’armée et des armes, notamment des fusils d’assaut, […] percevant des taxes non autorisées sur des véhicules privés, des motos, des fourgonnettes et des camions exportant des ressources forestières au Cameroun et au Tchad, mais également sur des bateaux naviguant sur le fleuve Oubangui. [Il percevait] personnellement une partie de ces taxes non autorisées. Yekatom et sa milice auraient également tué des civils. »

Une extradition complexe

Cette extradition n’a pas été simple. En vertu du « délit de flagrance », qui supprime automatiquement l’immunité pour les parlementaires, la CPI, qui avait ouvert une enquête en septembre 2014 sur les exactions commises en Centrafrique à cette période, a pu s’autosaisir dès l’arrestation du député, le 29 octobre – après avoir sollicité la coopération du gouvernement. La procureure de la Cour pénale internationale, la Gambienne Fatou Bensouda, s’est entretenue mercredi 14 novembre avec Faustin-Archange Touadéra, le président centrafricain, afin de régler les derniers détails.

Jusqu’au dernier moment, les autorités sont restées discrètes sur cette opération, craignant que des émeutes surviennent à Bangui à l’initiative des membres de l’ex-rébellion anti-balaka.

Source: Jeune afrique

17 novembre 2018 à 14h30 | Par Michael Pauron

 

CENTRAFRIQUE : LE MOUVEMENT « CŒURS UNIS »D’ALLÉGEANCE CENTRISTE, DÉMOCRATIQUE, LAÏQUE, FÉDÉRATEUR : UN FLOU CONCEPTUEL ET IDÉOLOGIQUE.

 
Le long et balbutiant processus de destitution de l’ancien président de l’assemblée nationale avait pour corollaire la mise en place d’une structure politique pour soutenir les actions politiques du président de la république en vue des prochaines échéances électorales de 2021. C’est ainsi que le chef du gouvernement, en grand stratège de cette initiative a organisé une assemblée générale constitutive du 8 au 10 novembre 2018 soit trois jours au stade omnisports de la capitale centrafricaine.
A l’occasion, les statuts du nouveau mouvement ont été adoptés et un bureau provisoire a été mis en place. Sans surprise, la messe des affamés communément appelée le « mercato » était animée car le mouvement a crée une vague inégalable de transhumance politique dans l’arène. Il est important de rappeler de façon liminaire que d’importants deniers publics ainsi que des moyens matériels, humains et logistiques de l’Etat ont été mobilisés sans gêne pour ses assises.
Ce pouvoir caractérisé par une carence notoire de résultats sur le plan sécuritaire, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale a inversé la pyramide des intérêts car ceux des dirigeants sont prioritaires au détriment des intérêts du peuple. C’est dans ce contexte calamiteux qu’on se préoccupe d’inventer une machine de reconquête et de conservation du pouvoir nonobstant ce constat manifeste d’échecs. Le dernier né des structures politiques s’autoproclame « centriste, démocratique, laïque et fédérateur ». L’agencement incohérent des concepts et idéologies crée un flou sociologique en prédisposant un sentiment du « déjà vu ». Perturbé par ce catalogue mal agencé de concepts et idéologies, le citoyen lambda s’interroge :
La mise en place budgétivore de ce mouvement était-elle opportune par rapport aux besoins primaires du peuple ? Quelles sont les apports innovants de ce mouvement au paysage politique et plus particulièrement à la crise qui perdure ?
L’avènement de ce mouvement constitue t-il un gage irréfutable de réélection en 2021 ? Quelles nuances faites-vous entre un mouvement politique, un parti politique ou plus simplement un « mouvement-parti » au point de créer un flou lexical dans les tendances idéologiques ? Pensez-vous que l’allégeance au centrisme aura un impact sur le modèle dictatorial, monarchique et oligarchique de ce pouvoir ?  Pensez-vous que le premier ministre, tête pensante de ce cirque démissionnera t-il au profit du nouveau mouvement pour préparer les échéances électorales de 2021 ?
Comme de tradition, un nouveau gouvernement de remerciement autour des tenants et de ceux qui ont fait allégeance au mouvement sera t-il mis en place ? Excité par un rêve victorieux en 2021, le pouvoir ne sera t-il pas tenté d’initier un nouveau projet ou une révision constitutionnelle taillée sur mesure ? Étant donné que le président de la république demeure juridiquement le deuxième vice-président du KNK, ce mouvement est-il un KNK bis ou un KNK rénové ? La sécurité et la reconquête du territoire sont-elles troquées contre les objectifs du nouveau mouvement ? L’exercice de pouvoir du professeur de la « rupture » est-il compatible au centrisme ? A la démocratie ? A la laïcité ? A un esprit fédérateur ? Pourquoi vanter des concepts qui ne riment pas avec la vision politique du pouvoir ?
Le centrisme par théorie suppose une idéologie médiane, intermédiaire et modérée c’est à dire une idéologie entre les deux extrêmes. Tandis que l’esprit fédérateur suppose une convergence, une organisation collective. L’union renvoie à la notion du partage du pouvoir en acceptant la contradiction même farouche alors que dans les faits, le pouvoir contrôle l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Cette concentration inédite de pouvoir au 21eme siècle écarte de facto la notion de démocratie voulue par Montesquieu et Alexis de Tocqueville car aucun de ses attributs ( séparation de pouvoirs, indépendance de la justice, respect des libertés fondamentales etc…) ne se retrouve dans leur pratique quotidienne du pouvoir.
En définitive, nous constatons avec amertume et regret qu’aucun de ses concepts utilisés abusivement n’est compatible à la vision politique du président de la république. Ce mouvement ou parti politique hybride est visiblement construit sur l’exclusion et le communautarisme qui prépare le lit de la division et de la haine synonyme d’enlisement durable de la crise.
Nous vous rappelons in fine qu’on ne trompe pas indéfiniment le peuple. Ce dernier n’est pas dupe mais lucide pour juger au moment venu en fonction de la réalisation des promesses électorales. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi. 
Paris le 16 novembre 2018
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Bernard SELEMBY DOUDOU 
Juriste, Administrateur des élections 
Tel : 0666830062
 

KODORO TI BÊ AFRIKA : NDOKUA TI MINUSCA A DA BE NA NDO TI KUA TI A MUNGO MABOKO NA BATANGO SIRIRI TI AWABEAFRIKA

MBETI SANGO
Bangui, lango baleoko na osio ti nze ti Nabanduru ngu saki use na ndoni baleokona miombe- Ndokua ti MINUSCA a da be ti a wagosinga na ndo ti ndokua ti siwili gbanga ti so ayeke gi a turugu la ayeke bata sirir ti kodoro pepe.
Batango siriri ayeke gi kua ti turugu la ayeke sala nipepe. Kozoni ayeke kua ti leta, si ndokua ti MINUSCA na a ndokua ti a ayeke mu na lo maboko. Na tapande, sungo maboko na mbeti tene ti siriri na popo ti azo tivaka ti Boeing na ala ti PK5, ayeke mbeni kusala so ndokua so lo sala. Wahinda ti ndokua ti a siwili, pakara Laurent Guepin: a tene ayeke a molongo ota la si ndokua ti a sala kua na ni, ayeke : lengo songo, batango siriri ti azo, kiringo na nene ti leta.
Lo kiri le tene, na lege ti mbeti ndia ti Bendo ti Dunia so molongo ni ayeke sake use bale osio na ndo ni baleoko na mbasambala (2217) so a mu yanga na MINUSCA ti mu maboko na govoroma ti Beafrika na batango siriri ti a wabeafrika, ti rokotongo a sango, ti a sioni ye so, nga ti bembe ndo na lege ti a kpale ndende so alingbi ti si na ya ti kodoro, ayeke tene so pakara Laurent Guepin a fa ni na bikua ota ti laso la.
Na lege ti a pendere, nga na a ngangu kua so ndokua ti lo ayeke sara ni , a lingbi ti kanga lege na a kaple so mo ye wara ni na popo ti a wabembengo ndo so a iri ala a tene ‘’Assistants de liaison communautaires’’ so ayeke sala kusala nduru na azo ti ya ti kodoro. So ayeke mu lege ti sala kusala maboko na maboko nzoni, nga ti zia na sese kode ti batango siriri ti a wabeafrika. Na tapande ndo ti Bendo ti Dunia a sara si a turugu kpale ti 3R et les anti-Balakas ti kota kodoro komanda ti Nana Mambéré,a su maboko na do ti mbeti ti mango tere na nze ti gberere ngu sakeuse na basambale (2017).
Ndokua ti MINUSCA a mu maboko na guengo na a wakua ti leta na kodoro so a to ala da so hungo ti ala gbangbo basambala na baleoku(750). Lo mu maboko na kota kodoro komanda bale oko na omene (16), nga na kodoro komanda bale basambale na oko(71)
Na ndo pialo ti, kiringo na nene ti leta, fango ngbanga, nga na a ndokua ti mungo maboko na azo so kpale awara ala, nga na nzoni kode ti salango kua ti govoroma, ndokua so a lekere si a zia na sese a kode ti maïngo ti a kete kodoro, mbeni tene so Laurent Guepin a fa ni la.
Nga na ngoï ti kiri ngo na tene na a wangosinga ti laso, pakara Laurent Guepin a fa na ala a tene ndokua ti MINUSCA a zia na sese mbeni pialo so ayeke mu kua hio na a wabeafrika na lege ti mungo maboko na govoroma. Pialo so a kiri na mango tere ti leta na a wabeafrika, ti bata nengo ti a wabeafrika. Fango lege ti maïngo ti Beafrika. Ti hunzi na tene ti lo,aye so kue ayeke gi na lege ti kua so Bendo ti Dunia a mu na lo lege ti salango ni. Ngbere ye na ngu sakeuse bale oko na ndo ni osio (2014) ti si na ngu so e yeke da (2018). Ndokua so a lekere aye tonga ti so: ndokua ti leta ngbagnbo oko na ndo ni bale use (120) na ya ti a kota kodoro komanda, na a kodoro komanda, a da ngbata, a ndokua ti pulusu, ti a zandaramo, a da mbeti, da sendagi, a da ti a gara ti a kete kodoro, nga na a mbeni ndokua ti leta, a ndokua bale oko na gumbaya(19) ti mandango a kode da, a ndokua ti a pialo baleota na oku (35) ti fango kode na a wali nga na a masika, gbagbara baleoko na osio(14), a da fonono ti kete kodoro oku(5). Hungo ti a kua so a pialo so a ga na ni ayeke sake oku (5 000) so a wali sake oko na ndo ni ngbangbo oku (1 500) a sala kua na ya ti a pialo so.
Ti Wayanga ti MINUSCA, Vladimir Monteiro lo fa lo tene fade peko ti a kpale ndende a bi nene ti zo na sese, hungo ni ayeke baleuse na oku. Ndokua ti MINUSCA a mu yinga so kue ti ba tene na do ti nene ti zo so a turugu kpale ti UPC a sala ni na mungo na gba azo na gbata ti Bambari
 
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Publié par le 15/11/2018 dans Uncategorized

 

CENTRAFRIQUE: Martin Ziguélé : « La Centrafrique est en train de partir en lambeaux »

Alors que la Centrafrique est engluée dans des crises politique et sécuritaire, l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé appelle les puissances étrangères à venir en aide à son pays.

Après des mois d’opposition avec le président Faustin-Archange Touadéra, la destitution, fin octobre, d’Abdou Karim Meckassoua, le président de l’Assemblée nationale, a davantage accentué les tensions politiques et confessionnelles en Centrafrique. Accusé de détournement de fonds et de favoritisme, l’homme était aussi vu comme un représentant des musulmans.

Alors que l’inquiétude est forte, notamment renforcée par la crise sécuritaire, l’ancien Premier ministre, député et président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé, regrette « l’abandon » de la France et appelle à l’aide la communauté internationale.

Jeune Afrique : À la crise politique et sécuritaire en Centrafrique, la destitution d’Abdou Karim Meckassoua a ajouté une crise institutionnelle. Ne pouvait-on pas éviter d’en arriver là ?

Martin Ziguélé : Je pense qu’il y a eu un malentendu originel sur l’alliance entre Faustin-Archange Touadéra et Abdou Karim Meckassoua. Dans leurs soutiens réciproques, chacun pensait qu’il n’y aurait qu’un seul groupe parlementaire. Mais il n’y en a eu que deux, qui se sont mis à être rivaux, puis carrément opposés. Le clash était prévisible. Fondamentalement, je crois qu’il n’y a pas d’opposition politique entre ces deux hommes mais qu’ils étaient dans deux logiques politiques inconciliables.

Dans notre système présidentiel, il n’y a pas de cohabitation possible : vous êtes soit allié, soit un opposant. Quand vous ajoutez à cela notre contexte politique où tout est surinterprété, où les intrigues et les courtisaneries sont incessantes, vous arrivez à une situation ingérable.

Avez-vous voté pour la destitution d’Abdou Karim Meckassoua ?

Le vote est secret et personnel. Je ne vous dirai pas ce que j’ai décidé. En revanche, je peux vous dire que j’ai essayé de faire en sorte qu’on n’en arrive pas là et qu’on rapproche les différents points de vue afin de négocier. Mais les oppositions étaient telles que cela n’était pas possible.

Cette destitution a conduit à des manifestations des habitants du quartier du PK5, à Bangui, des tirs ont été entendus dans la capitale, et la Séléka a été menaçante. Cela ne relance-t-il pas encore la défiance entre chrétiens et musulmans ?

Je ne crois pas que la démarche des députés ait été inspirée par l’appartenance religieuse d’Abdou Karim Meckassoua. D’ailleurs, Laurent Ngon-Baba, l’actuel président de l’Assemblée, est également musulman.

CE N’EST PAS UNE OPPOSITION CONFESSIONNELLE, MAIS BIEN UN CONFLIT POLITIQUE QUI NOUS A MENÉ À CETTE SITUATION DÉPLORABLE

Pourtant, c’est ainsi que la Séléka, par exemple, l’a interprété…

Je déplore que des groupes armés réagissent ainsi. Ce ne sont pas eux qui ont élu le président de l’Assemblée nationale. Je crois qu’il faut ramener ce conflit à ce qu’il est. Ce n’est pas une opposition confessionnelle, mais bien un conflit politique qui nous a mené à cette situation déplorable.

Ne craignez-vous pas que cela ajoute de l’huile sur le feu ?

Vue la situation de notre pays, tous ceux qui veulent mettre de l’huile sur le feu ont chaque jour mille occasions de le faire. En revanche, ceux qui veulent se battre pour la paix en ont rarement l’occasion. Je suis progressiste, mon parti appartient à l’internationale socialiste, mes valeurs ne sont pas des valeurs de division. On ne construit pas un Etat sur l’exclusion et le communautarisme, nous avons échoué à unir les communautés centrafricaines pour en faire une nation.

Derrière l’opposition entre Faustin-Archange Touadéra et Abdou Karim Meckassoua, certains voient aussi la marque de la rivalité entre la Russie et la France…

Il y a beaucoup de fantasmes dans notre pays. Et la meilleure manière de résoudre les problèmes, ce n’est pas d’en ajouter d’autres.

La Russie a fortement renforcé sa présence ces derniers temps en Centrafrique, ce sont notamment des Russes qui constituent la garde rapprochée du président. Cela n’agace-t-il pas la France ?

La préoccupation numéro un des Centrafricains, c’est leur sécurité, et peu importe qui peut la leur garantir. C’est ainsi qu’il faut comprendre les expressions populaires de soutien aux Russes. Russes, Américains, Chinois, Français, Britanniques… tous sont membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Tous ont mis en place la Minusca qui a aujourd’hui beaucoup de difficultés et tous doivent individuellement ou collectivement trouver des solutions pour que la paix avance dans mon pays.

LE RETRAIT DE SANGARIS A ÉTÉ PERÇU PAR LA POPULATION COMME UN ABANDON, ET CELA EXPLIQUE LES DIFFICULTÉS POLITIQUES ACTUELLES

Début novembre, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian était à Bangui où il a notamment annoncé de prochaines livraisons d’armes. Ce retour de la France au premier plan, c’est une bonne nouvelle ?

C’est tant mieux ! La France a fait des fautes politiques. Retirer Sangaris était une faute politique. Avant les élections, il n’y avait eu aucun désarmement, les groupes armés étaient encore armés à la main, il n’y avait aucun début de dialogue politique… et le jour même où le nouveau président a prêté serment, on a annoncé le retrait de Sangaris ! Cela a été perçu par la population comme un abandon, et cela explique les difficultés politiques actuelles. Quand vous êtes un ami, vous n’abandonnez pas un pays ainsi.

On entend très peu l’Union africaine, censée porter l’initiative africaine dans le pays. N’est-elle pas bien trop absente ?

C’est vrai qu’elle a encore beaucoup de marge… Bien sûr, il faudrait qu’elle fasse plus. Je suis pour qu’un maximum d’efforts soit déployés pour rattraper ce qui est rattrapable. Car ce pays est en train de partir en lambeaux.

Source : Jeune Afrique

15 novembre 2018 à 15h56 | Par – Envoyée spéciale à Tanger, Maroc

 

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA RAPPELLE LA CONTRIBUTION DES CIVILS DANS LA PROTECTION DES POPULATIONS

 
Bangui, 14 novembre 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a rappelé mercredi la contribution de sa composante civile à la protection des populations, soulignant que ce n’est pas seulement une affaire des militaires.
 
« La protection des civils n’est pas seulement une affaire militaire. C’est d’abord la responsabilité de l’Etat mais aussi la MINUSCA et ses composantes civiles, les communautés et d’autres acteurs y contribuent. Par exemple, le pacte entre Boeing et PK5, deux quartiers de Bangui, a été le résultat du travail d’acteurs civils à différents niveaux », a indiqué le chef de la section des Affaires civiles de la Mission, Laurent Guépin. La protection ainsi que la réconciliation et la restauration de l’autorité de l’Etat sont les trois domaines d’intervention de cette section.
 
Rappelant la résolution 2217 du Conseil de sécurité qui stipule que la « MINUSCA apporte son soutien au gouvernement en matière de la protection des civils en ce qui concerne la collecte et analyse d’informations sur les menaces et les attaques, y compris la prévention, la planification et liaison communautaire », ce responsable a énuméré les outils mis en place pour contribuer à la protection des civils, dont les assistants de liaison communautaire. « Ils sont l’interface de la Force de la MINUSCA avec les communautés locales. Ils transmettent et formulent des préoccupations de protection, ce qui facilite l’élaboration et la mise en œuvre des plans de protection », a-t-il précisé. Ces assistants, tous des Centrafricains déployés sur tout le territoire, sont estimés à 52 mais leur nombre passera à 78 d’ici fin 2019. A titre d’exemple, il a cité cette assistante de liaison communautaire impliquée dans la facilitation par la Mission, de la signature de l’acte d’engagement pour la cessation des hostilités entre le groupe armé 3R et les anti-Balakas de la Nana Mambéré, en décembre 2017.
 
Le chef des Affaires civiles est également revenu sur l’accompagnement au Gouvernement en vue de la restauration et à l’extension de l’autorité de l’Etat, y compris dans leurs responsabilités de restauration de la sécurité, des services administratifs, judiciaires, pénitentiaires, mais aussi d’accès des populations aux services administratifs, économiques et sociaux de base. « La MINUSCA a facilité le redéploiement de plus de 750 fonctionnaires et agents sur l’ensemble du territoire. Le secteur de l’éducation, celui de la santé, des finances, des eaux et forêts, des affaires sociales ont été principalement concernés. La Mission, le PNUD et le système des nations Unies en général appuient les ministères pour renforcer les capacités de gestion et les compétences des 16 préfets et 71 sous-préfets », a dit Guépin, soulignant toutefois que « la mise en œuvre de restauration de la restauration de l’autorité de l’Etat a besoin de plus de force et des moyens adaptés car les besoins des populations restent encore immenses ».
 
De même, les projets à impact rapide, un des outils mis en place par la Mission depuis 2014 pour soutenir la restauration de l’autorité de l’Etat, la protection des civils et la cohésion sociale, ont été évoqués lors de la conférence de presse. « Parmi les réalisations, 120 bâtiments administratifs dont des sous-préfectures, des mairies et des commissariats de police, 14 ponts construits, 27 écoles et 3 bibliothèques y compris celle de l’Université de Bangui. Ces projets c’est aussi 5.000 emplois d’urgence, parmi lesquels 1.500 femmes », a ajouté ce responsable.
 
Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a communiqué le bilan des violations et des abus des droits de l’homme, au nombre de 25 au cours de la période entre le 7 et le 13 novembre 2018, pour au moins 55 victimes. « La MINUSCA est particulièrement préoccupée cette semaine par les abus des droits de l’homme commis par l’UPC à Bambari, notamment les enlèvements », a indiqué le porte-parole.
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Division de Communication Stratégique et d’information publique 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
https://minusca.unmissions.org  | Twitter: @UN_CAR | Facebook: facebook.com/minusca.unmissions
 

CENTRAFRIQUE: INVITATION A LA CONFERENCE DE PRESSE HEBDOMADAIRE DE LA MINUSCA

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CENTRAFRIQUE : UNE AUTOCRATIE TROPICALE ÉMERGENTE

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Le décor est définitivement planté. Á l’heure actuelle, Faustin Archange Touadera dit FAT, entouré de ses proches, doit savourer ses victoires et se réjouir de tous ses multiples coups fourrés. Le Président de la République a su vaincre sans péril ses adversaires, et réussi sans coup férir, à verrouiller à double tour le jeu démocratique dans son pays.

Celui qu’on affublait jadis du surnom peu flatteur et peu glorieux de « Baba Lango », peut désormais gouverner avec une intransigeance insolente, s’imposer avec un aplomb quasi dédaigneux, et dicter à tous les Centrafricains ses oukazes, tel le dieu-devin Zeus rendant ses oracles depuis l’Olympe.

En Centrafrique dorénavant, la seule volonté de Touadera supplée la loi dans tous les domaines, et son bon vouloir en toute circonstance, a force de droit.

Alors ?

Alors, ils doivent s’arracher les cheveux en ce moment, ceux qui croyaient avoir trouvé et porté au pouvoir en Rca, un homme- marionnette malléable et corvéable à volonté. Et de même, pour n’avoir pas su empêcher à temps Touadera de prendre une si grande dimension et autant d’assurance, ses opposants et détracteurs de tout bord, se retrouvent aujourd’hui dans leurs petits souliers, à mordre le doigt d’impuissance. Ceux qui ont hâtivement présumé de leur force et de leur intelligence politique supérieure, ainsi que tous ceux qui ont sous- estimé avant l’heure les capacités de ce chef d’État hermétique à toutes les dissonances, n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Ils ne devraient s’en prendre et en vouloir qu’à leur propre naïveté.

Á la vérité et pour le dire en verlan, FAT nous l’a proprement fait à l’envers. Sans même le réaliser et sans pouvoir se retourner, le peuple centrafricain dans sa grande majorité, telle une victime consentante, s’est laissé tomber pieds joints, dans le piège tendu par son propre Président.

Tenez !

Avec une habilité déroutante qui eut mérité révérence, le Chef de l’État entouré de ses fins stratèges, a réussi à jouer simultanément sur un double registre.

Sur le registre du meilleur, FAT a clairement rebattu les cartes. De son présidentiel chapeau, il a sorti son joker la Russie, qu’il a aussitôt mise en concurrence avec la France. Du coup, le peuple qui s’estimait avili par l’ancienne puissance coloniale qui avait promis faire son son bonheur mais n’a fait que l’exploiter depuis des décennies, ce peuple dis-je, a senti la brise légère souffler, et une aube nouvelle se lever à l’horizon. Même si les résultats de cette politique russe se font attendre, le peuple a béni Touadera, lui a apporté dans sa grande majorité son soutien, et l’a rassuré de son adhésion à la nouvelle vision.

Aussi, depuis ce que l’on peut appeler le coup de maître de Touadera, ses opposants ainsi que tous ses adversaires et détracteurs, semblent avoir choisi de se murer dans un silence plein de perplexité. Certains préfèrent carrément raser le mur, et d’autres apporter leur caution au Chef de l’État. Tous en effet, craignent de se voir reprocher une espèce de francophilie morbide et primaire.

Alors, conscient de cette « victoire » sur la France qui l’a rendu si « populaire » parmi ses compatriotes, le Président FAT peut se permettre d’en profiter. Il décide de jouer sur le registre du pire qui est celui l’aventure totalitaire.

Sous nos yeux, le Chef de l’Exécutif centrafricain, peu à peu, s’égare dans une escapade despotique que personne ne devrait plus craindre de nommer.

Par un cynisme millimétré, Touadera a conquis et mis en coupe réglé une assemblée nationale qui jusque-là, essayait de jouer son rôle, mais surtout, se refusait d’apparaître comme un organe législatif complice des multiples égarements et autres détournements du pouvoir exécutif.

Et quand le Président de la République pour des raisons purement partisanes, s’offre en spectacle, flanqué à la fois du Président de l’Assemblée Nationale, des ministres du gouvernement de la République, et surtout des Présidents de toutes les institutions au premier rang desquelles la Cour Constitutionnelle, on a simplement envie de crier : « Ils ont souillé la République et tué la Constitution ! Une dictature vient de naître sous l’équateur ».

Á ceux qui doutent encore des penchants visiblement très autocratiques de ce chef d’Etat qu’entoure un halo d’ambivalence, je réponds simplement : « wait and see ».

Et si l’opposition et la société civile n’entendent pas prendre dès à présent toute leur responsabilité, que personne demain ne vienne jeter la pierre à Touadera : si l’absence de contre-pouvoir est un danger pour le pouvoir lui-même, il n’en demeure pas moins que le pouvoir a horreur du vide. Sinon il déborde.

 

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GJK –Guy José KOSSA

Source/ https://www.lesplumesderca.com/rca-une-autocratie-tropicale-emergente/?fbclid=IwAR2jiiUjj0UPiRyI5phOz5Nvl5Blp6XMKqXU9XeWU7r5be4NLbuHiCKzzYg

 

CENTRAFRIQUE :CŒURS UNIS :CE MACHIN QUI ACHÈVERA FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA ?

 

Faustin Archange Touadera avait crié haut et fort « rupture avec le passé » parce qu’au moment où il dirigeait le gouvernement de Bozizé, il était sous-traité et malmené par certains ministres puissants et parents à son maître Bozizé.

Il ne pouvait limoger et/ou sanctionner des pratiques malsaines de certains de ses ministres et d’autres cadres de l’État nommés directement par Bozizé.

Lors de son intronisation en mars 2016, il croyait pouvoir y mettre fin. Peine perdue.

Aujourd’hui au pouvoir, ces mêmes pratiques demeurent et s’intensifient sous son consentement tacite. Ses effigies qu’il interdisait, des louanges en son nom qui’il bannissait jadis au nom de la rupture sont réapparues dans le paysage politique.

Comment un Président peut il prôner la rupture et reprendre les memes errements du passé ?

Le mouvement cœurs Unis qui vient de s’ériger en association politique est la plus grosse betise politique de l’Archange et atteste une fois de plus que Touadera n’est pas l’homme de la rupture.

Il faut rappeler qu’ en Centrafrique, de l’indépendance à nos jours, le phénomène de la transhumance a miné tous les régimes successifs ruinant le pays et a atteint sa vitesse de croisière, avec la création de ce nouveau parti politique de Touadera.

De nouveaux adeptes issus des formations politiques (PNCN, URCA, UNDP, MNS, RDC et RPR) ont demissionné pour adhérer au mouvement politique «Cœurs Unis » du chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra.Rien de nouveau sous ce chaud soleil Centrafricain.

Selon nos sources ce fut ce mardi 06 novembre 2018, aux environs de 17 heures dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut à Bangui, que devant l’éminence grise du mouvement Cœurs Unis, le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et certains membres du gouvernement, que des responsables et membres de ces différents partis politiques ont fait allégeance à la nébuleuse «Cœurs Unis ».

Selon les informations fiables, des billets de Banque seraient distribués à tour de bras lors de ces campagnes par certains hauts cadres du régime Touadera qui utiliseraient même les moyens de l’Etat pour la mise en place de ce parti.
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La transhumance politique (migration d’un parti à un autre) a connu des records. Très répandue en Afrique, la pratique fait, en Centrafrique, office de sport national.

Le mal persiste depuis 1999, date de l’avènement de l’affaire Koudoufara. Il touche tous les partis (pouvoir comme opposition) et contribue à décrédibiliser une classe politique accusée d’opportunisme. Aucune loi ne la réglemente.

Cette transhumance politique est devenue une règle pour les hommes politiques de ce pays qui, loin de voir l’intérêt général, s’escriment à se remplir le ventre au détriment du peuple qui meurt de faim. Objectif, se faire une place autour du soleil.

Touadera et ses sbires pensent avec cette méthode affaiblir des partis alliés tels que l’UNDP de Michel Amine, l’URCA de Anicet Georges Doleguélé, le PNCN de Cyriaque Gonda, le RDC de Desiré Kolingba, pour ne citer que ceux-là.

Qui en Centrafrique ne se souvient pas de la création du RDC du feu André Kolingba et de la convergence Nationale KNK de Francois Bozizé ?

Ces partis crées au pouvoir avaient attiré de nombreux opportunistes comme cette actuelle hybridité de Ceours Unis.

Et dès qu’ils ont accédé au pouvoir, les Touaderateurs ont adopté les mêmes postures d’acquisition de nouvelles voix.

Et le phénomène a continué sa progression sans tenir compte des conséquences politiques.

De toutes ces postures politiques de transhumance, l’analyse montre que les effets souhaités ou attendus n’ont pas donné toujours les résultats attendus.

Ces défections et ralliements en cascade n’ont jamais évité la défaite du parti RDC aux élections de 1993 ou du KNK face à l’offensive de la Seleka en 2013. D’où la déduction que ces ralliements sont de mauvaises stratégies.

Avec l’évolution de la mentalité politique du citoyen centrafricain et de l’électeur, le rejet est la résultante de ces actions.

Ces personnalités, peu ordinaires qui se bousculent aux portillons de Cœurs Unis, se prévalant d’un bon positionnement politique ou d’une influence auprès du soleil marchandent souvent à de vils prix, leur poids politique.

Ce qui finira par créer un sentiment de dégout auprès de l’opinion qui s’appuie sur la terminologie de transhumants pour les qualifier.

Ce qui fait dire à beaucoup d’analystes que ce phénomène nuit plus qu’il n’offre de tranquillité électorale aux tenants du pouvoir.

D’où la conclusion que ces transhumants ne cherchent que le profit. Un profit plus financier que politique.
Rares sont ces responsables politiques qui, après leur ralliement, jouent un rôle de premier plan dans la marche des affaires de la République.

La plupart du temps, ils sont nommés à des postes secondaires, comme Président de conseil d’administration ou de simples ministres conseillers.

Ce fléau fait la honte de notre démocratie, viole le contrat moral et porte atteinte à l’éthique ou morale politique.

Ainsi, les affreuses têtes d’hier se retrouvent dans les sciages du pouvoir aujourd’hui.

Ce phénomènes est devenu un moyen de se faire une virginité politique ou une reconversion voire une réhabilitation en adhérant à Cœurs Unis. Ce mouvement n’est pas la priorité du peuple qui souffre mais bien au contraire repond aux calculs politiciens.

La quête d’un second mandat par le Président Touadera découlera plutôt de sa capacité à s’agripper à ses réalisations et à bien jauger la température sociale avec ces Pénuries qui ont pour nom : Insécurité, Inégalité, , Travail, Eau, Santé,…

Dans un pays où les inégalités restent grandes, des réformes importantes doivent être introduites par les dirigeants, aussi bien sur le plan économique que social et culturel, ainsi qu’en matière de libertés des médias et de respect des droits humains.

Même si les adeptes de Touadera jubilent une grande victoire, tous les observateurs s’accordent à reconnaître que l’atmosphère est délétère et que le pays connaît une formidable instabilité.

On se rend compte aujourd’hui que la rupture dont parlait TOUADERA, c’était uniquement la rupture avec la France pour se jeter dans les bras des Russes. La suite est connue.

Des mercenaires de la société Wagner envahissent progressivement le pays jusqu’à occuper de force, la demeure familiale de l’Empereur Bokassa à Béréngo. 
En 8 mois de présence sur le territoire, ils ont pris le contrôle de l’ensemble des zones diamantifères et forestières du pays. Même celles sous contrôles des rebelles, ils y sont.

Ensemble avec eux, ils exploitent; ils leur paient des taxes. En huit mois de présence, ils ont exécuté froidement leurs frères russes venus enquêter sur leurs faits et gestes dans le pays.

Quand on regarde tous ces exemples non exhaustifs, on voit que TOUADERA travaille à fragiliser ses alliés et autres partis politiques d’opposition sans vergogne.

Ce pays ne s’en sortira jamais si ses hommes politiques continuent à privilégier leurs ventres au détriment de l’intérêt général.

Connaissant l’étroitesse des marges financières et politiques, les citoyens n’avaient pas d’impatiences démesurées – ce que Touadera devrait considérer comme un hommage, puisque, de ses prédécesseurs, nul n’attendait rien.

Quelle est la valeur ajoutée qu’apporteront les transhumants politiques à la nouvelle famille politique présidentielle ?

La transhumance ou le nomadisme politique est-il un fléau contre lequel la société doit combattre ou une opportunité pour les politiciens du ventre ?

Doit-on légiférer sur le phénomène pour éviter la contagion ?

Doit-on rappeler indéfiniment aux autorités que les mêmes causes produisent les mêmes effets ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA.

Bangui, le 12 Novembre 2018

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Par Charlie Joseph LARABO

 

CENTRAFRIQUE : LE DÉPUTÉ DE MONGOUMBA ARRÊTÉ ET ÉCROUÉ JOUIT-IL DU STATUT DE PRISONNIER POLITIQUE ?

ANC
 
Le président de l’assemblée nationale a été destitué par ses pairs députés dans des circonstances très équivoques et confuses. Conformément aux dispositions constitutionnelles et plus précisément l’alinéa 3 de l’article 70, un nouveau président de l’assemblée nationale devrait être élu dans les trois jours francs qui suivent la destitution. Les stigmates de cette destitution sont encore palpables et les tensions sont électriques.
C’est dans ce climat délétère que l’élection du nouveau président de l’assemblée nationale a tourné au cauchemar pour notre auguste représentation nationale. Suite à des échanges violents, un député de la nation, ancien chef de guerre a fait usage de son arme sans faire de dégâts corporels. Ce fut la débandade au sein de l’assemblée nationale à l’instar d’une scène de guérilla urbaine digne des productions hollywoodiennes.
C’est dans la fuite et recherche d’abris ou de refuge dans la concession de l’assemblée nationale que le député de Mongoumba très remarqué pour son opposition aux actions du pouvoir a été arrêté et écroué sans aucune forme de procès et surtout sans mandat d’arrêt. Selon les griefs officiels retenus, il a été reproché au député des caches d’armes dans sa voiture alors que selon les faits, ce dernier s’était réfugié dans la voiture de son collègue.
Il urge dans cet imbroglio de rappeler que le prévenu est un élu de la nation couvert par l’immunité parlementaire encadrée juridiquement par les articles 47 de la constitution et l’article 118 de la loi organique N* 17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale. L’immunité parlementaire évoquée par les textes cités ci-haut a été initiée par le législateur pour protéger les députés contre les exactions, les abus des pouvoirs exécutif et judiciaire. En conséquence de ce qui précède, aucun parlementaire ne peut être poursuivi, recherché ou arrêté, détenu ou jugé pour ses opinions ou engagements. L’alinéa 2 de l’article 118 du règlement intérieur de l’assemblée nationale paraît très intéressant car il écarte toute poursuite pendant les sessions sauf autorisation de l’assemblée nationale accordée par un vote secret et surtout à la majorité.
Nous soulignons que la notion de flagrance qui anéantit, annihile les effets de l’immunité parlementaire ne peut être retenue dans le cas du prévenu qui ne cherchait qu’un refuge pour s’abriter. Fort de ce qui précède, l’accusation retenue par le parquet général est dénuée de tout fondement juridique et relève en conséquence de l’arbitraire qui est l’une des caractéristiques principales d’un pouvoir totalitaire et dictatorial où la justice est la dérivée de l’humeur du roi.
A défaut d’avoir de fondements juridiques solides, l’arrestation et la mise en détention préventive du député de Mongoumba revêtent manifestement le caractère politique car fondée sur des arguments politiques. On s’achemine ainsi indiscutablement vers un procès politico-judiciaire où les considérations politiques prennent le dessus sur le droit nonobstant son immunité parlementaire. Estomaqué par la propagande abusive de ce quiproquo, le citoyen lambda s’interroge : L’emblématique député de l’opposition parlementaire jouit-il du statut de prisonnier politique ou de prisonnier de droit commun ? Le député était-il en possession d’armes lors de son arrestation ou de la perquisition de son domicile ?
Le député était-il arrêté pour ses farouches engagements en faveur de l’ex président de l’assemblée nationale ? Son arrestation et sa détention sont-elles autorisées par l’assemblée nationale ? S’agit-il de l’ouverture de la chasse aux sorcières ? Cette chasse aux sorcières s’élargira t-il aux potentiels et sérieux candidats pour 2021 ? Le délai règlementaire de la garde à vue du député n’était-il pas épuisé ? Le député jouit-il de tous les droits liés à la garde à vue c’est à dire la présence d’un avocat aux premiers interrogatoires, L’assistance d’un médecin et le contact avec sa famille ? Compte tenu de son statut, ne pouvait-il pas bénéficier des aménagements au lieu de le priver de sa liberté c’est à dire une assignation à domicile, le retrait de passeport ou la libération conditionnelle ?
En devenant le premier prisonnier politique du régime, chaque pouvoir doit-il nécessairement avoir son prisonnier politique à l’instar des précédents ? Si tel est le cas, où est la rupture tant prônée par l’élu du peuple ? Craignant une parodie de justice ou un déni de justice, nous souhaitons rappeler la règle d’or du droit international aux droits de l’homme qui énonce : « nul ne peut être détenu sans raison légitime et toute personne accusée d’une infraction a droit à un procès équitable ».
Le fait d’être arrêté et écroué ne signifie nullement que l’on est coupable des griefs reprochés, il est présumé innocent jusqu’à la sentence du tribunal. Nous espérons que ces maximes guideront les étapes de l’instruction et surtout nous appelons à la vigilance du garde des sceaux qui est un magistrat chevronné de veiller à la bonne et stricte application du droit sur ce dossier qui risque de plomber la mandature.
Au risque de commettre l’irréparable en tordant le cou du droit…libérez-le. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 9 Novembre 2018
Bernard SELEMBY DOUDOU 
Juriste, Administrateur des élections 
Tel : 0666830062
 
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Publié par le 10/11/2018 dans Uncategorized

 
 
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